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Vendredi 14 juin 2013 5 14 /06 /Juin /2013 22:01

 

21242_379189178862276_2009736134_n.jpgPlus nous attisons le feu divin qui couve en nous, plus nous tendons vers la Trinité, source de tout, plus nous donnons à l'ange gardien une grande capacité d'action. Plus nous nous adressons à lui, plus nous nous ouvrons à lui. Non pas que nous lui donnons de l'existence car l'ange existe en dehors de nous, mais en nous adressant à lui, nous lui permettons d'être présent à notre vie.

Et cela ne s'arrête pas là. Tout le monde a un ange gardien. Or, nous pouvons nous adresser aux anges des personnes qui nous entourent ou de qui nous croisons la route. Selon le même principe, si nous reconnaissons leur existence, nous leur permettons d'agir et d'aider leur protégé.

 

Comprenons bien l'enjeu. Dieu n'est pas un dictateur qui souhaite avoir un maximum de fidèle pour épancher son ego. Et il ne nous a pas affublé d'un agent politique pour nous surveiller et nous ramener dans la droite ligne du parti si nous nous écartons. L'ange gardien n'est pas un agent du KGB. Non. L'Homme a été créé par Dieu et pour Dieu. C'est-à-dire qu'il existe une partie divine profondément enfouie en chacun et cette partie, cette fine pointe de l'âme est en creux, conçue pour accueillir l'énergie divine. A cause de la Chute, cette part de nous-même s'est fermée aux énergies qu'elle était censée accueillir. Tant que nous ne la rouvrons pas, tant que nous ne nous faisons pas calice pour accueillir la Présence divine, un vide béant existe en nous. Nous pouvons nous en cacher, nous pouvons tenter de l'oublier par toutes sortes de distractions, le sentiment de vide perdure.

Seul la restauration de ce lien avec Dieu permet d'être à nouveau nous-mêmes en plénitude.

Seul la restauration de ce lien peut rendre l'Homme durablement, éternellement heureux.

Seul la restauration de ce lien ravive le plein potentiel qui est le nôtre, fait s’épanouir toute nos facultés.

L'ange gardien n'est pas un agent, il est un parent aimant, un frère jumeau brûlant d'amour pour son double, ne souhaitant qu'une chose : que celui-ci se tourne consciemment vers sa Source, ouvrant grandes les portes de l'âme, permettant à Dieu de le restaurer dans sa pleine dignité.

 

Résumons, Dieu et ses anges sont présents de toute éternité dans la vie de chaque être humain. Ils n'interviennent pas ouvertement pour ne pas gruger l'homme de sa liberté. Qu'elle serait en effet la liberté si une entité de lumière et d'amour nous disait constamment que faire et que penser ? Subjugué par la force et l'énergie de l'être en question, nous ne serions plus maître de nos mouvements ou de nos pensées. Or, c'est bien à l'homme de choisir son destin. Mais, si l'homme le désire, s'il ouvre son cœur à son action, s'il l'invite à entrer pleinement dans sa vie, l'ange peut agir dans tous les aspects de la vie terrestre de son protégé.

De plus, si l'on prie ou que l'on s'adresse à l'ange gardien d'une autre personne, nous faisons œuvre d'intercession et permettons à l'ange de l'autre d'intervenir. D'où toute l'importance de prier pour autrui, ce qui est, rappelons le, l'une des tâches principales de l’Église.

 

Certains font de l'ange gardien, la part numineuse qui sommeille en chacun de nous. Cette moitié de lumière qui est à la fois notre maître intérieur,167921_493008426967_563251967_6580152_8197080_n.jpg notre lien à l'invisible et notre notre véritable Moi débarrassé de tout ce qui l'enchaîne.

Pourquoi pas ? Entité individuée et indépendante de nous ou part essentielle de l'être, le principal n'est-il pas pour l'homme ici-bas de chercher à se relier à ce monde invisible de Lumière qui nous tend les bras. Séparé de nous par un voile beaucoup plus mince qu'on ne le croit généralement, ou qu'on veut nous le faire croire, l'ange gardien ne cherche qu'une chose : nous permettre de déployer nos ailes afin de prendre notre envol vers les cieux azurés de l'infinie béatitude. 

