Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 07:51

Tout est dit dans ce petit film remarquable !

 

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 09:48

hommedieu.jpg Jean Baptiste Willermoz est l’une des figures majeures de l’ésotérisme occidental.  Elève du fameux Martinès de Pasqually, Jean Baptiste Willermoz fut l’instaurateur du Rite Ecossais Rectifié en maçonnerie, créant par là une véritable maçonnerie chrétienne et chevaleresque.

Dans ce livre, le négociant lyonnais se penche sur la nature du Christ, parfaitement Homme et parfaitement Dieu.  Il explique, passages de l’Evangile à l’appui, qu’il existait une alternance de nature au cœur du Rédempteur.  Alors qu’Il fut toujours parfaitement Homme-Dieu, tantôt la nature humaine du Christ s’exprimait davantage, tantôt sa nature divine le faisait.  Ces deux natures se trouvent d’ailleurs exprimées dans les deux parties du nom de l’Envoyé, Jésus se référant à l’homme, le Christ se rapportant au Verbe qui accompagne le Nouvel Adam.

Willermoz reprend ainsi toute la vie du Christ en mettant en exergue, à chaque étape importante, l’une ou l’autre nature. 

 

Le livre de Willermoz s’engage sur un terrain pour le moins glissant : celui de la Nature du Christ.  Qu’on se rappelle les querelles christologiques et les guerres qui s’en suivirent pour qu’on ait une idée de la dangerosité d’une telle entreprise.  Son frère en Christ, Louis Claude de Saint Martin l’avait d’ailleurs mis en garde « Bornez-vous à enseigner la divinité de Jésus-Christ, sa toute puissance, et éloignez autant que vous pourrez l’idée de vos disciples de la recherche de la composition de Jésus-Christ qui a été une pierre d’achoppement pour un si grand nombre. »

Mise en garde sage s’il en est.  Néanmoins, le livre de Jean Baptiste Willermoz est une réflexion pertinente, sensible et profonde sur la vie de l’Envoyé.  Sans jamais tomber dans une théologie vaseuse, ce texte est avant tout le résultat de la méditation d’un homme qui, assurément, mérite une place parmi les grands mystiques chrétiens.  Un ouvrage essentiel pour les ésotéristes chrétiens ainsi que pour les historiens de l’illuminisme.

 

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Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 13:40

 

rosetti-anonciation-copie-1.jpgD’Occident à l’Orient, on fêtait hier Marie, Mère de Dieu.  Et s’il est vrai qu’il existe certaines différences doctrinales entre l’Orient et l’Occident, on s’accorde à reconnaître que Marie n’eut pas la même fin terrestre que le commun.  Ce jour du 15 août commémorant son enlevée au ciel (catholique) ou sa dormition dans le sein du Seigneur (orthodoxe) est une occasion de tourner nos pensées et nos prières vers celle qui fut l’origine de la salvation terrestre.  Rappelons en effet que Dieu n’impose pas à Marie de L’abriter en son sein et de donner naissance à Jésus, il propose par l’intermédiaire de son ange Gabriel et Marie accepte par sa libre volonté (Luc 1 ; 26 – 38).

 

Cette décision libre va changer le cours de l’Histoire des hommes en y faisant entrer Dieu vêtu d’un corps de chair.  Qu’on croit à l’Immaculée conception (doctrine catholique qui fait de Marie, un être à part non touchée par la séparation de l’Homme avec Dieu) ou qu’elle fût une humaine comme les autres, il est certain que le fait que Marie ait porté l’Incarnation de Dieu, l’ait élevé, fréquenté et soutenu jusqu’à la Croix a éveillé complètement son âme.  Les circonstances particulières de son départ montre là une femme pleinement réintégrée dans la dignité première de l’Humanité et régnant à présent sur l’Univers en sa qualité de Reine des Anges.

 

 

Il faut parfois rappeler cette fonction souveraine de celle qui fut la Mère de Dieu sur Terre.  Fonction souveraine et simplicité extrême, telles sont les caractéristiques de la Plus Noble Dame de la Création qui par sa seule présence jette la peur dans le cœur des démons (tout bon exorciste se doit d’avoir une proximité avec Marie afin de se prémunir de l’aura du mal).

