Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 18:29

vierge-cosmique-copie-1.jpg Sainte Sophie de Constantinople fut érigée en son honneur.  Qui est-elle cette mystérieuse Sainte Sophie qui hante les rêves d’Orient et d’Occident ? Certainement pas une humaine devenue sainte à l’image d’une Thérèse d’Avilla ou d’une Catherine de Sienne.  Non.  Cette Sophia là est tout simplement la Sagesse.  La Sagesse ? Celle que recherche les philosophes depuis l’Antiquité ? Celle, vulgaire, que croient posséder les penseurs actuels lorsqu’ils servent des banalités politiquement corrects et assaisonnées de l’air relativiste du temps ?

Certainement pas.

 

La Sophia est plutôt un lieu ou un état se situant entre Dieu absolument transcendant et le monde matériel immanent.  C’est en Sophia que se déroule toutes les théophanies, toutes les extases, toutes les visions mystiques, c’est en Sophia que prennent corps les noms divins, les anges, les archanges et toutes les réalités spirituelles.  Sophia est l’âme du monde, vibrante et pleine d’une vie spirituelle et divine.  Sophia est le lieu où réside toutes les connaissances où se noue le lien indéfectible entre le l’Univers matériel (phénoménal) et le monde spirituel, la Sophia est ce unit toutes les dimensions crées et incréées, visibles et invisibles.

 

Dans le Livre Saint, la Sagesse se présente elle-même : « Le Seigneur m'a engendrée, prémisse de son activité, prélude à ses œuvres anciennes. J'ai été sacrée depuis toujours, dès les origines, dès les premiers temps de la terre. Quand les abîmes n'étaient pas, j'ai été enfantée, quand n'étaient pas les sources profondes des eaux. Avant que n'aient surgi les montagnes, avant les collines, j'ai été enfantée, alors qu'Il n'avait pas encore fait la terre et les espaces ni l'ensemble des molécules du monde.  Quand Il affermit les cieux, moi, j'étais là,

quand Il grava un cercle face à l'abîme, quand Il condensa les masses nuageuses en haut

et quand les sources de l'abîme montraient leur violence ; quand Il assigna son décret à la mer - et les eaux n'y contreviennent pas - quand Il traça les fondements de la terre. Je fus maître d'œuvre à son côté, objet de ses délices chaque jour, jouant en sa présence en tout temps, jouant dans son univers terrestre ; et je trouve mes délices parmi les hommes. » (Pr 8 ; 22 – 31)

 

L’enjeux d’une réflexion sophiologique est primordial dans le monde désenchanté dans lequel nous vivons.   Peu avant de passer à la Lumière Eternelle, Henri Corbin avait insisté sur la nécessité de « reconquérir une vision perdue qui permette la médiation entre la théologie négative et la théologie affirmative par la présence de Sophia, intermédiaire essentielle entre l’homme et Dieu, permettant un monothéisme pluridimensionnel capable de dissoudre les dualismes et de déterminer un monde médian à la fois corporel et spirituel, l’Ame du monde comme médiatrice entre le transcendant et l’immanent.    

 

N’y aurait-il pas un rapprochement à faire entre le refus borné des autorités ecclésiales catholiques et orthodoxes de consacrer les femmes à la prêtrise et le peu de mise en valeur, dans ces Eglises, de cette tradition de la Sophia pourtant authentique ?

Par Galahad - Publié dans : Esotérisme Chrétien - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 09:18

ursinapp.jpgLe R.E.R, Rite Ecossais Rectifié, est un rameau très particulier dans la franc-maçonnerie universelle.  Fondé en 1778, il affirme son attachement à l'esprit du christianisme, au dévouement à la patrie, au perfectionnement individuel pour le travail que tout homme doit faire sur lui-même et à l'exercice d'une bienfaisance active et éclairée envers tous les hommes. 

 

C’est Jean Baptiste de Willermoz et ses pairs qui insufflèrent aux rituels maçonniques et ce, dès le premier grade, des éléments de l’ésotérisme chrétien et de la pensée de Martinez de Pasqually.  Aujourd’hui, près de deux siècles et demi après sa création, le R.E.R. connaît un succès croissant.  C’est que nos contemporains, en recherche d’une spiritualité solide et profonde, y trouvent une voie noble menant vers la chevalerie intérieure. 