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Anges, Vertus & Esprit Chevaleresque - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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Lundi 10 juin 2013 1 10 /06 /Juin /2013 22:50

 

9782844545879De la méditation dans le christianisme ? Voilà de quoi faire jeter au ciel les bras des intégristes qui verraient là une contamination de la « pureté » chrétienne par les philosophies d'Extrême-Orient !

D'abord, je crois que s'il est important de ne pas céder à un syncrétisme facile qui se contenterait de survoler les doctrines sans jamais aller vers la profondeur, je ne crois pas vraiment à la « pureté » d'une spiritualité. Outre que ce terme est dangereux car il implique le plus souvent une culture du rejet et un sectarisme patent, il est de plus irréaliste. L'histoire des idées n'est que rencontres, métissages, réappropriations et échanges. La méditation, comme technique physico-spirituelle a fait ses preuves depuis des millénaires, pourquoi ne pourrait-on pas la vivre dans le cadre d'un paradigme chrétien profondément enraciné ? D'autant que la question ne se pose pas vraiment puisque les Pères du désert utilisaient des techniques d'introspection méditatives forts élaborées, techniques oubliées par l'occident chrétien qui s'enferma pendant des siècles dans un christianisme extérieur et moralisateur.

Le propos de cet ouvrage n'est pas de retracer l'histoire de la méditation chrétienne mais plutôt de proposer une technique méditative fortement enracinée dans la doctrine chrétienne. Il ne s'agit pas ici d'une approche superficielle pour être à la mode mais au contraire une invitation à creuser ses fondations intérieures, à s'installer bien solidement en Christ et à s'ouvrir intérieurement à l'action de l'Esprit. Certes, le christianisme est une rencontre avec le Vivant et transcende toutes les techniques. Les auteurs en ont conscience, aussi cette initiation à la méditation se présente comme un enrichissement de la vie sacramentelle, une manière de l'accueillir plus sereinement et de manière plus éveillée.

 

Alphone et Rachel Goetmann, Initiation à la méditation : L'au-delà au fond de nous-mêmes, Dervy, 2009

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Coin lecture - Communauté : Religions en toute liberté
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Mercredi 5 juin 2013 3 05 /06 /Juin /2013 13:25

 

46677 276809135780502 1276794301 nQui est ce mystérieux ange gardien qui veille sur nous ? Toujours présent, toujours aimant, le Saint Ange gardien est un lien vivant entre chaque être humain et le Royaume des Cieux. Il n'éclipse pas le rôle du Christ, il le sublime. Véritable reflet de la divinité dont il est le messager, l'ange est présent dès la conception de l'enfant jusqu'à la mort et au-delà. Messager ? Il l'est. L'Histoire regorge d'anges gardiens apparaissant à leur protégé pour délivrer une divine missive. A l'inverse, nos prières sont toujours portées par notre ange jusque dans les hauteurs célestes. Car ce sont bien les prières qui nous mettent en communion avec le monde angélique en général et avec notre ange gardien en particulier. Origène dira à ce propos « les anges se rassemblent près de celui qui prie Dieu pour s'unir à sa prière » et Clément d'Alexandrie de surenchérir que « même quand l'homme prie seul, il est mêlé aux chœurs angéliques ».

 

L'homme n'est donc jamais vraiment seul. L'ange veille sur lui et par son entremise, Dieu le protège. Le rôle de l'ange est en quelque sorte de hausser la conscience de l'individu sur lequel il veille, de l'inspirer afin qu'il tourne sa conscience vers le Créateur, seul capable de lui apporter le véritable épanouissement de l'âme : la mission de l'ange est de guider vers Dieu. Comment ? Par les mille et unes synchronicités dont notre vie est remplie, ces petits « hasards » dont on s'étonne parfois mais qui la plupart du temps restent discrets, à peine remarqués. Patiemment, l'ange qui lit à livre ouvert en nous, va nous inspirer, provoquer des événements, nous suggérer des rêves, afin que nous soyons dans l'état d'esprit le plus propice à nous ouvrir à Dieu. Nous aide-t-il à réussir une affaire ? A avoir un emploi ? A faire une rencontre amoureuse ? Seulement si cela favorise notre épanouissement le plus essentiel et nous ouvre à la Source. L'ange gardien est avant tout un instructeur personnel, il nous connait par cœur et sait très bien comment nous allons probablement réagir à telle ou telle situation. « Probablement » ? Oui, car avec l'être humain, rien n'est jamais sûr. On ne le dira jamais assez, notre libre arbitre est total. L'ange, pas plus que Dieu, ne nous force à rien. L'un comme l'autre reste discret et silencieux tant que l'on a pas marqué une ferme volonté de nous laissez guider. Et là encore, l'ange ne nous guidera pas par le bout du nez mais préférera suggérer, à nous de prendre la balle au bond !

