Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 22:47

Cyrille.jpgLe patriarche de Russie, Cyrille est connu en occident pour ses positions ultra-conservatrices ou en tout cas présentés comme telles par les médias occidentaux.  Nul doute que le discours ci-dessous ne fera pas exception.  Personnellement, je n'y trouve que du bon sens et une grande sensibilité spirituelle.  Il est évident que la lutte contre l'idiocratie propagée par certains médias et la société de consommation qui la sous-tend doit être l'un des principaux champ de bataille gens de bonne volonté dans le siècle à venir. 

 

Intervention du Patriarche Cyrille à Astana

 

Le patriarche de Moscou Cyrille a déclaré que les médias forment souvent chez les jeunes des idéaux tels qu’ils ne leur apportent pas le bien-être dans la vie. « Aujourd’hui, un coup est porté aux âmes des enfants, aux âmes des jeunes, par des forces qui poursuivent un but opposé [au bien-être]: non pas édifier l’âme, mais la dépraver. Aujourd’hui, personne ne force à renoncer à la foi. Mais le flot puissant de l’information, qui s’abat sur la conscience de l’homme contemporain par l’internet, la télévision et les autres médias, forme le plus souvent des idéaux, dont la réalisation n’apporte pas le bien-être », a déclaré le patriarche Cyrille dans son sermon en la cathédrale de la Dormition à Astana.  « On nous appelle constamment à dépenser plus, recevoir plus, posséder plus. L’Église orthodoxe a soutenu et soutient l’aspiration des hommes à un bien-être matériel, mais tout en soulignant que le véritable bien-être de l’homme, son bonheur, dépend de l’état de son âme » a-t-il ajouté. Le patriarche Cyrille a souligné l’importance du travail actif d’enseignement qui doit accompagner la vie liturgique, l’ouverture de nouvelles paroisses, la construction de nouvelles églises. Et ce afin de contrebalancer l’influence du milieu ambiant, même si ce n’est que dans une faible mesure.

 

 

« Lorsque nous faisons le mal, nous nous détruisons nous-mêmes. Nous détruisons nos familles, nous rompons le tissu de saines relations humaines, nous répandons le mal autour de nous. Mais si de nos âmes proviennent de bonnes pensées, le bien se répand dans tout l’espace qui nous entoure : la famille, le lieu de travail, la société et l’État » a dit en outre le primat. « Que Dieu fasse que le travail avec la jeunesse, le travail de nos écoles du dimanche soit dirigé aujourd’hui sur d’édification d’une conception du monde ferme, capable de refouler les tentations diaboliques, de former des idéaux éthiques élevés, de former un système de valeurs qui assure le véritable bien-être de l’homme » a-t-il conclu.

 

SOURCE : ORTHODOXIE.COM

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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 13:17

 

9782748310665.jpg Ce petit opuscule propose une réflexion sur le code de chevalerie appliqué à l'époque contemporaine et à la vie quotidienne.

L'auteur reprend ainsi les neufs préceptes classiques attribués au métier chevaleresque :

 

I - Tu croiras à tout ce qu'enseigne l'Église et observeras tous ses commandements.
II - Tu protégeras l'Église.
III - Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur.
IV - Tu aimeras ta patrie
V - Tu ne reculeras pas devant l'ennemi.
VI - Tu combattras pour la foi chrétienne.
VII - Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée.
VIII - Tu seras libéral et feras largesse à tous.
IX - Tu seras, partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l'injustice et le Mal.

 

Appliquer ces préceptes à notre vie contemporaine est essentiel pour ceux qui veulent emprunter cette voie de combat spirituel, de droiture et de rectitude qu'est la chevalerie. Article par article, l'auteur propose des pistes de réflexions qui, sans prétention, ont le mérite de vouloir redonner de l'actualité au code chevaleresque. On peut regretter le style de l'auteur qui sied mieux au langage parlé qu'écrit, mais sur le fond, il aura le mérite d'ouvrir certaines pistes de réflexion. Au final, un petit livre précieux à défaut d'être essentiel.

