Art et Culture

Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 17:19

 

Louis-Felix-Amiel--Charlemagne--Empereur-d-Occident--742-8.jpg En ce début d'été, alors que le soleil commence à se montrer, voici que je suis inspiré d'écrire un petit conte en deux parties. Toute ressemblance avec une situation existante n'est pas vraiment fortuite ;-)

 

« Il était une fois un roi très puissant qui avait reçu en héritage le plus beau des Royaumes. Les terres sur lesquelles portait son pouvoir étaient sans fin, elles s'étendaient à perte de vue sous la voûte étoilée qui, la nuit, les berçait de mille feux scintillants. Le jour, c'est un soleil bienfaiteur qui réchauffait le sol et donnait aux choses une couleur vive qui élevait les sens.

Le pouvoir du roi était infini, non seulement parce qu'il possédait une armée innombrable d'ouvriers, de chevaliers et de mages à son service qui pouvaient accomplir tout ce que désirait le souverain mais aussi car il pouvait commander aux êtres et aux choses. On disait que même les astres se pliaient à sa volonté. Malgré sa puissance, le roi n'abusait jamais de son pouvoir, il l'utilisait toujours pour maintenir l'harmonie dans son royaume et faire le bonheur de ses sujets.

Un jour un homme étrange demande une audience. Les gardes hésitent à le faire entrer. Malgré un indéniable charisme, l'homme est en effet bien sombre, étrangement vêtu et ses intentions ne sont pas claires. Le roi, curieux et généreux, veut donner sa chance à l'étranger et le reçoit dans la salle du trône. L'étranger entre, fait quelques pas et s'incline bien bas. Il est vêtu de haillons, ce qui est fort curieux pour le roi qui a toujours veillé à ce que ses sujets ne manquent de rien.

- Qui es-tu ? demande le roi.

- Je suis l'un de vos sujets, Majesté, comme toutes les créatures de ce royaume.

- Pourquoi es-tu vêtu de la sorte ? questionne le roi, la curiosité piquée à vif.

- Nous sommes nombreux à porter des haillons Votre Majesté. Vous ne sortez jamais de votre palais mais, là dehors, tout n'est pas rose.

- Comment ? Pourtant mes envoyés, mes ambassadeurs et les garants de mes décrets me disent que nul ne manque de rien !

- Ils vous mentent, Majesté.

- Impossible ! J'ai moi même été chevaucher dans les plaines d'or ce matin, je n'y ai rien vu d'alarmant.

- Sauf votre respect, vous avez mal regardé Majesté. Les choses vont très très mal. Regardez mes haillons, croyez-vous que je les porte pour mon plaisir ?

- Non bien sûr, mais....

- Écoutez, je vous propose quelque chose, venez avec moi et je vous montrerai la misère de votre Royaume, vous pourrez ainsi arranger les choses. De plus, vous verrez, régner d'en bas est bien plus grisant.

- Ha bon ?

- Mais oui, de là bas tout est beaucoup plus jouissif, on peut vraiment connaître la vie telle qu'elle est. De plus, vous verrez, vous serez vraiment acclamé comme un Roi puissant et admiré.

- Mais je le suis déjà, j'aime mes sujet et mes sujet m'aiment.

- Bien sûr qu'il vous donne l'impression de vous aimer. Mais comment en être sur ? Comment savoir s'ils ne font pas semblant juste parce que vous êtes dans ce grand palais... ?

Le roi fronce les sourcils. Soudain le doute s'installe en lui. Et si l'étranger avait raison ? Et si tout n'était pas vraiment parfait ? A cet instant, il sait qu'il faut qu'il vérifie, que plus jamais il ne pourrait vivre en paix sans savoir si les propos de l'homme sont vrais.

- Bon, très bien, je fais prévenir ma cour et l'on vous suit.

- Mais non, Majesté. Il faut que vous veniez seul. C'est là tout le but de l'exercice. Il faut que vous veniez seul et que vous revêtiez des habits pareils au mien afin de vous fondre dans la population, sinon vous ne pourrez jamais vous rendre compte de la véracité de mes paroles.

Les mots de l'étranger sonnent justes. Il est logique qu'il faille se fondre dans la foule pour prendre conscience des conditions de vie de celle-ci.