Mais loin d’être une Souveraine inaccessible, Marie est une reine à l’écoute de ses frères et sœurs humains dont elle partagea la vie.  Toujours prête à rassurer, toujours prête à intervenir en faveur de tous, elle est la Mère protectrice et la Sœur consolatrice par excellence. 

 

L’Occident comme l’Orient ont tous deux célébrés la Dame Céleste par des chants faisant vibrer l’âme : le Salve Regina pour l’Occident et l’Agni Parthene pour l’Orient.  Je les partage aujourd’hui avec vous et y joint la traduction des paroles :

 

Salve Regina

 

 

 

Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre consolation, notre espoir, salut !

Enfants d'Ève exilés (sur terre), nous crions vers vous ;

Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.

Avocate, tournez vers nous vos yeux compatissants.

Et, après cet exil, faîtes-nous voir Jésus, le fruit béni de vos entrailles.

Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie ! Amen.


 

Agni Parthene

 

 

 

 

1

Ô Vierge Pure, Souveraine, Immaculée et Mère de Dieu.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Ô Vierge Mère Reine, Toison couverte de rosée.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Plus élevée que les cieux, plus brillante que le soleil.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Ô joie des vierges surpassant les chœurs angéliques.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Plus splendide que les cieux, plus pure que la lumière.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Plus sainte que les multitudes des armées célestes.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

2

Marie toujours Vierge, la Souveraine de l'univers.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Épouse Vierge Immaculée, très sainte Reine toute pure.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Marie Épouse Souveraine, la Source de notre joie.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Ô jeune Vierge vénérable, très sainte Mère Impératrice.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Plus vénérable que les Chérubins et combien plus glorieuse

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Que les Séraphins incorporels.

Plus élevée que les Trônes.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

3

Réjouis-Toi, chant des Chérubins. Réjouis-Toi, hymne des Anges.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Cantique des Séraphins. Réjouis-Toi, joie des Archanges.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Réjouis-Toi, Paix et Joie. Réjouis-Toi, Port du Salut.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Du Verbe sainte Chambre nuptiale, Fleur d'incorruptibilité.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Réjouis-Toi, Paradis de joie de l'éternelle vie.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Réjouis-Toi, Arbre de vie et source d'immortalité.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

4

Je Te prie, ô Souveraine, je t'invoque maintenant.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Je Te prie, ô Reine du monde, j'implore Ta grâce.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Ô Vierge pure, vénérable, très sainte Souveraine.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Avec ferveur je Te supplie, ô Temple sanctifié.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Secours-moi, délivre-moi de celui qui me fait la guerre.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

Et fais de moi un héritier de la vie éternelle.

Réjouis-Toi, Épouse inépousée

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 15:21

 

raj_cath_1.JPG Où qu’il s’installe, le christianisme a souvent été source de progrès et d’amélioration des conditions de vie.  C’est également vrai pour la condition de la femme et pour les terres lointaines et non chrétiennes où celle-ci n’est souvent considérée que comme une monnaie d’échange.  Cette news rappelle qu’être chrétien, c’est avant tout être engagé dans le combat pour l’égalité des droits, la justice et l’équité.

 

« L'Église au Bangladesh mène depuis des années une lutte contre la pratique de la dot et contre la violence à l'égard des femmes qui en découle. Un projet de la Caritas a déjà permis d'enrayer cette pratique dans 1.000 villages du pays.

Bien qu'illégale depuis 1980, cette tradition est encore très répandue, surtout dans la partie nord occidentale du Bangladesh, à l'instar d'autres régions du sous-continent indien.

Ce phénomène est la cause, dans le pays, du nombre dramatique d'infanticides chez les petites filles à leur naissance, et de l'escalade, ces dernières années, des avortements sélectifs que favorisent les nouveaux instruments de diagnostic prénatal.

Avoir une fille a souvent un coût insoutenable pour les familles qui, pour payer la dot, s'endettent jusqu'à finir, assez souvent, dans la misère.

Tout aussi dramatique est le sort qui attend les femmes dont la dot est jugée insuffisante, ou dont les parents ne parviennent pas à payer leur dette : uxoricides, maltraitances domestiques, tortures et agressions à l'acide qui, si elles ne tuent pas, défigurent pour la vie, sont à l'ordre du jour dans le pays, même si la presse locale n'en parle que depuis peu de temps.

