Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:08

cover-clip-wicca-sacred-flame-lg.jpg Corbeau noir, ailes de suie, yeux de nuit, bec d’acier

Déesse rouge, entrelacs, serres de feu, lame de sang

Vent de Vie, Vent de Mort, à nos âmes attachée

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Fureur noire, transe blanche, verbe et secrets voilés

Reine Fantôme, Reine sauvage, tu prends, tu donnes, tu prends

Frisson d’amour, ivresse des sens, corps et âme, volupté

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Déesse Noire, Déesse Rage, Déesse Rouge, Coupe d’Argent

Cheveux de feu et de jais, tu inspires les amants

Eternelle, jeune et vieille, tisseuse aux fils d’Argent

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Déesse Inspire, Déesse Expire, Déesse Blanche

Etoile du matin aux feux d’acier chatoyants

Eternelle, des milliers de noms et d’apparences

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Gouttes de Savoir, chair et sang, belle Sophia

Etoile du soir aux pures gerbes de feux mourants

Chaudron de naissance appelé Shekinah

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Lumière d’Ombre, Mère du Tout, Arbre du Monde

Eclat lumineux dans le cœur de tes enfants

Toi qui rends nos vies spirituelles fécondes

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Divine Inspiratrice, compagne des mages véritables

Le poète fou aux mille noms est ton amant

Lumière éclairant les pas des infréquantables

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Air fugace et bâton du Feu-vivacité

Tu règnes sur le monde et les quatre éléments

Eau, Terre, Coupe des sentiments et prospérité

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Humain, je suis Dieu et Dieu est en moi

A toi la Mère, l'amante, la Belle, je te suis dévoué

En Terre d’Emeraude, sur la montagne des crânes de la foi

Tu m’as donné l’Epée et adoubé chevalier !

 

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 16:37
Une petite intervention fort pertinente de Bertrand Vergely sur la vie intérieure


Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Autres Mondes...
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 14:51

pandorahalf.jpgAvec un peu en retard, j’ai cédé au terrible phénomène qu’est Avatar.  Pourtant grand amateur de science-fiction, d’aventure et d’imaginaire, j’allais un peu avec des pieds de plomb : les bandes d’annonce me laissaient penser qu’allait se dérouler sous mes yeux une histoire simpliste avec d’une part les méchants colons et d’autre part les gentils écolos au mode de vie hippie.

 

Je fus surpris.  Dès les premières minutes, je fus scotché à mon siège, plongeant littéralement dans le monde et l’histoire sans plus me poser aucune question.  Passons les qualités esthétiques et cinématographiques du film, le jeu des acteurs et les effets spéciaux qui rappellent que pour le spectacle et l’art visuel, il fait bon vivre au XXIe siècle. Passons également l’efficacité des scènes d’action et l’extraordinaire intelligence et cohérence du monde qui font de ce film un chef d’œuvre du cinéma SF.  Passons tout cela qui fait que ce film mérite amplement son succès et son battage médiatique…

 

L’Eglise de Rome engluée depuis des siècles dans ses conceptions ultra-transcendantes et qui aurait pour une énième fois gagné de se taire, n’a pas manqué de critiquer le film montrant qu’il y a là un enjeu cosmologique qui dépasse le 7ième Art.

Et effectivement, il y a bien un message spirituel dans Avatar.  Car, c’est une fois encore les rapports au monde, à la Nature et à l’écologie qui se jouent là.  Les Na’vi, population indigène habitant la planète Pandora ont un mode de pensée et de spiritualité que nous avons perdu, il y a bien longtemps de cela : la conscience de l’âme du monde.

 

Si l’on devait classifier la spiritualité, on pourrait dire que grossièrement, il y a trois manières d’envisager les rapports entre le Divin,  l’Homme et la Création en spiritualité.    

 

La première est celle des cultures premières et chamanique, c’est le panthéisme qui consiste à mettre l’accent sur une immanence absolue : les pierres, les arbres et les sources sont autant de dieux dont il faut s’attirer les faveurs par des offrandes ou des sacrifices.  Dieu est le monde, sorte de super-conscience cosmique n’existant pas en dehors d’un univers infinie qui ne peut pas être qualifié de « Création » puisque dans la conception panthéiste, le monde existe de toute éternité.  Chaque partie du réel, visible ou invisible, est une parcelle de cette superstructure immanente, un peu comme une cellule ou un neurone d’un cerveau infini.  Dans cette conception, souvent, nul être n’a plus d’importance qu’un autre puisque chacun fait partie d’un Tout vivant.