- Très bien, je vais prévenir mes couturiers et je vous suis.

- Ne vous donnez pas cette peine, j'ai tout prévu. Voici un habit de mendia 157011_181716435188647_100000508766154_633279_8225694_n.jpg nt.

- Vous êtes vraiment prévoyant, vous alors.

- J'ai à cœur votre situation Majesté, conclus l'homme avec un sourire mystérieux. (à suivre...) »

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 16:11

Voilà une émission qui passe sur Arte dans les jours qui viennent et qui m'a l'air du plus haut intérêt.  N'ayant pas la télédistribution, je ne pourrai la regarder, j'attendrai qu'elle sorte en DVD.

 

 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 13:29

 

Numeriser0002.jpg Voici une lame qui a triste réputation, tant et si bien qu'on ne lui donne pas de nom. On y voit un squelette maniant une faux sur une terre bleue sombre sur laquelle est posés des pieds et des mains semblant implorer le ciel. Dans les coins gauche et droit se trouvent respectivement une tête de femme et une tête d'homme couronné.

Voici donc bien la mort qui fauche indifféremment les humbles et les riches, les anonymes et les célèbres.

 

D'emblée, on remarque également sur la lame des plantes qui germent tels des épis de blé sur cette terre sombre. La terre sombre est souvent symbole de fertilité et de vie, lointain souvenir du Fleuve Nil sortant de son lit une fois l'an et déposant les précieuses alluvions qui fertilisaient la terre sèche.

Dans cette antiquité égyptienne, la terre de couleur noire devint tellement synonyme de fertilité qu'elle donna, plus tard, son nom arabe (Al kimia) à la science de la vie par excellence, l'alchimie.

La lettre hébraïque associée à la treizième lame du tarot est la lettre Mem, lettre mère par excellence car symbolisant l' « Eau » de laquelle tout naît.

Le message est ici clair : de la putréfaction, de la mort naît la vie ! Voilà une assertion qui peut surprendre quelqu'un de matérialiste mais qui ne surprend pas le spirituel familier de l’Écriture et de l'observation du grand Livre de la Nature. Celui-là se souviendra de la réponse de Jésus à Nicôdème :

 

« Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis : à moins de naître de nouveau, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : «  Comment un homme pourrait-il naître s'il est vieux ? Pourrait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? » Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis : nul, s'il ne naît d'eau et d'Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas si je t'ai dit : “Il vous faut naître d'en haut” . » (Jean 3 ; 3 - 7)

 

Dans le monde initiatique, il est courant de symboliser la mort de l'initiable avant de figurer sa renaissance. La mort est l'agent transformant ultime, la pierre alchimique, qui brise tout afin que quelque chose de nouveau puisse prendre place. Ainsi l'initié va livrer à la mort sa vie profane, ses passions plates et ses basses aspirations pour permettre à la Vie et au Désir de Dieu de brûler en lui.

Ainsi la mort physique va laisser place à la Vie éternelle comme le sait chaque chrétien. Car la mort n'est pas naturelle, elle n'est qu'une conséquence absurde de la Chute. C'est pour cette raison que la treizième arcane n'est pas nommée, car nommer, c'est donner l'existence.

Or, la mort n'a pas d'existence réelle, l'ésotériste R.Falconnier aura ces mots très beaux et très justes : « La mort n'est qu'un fantôme de l'ignorance, et les yeux que l'on ferme en ce monde se rouvrent dans un autre ; l'âme, parcelle du souffle divin est immortelle. Le sage ne craint pas la mort, car mourir c'est savoir. »

 

C'est que « Dieu n'a pas fait la mort, Il ne Se réjouit pas de la perte des vivants. Il a tout créé pour que tout subsiste ; les créatures du monde sont salutaires, en elles il n'est pas substance destructrice. »(Sg 1 ; 13-14)

Tout comme l'ombre est l'absence de lumière et n'existe pas positivement (il n'y a pas de source de ténèbres), tout comme le mal est l'absence de Bien et n'existe pas posi mortwirth.jpeg tivement, la mort est l'absence de Vie et n'existe pas positivement. C'est ce que le Christ montra par sa résurrection, délivrant ceux qui en prennent conscience de la peur de la mort et donc de la mort elle-même.

