Non catégorisé

Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 10:15

Comme nous l’avons vu précédemment, l’ésotérisme chrétien véritable n’est pas séparé de la Vérité révélée par la doctrine de l’Eglise.  Il n’est pas non plus une recherche secrète et vaine de pouvoirs supra-naturels même s’il est vrai que de tels pouvoirs naturels mal connus (comme la télépathie, le décorporation) et des dons préternaturels (les dons préternaturels sont les capacités divines présentes en l’homme mais latentes depuis la chute) existent.  Les capacités naturelles non exploitées se développent parfois au cours du cheminement spirituel : télépathie,décorporation, magnétisme, télékinésie… elles proviennent simplement de parties habituellement non usitées du cerveau. 

Les dons préternaturels (du latin praeter naturalis, au-delà de la nature) sont présents dans l’âme humaine depuis sa création à l’image de Dieu.  Lorsqu’un être humain se rapproche de Dieu, il arrive que le Seigneur « active » les germes présents en lui, souffle sur la braise qui s’enflamme alors en un brasier ardent : ce sont les grandes manifestations accompagnant les Saints (guérison, lévitation, prophéties,…).  A des degrés moindres, chacun peut connaître ces cadeaux de Dieu qui se manifestent parfois dans des charismes puissants : dons phénoménales pour les arts, parler en langues, intuitions géniales, découvertes scientifiques.

 

S’il faut être ouvert aux dons qui nous viennent de Dieu, et que Celui-ci nous accorde en vue d’une mission si humble paraît-elle, la quête de pouvoir n’est jamais un but en soi.  Ce serait même contraire au cheminement spirituel.      

 

Aussi, l’ésotériste chrétien ne recherche pas de pouvoir mais simplement à s’ouvrir à la Grâce de Dieu.  Pour se faire, il met en œuvres un certains nombres de pratiques :

1) Sacrements : les sacrements de l'Eglise tiennent évidemment une place primordiale dans la vie  de l'ésotériste chrétien qui reconnait en eux la plus haute expression du sacré.

 

2) Prière : la prière et plus particulièrement l’oraison ou la prière du cœur sont la clé de voûte de la pratique spirituelle des ésotéristes chrétiens.  Elle est un moyen privilégié pour s’ouvrir aux voies du Seigneur et transformer notre cœur de pierre en cœur de chair.

 

3) Méditation : la méditation est une technique devenue fort à la mode (il y a des modes positives) grâce au bouddhisme.  Elle existe pourtant dans le christianisme des origines où les Pères focalisait le flux de leur pensée sur un mot (le Saint Nom du Christ ou une expression comme « Maranatha ») afin de provoquer un silence ou un vide dans lequel la Présence peut se déployer.

 

4) L’Astrologie : contrairement aux idées reçues la véritable astrologie fut fort pratiquée au sein de l’Eglise.  Totalement différente des horoscopes modernes, elle est surtout utilisée afin de se connaître soi-même ou d’aider les autres à faire de même.

 

5) L’Attention symbolique : L’ésotériste reconnaît que le symbole est l’un des modes d’expression de Dieu.  Comme nous vivons dans une forêt de symboles vivants, il s’exerce à percer le voile des apparences afin de tenter de comprendre ce que Dieu tente de nous faire comprendre au travers de Sa Création.  Sa vie devient alors un dialogue permanent avec le Royaume.  Les gestes sacrés comme le signe de croix devient alors porteur d’un sens cosmique et divin, il apprend à parler la langue des oiseaux.

 

6) La Magie Blanche : le terme « magie » a mauvaise presse dans le christianisme qui insiste à juste titre sur la dangerosité de certaines pratiques.  En réalité, la bonne magie consiste simplement à accorder sa volonté à celle du Christ et à utiliser la force de la prière afin de provoquer des événements bénéfiques pour soi ou pour les autres.  Les Apôtres ne font pas autre chose dans la Bible.  Autrement dit, la véritable magie blanche consiste à humblement mêler sa volonté à celle du Seigneur et ne faisant qu’un ouvrir la voie à Son action dans le monde.  Ce faisant, elle se confond souvent avec la prière d’intercession car ce n’est pas le pratiquant qui agit mais Dieu au travers lui.