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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 23:10

 

pentecote-restout.jpgA la Pentecôte, le feu de l'Esprit tomba sur l'assemblée des Apôtres et des personnes rassemblées ce jour-là. Qui sont ces personnes sinon l'Eglise ? L'Eglise n'est pas une institution comme les autres, elle est une assemblée consacrée à Dieu dont un pied se trouve en ce monde et l'autre dans le Royaume. Une assemblée humano-divine dont les membres se trouvent dans nos paroisses mais se trouvent également dans le sein de Dieu et forment la communion des saints.

 

Or si elle est une collectivité, l'Eglise est formée d'individus particuliers. En effet, le feu de la Pentecôte ne vient pas comme une vague informe ou comme une onde d'énergie.  Non.  Il  tombe sur chacun individuellement, marquant chaque personnalité de son sceau indélébile.

C'est que chacun, au sein de la collectivité, nous avons une mission personnelle à accomplir. Oui, chacun d'entre nous a une vocation, un feu à attiser. Chacun d'entre nous a une lampe à allumer qui ne ressemble pas à la lampe du voisin. Dieu ne nous a pas créé dans une chaîne de montage. Tous nos particularismes, nos dons, nous ont été donné pour que s'accomplisse Sa volonté.

 

La pire des choses est le nivellement normatif, l'uniformisation. C'est l'uniformisation sans âme qui perdit les constructeurs de la Tour de Babel. Le but de la vie chrétienne est d'acquérir l'Esprit Saint, c'est à dire que l'Esprit de Dieu, l'Esprit de Vie, l'Esprit d'inspiration, vienne résider en permanence en notre corps. Cette inhabitation est propre à nous conduire à la Sainteté.

 

Qu'est ce que la Sainteté ? Une parfaite adéquation entre la volonté de Dieu et la nôtre, entre l'action de Dieu et la nôtre, entre la pensée de Dieu et la nôtre, entre la parole de Dieu et la nôtre.

La Sainteté est l'inverse du pêché. Qu'est ce que le pêché ? Ce mot dont, bien improprement au cours des siècles, la signification de « faute morale » a prévalu, de « dévoiement par rapport à la règle », le tout dans une atmosphère de culpabilisation.

Non. Étymologiquement, le terme « pêché » (hamartia en grec) signifie « manquer sa cible ». Pour Aristote, c'est également le renversement selon lequel un héros de tragédie change une situation heureuse en malheur.

 

Or qu'est ce que notre cible et quand la manque-t-on ? Notre cible est justement cette adéquation entre l'homme et Dieu, elle est le plein épanouissement de notre nature intime. Cette nature divine qui possède en elle tous les attributs de la Trinité qui l'a créé. A nous, par notre volonté, de chercher à découvrir cette vocation, ce but, cette mission inscrite en nous en lettres de feu et puis de tout mettre en œuvre pour l'accomplir.

Mais bien sûr, ce n'est pas seul que nous parviendrons à réaliser cette adéquation parfaite entre notre Créateur et notre être dans son ensemble. Car si notre volonté doit être tendue tout entière dans ce but, il n'y a que Dieu qui puisse nous hisser jusqu'à lui, seul Lui peut nous donner la Force de faire éclore notre charisme particulier.

 

L'on manque notre cible lorsque l'on a pas conscience de notre vocation, lorsque l'on transforme la situation heureuse qui est celle de notre potentiel de départ en malheur d'un potentiel non utilisé (comme le montre la parabole des talents).

L'on manque notre cible lorsque nous manquons de force pour transformer notre vie, de courage pour accomplir notre tâche.

L'on manque notre cible lorsque nous manquons d'amour et nous sommes motivé par l'égoïsme et non par le désir de servir Dieu et les hommes.

L'on manque notre cible lorsque nous nous fermons à l'action de Dieu dans notre vie, refusant de Le reconnaître, de nouer le dialogue.

L'on manque notre cible lorsque nous manquons de discernement et croyons que la réussite est forcément « grandiose » dans les termes de notre société.