  

La seconde manière de voie les choses, est celle de la partie légaliste des monothéismes.  Elle consiste à ne voir dans la Nature qu’une nature froide et morte sans aucune signification sacrée, création d’un Dieu lointain et absolument transcendant.  C’est ce que Mohammed Taleb appelle le « dualisme ontologique » qui consacre cette distance infinie entre le divin et le monde.  Soit dit en passant, c’est cette conception tout vaticanesquement officielle qui fut à l’origine du désenchantement du monde et du peu d’attention écologique au cours des siècles passés comme montré en 1967 dans l’article de Lynn White, The historical roots of our ecological crisis.  En effet, selon cette approche, l’homme habite un monde froid et mort qu’il lui faut faire plier pour sa propre survie.

 

La troisième manière d’envisager les choses est le panenthéisme, c’est la façon de voir de l’hermétisme chrétien qui se situe entre les deux conceptions précédentes (Grégoire Palamas, Maxime le Confesseur, Scot Erigène, Paracelse, Swedenborg, Steiner, Boehme ainsi que les Kabbalistes, etc…).  Mais cette façon de voir fait également le pont entre différentes cultures puisque de nombreux auteurs soufis (Ibn Arabi, Avicenne, Abd-el-Kader) et de nombreux auteurs antiques (Plotin, Jamblique, Proclus) partagent ce point de vue.  En quoi consiste-t-il ? Ici la nature est vivante, habitée par les créatures qui la composent et par un grand souffle de Vie issu de Dieu.  Les étoiles, les arbres, les rivières et les animaux ont une âme, un esprit, une profondeur et une intériorité tout comme l’homme.  Dieu a créé le monde mais est présent partout, invisible.  Il se trouve en dehors de Sa Création certes mais aussi présent en elle et s’exprimant par elle.  Cette Nature qui exprime le divin est souvent vue comme la partie féminine de Dieu ou symboliquement comme son épouse, distincte mais non séparée de sa Source.  Les manières de parler de cet Univers conscient de lui-même furent multiples : Déesse Mère de l’Antiquité, Vierge Cosmique, Reine de l’Univers ou Sophia dans l’ésotérisme chrétien,  Séphiroths Bina’h et Malkouth dans la Kabbale…

 

Sans être un traité d’ésotérisme ou de théologie (c’est un film d’action quand même), la réalisation de Cameron exprime ce désir inconscient de renouer avec les forces divines bien présentes qui animent la Création.  La Déesse d’Avatar et l’interdépendance entre les créatures de Pandora s’inscrivent dans cette vision panenthéiste qui conjugue une Nature-Univers profondément vivante avec une transcendance numineuse consciente et agissante.  Une raison de plus pour crier au génie !

Par Galahad - Publié dans : Réflexions sur le chemin - Communauté : Religions en toute liberté
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 15:50
herman-van-rompuy.jpgDans un monde balloté entre athéisme et fondamentalisme, entre désacralisation consumériste et identitarisme crispé, il est bon de redire des vérités toutes simples :

Le 25 janvier, dans un discours à l'Alliance française à Paris, le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, a, entre autres, insisté sur les racines chrétiennes de l'Europe. Ainsi il a observé: "Les deux premiers moment d’unification européenne ont été, d'abord, la chrétienté latine du Moyen-Age, puis la république des lettres du 18e siècle". Concernant la chrétienté, il a remarqué: "Du 12e au 15e siècle, la chrétienté latine était unie religieusement et donc culturellement. Partout en Europe, la foi chrétienne structurait la vie quotidienne. Pensez aux prêtres qui célébraient la même liturgie dans la même langue, aux évêques et évêchés, au pape comme chef de tous les croyants. Partout, les gens de culture utilisaient le latin et disposaient des mêmes références intellectuelles : la Vulgate, les Pères de l’Eglise, Aristote, ses commentateurs arabes, la jurisprudence romaine. Partout, du 12e au 15e siècle, les écoles et les universités avaient le même programme. Partout, dans les arts plastiques, la tapisserie et la peinture, l’inspiration venait des mêmes modèles ; l’architecture gothique était pratiquée sur tout le territoire de la chrétienté latine". Le deuxième temps d'unification est, à partir de la fin du 17e siècle et au siècle suivant, celui des Lumières, temps préparé par la Renaissance qui, souligne-t-il, est né dans un cadre chrétien. En conclusion, il note que "La perte de références historiques, religieuses ou philosophiques dans l'industrie culturelle que nous vivons aujourd'hui est véritablement une menace pour la culture européenne et la culture tout court."