En définitive, il y a peu de différence entre certaines pratiques monastiques et les pratiques ésotéristes chrétiennes.  Ce n’est pas étonnant, recherchant l’illumination intérieur et la Vie dans la Lumière, le moine pourrait être qualifié d’ésotériste – « éso » signifiant « intérieur ».

L’ésotériste chrétien est donc une sorte de moine en ville, ouvert sur son intériorité et dont chacune des actions est motivée par sa vie en Dieu.

Par Galahad
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 13:45
 

Au nombre des idées fausses et des préjugés contre l’Eglise figurent celui d’une Eglise doloriste refusant la dignité humaine et prônant un acharnement thérapeutique.  Rien ne saurait être plus faux, pour preuve cette note datant de juin 2006, comme quoi il faut toujours se méfier des idées préconcues :

 

« Les évêques catholiques italiens redisent leur refus de l’acharnement thérapeutique, mais aussi de l’euthanasie, dans une « Note pastorale sur la santé », de la commission de la Conférence épiscopale italienne (CEI) pour le Service de la santé.
La protection de la santé doit toujours viser la protection de la vie, rappellent les évêques italiens.
Les évêques mettent en garde sur les risques qui peuvent surgir d’une « attitude prométhéenne » qui « se fait illusion en croyant pouvoir s’emparer de la vie et de la mort ».
Ils diagnostiquent des « symptômes très évidents de cette conception » dans l’acharnement thérapeutique d’une part et de l’autre dans l’euthanasie qui s’inscrivent « dans une certaine suite logique parce que c’est toujours l’homme qui n’accepte pas de se mesurer de façon humaine avec la mort ».
Par l’acharnement thérapeutique, l’homme cherche tous les moyens de repousser la mort, alors que par l’euthanasie, fait remarquer la note, l’homme s’arroge le droit d’anticiper et de déterminer la mort.
Dans les deux cas, font remarquer les évêques, l’homme entend « exercer une domination absolue sur la vie et sur la mort ».
C’est pourquoi ils mettent en garde contre une excessive gestion de la santé comme une « entreprise ».
L’efficacité, font-ils observer, ne peut pas être aux dépens des soins aux personnes. » (Source : Zenit)

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 15:01
1. Monter le son des baffles - 2. Mettre en plein écran - 3. Se laisser porter...
Par Galahad - Communauté : Le Monde Spirituel
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 16:02

Dans un monde malheureusement de plus en plus sécularisé, dans une société européenne et occidentale de plus en plus sujette aux coups de boutoirs d’un islam rigoriste militant et peu spirituel, il est bon et souhaitable que les chrétiens des différentes tendances s’unissent sans se confondrent afin de redonner vigueur au feu christique.  Dans cet ordre d’idée, la rencontre entre Mgr Hilarion et Sa Sainteté me semble une bonne nouvelle :

 

« Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, rencontrera le pape au Vatican lors de sa visite du 15 au 20 septembre annonce l'agence Zenit. "L'archevêque orthodoxe russe rencontrera outre le cardinal Kasper, le cardinal-secrétaire d'État Tarcisio Bertone, et le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, et Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture." Le communiqué du Vatican précise notamment: "cette visite confirmera les rapports d'amitié entre l'Eglise catholique et de l'Eglise orthodoxe russe, sur de solides bases de compréhension et de respect réciproques, dans la perspective d'une collaboration par la présence des Eglises dans la vie des peuples en Europe et dans le monde. »

 

Source : http://www.zenit.org/article-21983?l=french

Par Galahad
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 14:20

De nos jours, un certains nombres d’auteurs écrivent des ouvrages véhiculant l’idée que « la Lumière est en soi », « il suffit de croire pour voir », « s’ouvrir à Dieu, c’est sentir la Présence »… De plus en plus d’auteurs insistent sur ce point, réel au demeurant, que s’ouvrir à la Présence de la Grâce, lui ouvrir les portes, c’est d’une certaine manière prendre conscience de son existence, c’est allumer son feu éternel au centre de l’être.