Face à une pratique aussi difficile à déraciner, souligne l'agence Eglises d'Asie, les paroisses et les organisations catholiques du Bangladesh s'activent notamment sur le front de la sensibilisation.

« Nous tentons d'expliquer aux gens que ce système est négatif et qu'ils doivent l'abandonner pour toujours », explique le père Anthony Sen, curé de paroisse à Thakurgaum.

Dans ce but, Caritas Bangladesh organise des spectacles de Gambhira, des représentations théâtrales traditionnelles à fond musical et de danses, très populaires dans la zone occidentale du pays, à la frontière avec la région indienne du Bengale. Une manière de faire arriver le message aux catégories les moins instruites de la population.

« Nous avions jadis essayé à travers des colloques et des réunions, mais cela n'a pas fonctionné », rapporte le responsable local du projet Caritas, Suklesh George Costa.

Cette nouvelle initiative semble bien foctionner. Dans les villages impliqués dans le projet (environ 1.000), la pratique de la dot a disparu. »

 

Source : Zenit

 

TXT… TXT…

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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 12:58

 

lavieapreslamort.jpg Ce livre de Jean Claude Larchet donne un sentiment mitigé.  Très bien documenté il cite abondamment les textes patristiques nous plongeant au cœur de la pensée orthodoxe.  Jean Claude Larchet a fait là un travail de classement exceptionnel.  Le livre, très clair, propose donc de montrer, à la lumière de ces textes, le devenir de l’âme après la mort.  C’est que, l’orthodoxie n’a rien à envier à la précision du livre des morts tibétain puisqu’on y décrit jour après jour les étapes du voyage de l’âme après la mort.


Et c’est qu’elle passe par des épreuves l’âme du mourant ! Arrivée dans un monde où plus aucune évolution n’est possible (les orthodoxes ne croient pas au Purgatoire), il ne lui reste plus qu’à être confrontée à ses accusateurs démoniaques et à chuter dans l’Hadès si le poids de ses actions mauvaises surpasse celui de ces bonnes actions !!! Même une prise de conscience post mortem de ses erreurs n’y fera rien, les dés sont jetés pour le pauvre bougre… Trois jours après sa mort, l’âme passe par des péages aériens où des démons l’accusent et lui font voir tout le mal qu’elle a fait.  Responsabilisant peut-être, mais un tantinet déprimant.  Par exemple, quand on lit le témoignage de la Bienheureuse Théodora au Xe siècle qui a bien du mal à passer les péages aériens pour quelques chansons paillardes entonnées dans sa jeunesse…  A ce prix là, c’est sûr il ne doit plus y avoir grand monde au Paradis !!!  Jean Claude Larchet a beau, en fin de chapitre, citer Saint Jean Chrysostome qui admet que lui et ses pairs en rajoute une couche sur l’enfer pour des raisons pastorales afin de tenir leurs brebis dans le droit chemin, on ne peut que douter de l’efficacité de ce type de pastorale de la peur qui à mon sens fait pire que bien.


Et c’est bien le bémol de ce livre : on aurait souhaité que Jean Claude Larchet explicite un peu plus les textes qu’il cite.  Car l’auteur a beau dire que le chrétien ne doit pas redouter la mort, que les péages diaboliques sont des expressions symboliques et que Dieu ne juge pas, il ne le dit pas assez !!!  Les commentaires pourtant très intéressants du théologien moderne sont trop timides devant les textes d’époque.  On sent que l’auteur a fait le choix de s’effacer devant ceux-ci, ce qui est regrettable car pour un sujet aussi sensible et délicat que le devenir eschatologique, on ne peut se contenter de textes qui pour poétiques ou beaux qu’ils sont, donnent souvent une impression de simplisme, de superstition et de vision judiciaire de l’après-vie.  On aurait aimé avoir un éclairage moderne, sensible et spirituel de la conception post mortem, voir comment la vision chrétienne était ou non corroborée par les relevés d’expérience NDE effectuée par le docteur Raymond Moody (que Jean Claude Larchet critique mais sans vraiment dire pourquoi…). 