 

Cette instruction à l’usage des apprentis commence par l’histoire et les origines du rite pour ensuite examiner le détail de la symbolique d’initiation au grade d’apprentis.  Un ouvrage véritablement fort utile pour celui qui vient d’être reçu dans une loge ainsi que pour les historiens et les passionnés d’ésotérisme chrétien qui trouveront là de quoi nourrir leurs réflexions.  On ne pourra que conseiller toutefois à celui qui se prépare à entrer, de ne pas lire l’ouvrage afin de se préserver la surprise initiatique qui l’attend.

 

Extrait

 

La façon dont ces questions sont posées, a dû déjà vous faire entrevoir :

Le caractère théiste du R. Rectifié, c'est-à-dire la croyance en un Dieu personnel, et en sa volonté révélée.

L'exigence chrétienne du Rite, déjà formulée par Lord Derwenwater dans « Les devoirs enjoints aux Maçons libres ».

Cette exigence chrétienne est confirmée par le fait que le F. Proposant vous a demandé votre nom de baptême et non votre prénom, et le nom de baptême de votre père.

« Ces trois questions d'ordre qui vous ont été propo­sées à méditer, tendaient à vous faire entrevoir ce que doit être un vrai Maçon, ainsi que la base de tous les devoirs, et le Vénérable Maître vous a à nouveau pré­senté les mêmes objets dans les trois maximes que vous avez reçues dans le cours de vos voyages » (Instruction morale).

 

Pour se procurer l'ouvrage, c'est ICI

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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 13:04

saraetabraham.jpgUne idée-force, une réalisation, une vocation, une création est comme un enfant.   

Tout comme la semence de l’homme pénètre la femme dans (normalement et pour bien faire) un embrasement d’amour reflet corporel et psychique de l’Amour divin, de même l’idée portée par l’Esprit Saint va être insufflée dans le subconscient.

Tout comme l’enfant va grandir dans le secret du sein de sa mère, l’idée-force va mûrir dans la partie féminine de l’être, sa partie secrète, avant d’éclater au grand jour.

Par idée-force, il faut entendre aussi bien une création artistique, qu’une idée de vie, qu’une nouvelle orientation spirituelle, qu’une compréhension plus profonde de la vie…

 

Or donc, voilà donc qu’Abram avait beaucoup de mal à faire naître son idée, à concrétiser et à conscientiser son inspiration et son lien à l’Eternel. 

Car Abram, rude patriarche refuse de s’ouvrir à lui-même, à sa part intérieure, il refuse de la reconnaître comme telle et ainsi de l’épouser : « Dis, je te prie, que tu es ma sœur pour que l'on me traite bien à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. » (Gn 12 ; 13)

Par conséquent, sa part cachée et secrète, son inconscient  Saraï, se morfondait dans la non création, elle avait été frappée de stérilité.  Abram est donc obligé de se tourner vers sa servante, vers une inspiration de seconde zone, afin d’enfanter : « Saraï, femme d'Abram, ne lui avait pas donné d'enfant. Elle avait une servante égyptienne du nom de Hagar, et Saraï dit à Abram : « Voici que le Seigneur m'a empêchée d'enfanter. Va donc vers ma servante, peut-être que par elle j'aurai un fils. » Abram écouta la proposition de Saraï. » (Gn 16 ; 1-2).

 

Mais la destinée d’Abram est de préparer l’avènement du Christ, l’Incarnation du Roi de l’Univers sur Terre puisqu Jésus descend d’Abraham.  C’est l’ « idée-force » d’Abram, son destin, son logos, préparer la venue du Logos Suprême.  Initiateur de la première Alliance terrestre avec Dieu, il est à l’origine de la seconde.  Mais pour se faire, Abram doit s’ouvrir à sa part inconsciente supérieure, à sa part féminine qui sera le réceptacle de l’inspiration divine.  S’il ne le fait pas, il ne fera que se lier à son inconscient inférieur, rebus de la conscience, qui engendrera des formes dévoyées et des idées imparfaites que la Bible nommera Ismaël : « Véritable âne sauvage, cet homme ! Sa main contre tous, la main de tous contre lui, à la face de tous ses frères, il demeure. » (Gn 16 ; 12)