A juste titre, l’un des lecteurs de ce blog faisait la réflexion qu’il était facile pour ceux qui on conscience de la Lumière de dire « il suffit de le vouloir »… Car certains croyants sincères espèrent avoir conscience de la Grâce toute leur vie sans pour autant jamais ressentir quoique ce soit de particulier.  Après tout l’espoir fait vivre, mais on aimerait de temps à autre avoir une confirmation d’être sur la bonne voie ou du moins avoir un début de confirmation, ne fut-ce que pour fortifier notre foi.  Dans cet ordre d’idée, des tas de gens savent très bien qu’il ne suffit pas toujours de s’ouvrir l’esprit pour pressentir l’Autre. 

Je trouvais l’objection fort pertinente, je vais donc essayer d’y aller de mes petites réflexions…

 

L’idée de la présence divine en chaque être n’est pas nouvelle, elle est même l’un des fondements du christianisme.  Après le départ de Jésus, conformément à Sa promesse, l’Esprit tombe sur les apôtres : « Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait d'exprimer. » (Actes 2 ; 1-4).

Après cet événement, portés par l’Esprit, les Apôtres se rendent aux quatre coins de l’Univers pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Il faut signaler que l’Esprit se manifeste sous la forme de langues de feu qui viennent toucher chacun séparément.  C’est très important, puisque ce détail montre que l’homme possède l’Esprit Saint en tant qu’individu et non en tant que collectivité.  Autrement dit, chaque homme, quelque soit son caractère reçoit à part égal l’Esprit Saint.  Comme un feu couvant sous la cendre, on peut donc dire que chacun du pire au meilleur, possède cette étincelle.  Or, force est de constater que nous ne sommes pas égaux dans la perception de cette flamme.  Untel y sera très sensible, un autre pas du tout, certains ressentiront une Présence diffuse (ou très forte) à certains instants, d’autres hurleront vers un néant glacé d’absurdité, certains se sentiront désespérément seul malgré tout leur désir de croire d’autres vivront avec une chaleur intemporelle au niveau du cœur…  Je me suis  longuement interrogé, sans trouver de réponses satisfaisantes, sur la raison de cette disparité qui prend souvent des allures d’injustices.

 

La capacité de ressentir le numineux serait-elle tout simplement comme les autres qualités, présent à part inégale en chacun ? Après tout, nous n’avons pas tous l’intelligence en même proportion et encore moins la même sorte d’intelligence.  Et on peut faire la même réflexion pour l’imagination, la créativité ou le calme intérieur.

 

Peut-être donc, que l’homme est créé dans une extraordinaire diversité et que la conscience aigue de Dieu ou non fait partie de cette diversité… ?   

Pourtant, je crois plutôt que cette perception de Dieu est comme un sens.  A l’instar de la vue, nous le possédons tous mais contrairement au cinq autres sens, il dort plus ou moins profondément selon les individus.  L’organe de ce sens est le cœur, ce cœur que notre état d’exilés a changé en pierre.  Lorsqu’on dit, il faut s’ouvrir à Dieu pour percevoir la Présence, c’est plutôt qu’il faut changer notre cœur de pierre en cœur de chair afin de raviver l’acuité de notre perception.

Et tout le monde peut théoriquement y parvenir. 

Certes ce travail de transmutation n’est pas facile et peut prendre de nombreuses années, toute la vie en fait.  Et certes, la tâche est d’autant plus ardue que nous ne sommes pas éduqués pour, le matérialisme crasse, le rationalisme religieux outré, la crétinerie ambiante et l’égoïsme idolâtre érigé en mode de pensée absolu sont autant de couches inconscientes qui masquent un peu plus la Lumière éternelle en nous.  Certes le peu de pratiques mystiques répandus dans la société (méditation, prière, hésychasme) sont autant d’outils qui manquent à la plupart pour faire le pas décisif, pour tendre la main vers le divin.

