Comme nous l’avons vu précédemment, l’ésotérisme chrétien véritable n’est pas séparé de la Vérité révélée par la doctrine de l’Eglise. Il n’est pas non plus une recherche secrète et vaine de pouvoirs supra-naturels même s’il est vrai que de tels pouvoirs naturels mal connus (comme la télépathie, le décorporation) et des dons préternaturels (les dons préternaturels sont les capacités divines présentes en l’homme mais latentes depuis la chute) existent. Les capacités naturelles non exploitées se développent parfois au cours du cheminement spirituel : télépathie,décorporation, magnétisme, télékinésie… elles proviennent simplement de parties habituellement non usitées du cerveau.
Les dons préternaturels (du latin praeter naturalis, au-delà de la nature) sont présents dans l’âme humaine depuis sa création à l’image de Dieu. Lorsqu’un être humain se rapproche de Dieu, il arrive que le Seigneur « active » les germes présents en lui, souffle sur la braise qui s’enflamme alors en un brasier ardent : ce sont les grandes manifestations accompagnant les Saints (guérison, lévitation, prophéties,…). A des degrés moindres, chacun peut connaître ces cadeaux de Dieu qui se manifestent parfois dans des charismes puissants : dons phénoménales pour les arts, parler en langues, intuitions géniales, découvertes scientifiques.
S’il faut être ouvert aux dons qui nous viennent de Dieu, et que Celui-ci nous accorde en vue d’une mission si humble paraît-elle, la quête de pouvoir n’est jamais un but en soi. Ce serait même contraire au cheminement spirituel.
Aussi, l’ésotériste chrétien ne recherche pas de pouvoir mais simplement à s’ouvrir à la Grâce de Dieu. Pour se faire, il met en œuvres un certains nombres de pratiques :
1) Sacrements : les sacrements de l'Eglise tiennent évidemment une place primordiale dans la vie de l'ésotériste chrétien qui reconnait en eux la plus haute expression du sacré.
2) Prière : la prière et plus particulièrement l’oraison ou la prière du cœur sont la clé de voûte de la pratique spirituelle des ésotéristes chrétiens. Elle est un moyen privilégié pour s’ouvrir aux voies du Seigneur et transformer notre cœur de pierre en cœur de chair.
3) Méditation : la méditation est une technique devenue fort à la mode (il y a des modes positives) grâce au bouddhisme. Elle existe pourtant dans le christianisme des origines où les Pères focalisait le flux de leur pensée sur un mot (le Saint Nom du Christ ou une expression comme « Maranatha ») afin de provoquer un silence ou un vide dans lequel la Présence peut se déployer.
4) L’Astrologie : contrairement aux idées reçues la véritable astrologie fut fort pratiquée au sein de l’Eglise. Totalement différente des horoscopes modernes, elle est surtout utilisée afin de se connaître soi-même ou d’aider les autres à faire de même.
5) L’Attention symbolique : L’ésotériste reconnaît que le symbole est l’un des modes d’expression de Dieu. Comme nous vivons dans une forêt de symboles vivants, il s’exerce à percer le voile des apparences afin de tenter de comprendre ce que Dieu tente de nous faire comprendre au travers de Sa Création. Sa vie devient alors un dialogue permanent avec le Royaume. Les gestes sacrés comme le signe de croix devient alors porteur d’un sens cosmique et divin, il apprend à parler la langue des oiseaux.
6) La Magie Blanche : le terme « magie » a mauvaise presse dans le christianisme qui insiste à juste titre sur la
dangerosité de certaines pratiques. En réalité, la bonne magie consiste simplement à accorder sa volonté à celle du Christ et à utiliser la force de la prière afin de provoquer des
événements bénéfiques pour soi ou pour les autres. Les Apôtres ne font pas autre chose dans la Bible. Autrement dit, la véritable magie blanche consiste à humblement mêler sa volonté
à celle du Seigneur et ne faisant qu’un ouvrir la voie à Son action dans le monde. Ce faisant, elle se confond souvent avec la prière d’intercession car ce n’est pas le pratiquant qui agit
mais Dieu au travers lui.
En définitive, il y a peu de différence entre certaines pratiques monastiques et les pratiques ésotéristes chrétiennes. Ce n’est pas étonnant, recherchant l’illumination intérieur et la Vie dans la Lumière, le moine pourrait être qualifié d’ésotériste – « éso » signifiant « intérieur ».
L’ésotériste chrétien est donc une sorte de moine en ville, ouvert sur son intériorité et dont chacune des actions est motivée par sa vie en Dieu.
Au nombre des idées fausses et des préjugés contre l’Eglise figurent celui d’une
Eglise doloriste refusant la dignité humaine et prônant un acharnement thérapeutique.
Il y a parfois, dans la vie, des causes
et des problématiques auxquelles on ne se serait pas particulièrement intéressé de prime abord. Et puis, le monde et la folie des hommes faisant son chemin, on est forcé de prendre position
tant les passions sont déchaînées, voire violentes. Ainsi en est-il, en ce qui me concerne, de l’homosexualité. Etant désespérément hétérosexuel, j’avoue ne m’être jamais vraiment
intéressé à l’homosexualité, son histoire, son implication sociale, identitaire ou artistique. Faisant partie de la grande majorité d’hétéro, je n’ai pourtant jamais considéré comme
« bizarre » ou « étrange », les gens dont je croisais la route et qui avait fait le choix de l’homosexualité (pour peu qu’il s’agisse d’un choix ?). Après tout, je
fais partie de la petite minorité qui n’aime pas le chocolat et je considérerais comme absurde qu’on me jette la pierre pour ce manque de goût de la fève cacaotée. Les homosexuels ont
toujours été, à mes yeux, comparable à des gens préférant le parfum fraise à celui de vanille… Bref ayant des goûts qui me regardent fort peu et dont, soyons franc, je me contrefiche
totalement !