 

C’est au crépuscule de sa vie terrestre, que la vocation divine d’Abram s’épanoui, preuve s’il en est besoin que quelque soit l’âge, même trois jours ou une minute avant sa mort, il n’est jamais trop tard pour se réaliser et pour s’ouvrir à la Grâce inspirante : « Il avait quatre-vingt-dix-neuf ans quand le Seigneur lui apparut et lui dit : « C'est moi le Dieu Puissant. Marche en ma présence et sois intègre.  Je veux te faire don de mon alliance entre toi et moi, je te ferai proliférer à l'extrême. »  Abram se jeta face contre terre, Dieu parla avec lui et dit : « Pour moi, voici mon alliance avec toi : tu deviendras le père d'une multitude de nations. On ne t'appellera plus du nom d'Abram, mais ton nom sera Abraham car je te donnerai de devenir le père d'une multitude de nations et je te rendrai fécond à l'extrême : je ferai que tu donnes naissance à des nations, et des rois sortiront de toi. » (Gn 17 ; 1-6)

 

S’ouvrant à Dieu, Abram devient Abraham, par l’adjonction de la lettre Hé à son nom.  Or, il faut rappeler que la lettre Hé symbolise la fenêtre.  Le changement de nom d’Abram en Abraham, exprime l’ouverture du prophète sur d’autres réalité d’existence, il exprime l’ouverture sur sa part féminine inconnue puisque Saraï change également de nom, également par l’adjonction d’un Hé (Dieu dit à Abraham : « Tu n'appelleras plus ta femme Saraï du nom de Saraï, car elle aura pour nom Sara. (Gn 17 ;15) et lorsque les anges viennent le visiter au chêne de Mamré, Sara se trouve dans la tente, symbole hébreu du temple intérieur.  Abraham est donc prêt à accueillir et à épouser sa part féminine, bref à devenir un être complet dont toutes les parties intérieures sont liées et par conséquent réceptif à la Grâce.

L’ouverture mène à l’harmonisation de l’Être qui rend réceptif à la Source et mène à la joie de la nature divine retrouvée.  Etat d’Être tellement transcendant, tellement beau qu’il s’accompagne d’incrédulité voire d’une certaine appréhension : « Sara se mit à rire en elle-même et dit : « Tout usée comme je suis, pourrais-je encore jouir ? Et mon maître est si vieux ! » Le Seigneur dit à Abraham : « Pourquoi ce rire de Sara ? Et cette question : “Pourrais-je vraiment enfanter, moi qui suis si vieille ? ” Y a-t-il une chose trop prodigieuse pour le Seigneur ? A la date où je reviendrai vers toi, au temps du renouveau, Sara aura un fils. » Sara nia en disant : « Je n'ai pas ri », car elle avait peur. « Si ! reprit-il, tu as bel et bien ri. » (Gn 18 ; 12-15)

 

Le rire de Sara plus qu’un événement est aussi un but à atteindre, celui de l’ouverture sur nous-même, l’ouverture sur notre part divine, l’ouverture sur la Vie et sur les autres.  Le rire de Sara est le rire de l’humanité créatrice et ouverte aux énergies divines, ne tient qu’à nous qu’il soit également le nôtre.

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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /2010 10:30

Bible.gif Quel chrétien n’a jamais lu la Bible et souhaité qu’en plus des commentaires historiques et grammaticaux qui émaillent les plus sérieuses versions, ne se trouvent des commentaires présentant les différentes interprétations du passage lu ? Un Talmud chrétien en somme.  Et bien c’est maintenant chose faite… ou presque.

En 1999, dans la continuité de La Bible de Jérusalem, les dominicains de l’Ecole archéologique et biblique française de Jérusalem ont lancé un projet baptisé La Bible en ses Traditions (Best).