 

L'accomplissement de notre vocation n'est pas une vague idée abstraite, un concept un peu flou, un principe de bien être. Combien de personnes sont-elles consciente de leur vocation ? Combien ont-elles le courage de prendre la route ? Et combien chercesprit saint 02hent-elles l'aide du Seigneur dans la construction d'elles-mêmes ? Car chercher à se réaliser par soi-même uniquement revient à construire une maison sans faire appel à un architecte.

 

Dans notre parcours, dans notre quête de nous même, la prière est essentielle. Elle est la porte vers le Royaume, le fil de lumière qui nous permet de tisser un lien de synergie avec Dieu qui n'est pas un être abstrait ou une idée, mais une personne qui no us connaît et nous aime. 

 

Avec le secours de Dieu, en partenariat avec lui, nous pouvons alors puiser dans l'extraordinaire réservoir de forces qui se trouve en nous, nous ouvrir à l'Esprit Saint et accomplir ce pourquoi nous sommes fait. 

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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 08:30

 

Saintjean.jpg Jean Baptiste enseigne en paroles et en actes. Vrai maître, il montre par son exemple ce qu'affirme son langage. Le savoir fait le maître, mais c'est la conduite qui confère l'autorité... Enseigner par les actes est la seule règle de celui qui veut instruire. L'instruction par les paroles, c'est le savoir ; mais quand elle passe dans les actes, c'est la vertu. Est donc authentique le savoir joint à la vertu : c'est elle, elle seule qui est divine et non humaine...

      « En ces jours-là, survient Jean le Baptiste, proclamant dans le désert de Judée : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1-2). « Convertissez-vous. » Pourquoi ne dit-il pas plutôt : « Réjouissez-vous » ? « Réjouissez-vous plutôt, parce que les réalités humaines cèdent la place aux réalités divines, les terrestres aux célestes, les temporaires aux éternelles, le mal au bien, l'incertitude à la sécurité, le chagrin au bonheur, les réalités périssables à celles qui demeureront toujours.  Le Royaume des cieux est tout proche. Convertissez-vous. » Que ta conduite de converti soit évidente. Toi qui as préféré l'humain au divin, qui as voulu être esclave du monde plutôt que vainqueur du monde avec le Seigneur du monde, convertis-toi. Toi qui as fui la liberté que les vertus t'auraient procurée parce que tu as voulu subir le joug du péché, convertis-toi ; convertis-toi vraiment, toi qui, par peur de posséder la Vie, t'es livré à la mort.

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 08:37

Voici les trois épisodes suivants de la série catholique humoristique. 

 

 


 

 

 

 


 

 

 


 

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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 08:10

bethsabee.jpgLe Psaume 50 aurait été écrit par le roi David, qui demandait pardon auprès du prophète Nathan après qu’il eut séduit Bethsabée, la femme d’un de ses officiers, Urie le Hittite, en profitant d'une de ses absences ; Bethsabée par la suite tomba enceinte, et David fit revenir Urie afin qu'il eût des rapports avec sa femme, mais celui-ci préféra ne pas rentrer dormir chez lui. David le renvoya alors sur le champ de bataille, avec un message destiné à Joab, demandant que celui-ci s'arrangeât pour qu'Urie le Hittite fût frappé pendant la bataille et mourût, ce qui arriva. Nathan vint ensuite reprocher au roi David sa faute, que celui-ci reconnut.

Comme tous les psaumes, le psaume 50 a été de nombreuses fois mis en musique, tant en occident qu'en orient. En voici deux interprétations : le Miserere d'Allegri (1630) et un chant traditionnel de l'Eglise Orthodoxe Roumaine.

 

Voici également le texte du Psaume 50 :

 

"Aie pitié de moi, mon Dieu, selon ta fidélité ;

selon ta grande miséricorde, efface mes torts.

 

Lave-moi sans cesse de ma faute

et purifie-moi de mon péché.

 

Car je reconnais mes torts,

j'ai toujours mon péché devant moi.

 

Contre toi, et toi seul, j'ai péché,

ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait,

ainsi tu seras juste quand tu parleras,

irréprochable quand tu jugeras.

 

Voici, dans la faute j'ai été enfanté

et, dans le péché, conçu des ardeurs de ma mère.