L'intégralité du discours.
Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 16:14

Laughing_angel_Reims.jpgLe regret et la mélancolie de notre patrie céleste d’origine peut-être la source d’une recherche intérieure, d’un élan romantique, poétique et spirituelle, dans ce mouvement de l’âme que les orthodoxes appellent la Triste Joie.

Par contre, la nostalgie excessive et le regret pathologique de ce que nous avons perdu, nous empêche de nous focaliser sur l’essentiel : la reconquête de notre statut royal.  Par de vaines pleurnicheries, nous nous perdons dans des culpabilisations stériles, dans des lamentations infantiles alors que la reconquête de la splendeur de l’humanité perdue demande précisément courage et joie de vivre, rire et chansons.  Non pas joie superficielle ou hypocrite mais joie de Vie profonde et sincère, à même de transmuter le plomb en or, la boue en lumière.

Pour vaincre les difficultés de ce monde, il faut devenir petit disait le Maître : "Si vous ne redevenez pareils à de petits enfants, vous n’entrerez pas au Royaume des Cieux."  (Mt 18.3-4)

Être petit, n’est pas être faible ou pleurnicheur, « être petit » c’est être émerveillé, aussi joyeux et enthousiaste que lorsque nous étions enfants.

L’humour frais, subtil, sincère et juste est l’arme la plus sûre pour désarmer l’Adversaire, pour trancher les illusions du monde phénoménal et les faux semblants de l’existence.  L’humour permet de ne pas se prendre au sérieux et de dégonfler cet ego si prompt à s’enfler et à nous jeter sur la pente glissante de l’égotisme et de l’égocentrisme.  L’humour est la voie la plus sage pour atteindre ce sain détachement qui mène plus sûrement au Ciel que tous les battements de coulpe.  Loin de se complaire dans une nostalgie, une douleur surfaite et un esprit d’écorché vif, on apprend à rire de soi et du monde avec amour et compassion.

Arnaud Desjardins l’exprimait parfaitement : « Ah oui, il importe de ne pas s’y tromper. Le Sage est à la fois non impliqué et en communion. Cela n’a rien à voir avec la dérision amère, le cynisme ou la fausse gaieté de celui qui, ne se sentant pas assuré, tente ainsi de masquer son malaise. Le vrai rire, le rire pur, le rire d’enfant, va commencer avec la pleine acceptation de nos propres erreurs et de notre propre stupidité. Ce rire là, qui est compassion, ne s’avère juste que s’il procède d’abord de notre regard sur nous-même, et non pas sur les autres. Plus l’on va vers le détachement plus l’on acquiert cette aptitude à rire de soi-même, sans jugement, d’un rire vraiment heureux et unifié, loin de tout ricanement.  Bien entendu ! Si vous êtes capable d’avoir cette attitude joyeuse, d’être à l’aise, vous êtes alors en mesure de prendre profondément conscience de la gravité de la vie et de la réalité de la souffrance, puisque vous ne vous protégez plus. Il y a, dans la peinture japonaise, un personnage de Sage qui a franchement l’air de ce que nous appelons en français un imbécile heureux : un quidam au visage hilare, éclatant d’un rire hébété parce qu’il a péché une écrevisse ou pris un tigre pour oreiller ; ainsi, l’art japonais présente souvent le Sage sous une apparence qui, pour l’Occidental moyen est tout bonnement celle d’un crétin ! Selon moi, en tout cas - mais c’est là le fruit de trente ans de recherche et de doutes - mieux vaut être imbécile et heureux qu’intelligent et malheureux...  Encore une fois, tout a commencé pour moi lorsque j’ai pu de bon coeur sourire, même pas de moi, mais d’un personnage intitulé Arnaud Desjardins : un sourire non identifié et totalement compatissant. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Voilà la graine du véritable humour. »

Par Galahad - Publié dans : Symboles Traditionnels - Communauté : Communauté spirituelle
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 19:22