Ainsi l'Homme créé par et pour Dieu, pour la Lumière est également créé pour l'in corruptibilité et l'immortalité.

C'est en faisant un usage peu avisé de sa liberté, en s’écartant des rayons bienfaisants de sa Source, en faisant un pas vers l'ombre froide que l'Homme fut saisi par la mort et la peur de celle-ci. Ne tient qu'à lui de s'en libérer et de revenir vers la Vie.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 23:44

 

the-pillars-of-the-earth-affiche-poster-01.jpgCe week-end fut entièrement consacré à regarder la série « The Pillars of the Earth » (Les Piliers de la Terre). Série en 8 épisodes tirée du roman du même nom de Ken Follet. Je n'ai pas lu le roman, je ne peux donc dire si la série y est fidèle. Par contre, je eux dire que je n'avais plus été scotché de la sorte devant mon écran depuis la seconde saison de « Rome » que j'avais également avalé en un week-end !

C'est que « The Pillars of the Earth » a tout pour plaire : belle réalisation, superbes acteurs, intrigue captivante, personnages tout en profondeur et surtout très belle évocation de la vie anglaise en ce XIIe siècle, période de construction des cathédrales.

 

L'histoire débute avec le naufrage de la Nef Blanche, noyant les espoirs du roi Henri Ier de voir son fils lui succéder. Ce malencontreux accident provoque une guerre civile connue sous le nom d'Anarchie.

Sur fond de complots politiques et de batailles sanglantes, l'histoire est centrée sur le personnage de Tom Builder, maçon pauvre mais doué dont le rêve est d'ériger une cathédrale. Du moins Tom rêve-t-il d'en lancer les travaux puisque la construction de ces maisons de Dieu prenait plusieurs dizaines d'années. Et la série de montrer les difficultés rencontrées par les bâtisseurs et d'évoquer très joliment les implications spirituelles de pareille œuvre.

Tous ceux que ce sujet en particulier ou le Moyen Age en général intéressent ne doivent manquer cette série sous aucun prétexte !

 

Voici un avant goût :

 

 

 


Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Quête d'un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 17:47

Historique-de-Jerusalem.jpg "Yerushalaim Shel Zahav", "Jérusalem d'Or" est une chanson écrite par Naomi Shemer en 1967.  Je trouve qu'elle est l'une des chansons évoquant le plus l'âme du peuple juif et la Terre Sainte d'Israël où Dieu choisit de se manifester.

 

Elle est ici interprétée par Ofra Haza.  Les paroles sont traduites en dessous de la vidéo.

 

 

 

L'air des montagnes est pur comme le vin
Et l'odeur des pins
Est portée par le vent du soir
Avec le son des cloches.

Et quand sommeille l'arbre et la pierre
Enfouie dans son rêve,
S'abime la ville solitaire
Un mur dans le cœur.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)

Comme ils sont à sec les puits !
La place du marché est vide.
Et nul œil ne guette le mont du Temple
Dans la Vieille Ville.

Et dans les grottes des rochers
Hurlent les vents
Et nul ne descend vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)

Mais venue aujourd'hui chanter pour toi
Et te tresser des louanges
Je ne suis pas à la hauteur du moindre de tes enfants
ni du dernier des poètes.

Car ton nom brûle les lèvres
Comme le baiser d'un séraphin
Si je t'oublie Jérusalem...
Toi qui es toute d'or.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)

Nous sommes revenus aux puits des eaux,
au marché et sur la place.
Un shofar appelle sur le Mont du Temple
dans la Vieille Ville.

Et dans les grottes des rochers
Des milliers de soleils rayonnent
Nous reviendrons et descendrons vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)


Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 01:10

Du fond du coeur, je voudrais souhaiter un joyeux et lumineux noël à tous les lecteurs de ce blog !!!! A vous tous lecteurs anonymes qui avez visité ces pages plus de 60.000 fois et à vous, fidèles compagnons, qui animez régulièrement ce blog.  Je suis vraiment sincèrement touché par l'intelligence, la pertinence, la chaleur et le lumineux des commentaires qui sont laissés ici.