Toutefois, je reste persuadé que tout homme a la capacité de restaurer cette conscience, ce lien.

La Voie Royale de la purification du cœur menant à la perception de Dieu est l’Amour.  L’Amour du prochain, l’Amour malgré les désaccords, l’Amour comme force motrice universelle, comme souffle cosmique d’évolution.

Nul besoin d’être sensible psychiquement pour aimer, nul besoin de posséder une force mentale exceptionnelle pour se laisser émerveiller.  Nul besoin non plus nécessairement de multiples incarnations pour y parvenir, ce n’est pas la perfection qu’on cherche mais le petit déclic qui enclenche le processus – après une vie de rapine, de meurtre et de larcins, il n’a fallu qu’un petit déclic au bon larron pour s’ouvrir à l’Amour Infini.  D’accord, malgré sa position inconfortable, il était en bonne compagnie mais nous le sommes aussi, Dieu marche avec nous en permanence.

Alors, on en revient à l’idée, que tout le monde peut y parvenir même si c’est plus facile pour certains que d’autres, il « suffit » de s’ouvrir.  Pour peu qu’on le fasse, l’Amour qui fait tourner les nébuleuses et valser les étoiles peut sans difficulté aucune dissiper les mesquineries qui encombrent notre cœur.  Pour peu qu’on se donne la peine de faire une partie de la route et qu’on fasse l’effort de ne pas se complaire dans ce qui entrave notre cheminement, comme le disait Nicéphore le Solitaire : Revenez donc. Ou plus justement, revenons à nous-mêmes, frères, écartant avec horreur le conseil du ser­pent et l'égarement qui nous porte vers ce qui entraîne au plus bas. Car il n'est pas d'autre voie pour parvenir à la réconciliation et à l'union avec Dieu que de revenir d'abord à nous-mêmes, autant qu'il dépend de nous, ou plutôt d'entrer en nous-mêmes. Et c'est le paradoxe : nous nous séparons de l'égarement, du vain souci du monde, pour parvenir sans concession au Royaume des cieux qui est au-dedans de nous'.

Par Galahad - Communauté : Le Monde Spirituel
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 14:04

On aurait tort de croire que l’ésotérisme chrétien est forcément, per se, séparé du christianisme « officiel ».  On a l’habitude de présenter l’ésotérisme et l’exotérisme comme deux choses totalement distinctes, parallèles, en réalité rien n’est plus faux.

      Toute religion authentique possède son ésotérisme qui est aussi indissociable que la deuxième face d’une pièce.

      En ce qui concerne le christianisme, la plupart des dignitaires de l’Eglise nient l’aspect ésotérique du christianisme, arguant que la Révélation et le Salut apportés par Jésus-Christ étaient destinés à tous et non à une élite.  

 

C’est mal comprendre la notion d’ésotérisme, car si celui-ci se vit parfois dans la discrétion, c’est plus par soucis de protection et de sacralisation que de secret.  En effet, l’ésotérisme est avant tout l’ouverture intérieure à l’essence de la Révélation.  Autrement dit, l’ésotériste chrétien possède le désir de vivre très profondément le Christ en lui.  S’il s’oppose à quelque chose, ce n’est pas aux formes « extérieures » de la liturgie mais à une compréhension qui se limiterait à la superficialité de la liturgie, à sa forme.  L’ésotériste prend conscience que derrière la forme dogmatique ou liturgique transmise par l’Eglise (catholique, orthodoxe et même protestante), il existe une profondeur infinie, un gouffre de Lumière menant au Néant de Dieu, et c’est précisément vers cela que tend l’ésotériste.  Loin de se contenter de la pelure de la pêche, il en recherche le noyau.  Ces deux parties ne sont pas séparées l’une de l’autre, il s’agit toujours du même fruit, du même corps, de la même Révélation.