 

Sylvain Stauffer du site Protest Info a eu le privilège d’interviewer l’instigateur du projet, le père Olivier-Thomas Venard :


"Nous voulons présenter non seulement le texte encadré par des notes historico-critiques, comme dans les éditions actuelles, mais aussi toute l’histoire de sa réception, à savoir la manière dont il a été lu depuis qu’il a été produit. Idéalement, ce serait la Bible du 21e siècle, une synthèse de la sagesse qui s’est développée à partir de l’Ecriture dans les siècles qui nous précèdent, et où tout est bien classé, de façon analytique, en trois zones. »

La première partie porte directement sur le texte. Elle propose les variantes de différentes traductions ainsi qu’une annotation philologique. La deuxième traite du contexte, géographique, historique et culturel de production des Ecritures. Enfin, la troisième zone restitue la manière dont les textes ont été lus et produits, dans les traditions juive, patristique, médiévale ou artistique notamment. Un volume de démonstration est déjà disponible sur le site de la Best. On y trouve douze extraits passés au crible selon cette méthode.

On l’aura compris, l’ouvrage est colossal. Des millions d’euros, des centaines de collaborateurs et plusieurs dizaines d’années seront indispensables à l’édification de ce monument. Pour les trois chapitres de la passion selon Matthieu, une vingtaine de scientifiques et cinq ans de travail ont été nécessaires.

 

« Nous avons mis dix ans à élaborer le modèle et plusieurs années à créer le site internet qui va permettre à des savants de toutes origines et de toutes disciplines de collaborer pour fabriquer cet objet », confie le frère dominicain. Les progrès technologiques et l’utilisation d’internet jouent donc un rôle considérable. D’une part, cela permet à des spécialistes du monde entier de s’associer. D’autre part, les fruits de leurs recherches seront intégralement publiés, sans problèmes de stockage.

Enfin, la Best ne restera pas figée et des travaux ultérieurs pourront venir se greffer aux premiers. Et Hervé Ponsot, actuel directeur de l’Ecole, de conclure: « L'École biblique, pour toutes ses activités et recherches comme la Best, vit de dons, selon la tradition mendiante des religieux dominicains qui l'animent. » Les collaborations scientifiques pour la Best sont également recherchées."


Pour avoir une idée de quoi il en retourne, c'est ICI

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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 10:37

ame.jpgEmmanuel Lévinas insiste sur la notion de Révélation individuelle : « Tout se passe comme si chaque personne, par son unicité, assurait la révélation d'un aspect unique de la vérité, et que certains de ses côtés ne se seraient jamais révélés si certaines personnes avaient manqué dans l'humanité. Ceci suggère que la totalité du vrai est faite de l'apport des personnes multiples : l'unicité de chaque écoute portant le secret du texte, la voix de la Révélation précisément en tant qu'inflé­chie par l'oreille de chacun serait nécessaire au Tout de la vérité. »

 

Par parenthèse, je signalerai que dans cette perspective, le dogme de l’Eglise est remis à sa place.  C'est-à-dire qu’il doit être pris comme un ensemble de repères évitant au voyageur de tomber dans l’abîme du n'importe quoi et non comme une route bornée qu’on est condamnée à suivre comme un âne sans cervelle.

 

La Terre est un pays d’exil, une contrée de brumes épaisses où notre perception est malheureusement embrouillée.  Chacun d’entre nous a été créé unique, distinct de ses frères et sœurs, avec un but et un chemin bien à lui : le Roi nous prend chacun par la main pour l’amener à Lui selon la route qui nous convient.  Mais l’esprit enténébré qui est le nôtre, ne perçoit que peu ou prou l’endroit où le Sire nous mène. 

Car encore faut-il insister sur l’importance de ceci : aussi loin puissions-nous aller par nos propres forces, aussi loin puissions nous marcher à l’intérieur de nous-même, il y a des embûches que nous serons incapable de franchir sans aide. Jamais nous ne parviendrons seul au but fixé.  Pour devenir ce que nous sommes, nous devons faire appel à Dieu, au Christ réparateur, seul capable, par sa Grâce sanctifiante, de nous faire franchir tous les obstacles et de nous mener pleinement à la découverte de notre trésor intérieur.

 

« Être soi-même », c’est prendre conscience de ce que nous sommes et donc d’ouvrir les yeux sur la réalité, réalité de notre nature, réalité de notre chemin, réalité de notre vie, réalité des dons enfouis au fond de nous. 

Seul l’humilité peut permettre de déchirer le voile des apparences et la trame des illusions.