Pourtant, certains passages valent le détour comme celui sur la présence continue de l’hypostase animique dans les restes du mort.  On comprend mieux comment fonctionne les miracles opérés par l’intermédiaire des reliques et l’on comprend bien la résurrection des corps.  Apparemment, pour ces sujets là l’auteur était en confiance, il l’était moins pour l’après vie proprement dite.  Néanmoins, le livre vaut sans doute la peine d’être lu, fut-ce parce qu’aucun ouvrage ne propose d’enseignement si complet et si méthodique sur ce sujet.

 

Extrait

 

Le Jugement particulier comme jugement de l'homme par sa propre conscience.

 

Les considérations précédentes ont amené certains Pères à considérer que le Jugement particulier est, en même temps qu'un Jugement par le Christ ou par les anges qui Lui servent d'intermédiaire, un jugement de l'homme par sa propre conscience. Ainsi, saint Cyrille d'Alexandrie, tout en présentant de manière détaillée l'enseignement sur les postes de péages aériens et le jugement de l'homme par les anges, écrit dans le même texte : « Celui qui nous juge après la mort n'a besoin ni d'accusateurs, ni de témoins, ni de preuves, mais Il met devant les yeux des pécheurs tout ce qu'ils ont dit, fait, ou pensé. » les longues considérations de saint Dorothée de Gaza sur les tourments que subit l'âme en se souvenant des péchés qu'elle a commis sur terre et portant le poids des passions qu'elle a emportées avec elle vont dans le même sens.

 

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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 09:48

...en 3D.  Pas mal fait du tout...

 

 

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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 18:29

 

vierge-cosmique-copie-1.jpg Sainte Sophie de Constantinople fut érigée en son honneur.  Qui est-elle cette mystérieuse Sainte Sophie qui hante les rêves d’Orient et d’Occident ? Certainement pas une humaine devenue sainte à l’image d’une Thérèse d’Avilla ou d’une Catherine de Sienne.  Non.  Cette Sophia là est tout simplement la Sagesse.  La Sagesse ? Celle que recherche les philosophes depuis l’Antiquité ? Celle, vulgaire, que croient posséder les penseurs actuels lorsqu’ils servent des banalités politiquement corrects et assaisonnées de l’air relativiste du temps ?

Certainement pas.

 

La Sophia est plutôt un lieu ou un état se situant entre Dieu absolument transcendant et le monde matériel immanent.  C’est en Sophia que se déroule toutes les théophanies, toutes les extases, toutes les visions mystiques, c’est en Sophia que prennent corps les noms divins, les anges, les archanges et toutes les réalités spirituelles.  Sophia est l’âme du monde, vibrante et pleine d’une vie spirituelle et divine.  Sophia est le lieu où réside toutes les connaissances où se noue le lien indéfectible entre le l’Univers matériel (phénoménal) et le monde spirituel, la Sophia est ce qui unit toutes les dimensions crées et incréées, visibles et invisibles.

 

Dans le Livre Saint, la Sagesse se présente elle-même : « Le Seigneur m'a engendrée, prémisse de son activité, prélude à ses œuvres anciennes. J'ai été sacrée depuis toujours, dès les origines, dès les premiers temps de la terre. Quand les abîmes n'étaient pas, j'ai été enfantée, quand n'étaient pas les sources profondes des eaux. Avant que n'aient surgi les montagnes, avant les collines, j'ai été enfantée, alors qu'Il n'avait pas encore fait la terre et les espaces ni l'ensemble des molécules du monde.  Quand Il affermit les cieux, moi, j'étais là,

quand Il grava un cercle face à l'abîme, quand Il condensa les masses nuageuses en haut

et quand les sources de l'abîme montraient leur violence ; quand Il assigna son décret à la mer - et les eaux n'y contreviennent pas - quand Il traça les fondements de la terre. Je fus maître d'œuvre à son côté, objet de ses délices chaque jour, jouant en sa présence en tout temps, jouant dans son univers terrestre ; et je trouve mes délices parmi les hommes. » (Pr 8 ; 22 – 31)

 

L’enjeux d’une réflexion sophiologique est primordial dans le monde désenchanté dans lequel nous vivons.   Peu avant de passer à la Lumière Eternelle, Henri Corbin avait insisté sur la nécessité de « reconquérir une vision perdue qui permette la médiation entre la théologie négative et la théologie affirmative par la présence de Sophia, intermédiaire essentielle entre l’homme et Dieu, permettant un monothéisme pluridimensionnel capable de dissoudre les dualismes et de déterminer un monde médian à la fois corporel et spirituel, l’Ame du monde comme médiatrice entre le transcendant et l’immanent.    