 

Maître Eckhart, Sainte Hildegarde von Bingen, Saint Grégoire Palamas, Saint Jean Chrysostome, Syméon le Nouveau Théologien, Denis l’Aéropagite et tant d’autres, étaient en réalité des ésotéristes.  Ils surent dirent oui à l’Esprit qui questionne en permanence l’âme et lui demande la permission d’entrer.  Car la véritable connaissance n’est pas acquisition mais déblayement.  Ils transmirent le cœur du christianisme, se firent messager du Verbe, continuateurs de la Parole car ils s’étaient rendus, avec l’aide de la Grâce, au cœur du noyau (ou du miroir) et en étaient revenus avec un fragment de Vérité à semer. 

 

Car finalement, c’est là le but de la quête, non pas accumuler un pouvoir temporel quelconque mais se faire le témoin de la Lumière afin d’en hâter la venue, d’en féconder le monde et de réaliser ces versets d’Isaïe :

 

« Alors s’ouvriront les yeux des aveugles,

Alors s’ouvriront les oreilles des sourds.

Le boiteux bondira comme un cerf,

Et la langue du muet éclatera de joie » (Is 35,5)

 

Toute la vie de ces Saints personnages fut consacrée à transmettre, mais comme l’homme médiocre jalouse ce qu’il ne possède pas lui-même, comme l’homme peureux déteste ce qu’il ne comprend pas, la plupart d’entre eux eurent des problèmes avec leur hiérarchie, voir finirent martyrs.

 

L’homme qui vit le Christ de l’intérieur est un homme véritablement éclairé, dont la conscience est illuminée.  Les décisions et le regard qu’il porte sur le monde, sont motivés par le désir d’incarner le Bien, de faire circuler l’Amour.  Un tel homme a fait éclater les parois étriquées des conventions sociales et humaines, il a pu saisir l’indicible au-delà de la forme, il a pu s’affranchir des coutumes, des interprétations « premier degré », des traditions et des lois délétères, comme le rappelait Saint Paul : « En effet, quand nous vivions selon notre propre nature, les désirs mauvais excités par la loi agissaient dans notre être tout entier et nous produisions ce qui mène à la mort. Mais maintenant, nous sommes libérés de la loi, car nous sommes morts à ce qui nous retenait prisonniers. Nous pouvons donc servir Dieu d'une façon nouvelle, sous l'autorité de l'Esprit Saint, et non plus à la façon ancienne, sous l'autorité de la lettre. » (Rom 7 ; 6)  

 

Mais bien sûr tout le monde n’a pas la vocation de plonger dans les profondeurs de l’âme en quête de la vivifiante racine de l’Esprit. Ceux qui entreprennent activement cette quête font toujours figure d’originaux et malheureusement parmi les autres, épris d’apparence normative, certains se croient obligés de persécuter les questeurs d’absolu.  En Occident, il y eut donc un phénomène de replis parmi ceux qui voulaient aller au-delà des apparences.  Une frange des pèlerins de Lumière se réunit en secret pour pouvoir vivre leur voyage intérieur en toute tranquillité, sans devoir sacrifier leur élan intérieur au formalisme doctrinal le plus sec.  Pourtant, aucun ésotériste chrétien ne renia jamais la base fondamentale de la Révélation chrétienne et la force essentielle des sacrements. 

 

Les assemblées « discrètes » des ésotéristes chrétiens (qu’ils furent alchimistes, illuministes, théosophes, rose-croix, martinistes ou maçons) eurent comme fonction de créer des lieux protégés où l’on pouvait à loisir se concentrer sur l’aspect sacrée, symbolique ou mystique de la Révélation.

 

Il s’agit donc bien d’une expatriation, comme le soulignait le père Jérôme Rousse Lacordaire, et non de la création d’un mouvement parallèle sans aucun rapport.  Il est contre nature de vouloir séparer l’ésotérisme de l’exotérisme.  Certains signes laissent à penser pourtant, que dans les décennies qui viennent, les deux parties du fruit, pourraient à nouveau fusionner.  Certains qui se trouvent sur l’extérieur du fruit, au sein de l’Eglise semblent de plus en plus ardents à plonger dans sa chair pour en chercher la Source et vivre l’Esprit de manière intérieure et vive.  De l’autre côté, de plus en plus de questeurs qui avait abordé la Voie par la lecture des mystiques, s’intéressent aux trésors spirituels contenu dans la liturgie qui se déroule près de chez eux, le dimanche.