Riffard.jpgPierre Riffard est certainement l’ésotérologue de référence actuellement.  Par ésotérologue, on entend un spécialiste de l’ésotérisme qui, sans être occultiste lui-même, possède une connaissance encyclopédique et est capable de transmettre les idées majeures véhiculées par les différents courants ésotériques au cours des siècles.  Pierre Riffard est sans nul doute ce genre d’homme. Dans la première partie de l’ouvrage, l’auteur analyse les points communs et les invariants de la pensée ésotérique qu’on retrouve dans toutes les cultures et à toutes les époques.  Ainsi, les principaux concepts ésotériques sont passés en revue et, qualité rare, sont  exposés dans un langage clair, vivant, humoristique parfois mais sans jamais que l’auteur se départît de sa rigueur de chercheur.
Dans les 500 pages suivantes, l’auteur nous expose siècle après siècle, de l’antiquité à nos jours, les principaux courants magique, mystique et ésotérique, les soulignant par de nombreuses citations.

 

Verbum

 

« Pas un ésotériste ne répondra à la question « qu'est-ce que l'ésotérisme ? ». Le ciel est le ciel. Peut-être ne répondra-t-il pas en répondant, peut-être répondra-t-il en ne répondant pas. Il pourra présenter un miroir, se lever et partir, montrer d'un doigt le lointain, le vide. Mais au fond il ne fera pas de réponse, il retournera la question.  Le questionneur se retrouvera devant sa propre interrogation, ce qui marque déjà un progrès et signale que le sens circule à l'intérieur de la curiosité. »
Par Galahad - Publié dans : Coin Lecture - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 17:45

Kaph.jpgToutes les religions ont pressenti le caractère transitoire de ce monde, toutes ont également compris que l’homme possédait en lui, une part d’éternité.  Dès lors que la simple observation nous indique que nous vivons dans un monde soumis à la mort et à l’entropie, comment concilier ces deux observations ? Autrement dit comment comprendre que nous sommes à la fois partie prenante dans l’Eternité et soumis à la maladie, à la déchéance et à la mort.  Les religions répondent différemment à cette question mais toutes insistent sur la possibilité pour l’homme de (re)trouver sa condition numineuse, soit en transcendant complètement le monde, soit en se transfigurant par l’union sans confusion avec le Créateur.

 

Promis à retrouver notre situation d’origine, nous vivons dans un monde de combat, de maladie, de vieillesse et d’affrontement.  Pour celui qui a vu ou pressentit l’autre côté du miroir, il y a deux manières de réagir.  Soit, on geint, on pleure sur ce qu’on a perdu.  Soit, on se réjouit de notre origine et de ce qui nous attend.

Certains auteurs mesurèrent l’abîme séparant l’homme accomplit de l’homme actuel et vécurent très mal la comparaison.  Citons par exemple Saint Martin qui nous donne un portrait cru et sans concessions de l’Homme terrestre :

« Comment pourrions-nous cesser de nourrir en nous 1'esprit de douleur; ou plutôt la douleur de l'esprit quand nous considérons la voie temporelle et spirituelle de l'homme sur la terre ? L'homme est conçu non seulement dans le péché, comme le disait David de lui-même, mais il est encore conçu par le péché, vu les ténébreuses iniquités de ceux qui l'engendrent. Ces ténébreuses iniquités vont influer sur lui corporellement, et spirituellement jusqu'à sa naissance. Il naît; il va recevoir intérieurement le lait taché de ces mêmes iniquités, et extérieurement mille traitements maladroits qui vont déformer son corps avant même qu'il soit formé; des conceptions dépravées, des langues fausses et corrompues vont  assaillir toutes ses facultés, et les épier au passage pour les infecter dès qu'ïl les manifestera par le moindre de ses organes.

Ainsi vicié dans son corps et dans son esprit avant même d’en avoir l'usage, il va entrer sous la fausse administration de ceux et celles qui l'environnent dans son premier âge, qui sèmeront en abondance des germes empoisonnés dans cette terre déjà empoisonnée elle-même, et s'applaudiront de lui voir produire des, fruits analogues à cette atmosphère désordonnée qui  est devenue leur élément naturel.