L’humilité n’est pas le rabaissement de soi, l’humilité n’est pas la complaisance dans un état de faiblesse ou de culpabilisation.  L’humilité est l’épée qui tranche les faux-semblants car l’humilité est la vérité.  Se voir avec humilité, c’est se voir « en vérité », c’est prendre conscience des vêtements de souillon dont on est vêtu car si on n’en prend pas conscience, jamais on ne pourra sans débarrasser.

C’est aussi prendre conscience des dons et talents dont Dieu nous a doté et les faire croître afin que notre âme soit belle pour la nuit de noces éternelle.

Alors « en toute humilité », « en toute vérité », « en toute simplicité », on sera devenu ce que l’on a toujours été, on aura actualisé ce qui est en nous de toute éternité, en pleine conscience de notre nature profonde et divine.  On tendra, une ultime fois la main vers le Bien Aimé qui y passera l’anneau de l’éternité, scellant ainsi à jamais notre transformation intérieure et notre union à Lui, nous aurons réactualisé notre nature divine, nous serons devenu ce que nous sommes.

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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /2010 13:29

esoetchristiannisme.jpg Voilà un livre essentiel ! Trop souvent, le peuple chrétien et certains hauts responsables des Eglises officielles ont une répulsion par rapport au mot « ésotérisme » et une aversion pour d’autres termes comme « kabbale » ou « magie ».

Par ailleurs, trop souvent, les ésotéristes ont une aversion pour tout ce qui semble trop dogmatique ou trop orthodoxe, certains peuvent même afficher un anticléricalisme prononcé.

 

L’auteur de cet ouvrage est dominicain, docteur en théologie et chargé d’enseignement à l’Institut catholique de Paris.  Fin connaisseur du dogme catholique et de l’histoire occidentale, il nous montre dans un premier temps que l’ésotérisme chrétien (c'est-à-dire la compréhension intérieure du christianisme) existe bien en tant que tel mais qu’il ne se destinait pas à être séparé de sa partie exotérique.  En effet, des hommes comme Marcile Ficin ou Pic de la Mirandole ne voulaient pas se séparer de l’Eglise et de ses sacrements mais voulaient, au contraire, régénérer et respiritualiser une Eglise qui s’était perdue dans les intrigues de palais. 

De même si les tenants de l’école néo-platonicienne professaient l’existence d’une Tradition Primordiale, ce n’était pas pour relativiser les croyances et mettre sur un même pied toutes les religions, mais c’était plutôt pour montrer la prééminence qualitative du christianisme comparée aux autres expressions, valables certes mais moindres, de la Tradition.

 

En ce qui concerne la magie, on sera surpris d’apprendre que l’Eglise ne la condamna pas, ou plutôt qu’elle condamna certaines formes de magie (goétie, nécromancie, magie destinative, divination déterministe) tout en proclamant d’autres formes comme légitime (magie naturelle).

 

Abondamment documenté, admirablement clair dans sa présentation, agréable à lire, ce livre devrait être sur la table de chevet de tous les chrétiens, toutes tendances confondues.  Il devrait être également sur la table de tous les ésotéristes, occultistes, théosophes et anthroposophes.  Les premiers pourraient découvrir la profondeur qu’il existe dans l’ésotérisme chrétien, leur ésotérisme, et sortir des fantasmes au relent de souffre. 

Les seconds prendraient peut-être conscience que bâtir un édifice sans fondations solides revient à se voir disperser par le vent. 

Bref un ouvrage qui tisse des ponts et prépare le retour d’un christianisme intérieur.

 

Extrait

 

Un ésotérisme originairement chrétien.

Si le premier critère de l'ésotérisme chrétien est qu'il ait pour source principale et première le Christ, on ne peut ici faire abstraction de « tout considération historique ou littéraire », et ce d'autant plus que la dimension historique est intrinsèque au christianisme. H est non seulement légitime, niais encore néces­saire de s'interroger sur la réalité historique de la tradition ésotérique depuis le Christ et dans le christianisme.

 

On s'accorde aujourd'hui à reconnaître que dans les premiers siècles du christianisme était commune l'idée que Jésus avait transmis un enseignement secret réserve à quel­ques-uns. Le fait mente que saint Augustin, au tournant des IV-Ve siècles, dénonce ceux qui défendent la réalité de cette tradition témoigne de ce que cette opinion était répandue. Auparavant, plusieurs Pères de l'Eglise, non des moindres, avaient sinon toujours explicitement soutenu l'existence de traditions ésotériques chrétiennes et orthodoxes, du moins distingué entre une tradition écrite et publique et une tradition orale et réservée.