 

Mais il faut se garder de voir dans l'ange gardien, un bigot qui ne pense qu'à inspirer de pieuse prière. La vie terrestre et céleste sont une seule et même chose. Pas question de négliger l'une pour l'autre. Ce qui se passe sur Terre intéresse également nos célestes protecteurs et l'ange gardien va se plier en quatre pour satisfaire la volonté de son protégé. Non comme on satisfait les désirs d'un bébé capricieux6a00d8341bffb053ef010535b900b3970b-500wi.jpg mais plutôt comme un grand frère ou une grande sœur désire faire plaisir et apporter du bonheur à son cadet. Pour peu que nos actions ne soient pas contraire à la morale, à notre évolution et à l'éthique, pour peu que le résultat nous amène à nous tourner un peu plus vers la Source de tout bonheur, l'ange ne rechigne pas à se joindre à nous dans la réalisation de nos projets :

« Rendez-vous fort familière avec les anges ; voyez-les souvent, invisiblement présent à votre vie, et surtout, aimez et révérez celui du diocèse auquel vous êtes, ceux des personnes avec lesquelles vous vivez, et spécialement le vôtre ; suppliez-les souvent, louez-les ordinairement, et employez leur aide et secours en toutes vos affaires, soit spirituelles soit temporelles, afin qu'ils coopèrent à vos intentions. »1

 

1François de Sales, Introduction à la vie dévôte.

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Anges, Vertus & Esprit Chevaleresque - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Jeudi 30 mai 2013 4 30 /05 /Mai /2013 22:53

Très belle interview d'un homme authentique :

 

 


 
Par Sébastien Morgan - Publié dans : Lifestyle & Société - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
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Dimanche 26 mai 2013 7 26 /05 /Mai /2013 20:53

 

The miracle of Christ healing the blind(1575,oil on canvas)Le secret du discernement entre le bien et le mal est d'une simplicité désarmante. C'est l'Evangile qui fournit la clé. Alors qu'il vient de guérir un sourd-muet, Jésus est pris à parti par un groupe de pharisiens qui l'accuse de guérir avec l'aide du démon Belzébuth :

 

Et les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il a Béelzéboul ! » et : « C’est par le chef des démons qu’il chasse les démons. » Il les appela et leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il chasser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne pourra subsister. Si donc Satan s’élève contre lui-même et se divise, il ne peut pas subsister, mais il est fini. (Marc 3 ; 22)

Autrement dit, c'est aux effets, aux conséquences qu'on mesure la source d'une pensée ou d'une action. On reconnaît un arbre à ses fruits, si quelque chose (une technologie, un concept philosophique, une capacité psychique, une pratique spirituelle, une expression artistique,...) élève, inspire, guérit, libère, concourt à améliorer le niveau de vie, l'intelligence et l'évolution, il s'agit forcément d'une idée inspirées par l'Esprit et les anges.

Par contre, tout ce qui enferme, tyrannise, déshumanise, rabaisse, discrimine, blesse ou abrutit provient du puits sans fond où résident les forces d'entropie.

 

Saint Ignace le dit très bien : «C'est le propre de Dieu et de ses anges, dans leurs motions, de donner la vraie joie et l'exultation spirituelle, en écartant la tristesse et le trouble que suscite l'ennemi»1

 

Travailler ce discernement peut permettre un véritable dialogue entre les différentes demeures qui se trouvent dans la maison de Dieu. Que ce dialogue soit œcuménique ou inter-religieux, nous devons commencer par balayer devant notre porte, quelque soit la tradition dont nous faisons partie afin d'éliminer toute trace de pensée pharisienne en notre cœur.