La jeunesse, l'âge viril ne vont être qu'un développement successif de tous ces germes. Un régime physique, presque toujours contraire à la nature, va continuer de presser à contresens le principe de sa vie. Un régime moral destructif' de toute morale va nuire encore plus à son élite intérieur; et le dévier tellement hors de sa ligne, qu'il ne croira plus même qu'il en existe une pour lui,- des doctrines de tout genre vont repousser son esprit par leur contrariété ou ne l'asservir qu'en le trompant ; des occupations illusoires vont absorber tous ses moments, et lui voiler sans cesse sa véritable occupation. C’'est ainsi qu'au terme d'une tempête perpétuelle, il arrive au terme de sa vie; et là pour achever de mettre le sceau sur le décret qui l’a condamné à venir dans cette vallée de larmes, l 'on tourmente son corps par les procédés une médecine ignorante, et ,son esprit par des consolations maladroites, tandis que dans ces moments périlleux cet esprit ne cherche qu'à entrer dans sa voie et éprouve peut-être en secret toute la douleur de s'en voir écarté. Quand on pense que nous sommes tous composés de ces mêmes éléments, dirigés  par ces mêmes lois, alimentés par ces mêmes désordres, et ces mêmes erreurs, que nous sommes tous immolés par ces mêmes tvrans, et que nous immolons nos semblables à notre tour par ces mêmes armes empoisonnées,-quand enfin on pense que telle est l'atmosphère qui nous enveloppe et nous pénètre, on craint de respirer, on craint de se regarder; on craint de se remuer et de se sentir. » (Le Nouvel homme, § 9.) »

 

Bien sûr, on peut supposer que si le Philosophe Inconnu force le trait, c’est pour mieux détourner les hommes de son temps de la superficialité de la vie mondaine et attirer l’attention sur le chemin à parcourir et le peu de temps que nous avons.

 

Néanmoins, on ne peut Aimer si on ne s’aime pas, qu’on ne peut éprouver la Charité universelle que si l’on peut voir l’étincelle de Beauté qui se trouve en chacun, même si celle-ci est noyée dans un océan de faiblesses, de défauts et de complexes.

Car s’il faut vaincre l’égoïsme, l’orgueil, le mensonge et tous les maux qui afflige la Terre, il faut sans doute aussi vaincre le pessimisme et le désespoir.  En effet, comment espère-t-on faire jaillir l’étincelle de Lumière si tout est trempé de larmes ? Comment espère-t-on éclairer le monde si l’on rajoute aux ténèbres ? Il ne s’agit pas d’avoir un regard niais sur les choses et d’ignorer la souffrance mais de ne pas céder devant elle.  Il faut plier comme le roseau face à l’adversité, plier pour ne pas se laisser submerger, plier pour aller puiser la joie afin de mieux vaincre les épreuves, plier afin de n’être pas arraché, afin de n’être pas brisé, afin de pouvoir renaître.

La forme de l’arcane Kaph montre bien cette idée, car il est dit de cette lettre « Ses ennemis ne peuvent le dominer, ils ne peuvent lui faire aucun mal, et en définitive, sont entièrement soumis à lui.  Il est sous le signe de la lettre Kaph… » (Sepher haZohar ; 2 :73b) 

Par Galahad - Publié dans : Symboles Traditionnels - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 17:14
Une superbe vidéo symboliste du groupe allemand Qntal qui a déchaîné les passions des groupes chrétiens fondamentalistes et anti-maçonniques... il paraît qu'il y a plein de symboles démoniaques et de messages obscurs dans ce clip...brrrr

Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Le Monde Spirituel
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 14:35

yechoua.jpg Pour commencer cette année nouvelle, j'avais envie d'écrire un petit conte spirituel et léger :


« Il était une fois un pauvre ère qui errait sur une Terre inhospitalière.  Dans cette contrée, il y avait peu de repos. Sans cesse, il fallait se battre afin de subsister.  Chasser dans une nature habitée par des grands fauves aux crocs d’acier ou cultiver une terre infertile, trouver sa subsistance n’était pas aisé dans ce pays à la terre rouge et sablonneuse.

Seul les plus forts parvenaient à survivre assez longtemps que pour perpétuer l’espèce.  La faim, la maladie, le froid faisaient des coupes sombres dans une population famélique.  Les loups, les tigres et les serpents étaient autant d’adversaires que les lances et les couteaux de fortune parvenaient à peine à chasser.  Et puis, le pire adversaire de tous, cette impitoyable compétition pour survivre, ces autres hommes pareils aux autres malheureux mais qui  guettaient leurs congénères afin de les occire et de leur arracher des mains un malheureux quignon de pain ou un trognon de pomme…

Un jour, alors qu’il traînait sa frêle silhouette sur un chemin de campagne, le malheureux vit venir un homme à lui.  Craignant d’abord pour sa vie, il agrippa le manche de son couteau rouillé afin de vendre chèrement sa peau.  Mais l’homme qui venait à lui, venait en paix.  Vêtu d’une riche tunique d’un blanc éclatant, il lui proposa une bonne tranche de pain frais accompagnée d’un peu de vin.  L’homme n’en revenait pas, c’était la première fois qu’on lui donnait quelque chose gratuitement.  Un instant, il pensa à égorger l’étranger afin de lui voler ses biens mais avant qu’il puisse mettre son plan à exécution, l’homme lui proposa de l’emmener dans un autre endroit. 