 

N’y aurait-il pas un rapprochement à faire entre le refus borné des autorités ecclésiales catholiques et orthodoxes de consacrer les femmes à la prêtrise et le peu de mise en valeur, dans ces Eglises, de cette tradition de la Sophia pourtant authentique ?

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 13:04

 

saraetabraham.jpgUne idée-force, une réalisation, une vocation, une création est comme un enfant.   

La semence de l’homme pénètre la femme dans (normalement et pour bien faire) un embrasement d’amour reflet corporel et psychique de l’Amour divin.  De même, l’idée portée, par l’Esprit Saint ,va être insufflée dans le subconscient.

Tout comme l’enfant va grandir dans le secret du sein de sa mère, l’idée-force va mûrir dans la partie féminine de l’être, sa partie secrète, avant d’éclater au grand jour.

Par idée-force, il faut entendre aussi bien une création artistique, qu’une idée de vie, qu’une nouvelle orientation spirituelle, qu’une compréhension plus profonde de la vie…

 

Or donc, voilà donc qu’Abram avait beaucoup de mal à faire naître son idée, à concrétiser et à conscientiser son inspiration et son lien à l’Eternel. 

Car Abram, rude patriarche refusait de s’ouvrir à lui-même, à sa part intérieure.  Il refusait de la reconnaître comme telle et ainsi de l’épouser : « Dis, je te prie, que tu es ma sœur pour que l'on me traite bien à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. » (Gn 12 ; 13)

Par conséquent, sa part cachée et secrète, son inconscient  Saraï, se morfondait dans la non création, elle avait été frappée de stérilité.  Abram est donc obligé de se tourner vers sa servante, vers une inspiration de seconde zone, afin d’enfanter : « Saraï, femme d'Abram, ne lui avait pas donné d'enfant. Elle avait une servante égyptienne du nom de Hagar, et Saraï dit à Abram : « Voici que le Seigneur m'a empêchée d'enfanter. Va donc vers ma servante, peut-être que par elle j'aurai un fils. » Abram écouta la proposition de Saraï. » (Gn 16 ; 1-2).

 

Mais la destinée d’Abram est de préparer l’avènement du Christ, l’Incarnation du Roi de l’Univers sur Terre puisque Jésus descend d’Abraham.  C’est l’ « idée-force » d’Abram, son destin, son logos, préparer la venue du Logos Suprême.  Initiateur de la première Alliance terrestre avec Dieu, il est à l’origine de la seconde.  Mais pour se faire, Abram doit s’ouvrir à sa part inconsciente supérieure, à sa part féminine qui sera le réceptacle de l’inspiration divine.  S’il ne le fait pas, il ne fera que se lier à son inconscient inférieur, rebus de la conscience, qui engendrera des formes dévoyées et des idées imparfaites que la Bible nommera Ismaël : « Véritable âne sauvage, cet homme ! Sa main contre tous, la main de tous contre lui, à la face de tous ses frères, il demeure. » (Gn 16 ; 12)

 

C’est au crépuscule de sa vie terrestre, que la vocation divine d’Abram s’épanoui, preuve s’il en est besoin que quelque soit l’âge, même trois jours ou une minute avant sa mort, il n’est jamais trop tard pour se réaliser et pour s’ouvrir à la Grâce inspirante : « Il avait quatre-vingt-dix-neuf ans quand le Seigneur lui apparut et lui dit : « C'est moi le Dieu Puissant. Marche en ma présence et sois intègre.  Je veux te faire don de mon alliance entre toi et moi, je te ferai proliférer à l'extrême. »  Abram se jeta face contre terre, Dieu parla avec lui et dit : « Pour moi, voici mon alliance avec toi : tu deviendras le père d'une multitude de nations. On ne t'appellera plus du nom d'Abram, mais ton nom sera Abraham car je te donnerai de devenir le père d'une multitude de nations et je te rendrai fécond à l'extrême : je ferai que tu donnes naissance à des nations, et des rois sortiront de toi. » (Gn 17 ; 1-6)