 

Pour se le procurer, c'est ICI

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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 12:56

BannerSeb01.jpg

 

 

 

 

 

 

Chers amis, chers lecteurs,

 

Voici un rêve qui devient en partie réalité ! C’est non sans émotion que je vous annonce l’ouverture de ma librairie « online » :

 

www.lalibrairiedumerveilleux.com

 

Vous y trouverez le meilleur de la spiritualité et de l'imaginaire avec des chroniques et conseils personnalisés.

Ouvrez grandes les portes de féérie, du mystère et du merveilleux ! Consultez les livres de sagesse et parcourez la voie de la Tradition !

Chaque jour, sont proposés des nouveaux ouvrages !


Bien amicalement,


Sébastien.


PS : je compte sur vous pour faire suivre à tous vos contacts ;-)

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /2010 19:16

alchimielennep.jpg L’Alchimie est l’une des expressions majeures de la spiritualité occidentale.  En effet, loin de l’image clichée des faiseurs d’or, fort méprisés par les vrais alchimistes, les alchimistes étaient avant tout des chercheurs d’or intérieur, épris de Dieu et d’absolu, des sages qui cherchaient à s’ouvrir à la Grâce sanctifiante afin de se rapprocher de Dieu, de se transformer eux-mêmes et de sanctifier le monde qui les entoure.

Utilisant, peut-être mieux que quiconque le langage symbolique pour exprimer l’ineffable, l’Alchimie a également produit parmi les plus belles gravures de l’époque médiévale et renaissante.

 

L’ouvrage de Jacques van Lennep est une somme.  Sur plus de 500 pages, l’auteur nous expose l’histoire de l’alchimie, ses principaux principes et ses acteurs prestigieux.  Le livre, grand format, est abondamment illustré par plusieurs centaines de reproductions de gravure en noir et blanc mais aussi en couleurs. 

Publié, il y a vingt ans déjà, Alchimie de Jacques van Lennep reste le livre de référence en matière d’Alchimie et d’ésotérisme occidental en général.  On saluera le style clair et les abondantes références qui en font à la foi un ouvrage agréable à lire et un travail historique de très haut niveau, bref un incontournable comme il en existe peu.

 

Extrait

 

De Salomon Trismosin, l'on ne connaît que le peu révélé dans l'introduction de l’Aureum vellus (la Tovson d'or), publié a Rorschach en 1598.

Sa passion pour l'alchimie naquit le jour où il assista à une transmutation opérée sur le plomb par Flocker, un mineur qui peu après tomba au fond d'un puits de mine, sans avoir pu révéler son secret. Comme la plupart des néophytes. Trismosin se mit alors a voyager. L'on était en 1473. Il arriva chez un droguiste associé à un Juif. Tous deux. qui transmutaient de l’étain en argent en très grande quantité, l'acceptèrent comme aidant jusqu'au jour où il partit pour Venise avec le Juif et une partie de l'argent. Trismosin en profita pour faire tester le métal qui ne résista ni à la coupelle, ni au feu. Déçu, il trouva de l'embauche dans un laboratoire considérable extrêmement bien équipé et fourni en produits de toutes sortes. Il était dirigé par un Allemand, Hans Tauler, qui apprécia le travail de son compatriote. Le propriétaire, Centilon, payait très cher non seulement des livres mais aussi des recettes dont Trismosin put prendre connaissance. Malheureusement, Centilon finit noyé lors d'une fête célébrant les noces du doge et de la mer. Le laboratoire fut fermé et Trismosin reprit son voyage. Au cours de celui-ci, il put prendre  connaissance d'ouvrages en langue égyptienne qui lui révélèrent enfin les secrets de la transmutation.

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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 18:22

1234134940.jpgEn tant qu’être humain, l’Homme fut créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et promis à un destin glorieux, celui d’accomplir les œuvres de Dieu, de percevoir Sa volonté sans intermédiaire, de voir Sa lumière sans voile.