 

Voici, tu aimes la vérité dans les ténèbres,

dans ma nuit, tu me fais connaître la sagesse.

 

Ote mon péché avec l'hysope, et je serai pur ;

lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.

 

Fais que j'entende l'allégresse et la joie,

et qu'ils dansent, les os que tu as broyés.

Devant mes péchés, détourne-toi,

toutes mes fautes, efface-les.

 

Crée pour moi un cœur pur, Dieu ;

enracine en moi un esprit tout neuf.

Ne me rejette pas loin de toi,

ne me reprends pas ton esprit saint ;

rends-moi la joie d'être sauvé,

et que l'esprit généreux me soutienne !

 

J'enseignerai ton chemin aux coupables,

et les pécheurs reviendront vers toi.

Mon Dieu, Dieu sauveur, libère-moi du sang ;

que ma langue crie ta justice !

 

Seigneur, ouvre mes lèvres,

et ma bouche proclamera ta louange.

Tu n'aimerais pas que j'offre un sacrifice,

tu n'accepterais pas d'holocauste.

 

Le sacrifice voulu par Dieu, c'est un esprit brisé ;

Dieu, tu ne rejettes pas un cœur brisé et broyé.

 

Fais du bien à Sion,

rebâtis les murs de Jérusalem.

Alors tu aimeras les sacrifices prescrits,

offrande totale et holocauste ;

alors on offrira des taureaux sur ton autel."

 

 

 

 


 
 

 

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 14:21

 

Pentecote3.jpg Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d'un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s'en posa sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis d'Esprit Saint et se mirent à parler d'autres langues, comme l'Esprit leur donnait de s'exprimer. (Ac 2 ; 1-4)

 

L'histoire de l'Eglise commence à la Pentecôte. On l'oublie souvent mais, pour le chrétien, les événements de la Pentecôte sont vrais. C'est à dire que ce jour là, l'Esprit s'est réellement manifesté pareil à des langues de feu allumant dans l'âme des Apôtres un brasier inextinguible. Brasier dont le but est d'incendier le monde de la Lumière divine, comme l'a voulu le Christ : « C'est un feuque je suis venu allumer sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! » (Lc 12 : 49)

 

L'histoire de l'Eglise commence à la Pentecôte, par la Présence surnaturelle de l'Esprit. Oui, les histoires de l'Eglise écrites par les historiens, ces histoires pleines de dates, de conciles et de concepts ne sont que l'arbre qui cache la forêt. Car l'histoire de l'Eglise est avant tout surnaturelle et implique l'humanité dans son ensemble. Certes, l'Eglise est faite d'hommes et de femmes vivants dans leur temps, avec leurs limitations, leurs préjugés, leurs ignorances parfois mais les racines de l'Eglise plongent de l'autre côté du voile et se nourrissent à la Source de Vie qui n'est autre que son fondateur et son seul dirigeant : Jésus-Christ.

 

Loin du dogmatisme sec ou du cléricalisme, l'Eglise est une icône du Dieu Vivant. Car le dogme ou le credo est là pour donner une assise à la réflexion, un point d'appui à la méditation, non pour enfermer. Car il n'y a qu'un seul prêtre, le Christ, les prêtres, évêques ou pasteurs ne font qu'exprimer le charisme de prêtre présent en chaque baptisé afin de servir la communauté.

 

En cette période d'égocentrisme et d'individualisme exacerbés, il est de bon ton de vivre sa spiritualité seul chez soi. Il est aussi de bon ton de garder sa spiritualité pour la sphère privée, comme si la foi ne se vivait que « part-time », comme si elle ne fondait pas l'être tout entier. Encouragé à s'excentrer en dehors des institutions, soumis à vent de doctrines, on vit alors une spiritualité à la carte, une spiritualité égocentrique, uniquement tournée vers son nombril, uniquement nourrie par les humeurs ou les délires d'un mental qui peut tout imaginer.