 

S’ouvrant à Dieu, Abram devient Abraham, par l’adjonction de la lettre Hé à son nom.  Or, il faut rappeler que la lettre Hé symbolise la fenêtre.  Le changement de nom d’Abram en Abraham, exprime l’ouverture du prophète sur d’autres réalité d’existence, il exprime l’ouverture sur sa part féminine inconnue puisque Saraï change également de nom, également par l’adjonction d’un Hé (Dieu dit à Abraham : « Tu n'appelleras plus ta femme Saraï du nom de Saraï, car elle aura pour nom Sara. (Gn 17 ;15) et lorsque les anges viennent le visiter au chêne de Mamré, Sara se trouve dans la tente, symbole hébreu du temple intérieur.  Abraham est donc prêt à accueillir et à épouser sa part féminine, bref à devenir un être complet dont toutes les parties intérieures sont liées et par conséquent réceptif à la Grâce.

L’ouverture mène à l’harmonisation de l’Être qui rend réceptif à la Source et mène à la joie de la nature divine retrouvée.  Etat d’Être tellement transcendant, tellement beau qu’il s’accompagne d’incrédulité voire d’une certaine appréhension : « Sara se mit à rire en elle-même et dit : « Tout usée comme je suis, pourrais-je encore jouir ? Et mon maître est si vieux ! » Le Seigneur dit à Abraham : « Pourquoi ce rire de Sara ? Et cette question : “Pourrais-je vraiment enfanter, moi qui suis si vieille ? ” Y a-t-il une chose trop prodigieuse pour le Seigneur ? A la date où je reviendrai vers toi, au temps du renouveau, Sara aura un fils. » Sara nia en disant : « Je n'ai pas ri », car elle avait peur. « Si ! reprit-il, tu as bel et bien ri. » (Gn 18 ; 12-15)

 

Le rire de Sara plus qu’un événement est aussi un but à atteindre, celui de l’ouverture sur nous-même, l’ouverture sur notre part divine, l’ouverture sur la Vie et sur les autres.  Le rire de Sara est le rire de l’humanité créatrice et ouverte aux énergies divines, ne tient qu’à nous qu’il soit également le nôtre.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 10:30

 

Bible.gif Quel chrétien n’a jamais lu la Bible et souhaité qu’en plus des commentaires historiques et grammaticaux qui émaillent les plus sérieuses versions, ne se trouvent des commentaires présentant les différentes interprétations du passage lu ? Un Talmud chrétien en somme.  Et bien c’est maintenant chose faite… ou presque.

En 1999, dans la continuité de La Bible de Jérusalem, les dominicains de l’Ecole archéologique et biblique française de Jérusalem ont lancé un projet baptisé La Bible en ses Traditions (Best).

 

Sylvain Stauffer du site Protest Info a eu le privilège d’interviewer l’instigateur du projet, le père Olivier-Thomas Venard :


"Nous voulons présenter non seulement le texte encadré par des notes historico-critiques, comme dans les éditions actuelles, mais aussi toute l’histoire de sa réception, à savoir la manière dont il a été lu depuis qu’il a été produit. Idéalement, ce serait la Bible du 21e siècle, une synthèse de la sagesse qui s’est développée à partir de l’Ecriture dans les siècles qui nous précèdent, et où tout est bien classé, de façon analytique, en trois zones. »

La première partie porte directement sur le texte. Elle propose les variantes de différentes traductions ainsi qu’une annotation philologique. La deuxième traite du contexte, géographique, historique et culturel de production des Ecritures. Enfin, la troisième zone restitue la manière dont les textes ont été lus et produits, dans les traditions juive, patristique, médiévale ou artistique notamment. Un volume de démonstration est déjà disponible sur le site de la Best. On y trouve douze extraits passés au crible selon cette méthode.

On l’aura compris, l’ouvrage est colossal. Des millions d’euros, des centaines de collaborateurs et plusieurs dizaines d’années seront indispensables à l’édification de ce monument. Pour les trois chapitres de la passion selon Matthieu, une vingtaine de scientifiques et cinq ans de travail ont été nécessaires.