La Chute a provoqué un état d’exil douloureux car elle a opacifié la perception que l’Homme a de Dieu.  L’âme humaine est donc en perpétuel état d’insatisfaction puisque, « créée pour Dieu ».  Plongée dans son aveuglement, l’âme ne découvre que rarement son Créateur, perle de lumière au détour d’une vie chaotique.

Perdue dans le torrent d’une existence sans but apparent, prisonnière des chaînes de ses passions destructrices, l’humanité doit reprendre conscience de l’extraordinaire héritage qui est le sien.  Jamais une société humaine privée de Dieu ne pourra trouver son bonheur car il lui manquera toujours sa principale raison d’être et car elle se perdra toujours en la poursuite de futiles désirs de possession.  Collectivement, il appartient à l’humanité de renouer avec l’extraordinaire destin qui est le sien : être l’agent de la volonté divine dans l’Univers.  Seul une prise de conscience collective permettra de baser les règles de la société non sur la course au profit mais sur une authentique fraternité spirituelle.  Car, ce n’est que tourné vers les Grâces que l’humanité pourra conjuguer une liberté non égotique avec une égalité non uniformisatrice. 

 

Au niveau personnel, la question prend une tournure un peu différente.  On passe du « Qui sommes-nous ? » à « Qui suis-je ? ».  Que suis-je ou qui suis-je en tant qu’individu ?  Car si je suis bien rattaché à une humanité, si je fais partie d’un tout interdépendant, je n’en reste pas moins un individu possédant une conscience et une âme propre.  Lors de la Pentecôte, l’Esprit Saint se posa sur les apôtres sous forme de langues de feu touchant chacun individuellement.  Cette image théophanique montre bien l’importance de  l’individu à jamais uni mais non amalgamé avec ses pairs.  De même que si « Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu », on parle bien d’une union sans confusion.  Le but de notre vie est bien de nous unir à Lui, non de nous y fondre.  La meilleure image reste celle du mariage.  Notre âme doit devenir la fiancée de Dieu, la princesse doit s’unir au Roi pour devenir Reine. Or, pour vivre ce mariage mystique, ces noces chimiques, notre âme doit encore devenir cette princesse belle et sûre d’elle-même qui pourra briller au sein de la cour céleste.

Car pour l’instant nous ne sommes encore qu’une simple souillon rêvant du souverain qui viendra nous ravir sur son cheval blanc.  « Devenir ce que nous sommes », c’est devenir la princesse, c’est actualiser la part divine qui est en nous, c’est abandonner les vieux et sales vêtements pour revêtir le blanc de la lumière, c’est réaliser la theosis, la divinisation de l’être.

 

A chacun de propre possession de lui-même, à chacun de créer et d’innover sans cesse afin de se construire et de faire échec aux pensées préfabriquées.  A chacun de trouver sa place propre et unique, ses devoirs propres et uniques.

A chacun de devenir une incarnation particulière de la Révélation.  Comme le dit Martin Buber à propos du Hassidisme (mais la réflexion est également valable pour le christianisme) :

 

« Pour le hassidisme, chaque personne née en ce monde représente quelque chose de nouveau, quelque chose qui n'existait pas auparavant, quelque chose d'original et d'unique,

(C’est le devoir de toute personne en Israël de savoir apprécier qu'elle est unique en ce monde par son caractère particulier, et qu'il n'y a jamais eu quelqu'un de semblable à elle, car s'il y avait eu quelqu'un de semblable à elle, il n'y aurait eu nul besoin pour elle d'être au monde. Chaque homme pris à part est une créature nouvelle dans le monde, et il est appelé à remplir sa particularité en ce monde. La toute première tache de chaque homme est l'actuali­sation de ses possibilités uniques, sans précédent et jamais renouvelées, et non pas la répétition de quelque chose qu'un autre, fût-ce le plus grand de tous, aurait déjà accompli. C'est cette idée qu'exprime Rabbi Zousya peu avant sa mort « Dans l'autre monde, on ne me demandera pas "Pourquoi n'as-tu pas été Moïse ? On me demandera : « Pourquoi n'as-tu pas été Zousya » »

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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /2010 20:23

Tchaikovsky, Somptueux !

 

Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Religions en toute liberté
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