 

Laissez moi vous offrir cette belle chanson traditionnelle du XVIe siècle, reprise ici par l'excellente Loreena Mc Kennit et dont voici les paroles :

 

"Noel nouvelet! Noel chantons icy;
Devotes gens' rendons a Dieu merci;
Chantons Noel pour le Roi nouvelet;
Noel nouvelet! Noel chantons icy!

En Bethleem' Marie et Joseph vy'
L'asne et le boeuf' l'Enfant couche parmy;
La creche etait au lieu d'un bercelet.
Noel nouvelet! Noel chantons icy!

L'estoile vint qui le jour esclaircy'
Et la vy bien d'ou j'etois departy
En Bethleem les trois roys conduisaient.
Noel nouvelet! Noel chantons icy!

L'un portrait l'or' et l'autre myrrhe aussi'
Et l'autre encens' que faisait bon senty:
Le paradis semblait le jardinet.

Noel nouvelet! Noel chantons icy!

Noel nouvelet! Noel chantons icy!

En douze jours fut Noel accomply;
Par cinq vers sera mon chant finy'
Par chaque jour j'en ai fait un couplet.
Noel nouvelet!

Noel chantons icy!"

 

 

 

 

 


 
Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 16:39

arcana_arcanissima.jpg Au XVIe siècle suite à la redécouverte des manuscrits hermétiques, l’Égypte devient, dans l’imaginaire, la source de toutes les sciences, l’origine de toutes les connaissances occultes et alchimiques.

Ainsi, l’alchimiste Salomon Trismosin dans sa biographie l’Aureum vellus (1598) nous décrit comment il quitte Venise pour des «lieux plus favorables » où on le mit en présence de livres cabalistiques et magiques en langue égyptienne. Il fit immédiatement la traduction en grec et en latin : « c’est ainsi que je mis la main sur le grand trésor des Égyptiens».

Citons encore Blaise de Vigenère (1523-1596) : « …tous les plus beaux et profonds mystères de la Nature, ont été par les Égyptiens pères de toutes sciences, compris sous le fait du Nil. »

D’autres ésotéristes de ce seizième siècle vont trouver l’origine de toute sagesse dans l’hermétisme égyptien.  Signalons à titre d’exemple Fludd et John Dee dont l’influence sur la pensée ésotérique de l’époque fut étudiée par le docteur Yates dans son ouvrage : « La lumière des Rose-Croix » (Yates 1978).

La connaissance ésotérique en général et alchimique en particulier vise à expliquer et à relier l’Homme, la Nature, l’Univers et Dieu. Dès lors qu’on suppose que les Egyptiens avaient scellé leur savoir occulte sous le voile des hiéroglyphes et de leur mythologie, ceux-ci deviennent le point de ralliement d’une connaissance universelle appartenant à l’humanité dans son ensemble.

Giordano Bruno pensait que la sagesse de la religion égyptienne était non seulement acceptable mais aussi à l’origine du Christianisme. Bruno mourut pour avoir prêché une réforme du monde basé sur la sagesse hermétique égyptienne qui seule pouvait concilier les différences de religion.

Dans ce contexte, l’alchimiste Michel Maïer présente un intérêt particulier. Michel Maier fut le premier à faire une lecture alchimique de la mythologie  égyptienne.  De plus ses célèbres emblèmes sont d’un intérêt incontournable pour qui s’intéresse à l’art ésotérique.   

Disciple de Paracelse, secrétaire et médecin de Rodolphe II à Prague, Maier  considérait que l’alchimie était parfaitement maîtrisée par les Égyptiens qui en auraient fait la base de leur civilisation.  Elle serait donc la clef de la compréhension de cette civilisation et son héritage.

L’entête du livre de Maier : Arcana Arcanissima, Hoc est Hieroglyphica Aegyptio-Graeca est l’illustration de l’admiration de celui-ci pour l’Égypte.  Il montre deux obélisques entourant des figures d’Osiris, de Typhon, d’Isis, d’Hercule, de Dyonisos, la représentation d’un Ibis et le taureau Apis (voir illustration au début de l'article). 