 

« Nous avons mis dix ans à élaborer le modèle et plusieurs années à créer le site internet qui va permettre à des savants de toutes origines et de toutes disciplines de collaborer pour fabriquer cet objet », confie le frère dominicain. Les progrès technologiques et l’utilisation d’internet jouent donc un rôle considérable. D’une part, cela permet à des spécialistes du monde entier de s’associer. D’autre part, les fruits de leurs recherches seront intégralement publiés, sans problèmes de stockage.

Enfin, la Best ne restera pas figée et des travaux ultérieurs pourront venir se greffer aux premiers. Et Hervé Ponsot, actuel directeur de l’Ecole, de conclure: « L'École biblique, pour toutes ses activités et recherches comme la Best, vit de dons, selon la tradition mendiante des religieux dominicains qui l'animent. » Les collaborations scientifiques pour la Best sont également recherchées."


Pour avoir une idée de quoi il en retourne, c'est ICI

Par Galahad - Publié dans : Reliance et Société - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 10:37

ame.jpgEmmanuel Lévinas insiste sur la notion de Révélation individuelle : « Tout se passe comme si chaque personne, par son unicité, assurait la révélation d'un aspect unique de la vérité, et que certains de ses côtés ne se seraient jamais révélés si certaines personnes avaient manqué dans l'humanité. Ceci suggère que la totalité du vrai est faite de l'apport des personnes multiples : l'unicité de chaque écoute portant le secret du texte, la voix de la Révélation précisément en tant qu'inflé­chie par l'oreille de chacun serait nécessaire au Tout de la vérité. »

 

Par parenthèse, je signalerai que dans cette perspective, le dogme de l’Eglise est remis à sa place.  C'est-à-dire qu’il doit être pris comme un ensemble de repères évitant au voyageur de tomber dans l’abîme du n'importe quoi et non comme une route bornée qu’on est condamnée à suivre comme un âne sans cervelle.

 

La Terre est un pays d’exil, une contrée de brumes épaisses où notre perception est malheureusement embrouillée.  Chacun d’entre nous a été créé unique, distinct de ses frères et sœurs, avec un but et un chemin bien à lui : le Roi nous prend chacun par la main pour l’amener à Lui selon la route qui nous convient.  Mais l’esprit enténébré qui est le nôtre, ne perçoit que peu ou prou l’endroit où le Sire nous mène. 

Car encore faut-il insister sur l’importance de ceci : aussi loin puissions-nous aller par nos propres forces, aussi loin puissions nous marcher à l’intérieur de nous-même, il y a des embûches que nous serons incapable de franchir sans aide. Jamais nous ne parviendrons seul au but fixé.  Pour devenir ce que nous sommes, nous devons faire appel à Dieu, au Christ réparateur, seul capable, par sa Grâce sanctifiante, de nous faire franchir tous les obstacles et de nous mener pleinement à la découverte de notre trésor intérieur.

 

« Être soi-même », c’est prendre conscience de ce que nous sommes et donc d’ouvrir les yeux sur la réalité, réalité de notre nature, réalité de notre chemin, réalité de notre vie, réalité des dons enfouis au fond de nous. 

Seul l’humilité peut permettre de déchirer le voile des apparences et la trame des illusions.

L’humilité n’est pas le rabaissement de soi, l’humilité n’est pas la complaisance dans un état de faiblesse ou de culpabilisation.  L’humilité est l’épée qui tranche les faux-semblants car l’humilité est la vérité.  Se voir avec humilité, c’est se voir « en vérité », c’est prendre conscience des vêtements de souillon dont on est vêtu car si on n’en prend pas conscience, jamais on ne pourra sans débarrasser.

C’est aussi prendre conscience des dons et talents dont Dieu nous a doté et les faire croître afin que notre âme soit belle pour la nuit de noces éternelle.

Alors « en toute humilité », « en toute vérité », « en toute simplicité », on sera devenu ce que l’on a toujours été, on aura actualisé ce qui est en nous de toute éternité, en pleine conscience de notre nature profonde et divine.  On tendra, une ultime fois la main vers le Bien Aimé qui y passera l’anneau de l’éternité, scellant ainsi à jamais notre transformation intérieure et notre union à Lui, nous aurons réactualisé notre nature divine, nous serons devenu ce que nous sommes.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
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