 

Éliminer toute trace d'image idolâtre de Dieu, à savoir toute trace d'un Dieu vengeur, juge ou légaliste. Images issues de nos frustrations, de nos manques de repères, de nos immaturités, de nos failles affectives...

Dans cet ordre d'idée, la notion même de permissivité ou de libéralité dont les intégristes font usage contre ceux qu'ils qualifient de modernistes ou de progressistes n'a pas lieue d'être car la liberté en Dieu est totale. Cela veut-il dire que tout est bon ? Que tout se vaut ? Qu'il ne faille jamais séparer le bon grain de l'ivraie ? Bien sûr que non !

Tout obscurantisme est un non-sens, toute peur de l'autre ou du changement est une aberration, toute discrimination exercée au nom de Dieu est une abomination. Tout ce qui provoque la douleur ou la haine, tout ce qui blesse le corps ou l'esprit, tout ce qui durcit le cœur ou éteint le feu créatif doit être combattu avec la dernière énergie. Et malheureusement, de tels comportements ne sont pas absent du christianisme qui de témoignage devient alors une simple religion avec ses préjugés, ses superstitions, ses règles ou ses prescriptions.

 

Le christianisme au contraire se doit d'être au-dessus de la notion de religion, c'est à dire non pas de dominer ou de se prétendre meilleur mais au contraire de témoigner avec confiance et humilité de la rencontre qu'il propose. Car l'Eglise est le corps même du seul Dieu que tous les humains recherchent. Or ce Dieu sanctifie, pour ne pas dire baptise, tous ceux qui se tournent vers Lui car ce Dieu est Amour, « celui qui n'aime point ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour. (1 Jn 4,9)

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Il appartient donc aux chrétiens de reconnaître la sincérité de la démarche des différentes voies ou religions qui co-habitent sur Terre et peut-être de faire jaillir en elles l'étincelle d'Amour qu'elles contiennent, sans orgueil, ni arrogance exclusiviste aucune.

 

Dans cet ordre d'idée, en restant profondément enracinée, sans tomber dans un relativisme fade, ni diminuer en quoique ce soit la puissance et la portée des sacrements qu'Elle transmet, l'Eglise se doit de faire preuve de discernement en son sein et de porter sur l'autre un regard plein de la générosité digne du Dieu d'Amour afin d'assumer pleinement le rôle de support du monde qui est le sien.

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Théologie et spiritualité - Communauté : Religions en toute liberté
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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 16:21

 

Lucifer_Liege_Luc_Viatour_new.jpgSaint Paul a définitivement jeté un doute dans la perception spirituelle du monde : « Satan lui-même se camoufle en ange de lumière. » (2 Cor 11 ; 14)

Ainsi donc, pour l'Apôtre, les démons et leur chef pourraient tromper le monde et se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas quand cela les arrange. Ce qui parait bien serait en réalité mal et vice-versa. Dans tous les domaines de l'existence, ce qui semble au départ bénéfique pourrait être en réalité œuvre de perdition. Rien d'étonnant à cela puisque le Diable est le père du mensonge : Votre père, c'est le diable, et vous avez la volonté de réaliser les désirs de votre père. Dès le commencement il s'est attaché à faire mourir l'homme ; il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas en lui de vérité. Lorsqu'il profère le mensonge, il puise dans son propre bien parce qu'il est menteur et père du mensonge (Jn 8 ; 44).

Autrement dit, comme dans toutes guerres, il y a l'information et la désinformation, les espions et les agents doubles. Combien de fois dans l'Histoire, l'être humain ne s'est-il pas laissé berner par des idées qui semblaient réellement bonnes et généreuses mais dont les conséquences créèrent l'enfer sur Terre ?

L'enfer est pavé de bonnes intentions et aucun être humain, en son fort le plus intérieur, ne souhaite faire le mal. Créés à l'image de Dieu, baigné dans Son amour, chacun souhaite plus ou moins consciemment œuvrer pour le Bien.

Mais la Chute, l'action des esprits mauvais et le manque de discernement qui en résulte brouillent les idées. « L'enfer est pavé de bonnes intentions » dit-on et « qui veut faire l'ange, fait la bête ».

 

Les grandes idéologies politiques du XXe siècle (nationalisme, communisme, nazisme et leurs dérivés), ont entraîné les peuples dans l'horreur et le meurtre de masse.