Bien sûr il est encore trop tôt pour tirer des conclusions mais on peut espérer que dans les années à venir, le christianisme soit à nouveau irrigué par toute la toute puissance de sa force intérieure et puisse renaître à lui-même, entamant un nouveau cycle de croissance.              
Par Galahad
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 16:54
Par Galahad - Communauté : Communauté spirituelle
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 20:00
 

Il y a parfois, dans la vie, des causes et des problématiques auxquelles on ne se serait pas particulièrement intéressé de prime abord.  Et puis, le monde et la folie des hommes faisant son chemin, on est forcé de prendre position tant les passions sont déchaînées, voire violentes.  Ainsi en est-il, en ce qui me concerne, de l’homosexualité.  Etant désespérément hétérosexuel, j’avoue ne m’être jamais vraiment intéressé à l’homosexualité, son histoire, son implication sociale, identitaire ou artistique.  Faisant partie de la grande majorité d’hétéro, je n’ai pourtant jamais considéré comme « bizarre » ou « étrange », les gens dont je croisais la route et qui avait fait le choix de l’homosexualité (pour peu qu’il s’agisse d’un choix ?).  Après tout, je fais partie de la petite minorité qui n’aime pas le chocolat et je considérerais comme absurde qu’on me jette la pierre pour ce manque de goût de la fève cacaotée.  Les homosexuels ont toujours été, à mes yeux, comparable à des gens préférant le parfum fraise à celui de vanille… Bref ayant des goûts qui me regardent fort peu et dont, soyons franc, je me contrefiche totalement !

 

Or, depuis quelques années, le regain de passion déchaînée vis-à-vis de l’homosexualité est telle que me voilà obligé, chaque fois que l’occasion se présente de prendre la défense de mes frères et sœurs humains ne partageant pas mes goûts, ou comme on dit, mon orientation sexuelle.  A écouter certains, la question de l’homosexualité est la plus gravissime menace à laquelle l’humanité est confrontée ?!? Lorsque la remarque vient d’un barbu qui par ailleurs, lapidera sa femme à la moindre incartade, j’hausse les épaules,  ne m’étonne de rien et prie pour que l’humanité soit délivrée de son ignorance.  Lorsque ça vient du Grand Prêtre de Rome en personne ou de l’un de ses séides, j’avoue que je m’étonne… Le temps, que je croyais révolu, où l’on brûlait des femmes avec une perversité sexuello-machiste se poursuivrait-il par un âge tout aussi sombre où l’on condamne sans raison ceux qui affichent des goûts différents de la majorité, par simple soucis normatif ? Et moi qui pensais vivre dans une civilisation…une vraie, diversifiée, là où tout le monde peut-être soi même, où tout le monde peut-être sincère… non? j'ai dû rêver !   

 

Voici donc, une nouvelle que je considère comme bonne, voire rafraîchissante :            

 

« L'église protestante luthérienne américaine, forte de 4,6 millions de membres aux Etats-Unis, accepte désormais que des pasteurs homosexuels vivant en couple exercent en son sein.

L 'Evangelical Lutheran Church in America (ELCA), formée de quelque 10.000 congrégations aux Etats-Unis, a voté vendredi 21 août à 559 voix contre 451, au terme d'un débat passionné, un texte autorisant que des pasteurs "vivant une relation homosexuelle durable et monogame" exercent au sein de l'église. Nous avons voté "pour donner la possibilité à des pasteurs gays et lesbiennes vivant dans une relation engagée d'exercer dans l'église", a indiqué John Brook, porte-parole de l'ELCA. Les protestants luthériens, qui pratiquent l'eucharistie, acceptaient déjà les pasteurs homosexuels à condition qu'ils vivent dans le célibat.