La curiosité piquée au vif, l’homme en haillon suivit le mystérieux inconnu.  Celui-ci lui fit emprunter des chemins tortueux, l’emmena dans des forêts sombres qui s’ouvraient sur des clairières giboyeuses inondées de lumière émeraude.  Finalement, ils gravirent une montagne et au sommet de cette montagne, se trouvait un lac cristallin et au bord de celui-ci un palais majestueux de marbre blanc incrusté d’or. 

« Voilà », dit l’étranger. 

« Voilà quoi ? » murmura l’homme édenté.

« Te voila revenu… »

« Revenu où ? »

Le pauvre malheureux était de plus en plus intrigué.

« Revenu chez toi… »

« Qu… !?! »

Ce fut comme si un coup de tonnerre avait frappé la silhouette famélique.  Car à cet instant, il sut que son mystérieux guide disait la vérité.  Ce n’était pas une ruse ou un effet de style. Comme la côte apparaissant au travers de la brume matinale après une longue traversée, les souvenirs de sa splendeur passée ressurgirent.  Il se rappela qu’il était roi, il se rappela que ce guide était son frère, il se remémora tous les pouvoirs et toute la sagesse qui étaient les siens, il eut la certitude de l’illusion de la mort et de la nature éphémère de toute souffrance et il en pleura de joie.

« Voilà ce qui t’attends au final, voilà ta destinée », lui dit encore le guide.

L’homme tomba à genoux de reconnaissance, car enfin il voyait un terme à sa vie misérable.

« Mais en attendant que ton heure vienne, tu dois retourner là d’où tu viens et afin de terminer ton existence et en apprendre le maximum ».

« Tout ce que vous voudrez. »

L’homme cligna des yeux et se trouva au milieu d’une plaine grise et poisseuse.  Il pleuvait et la boue lui monta immédiatement jusqu’aux chevilles.  Plus loin, une bataille venait d’avoir lieu, une ferme brûlait et des sanglots montaient vers le ciel.  L’homme laissa apparaître quelques chicots dans un sourire qui ressemblait à une blessure.  Aussi fou et aussi naïf que cela puisse paraître, désormais, il savait que tout cela se terminerait bien, qu’il n’avait plus qu’à attendre l’heure de la délivrance, qu’il n’avait plus qu’à maintenir son esprit dans cet enfer et à ne plus désespérer... »

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Religions en toute liberté
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 13:48

temple.jpgA l’aube de 2010, en tant qu’observateur des affaires du monde, je me pose les questions suivantes : Quel avenir pour la Tradition ? Pour l’ésotérisme judéo-chrétien qui se nourrit à la source de l’hermétisme, de la kabbale et de la patristique ?  Pour l’Europe chrétienne ?  Existe-t-il un avenir possible à la spiritualité qui soutint toute la culture occidentale durant des siècles ?  

Aujourd’hui, en nos contrées, plusieurs phénomènes coexistent, se mêlent et s’entremêlent rendant le paysage culturelo-spirituel très complexe :

 

D’un point de vue collectif, la sécularisation et son corollaire, l’athéisme règne en maître et imprègne l’ensemble de la société.  Le cynisme et une société de consommation effrénée en découlent, plongeant le tout venant dans une course sordide à l’argent. Il faut se faire une place dans ce monde d’apparence et seul ceux qui pratiquent l’égoïsme des forts y parviennent.  Il y a comme un parfum de darwinisme social dans l’air, laissant peu de place à l’intériorité.

La crise n’arrange rien car les moyens diminuant, le fameux pouvoir d’achat tombant au fond des abysses, l’homme qui n’a d’autres horizons que la possession ressent un vide intense que rien ne vient combler.  Je suis convaincu que ce schéma de société auto-destructeur n’aura qu’un temps.  L’homme a été fait pour Dieu, il possède en lui une soif insatiable que seul la Lumière peut abreuver.  Il lui faudra bien sortir, au niveau collectif et individuel, de la platitude d’une vie absurde.