Mais en dehors des meurtres politiques de masse, il y a également tous les laissés-pour-compte qui sont condamnés à vivre dans des conditions abominables ou les nouveaux travailleurs pauvres, harcelés et exploités par des patrons peu scrupuleux se targuant pourtant d'  « offrir du travail ». En politique et en économie, toutes les aberrations et les injustices sont commises au nom du bien commun.

 

Et les idéologies religieuses ne sont pas en reste, inutile rappeler la triste Inquisition, la chasse aux hérétiques, les guerres de religion et les jihads.

Mais il n'y a pas que les meurtres physiques, chaque fois qu'une femme est dénigrée, chaque fois qu'un être humain est culpabilisé, chaque fois qu'un dignitaire s'arroge le droit d'exercer un pouvoir psychologique sur l'une de ses ouailles, chaque fois qu'un théologien instille le poison de la peur ou de la discrimination, il contribue à l'enfer sur Terre au nom de Dieu.

 

Alors que faire ? Que penser ? A qui se fier ?

 

Combien de fois, les tyrans spirituels ont-ils utilisé cet argument pour contrer un réel progrès mettant leur pouvoir en danger : l'Ennemi peut se déguiser en ange de Lumière !

Ainsi fut condamné le concept d'égalité entre les hommes, le droit des femmes à vivre libre, la démocratie, les droits de l'Homme, les progrès scientifiques, la liberté artistique, les pratiques spirituelles non avalisées par les institutions en place,... Condamnations paranoïaques et malheureusementgoya-tribunal.jpg

 

toujours d'actualité dans l'esprit des intégristes qui s'arrogent bien-sûr le pouvoir d'être les seuls en position de trancher, les seuls capables de discerner le bien du mal. (à suivre...)

 

PHOTO Lucifer : crédit Luc Viatour / www.Lucnix.be

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Théologie et spiritualité - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 08:46

devenirsoimême Voici deux recensions de mon livre que je n'avais pas encore mentionné sur ce blog :

 

Sur le site Réflexion sur trois points : Je vous l’avais annoncé dans le Bulletin de février de La Chambre d’Écho mais j’attendais de l’avoir lu pour vous en entretenir. D’autres avaient eu la chance de le faire avant moi et je retiens le très heureux portrait brossé par Jean-François Var : « Cet auteur est poète […]sa prose aussi est poème […] elle est créatrice. On sait que le poète est « celui qui fait », celui qui crée, il participe à un haut degré de la faculté créatrice que Dieu a donnée à tout homme : il est co-créateur avec Dieu. Eh bien, l’écriture de Sébastien Morgan crée en nous un élan jubilatoire ».

Il m’a fallu trois jours pour explorer cet ouvrage, m’immerger dans la profonde spiritualité qu’il inspire, l’introspection inévitable qu’il provoque, emprunter la voie de sagesse qu’il propose, sans bruit, sans hégémonique ou dogmatique intention... (POUR LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE)

 

Sur le site Lettre du Crocodile :   Cette « chronique d’un chrétien du XXIème siècle » est une philosophie de l’éveil inscrite dans le dialogue entre tradition et modernité. Conscient des crispations et radicalisations de notre époque, Sébastien Morgan cherche dans l’essence du message chrétien ce qui, pour l’individu comme pour la collectivité, sert une réconciliation avec soi-même et le monde, faisant de la résilience une « reliance »... (POUR LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE)

 

 


Par Sébastien Morgan - Publié dans : Coin lecture - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 09:28

 

9782913826380.jpgLe livre du père Placide Deseille présente la conception anthropologique de la pensée orthodoxe. Et c'est qu'elle est particulière cette pensée orthodoxe puisqu'elle propose une vision totalement unifiée de la nature humaine. Autrement dit, ici l'esprit, l'âme et le corps sont totalement un. L'individu n'est pas une âme voyageant dans un corps mais une âme en transformation permanente qui, un instant scindée au moment de la mort, retrouvera l'intégralité d'elle-même au moment de la résurrection. Cette vision holistique de l'être humain inclus également la doctrine de la déification, c'est-à-dire la possibilité dès cette vie d'actualiser l'amour divin en soi et d'accueillir la Grâce qui va transfigurer l'être afin de le rendre conforme à sa nature d'image de Dieu.