Des débats intenses


"Nous ne sommes pas les premiers" aux Etats-Unis, a souligné John Brook. Quelques autres églises protestantes, notamment l'Eglise épiscopalienne américaine, autorisent l'ordination de pasteurs homosexuels.
Les débats relatifs au vote du texte ont été intenses "mais civilisés" selon John Brooke. Parmi les opposants à l'ouverture du ministère pastoral aux homosexuels en couple, le pasteur Richard Mahan de la congrégation de Virginie Occidentale a estimé que cela était contraire aux enseignements de la Bible. "Je ne vois pas comment l'Eglise que je connais depuis 40 ans peut fermer les yeux sur ce que Dieu condamne. Il n'est dit nulle part dans les écritures que l'homosexualité et le mariage entre deux personnes du même sexe est acceptable aux yeux de Dieu", a-t-il déclaré au cours des débats.

Pas de référence au mariage


" C'est ce que Jésus voudrait que l'on fasse" a rétorqué l'évêque d'une congrégation de l'Illinois, évoquant une "question de justice, d'hospitalité". Devant l'écart des positions, des congrégations ont menacé de quitter l'Eglise. La motion votée ne fait néanmoins pas référence au mariage" homosexuel. »

 

Source : Agence Reuters.

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 16:33

Nous vivons une étrange période.  Internet apporte énormément de choses positives dont une ouverture sur le monde et une possibilité d’échanges non négligeable.  On a ainsi pu dire que la Toile était une grosse épine dans le pied des dictatures qui ne pouvaient plus cacher aussi facilement leurs exactions que par le passé.

Le revers de la médaille, c’est que les idées les plus néfastes et les plus obscurantistes se répandent tout aussi vite (sinon plus vite) que les perles de la pensée et de la spiritualité humaine.

Faut-il, au nom de la liberté de pensée, laisser dire tout et n’importe quoi sans réagir, au risque de laisser s’enfler une vague nauséabonde rappelant les époques les plus noires de notre histoire ?  Ma réponse est un non catégorique car finalement, c’est à force de se taire qu’on laisse tout aller à vaux l’eau.

 

Donc, aujourd’hui ma palme de la crétinerie aigue va au conspirationisme et plus particulièrement à celui imbibé d’anti-maçonnisme et d’anti-sémitisme crasse.

Je pensais qu’on avait relégué ce type d’histoire dans un vieux tiroir estampillé « idées périmées »… Mais non, la théorie du complot se porte bien, très bien même.

Pour rappel, le conspirationisme est cette attitude très en vogue qui consiste à voir des complots partout.  Mieux que cela, c’est devenu une véritable philosophie de vie, une manière de voir et d’interpréter le monde. 

Il y a de nombreuses tendances dans le conspirationisme, du plus soft au plus hard, de la plus légitime méfiance par rapport au pouvoir établi et aux cartels financiers aux plus délirantes et débilitantes théories.

 

« Truth is out there », « La vérité est ailleurs » disait Mulder dans la série phare des années 90, X-files.  C’était l’époque où l’on pouvait encore s’intéresser de manière sensée et rationnelle à des phénomènes qui semblaient provoquer le black out des autorités : phénomènes célèstes inexpliqués, manuscrits de la Mer Morte, écrits apocryphes gênants pour Rome et cachés dans la bibliothèque du Vatican, influence de sectes noires dans le IIIe Reich, meurtre de Kennedy et pouvoir réel des corporations, liens entre certaines familles régnantes et la mafia… Autant de faits troublants et de questions légitimes.

Puis tout dérapa, la surenchère commença et la récupération politico-religieuse s’organisa.  Très rapidement, il fut de bon ton de dire qu’une élite dirige le monde en sous-main (les Illuminatis) et que cette élite se rencontre, bien sûr, dans les milieux juifs (ben voyons, original comme bouc émissaire) et maçonnique (tout aussi original)…

Les deux boucs émissaires sortis, on peut alors installer tout le décor de carton pâte qui va avec : sombre et satanique rituel, ennemis du genre humain au machiavélisme infini, races extraterrestres reptiliennes infiltrées…  Je reste pantois devant autant d’énormités, devant autant d’absurdités assénées comme des vérités indéniables… Tout cela pourrait prêter à rire si, loin de toucher quelques allumés, ces idées ne brassaient pas un si large public.  Tout cela pourrait prêter à rire si elles ne traduisaient pas l’anti-maçonnisme et l’anti-sémitisme le plus sombre.