 

Nombre d’athées, ne le sont d’ailleurs pas vraiment.  Mais se cristallisent dans cette attitude en réaction aux abus dogmatiques commis, estiment-ils, par l’Eglise Catholique.  C’est le mouvement bien connu de rejet du bébé avec l’eau du bain.  On peut espérer, là aussi, que de plus en plus de personnes puissent faire la distinction entre l’institution et la spiritualité, entre le divin qui est Vérité et le dogme qui est par essence humain et imparfait dans sa formulation et sa conceptualisation.

 

Par rejet de cet athéisme, beaucoup se tourne vers le fondamentalisme et la vision légaliste de Dieu, agitant le divin comme un épouvantail de cauchemar, cédant aux chants des sirènes décharnées du rigorisme, se donnant une contenance dans la haine et la violence… Croyant faire œuvre de Dieu, ils ouvrent un boulevard à la cavalerie apocalyptique de l’Ennemi…

 

Par réaction, par un rejet du dogme religieux assimilé au fondamentalisme, beaucoup de personnes se disent spirituelles mais sombrent dans une spiritualité de supermarchés. Fast-food new age qu’on assaisonne de sauce conspirationiste, de drogues « shamaniques », de syncrétisme indigeste, et d’approximations confusionnistes se perdant dans les méandres labyrinthiques et abyssaux d’une religion « à la carte »  menant vers toutes les dérives psychotiques possibles.

Là aussi, je pense qu’il faudra un jour sortir de cela.  La spiritualité est la quête de la Vérité et contrairement à l’idée toute moderne, il n’y a pas « autant de vérités que d’individus », il n’y qu’une Vérité.  Par contre, il y a, et c’est heureux, énormément d’approches de la Vérité. Beaucoup de chemins, de concepts et de vocables mènent à la transfiguration et chacun a un vécu différent sur son chemin, l’expérience humaine est donc riche de sa diversité. 

 

Néanmoins, tous les chemins ne se valent pas, tous ne mènent pas à la Vérité, beaucoup finissent en cul-de-sac, d’autres mènent droit dans le gouffre…  Aussi faudra-t-il que l’homme puisse faire preuve de discernement, qu’il apprenne à œuvrer avec une rigueur spirituelle à toute épreuve sans pour autant tomber dans la sécheresse d’une pensée légaliste qui se bornerait à suivre une règle sans en vivre l’Esprit.

 

La tradition ésotérique occidentale offre cette perspective d’une spiritualité vraie se basant sur la Vérité de la Révélation et sur des outils ontologiques et discursifs millénaires (comme la kabbale ou la rigueur des Pères de l’Eglise), sans rejeter toutefois les acquis d’une antiquité riche d’une pensée symbolique puissante.  De même, la pensée ésotérique s'éloigne de la notion même de dogme, favorisant la liberté totale de penser.  En effet, comment évoluer si l'on ne pense pas par soi-même ?  Si l'on ne découvre pas soi-même le trésor, on ne l'assimilera pas, où est alors l'intérêt ? 

 

Et il est, ô combien enthousiasmant de voir de plus en plus de loges ou de cercles ésotériques quitter les chimères du syncrétisme qui prévalaient dans l’ésotérisme du début 20e Siècle, pour retrouver les trésors traditionnels dont ils sont les héritiers. 

De même, il est tout aussi enthousiasmant de voir des hommes d’Eglise, toutes tendances confondues, faire éclater les carcans néo-thomistes qui ont fait la religion juridique de nos grand-mères afin de privilégier la voie du cœur et le contact personnel du fidèle avec le Réparateur.


En ce début de cette deuxième décennie du IIIe millénaire, on peut souhaiter que l’Esprit guide les chercheurs assoiffés de Vérité vers la tradition authentique, cœur de spiritualité palpitant ,abreuvant ceux qui s’en approche avec respect et sens du sacré depuis des siècles et des siècles. 

On peut aussi souhaiter que l’Eglise (au sens large de communauté des croyants, toutes tendances confondues), évolue et redécouvre cette richesse et cette liberté qu’elle conserva longtemps en son sein avant de l’exproprier bien improprement.  Le Monde pourrait beaucoup y gagner, mais vu les reculs réactionnaires actuels, je crains que cette dernière observation ne soit, pour le moment, qu'un voeu pieu.  

      
Par Galahad - Publié dans : La marche du Monde - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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