Pour la pensée chrétienne orthodoxe qui exclus radicalement tout dualisme, le monde n'est donc ni une illusion, ni une punition, mais un don positif fait par Dieu et qui, marqué actuellement par la séparation d'avec Dieu, n'en sera pas moins complètement transfigurée par l'Esprit Saint.  Un petit ouvrage synthétique et essentiel.

 

Père Placide Deseille, Corps-âme-esprit par un orthodoxe, Mercure Dauphinois, 2011

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Coin lecture - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 08:50

 

399px-Leonidas-_Sparte.JPG Tout être vivant (et le règne du vivant va bien plus loin que ce que l'on croit, en-deçà du règne des hommes et au-delà du monde visible) est créé par Dieu et pour Dieu. Sans Dieu, notre action est bornée, limitée, nous sommes emprisonnés dans la cage des limitations, de l'entropie, des peurs, des habitudes et des coutumes traditionnelles.

La phrase de Saint Paul « ce n'est plus moi qui vit mais Dieu qui vit en moi » n'est pas la figuration d'un être téléguidé par Dieu comme dans un cas de possession mais d'une personne qui a accueilli en lui la Lumière personnifiée. Cette Lumière-Christ va briser les chaînes qui l'entravent, va faire éclater les carcans qui l’alourdissent, va dilater sa personne au-delà du concevable. Le Christ ne prend pas le contrôle des pensées, des paroles et des actions de son hôte mais les éclaire, les transfigure, leur donne valeur d'Eternité.

C'est dans l'union à Dieu que l'Homme se débarrasse de ses entraves intérieures et qu'il devient parfaitement libre.

Or avant cet instant béni où l'âme-corps est tout entier transfiguré par la synergie de la volonté humaine portée par la Volonté divine, l'Homme doit se fortifier, se renforcer, se structurer. Comme un enfant qui avant de marcher seul, apprend à se tenir, à s'agripper aux points d'appui, à tomber aussi parfois.

 

A chaque fois que l'on veut réaliser quelque chose, des forces opposées jaillisent pour nous freiner. La réalisation d'un projet demande alors une mobilisation supplémentaire des forces pour passer outre les blocages et les embûches qui ne manquent pas de se dresser devant nous.

Il en va de même pour l'épanouissement de l'âme. Celui qui cherche à s'harmoniser avec l'Esprit, à rejoindre sa maison intérieure, à renouer avec le Dieu personnel, celui-là sera dans un premier temps soumis à l'attaque des forces obscures.

Mais l'homme ne doit pas être écrasé par les forces de destruction et d'enchaînement, par ses peurs et pulsions d'échecs. au contraire il doit lutter contre elles avec toute l’opiniâtreté et toute la bravoure possible. Même submergé par les troupes de l'Adversaire, il devra être comme ses généraux héroïques qui savent mobiliser leurs troupes et affronter un ennemi plus fort ou plus nombreux.

Prendre sa croix, c'est assumer les difficultés, les affronter avec détermination, comme le Christ affronta le Golgotha avec détermination.

 

Comme Leonidas faisant face sans peur aux hordes de Perse mille fois plus nombreuses, l'homme spirituel se tient prêt. Protégé par la cuirasse de justice, le casque du salut, le bouclier de la foi et le glaive de l'Esprit (Eph 6 ; 11), il regarde son ennemi droit dans les yeux et se prépare à l'affrontement.

Signalons au passage que dans le domaine de la spiritualité, la pire faille est la culpabilité. Celle-ci doit être immédiatement évacuée et balayée. La culpabilité est une ruse de l'Ennemi pour nous maintenir dans la conscience de nos manques. Focalisé sur nos faiblesses et nos erreurs, celles-ci prennent une dimension et une existence qu'elles n'avaient peut-être pas au départ. Aussi, doit-on apprendre à développer une conscience juste de nos actions et une intention ferme de ne plus tomber dans les travers qui bloquent notre développement. C'est dans cette ferme résolution, soutenu par Dieu que nous pourrons vaincre.