 

On oublie que si l'expérience spirituelle est personnelle, elle est aussi collective. On oublie que cette vie en Église est vie dans le corps du Christ et qu'une cellule extirpée du corps où elle vit, meurt. On oublie que les sacrements sont les expressions physiques des énergies divines. Par exemple, la célébration d'un baptême dans la communauté est vie de l'Esprit à laquelle l'ensemble du corps participe, pas seulement le baptisé.

Les sacrements sont précisément la continuation de cette vie surnaturelle initiée avec la Pentecôte et qui concerne le monde entier. Ils ne sont pas une formalité ou des rites creux mais des mystères saints faisant entrer celui qui les reçoit, toute la communauté et le monde entier, dans le Grand Mystère, celui insondable de Dieu.

 

La liturgie sacralise l'espace et le temps, change leur qualité d'être. Chaque liturgie effectuée, chaque prière collective lancée vers le ciel hâte le retour du Christ, hâte la transfiguration totale du Cosmos. Chaque liturgie a un effet aussi réel que physique sur le créé.

 

Et aucune institutions humaines ne peut offrir cela, qu'aucune pratique personnelle ne peut l'égaler.

 

Présence surnaturelle également en 324 et en 381 lors de l'élaboration et de la proclamation du Symbole de Nicée Constantinople qui fonde le christianisme. Ne saurait être chrétien celui qui n'adhère pas à ce symbole dont le dernier article dit : «Nous croyons en une seule Église sainte, catholique et apostolique ».

C'est cette Eglise, non sa hiérarchie mais l'Eglise dans son entièreté, qui est seule capable de nous faire vivre pleinement en Christ.

 

Sans la vie communautaire, sans la vie de l'ecclesia, sans la prière commune, sans les sacrements, le chrétien est un arbre déraciné coupé de l sainte-sava.jpg a sève divine.

Il y a une mission collective assignée à l'Eglise en tant qu e corps du Christ,un témoignage collectif à rendre, une présence spirituelle à être, un feu à irradier.

Plongeant ses racines dans la Source, l'Eglise s'ouvre au monde, l'englobe et l'irrigue de la Lumière divine, transfigurant l'Univers dans son ensemble. 

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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 14:50

johnhenrynewman-400.jpg Année après année, le temps s'écoule silencieusement ; la venue du Christ se rapproche à chaque instant. Si seulement, comme il se rapproche de la terre, nous pouvions nous rapprocher du ciel ! Ô mes frères, priez-le pour qu'il vous donne le courage de le chercher en toute sincérité. Priez-le pour qu'il vous rende ardents... Priez-le pour qu'il vous donne ce que l'Écriture appelle « un cœur bon et honnête » ou « un cœur parfait » (Lc 8,15; Ps 100,2), et sans attendre, commencez maintenant à lui obéir de votre cœur le meilleur. L'obéissance la plus petite vaut mieux que pas d'obéissance du tout...

      Vous devez chercher sa face (Ps 27,8) ; l'obéissance est la seule façon de le chercher. Tous vos devoirs d'état sont obéissance... Faire ce qu'il demande, c'est lui obéir, et lui obéir, c'est s'approcher de lui. Tout acte d'obéissance nous rapproche de lui qui n'est pas loin, malgré les apparences, mais très près derrière ce cadre matériel. La terre et le ciel ne sont qu'un voile entre lui et nous ; le jour viendra où il déchirera ce voile et se montrera à nous. Et alors, selon la façon dont nous l'avons attendu, il nous donnera la récompense. Si nous l'avons oublié, il ne nous reconnaîtra pas ; mais « heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller » (Lc 12,37)... Que tel soit la part de chacun d'entre nous ! Il est difficile d'y parvenir, mais il est affligeant d'échouer. La vie est brève, la mort est sûre, et le monde à venir est éternel.

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 23:06

 

Rezz Band est l'un des principaux groupes de rock chrétien. Véritable monument et inventeur de ce style de musique, le groupe mêle les sons rocks, blues, folk et hard rock depuis près de 30 ans, délivrant un message spirituel et engagé. Le morceau ci-dessous est l'un de leur plus beau, tant dans la mélodie que dans l'émotion qu'il dégage, tant dans la beauté poétique que dans les accents vrais d'une guitare pure et sincère.