Le pire, c’est qu’on ressort de vieux documents historiques fabriqués par la propagande jésuite, communiste ou nazi et qu’on fait passer pour des vrais.  Ainsi les écrits délirants de Léo Taxil, prêtre défroqué soucieux de revenir dans le giron de l’Eglise, ainsi les protocoles des Sages de Sion utilisés à la fin du XIXe siècle en Russie sont présentés comme des documents authentiques….

 

Puis je repense à la phrase d’un petit moustachu qui disait en substance « plus les mensonges que vous ferez seront énormes, plus on vous croira »… La comparaison n’est pas gratuite car lorsqu’on cherche et qu’on enquête sur les gens qui répandent ce genre de détritus, on se rend compte qu’il s’agit toujours des mêmes milieux nauséabonds : islamistes radicaux, catholiques intégristes, évangéliques excités et bien sûr néo-nazis de tout poil.  Finalement, rien n’a changé, les adversaires du genre humain et de la liberté ont toujours le même discours et les mêmes cibles.  Il est en effet bien connu que les dictatures et les intégrismes s’attaquent toujours en premier aux maçons (défenseurs de la liberté) et aux juifs (éternels boucs émissaires).

 

But de la manœuvre ? Nourrir un sentiment anti occident, anti gouvernemental, anti liberté, anti droit de l’homme (considéré comme le manifeste « satanique » judéo maçonnique par excellence), anti ONU, …. Bref de faire ce pourquoi existent ces organisations néfastes : créer la division entre les hommes.

 

Ce qui me fait le plus rire (jaune), c’est que tous ces groupes rêvent d’instaurer ce que précisément, ils dénoncent soi-disant (procédé classique de transfert psychologique, on accuse l’autre de ce dont on est coupable) : un modèle autoritaire absolutiste et répressif.

 

Car finalement, quand on creuse la littérature de ces groupes, on tombe toujours sur le même schéma et sur le même dieu (qui ne mérite pas de majuscule).  Qu’ils soient djihadistes, lefèbristes ou évangéliques extrêmes, qu’ils soient membres de l’Opus Dei, des Légionnaires du Christ ou d’Al-Quaida, tout ce petit monde défend l’idée du dieu vengeur et sanguinaire !!! Idée malsaine venue du fond des temps, où l’homme tremblait comme une feuille devant les éléments naturels, sacrifiant aux dieux afin d’apaiser leur colère.  Le dieu monothéiste vengeur, jugeant et condamnant ses créatures « déviantes » ne vaut pas mieux que les statues de Baal à qui l’on brûlait des bébés ou les statues de Huitzilopochtli que l’on nourrissait du coeur palpitant des sacrifiés. 

 

Le dieu vengeur et légaliste est un blasphème.  Il n’est qu’une projection des fantasmes malsains d’un groupe d’hommes qui vocifèrent « en dehors de l’Eglise point de salut ! » et qui se considèrent comme les élus au détriment du reste de l’humanité.  Il n’est qu’un instrument pour terroriser les foules et pour étouffer la lumière qui brûle en chacun. 

 

Fantasme de puissance illusoire, blasphème grotesque et morbide, dieu de la lettre morte, coquille morte-vivante, égrégore pathétique, il se nourrit de la peur, de la culpabilité et de la superstition. 

Depuis trop longtemps, il hante les cauchemars des hommes tout comme ses sbires hantent l’histoire, gageons qu’un jour, l’humanité pourra se débarrasser de cette idée-démon et des larbins qui la servent.    

Par Galahad
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 13:36
Un philosophe de génie qui résume admirablement la situation du monde actuel

Par Galahad
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