Car contrairement au roi de Sparte qui savait qu'il donnerait sa vie contre l'ennemi Perses, le chrétien sait qu'il finira par vaincre. Il sait qu'au plus fort du combat, lorsque son âme et sa foi auront été suffisamment fortifiées, lorsque son sens du bien aura été suffisamment éprouvé, lorsque sa confiance en Dieu aura été suffisamment et solidement tressée, alors le cor annonçant l'arrivée des renforts retentira.

Dieu entourée de ses anges sonnera la charge, l'Adversaire sera vaincu et l'Homme couronné :

 

« Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle en Christ, vous rétablira lui-même après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. » (1 Pierre 5 ; 10)

Délivré de l'emprise et de l'angoisse des forces d'entropie et de mort par l'aide et le concours de la Vie elle-même, il peut alors franchir le gouffre de l'infini et paisiblement voguer vers les contrées où brille un soleil qui n'est pas de ce monde. Traversé par la lumière divine, il devient alors pleinement reflet terrestre de l'amour de Dieu :


« Quand donc l'âme désespère d'elle-même et n'en peut plus, à cause de l'excessive tribulation qu'elle subit et de la mort qui est devant ses yeux, à l'instant même, d'une main puissante et à bras étendu, par l'illumination du Saint-Esprit, Dieu brise la puissance des ténèbres, l'âme franchit les lieux redoutables et traverse la mer des ténèbres et du feu dévorant. Ce sont là les mystères de l'âme, lesquels s'accomplissent réellement dans l'homme qui s'efforce d'atteindre la Vie promise et qui, délivré du règne de la mort, reçoit de Dieu comme gage la participation au Saint-Esprit. Ensuite, l'âme délivrée de ses ennemis, ayant traversé l'océan amer grâce à la puissance divine, voit périr devant ses yeux les ennemis dont elle était auparavant l'esclave, et elle exulte d'une joie ineffable ; glorifiée, elle reçoit de Dieu la consolation et se repose dans le Seigneur. Alors, l'Esprit qu'elle a reçu chante à Dieu un cantique nouveau sur le tambourin, c'est-à-dire19A_0640.jpg avec le corps, et sur la cithare, c'est-à-dire sur les cordes spirituelles de l'âme et sur les pensées les plus subtiles, avec le plectre de la grâce divine, et il adresse des louanges au Christ vivificateur. En effet, tel le souffle qui traverse la flûte en produisant un son, le Saint-Esprit chante à travers les saints et les hommes spirituels et prie Dieu dans la pureté du cœur. »1 



1Calliste le Patriarche, Sur la prière, 5-6

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Théologie et spiritualité - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 08:29

 

9782262011406.jpgLe livre d'Anne Bernet possède deux grandes qualités : il est remarquablement écrit et remarquablement documenté. L'auteur possède un sens aigu de la narration. Jamais les événements cosmiques qui influencèrent l'histoire de l'humanité ne furent si clairement exposés, si bien racontés : un vrai régal.

Au niveau de la documentation, l'auteur connait à fond les sources catholiques sur lesquelles elle se base exclusivement.

Ici pas de place pour les élucubrations new-age mais des sources sérieuses : Thomas d'Aquin, Denis l'Aeropagyte, Saint Bonaventure,...

Mais le plus gros reproche qu'on peut faire à l'ouvrage est la mise en valeur de cet haïssable christianisme doloriste et pervers.

L'auteur se perd en effet dans la description de « certaines » saintes, pauvres filles perdues dans le déni d'elle-même, dans l'anorexie ou les macérations masochistes. La sanctification de ces pauvres adolescentes met à mal la crédibilité de l'Eglise qui eut mieux fait de les soigner et de leur rendre leur dignité plutôt que de les encourager dans leur œuvre de destruction d'elle-même.

A la lecture de ces histoires, comment ne pas penser que les apparitions angéliques dont elles sont le témoins sont au mieux des hallucinations d'esprit fiévreux, au pire des « anges » se délectant de leurs souffrances indiquant clairement le camp dans lequel ils se trouvent.

Pourtant, Anne Bernet, dénonce volontiers le gnostocisme et son rejet de la chair, caractéristique selon elle de Satan. Malheureusement elle transpire elle-même souvent le dualisme et la valorisation d'un esprit vécu contre le corps jugé limité et pêcheur.

 

Anne Bernet, Enquête sur les anges, Perrin, 1999

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Coin lecture - Communauté : Religions en toute liberté
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