 

 

 

 

 

Voici les paroles :

 

Empty promises, that were etched in stone
Scattered by the wind to places I have known
All the burning lamps by the window panes
Lit for their return, but they never came
I lose myself in deep regret
Still I hear a voice that I can't forget

Says: we will run where roses grow, our feet unbound at last
Laugh as morning dawns, the night forever passed
See the face of glory, feel the river flow
Hear the voice of God, and run where roses grow

Fading hope is gathered as the sky grows dim
Somewhere it's raining, but it's drought within
Out across the desert, was it fate or was it chance?
I saw clouds approaching where I took my stance

Hear the thunder rolling - can you hear the horn?
I'm climbing Jacob's ladder - up through the storm

Stand with me at the Mercy Seat
With mounds of ashes spread about my feet
You know who I am, all I think I know
See it in the marrow, buried deep in the bone
How is there no anger in the words I hear?
Only love and mercy, erasing every fear

 

Et pour ceux dont l'anglais n'est pas la tasse de thé, en voici une traduction libre :

 

Des promesses en l'air, qui ont été gravées dans la pierre

Dispersés par le vent aux endroits que j'ai connu

Toutes les lampes brûlant devant les fenêtres

Allumées pour leur retour, mais ils ne sont jamais revenus

Je me perds dans un regret profond

Lorsque soudain, j'entends une voix que je ne pourrai jamais oublier

 

Elle Dit : nous courrons où les roses grandissent, nos pieds déliés enfin

Des rires pareils à l'aube du matin, la nuit a pour toujours passé

Contemple le visage de gloire, sens la rivière couler

Entends la voix de Dieu et cours où les roses grandissent

 

La disparition de l'espoir devient la norme et le ciel devient terne

Quelque part il pleut, mais c'est la sécheresse à l'intérieur

A travers le désert, était ce le destin ou est-ce que c'était fortuit ?

J'ai vu des nuages s'approcher où je me trouvais

 

Entends le grondement du tonnerre - peux-tu entendre le son du cor ?

Je monte à l'échelle de Jacob – au-dessus de la tempête

 

Debout devant le Trône de Miséricorde

Avec les monticules de cendres à mes pieds

Toi, Tu sais qui je suis, tout ce que je pense, tout ce que je sais

Regarde dans ma moelle, scrute moi jusqu'aux os

Comment se fait-il qu'il n'y a aucune colère dans les mots que j'entends ?

Seulement un amour et une miséricorde, effaçant toutes les peurs

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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 20:47

 

bonavent.jpgLe Royaume des cieux est grand de la largeur d'une charité sans limites ; s'il renferme des individus « de toute langue, de tout peuple, de toute tribu et de toute nation » (Ap 5,9), nul ne s'y trouve à l'étroit, parce qu'au contraire il se dilate et la gloire de chacun s'accroît d'autant. Ce qui fait dire à saint Augustin : « Quand beaucoup prennent part à la même joie, la joie de chacun est plus abondante, parce que tous s'enflamment les uns les autres ». Cette ampleur du Royaume est exprimée par ces mots de l'Écriture : « Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage  » (Ps 2,8) ; « Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident, et s'assoiront avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux ». Ni la multitude de ceux qui le désirent, ni la multitude de ceux qui existent, ni la multitude de ceux qui le possèdent, ni la multitude de ceux qui arrivent ne rendra plus étroit l'espace en ce Royaume et ne fera de tort à quiconque.

      Mais pourquoi dois-je avoir confiance ou espérer que je posséderai le Royaume de Dieu ? Certainement à cause de la largesse de Dieu qui m'invite : « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu » (Mt 6,33). A cause de la vérité qui me réconforte : « Sois sans crainte, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume » (Lc 12,32). A cause de la bonté et de la charité qui m'ont racheté : « Tu es digne, Seigneur, de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, car tu été immolé et tu as racheté pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation. Tu as fait d'eux pour notre Dieu une royaume de prêtres régnant sur la terre » (Ap 5,9-10).     

Par Galahad - Publié dans : Théologie et spiritualité - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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