Maier utilise Diodore de Sicile comme source d’information mais «… les écrivains païens n’ont pas rapporté les choses dans leur vérité…. Nous, afin d’établir le fondement de la doctrine égyptienne, nous tenons pour assuré, à partir d’innombrables preuves, qu’en Egypte une science enseignant les œuvres très secrètes de la nature, ou médecine d’or, s’est trouvée en usage, surtout chez les philosophes, les prêtres et les rois les plus anciens, lesquels  employèrent pour l’exposer par écrit des signes secrets choisis à partir d’animaux, que les Grecs nommèrent par la suite hiéroglyphes, tandis que pour l’exposer oralement ils usèrent d’allégories tirées de personnages fictifs et de leur exploits… » (Maier 1614, 2) maier37.1220456457.jpg

Maier propose une lecture alchimique des mythes égyptiens (En réalité, c’est surtout à une exégèse de la mythologie grecque que se livre Maïer.  Pour lui, comme pour ses contemporains, la mythologie grecque n’est qu’une transposition de l’égyptienne).  Principalement, le meurtre et la résurrection d’Osiris : « Le membre honteux d’Osiris est cette lie noire et inutile, au moyen de laquelle il a d’abord pris son accroissement, mais qui doit après la dissolution être séparée du reste du corps net et pur » (Maïer 1614, 13)

Les dieux sont les principes cachés intervenant dans la genèse des métaux.  Osiris est la matière première à partir de laquelle on compose la médecine d’or, Isis est le principe qui rassemble et unifie après que Typhon (Seth) ait séparé le souffre combustible de cette matière première.       

Maïer rompt avec l’interprétation évhémériste qui prévalait, selon Sylvain Matton, depuis le Moyen-Age.

Embleme-21.jpeg Les ouvrages de Michel Maïer sont magnifiquement illustrés.  Ces illustrations font parties d’un genre à part entière : les emblèmes.  Pour Jacques van Lennep l’origine des emblèmes est complexe mais :  « Sans doute s’agissait-il pour les humanistes de trouver un équivalent aux hiéroglyphes dont la signification les préoccupait. »

Des ouvrages comme l’ Hypnerotomachia Polophili  de l’Italien Francesco Colonna et paru en 1499, contribuèrent sans doute à augmenter l’intérêt pour l’écriture ancienne dite hiéroglyphique.  De fait, l’ouvrage de Colonna était abondemment illustré et ces illustrations parsemées de signes qu’il appelle lui-même « coelati hieroglyphi, ouero characteri aegyptici ». Ces symboles ont, d’après l’auteur, un caractère allégorique et symbolique.    

L’emblème remporta un certain succès et des éditeurs allemands s’en firent une spécialité : Lucas Jennis et Johann Theodor De Bry.  Tous deux furent les éditeurs de Maïer. 

Les emblèmes de Michel Maïer sont dans le plus pur style des gravures de l’époque.  Et si des sujets égyptiens y sont représentés, ils sont très peu, voire même pas du tout, égyptisants.  Michel Maïer, comme ses contemporains, voit l’Egypte au travers du prisme de ce qu’il connaît mieux, à savoir la tradition et l’art Grec.  Il faut attendre son successeur et disciple spirituel Athanase Kircher pour qu’apparaissent les premiers motifs égyptisants.     

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 18:13
Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 12:36

Intervention du maître sur les myhes fondateurs et la nécéssité de trouver le véritable Moi... superbe !

 

 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 13:29

Les Gnawas sont à l'Islam ce que la Santeria est au Christianisme : l'ancienne religion animiste Yoruba qui s'est mêlée au monothéisme ambiant.  Connus pour leur musique traditionnelle (de très bonne qualité), les Gnawas se mettent aussi au "rap".  Ici une chanson en l'honneur de Lella Aicha Kandisha, Reine des djinns et vengeresse des épouses bafouées.  Un culte lui fut rendu sans interruption pendant des siècles où son nom n'était que murmuré par crainte non seulement des représailles islamiques mais aussi parce qu'à l'image de la Reine des Fées de nos contrées, elle est un esprit ambivalent, très puissant et parfois dangereux... Aujourd'hui, les Gnawas lui rendent hommage de plus en plus ouvertement...

 

 


 
Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés