Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 13:29

esoetchristiannisme.jpg Voilà un livre essentiel ! Trop souvent, le peuple chrétien et certains hauts responsables des Eglises officielles ont une répulsion par rapport au mot « ésotérisme » et une aversion pour d’autres termes comme « kabbale » ou « magie ».

Par ailleurs, trop souvent, les ésotéristes ont une aversion pour tout ce qui semble trop dogmatique ou trop orthodoxe, certains peuvent même afficher un anticléricalisme prononcé.

 

L’auteur de cet ouvrage est dominicain, docteur en théologie et chargé d’enseignement à l’Institut catholique de Paris.  Fin connaisseur du dogme catholique et de l’histoire occidentale, il nous montre dans un premier temps que l’ésotérisme chrétien (c'est-à-dire la compréhension intérieure du christianisme) existe bien en tant que tel mais qu’il ne se destinait pas à être séparé de sa partie exotérique.  En effet, des hommes comme Marcile Ficin ou Pic de la Mirandole ne voulaient pas se séparer de l’Eglise et de ses sacrements mais voulaient, au contraire, régénérer et respiritualiser une Eglise qui s’était perdue dans les intrigues de palais. 

De même si les tenants de l’école néo-platonicienne professaient l’existence d’une Tradition Primordiale, ce n’était pas pour relativiser les croyances et mettre sur un même pied toutes les religions, mais c’était plutôt pour montrer la prééminence qualitative du christianisme comparée aux autres expressions, valables certes mais moindres, de la Tradition.

 

En ce qui concerne la magie, on sera surpris d’apprendre que l’Eglise ne la condamna pas, ou plutôt qu’elle condamna certaines formes de magie (goétie, nécromancie, magie destinative, divination déterministe) tout en proclamant d’autres formes comme légitime (magie naturelle).

 

Abondamment documenté, admirablement clair dans sa présentation, agréable à lire, ce livre devrait être sur la table de chevet de tous les chrétiens, toutes tendances confondues.  Il devrait être également sur la table de tous les ésotéristes, occultistes, théosophes et anthroposophes.  Les premiers pourraient découvrir la profondeur qu’il existe dans l’ésotérisme chrétien, leur ésotérisme, et sortir des fantasmes au relent de souffre. 

Les seconds prendraient peut-être conscience que bâtir un édifice sans fondations solides revient à se voir disperser par le vent. 

Bref un ouvrage qui tisse des ponts et prépare le retour d’un christianisme intérieur.

 

Extrait

 

Un ésotérisme originairement chrétien.

Si le premier critère de l'ésotérisme chrétien est qu'il ait pour source principale et première le Christ, on ne peut ici faire abstraction de « tout considération historique ou littéraire », et ce d'autant plus que la dimension historique est intrinsèque au christianisme. H est non seulement légitime, niais encore néces­saire de s'interroger sur la réalité historique de la tradition ésotérique depuis le Christ et dans le christianisme.

 

On s'accorde aujourd'hui à reconnaître que dans les premiers siècles du christianisme était commune l'idée que Jésus avait transmis un enseignement secret réserve à quel­ques-uns. Le fait mente que saint Augustin, au tournant des IV-Ve siècles, dénonce ceux qui défendent la réalité de cette tradition témoigne de ce que cette opinion était répandue. Auparavant, plusieurs Pères de l'Eglise, non des moindres, avaient sinon toujours explicitement soutenu l'existence de traditions ésotériques chrétiennes et orthodoxes, du moins distingué entre une tradition écrite et publique et une tradition orale et réservée.

 

Pour se le procurer, c'est ICI

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 19:16

alchimielennep.jpg L’Alchimie est l’une des expressions majeures de la spiritualité occidentale.  En effet, loin de l’image clichée des faiseurs d’or, fort méprisés par les vrais alchimistes, les alchimistes étaient avant tout des chercheurs d’or intérieur, épris de Dieu et d’absolu, des sages qui cherchaient à s’ouvrir à la Grâce sanctifiante afin de se rapprocher de Dieu, de se transformer eux-mêmes et de sanctifier le monde qui les entoure.

Utilisant, peut-être mieux que quiconque le langage symbolique pour exprimer l’ineffable, l’Alchimie a également produit parmi les plus belles gravures de l’époque médiévale et renaissante.

 

L’ouvrage de Jacques van Lennep est une somme.  Sur plus de 500 pages, l’auteur nous expose l’histoire de l’alchimie, ses principaux principes et ses acteurs prestigieux.  Le livre, grand format, est abondamment illustré par plusieurs centaines de reproductions de gravure en noir et blanc mais aussi en couleurs. 

Publié, il y a vingt ans déjà, Alchimie de Jacques van Lennep reste le livre de référence en matière d’Alchimie et d’ésotérisme occidental en général.  On saluera le style clair et les abondantes références qui en font à la foi un ouvrage agréable à lire et un travail historique de très haut niveau, bref un incontournable comme il en existe peu.

 

Extrait

 

De Salomon Trismosin, l'on ne connaît que le peu révélé dans l'introduction de l’Aureum vellus (la Tovson d'or), publié a Rorschach en 1598.

Sa passion pour l'alchimie naquit le jour où il assista à une transmutation opérée sur le plomb par Flocker, un mineur qui peu après tomba au fond d'un puits de mine, sans avoir pu révéler son secret. Comme la plupart des néophytes. Trismosin se mit alors a voyager. L'on était en 1473. Il arriva chez un droguiste associé à un Juif. Tous deux. qui transmutaient de l’étain en argent en très grande quantité, l'acceptèrent comme aidant jusqu'au jour où il partit pour Venise avec le Juif et une partie de l'argent. Trismosin en profita pour faire tester le métal qui ne résista ni à la coupelle, ni au feu. Déçu, il trouva de l'embauche dans un laboratoire considérable extrêmement bien équipé et fourni en produits de toutes sortes. Il était dirigé par un Allemand, Hans Tauler, qui apprécia le travail de son compatriote. Le propriétaire, Centilon, payait très cher non seulement des livres mais aussi des recettes dont Trismosin put prendre connaissance. Malheureusement, Centilon finit noyé lors d'une fête célébrant les noces du doge et de la mer. Le laboratoire fut fermé et Trismosin reprit son voyage. Au cours de celui-ci, il put prendre  connaissance d'ouvrages en langue égyptienne qui lui révélèrent enfin les secrets de la transmutation.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 18:22

1234134940.jpgEn tant qu’être humain, l’Homme fut créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et promis à un destin glorieux, celui d’accomplir les œuvres de Dieu, de percevoir Sa volonté sans intermédiaire, de voir Sa lumière sans voile.

La Chute a provoqué un état d’exil douloureux car elle a opacifié la perception que l’Homme a de Dieu.  L’âme humaine est donc en perpétuel état d’insatisfaction puisque, « créée pour Dieu ».  Plongée dans son aveuglement, l’âme ne découvre que rarement son Créateur, perle de lumière au détour d’une vie chaotique.

Perdue dans le torrent d’une existence sans but apparent, prisonnière des chaînes de ses passions destructrices, l’humanité doit reprendre conscience de l’extraordinaire héritage qui est le sien.  Jamais une société humaine privée de Dieu ne pourra trouver son bonheur car il lui manquera toujours sa principale raison d’être et car elle se perdra toujours en la poursuite de futiles désirs de possession.  Collectivement, il appartient à l’humanité de renouer avec l’extraordinaire destin qui est le sien : être l’agent de la volonté divine dans l’Univers.  Seul une prise de conscience collective permettra de baser les règles de la société non sur la course au profit mais sur une authentique fraternité spirituelle.  Car, ce n’est que tourné vers les Grâces que l’humanité pourra conjuguer une liberté non égotique avec une égalité non uniformisatrice. 

 

Au niveau personnel, la question prend une tournure un peu différente.  On passe du « Qui sommes-nous ? » à « Qui suis-je ? ».  Que suis-je ou qui suis-je en tant qu’individu ?  Car si je suis bien rattaché à une humanité, si je fais partie d’un tout interdépendant, je n’en reste pas moins un individu possédant une conscience et une âme propre.  Lors de la Pentecôte, l’Esprit Saint se posa sur les apôtres sous forme de langues de feu touchant chacun individuellement.  Cette image théophanique montre bien l’importance de  l’individu à jamais uni mais non amalgamé avec ses pairs.  De même que si « Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu », on parle bien d’une union sans confusion.  Le but de notre vie est bien de nous unir à Lui, non de nous y fondre.  La meilleure image reste celle du mariage.  Notre âme doit devenir la fiancée de Dieu, la princesse doit s’unir au Roi pour devenir Reine. Or, pour vivre ce mariage mystique, ces noces chimiques, notre âme doit encore devenir cette princesse belle et sûre d’elle-même qui pourra briller au sein de la cour céleste.

Car pour l’instant nous ne sommes encore qu’une simple souillon rêvant du souverain qui viendra nous ravir sur son cheval blanc.  « Devenir ce que nous sommes », c’est devenir la princesse, c’est actualiser la part divine qui est en nous, c’est abandonner les vieux et sales vêtements pour revêtir le blanc de la lumière, c’est réaliser la theosis, la divinisation de l’être.

 

A chacun de propre possession de lui-même, à chacun de créer et d’innover sans cesse afin de se construire et de faire échec aux pensées préfabriquées.  A chacun de trouver sa place propre et unique, ses devoirs propres et uniques.

A chacun de devenir une incarnation particulière de la Révélation.  Comme le dit Martin Buber à propos du Hassidisme (mais la réflexion est également valable pour le christianisme) :

 

« Pour le hassidisme, chaque personne née en ce monde représente quelque chose de nouveau, quelque chose qui n'existait pas auparavant, quelque chose d'original et d'unique,

(C’est le devoir de toute personne en Israël de savoir apprécier qu'elle est unique en ce monde par son caractère particulier, et qu'il n'y a jamais eu quelqu'un de semblable à elle, car s'il y avait eu quelqu'un de semblable à elle, il n'y aurait eu nul besoin pour elle d'être au monde. Chaque homme pris à part est une créature nouvelle dans le monde, et il est appelé à remplir sa particularité en ce monde. La toute première tache de chaque homme est l'actuali­sation de ses possibilités uniques, sans précédent et jamais renouvelées, et non pas la répétition de quelque chose qu'un autre, fût-ce le plus grand de tous, aurait déjà accompli. C'est cette idée qu'exprime Rabbi Zousya peu avant sa mort « Dans l'autre monde, on ne me demandera pas "Pourquoi n'as-tu pas été Moïse ? On me demandera : « Pourquoi n'as-tu pas été Zousya » »

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 20:23

Tchaikovsky, Somptueux !

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 12:20

 

booklightmu7.png La Parole de Dieu raisonne dans tout l’Univers, dans le mouvement des étoiles et dans le chant des oiseaux, dans la chaleur du Soleil et dans la caresse de la Lune.  La Parole de Dieu souffle et attise le génie humain.  Elle s’exprime dans les grandes pyramides, la navette Atlantis, la neuvième symphonie de Ludwig von Beethoven, le Requiem de Mozart ou la pensée de Tchouang-tseu.  La Parole de Dieu vit dans l’or des icônes, dans les couleurs des maîtres renaissants et dans le ciseau des sculpteurs égyptiens.  La Parole de Dieu vibre dans les mots de la poésie de Leconte de Lisle, de Novalis, de Taliesin, de Verlaine et dans l’étrangeté des koans zen.

 

Pourtant, Elle palpite au cœur du Livre Saint sur lequel fut construit notre civilisation de liberté et de respect de la personne.  Pourtant Elle palpite au cœur du Livre Saint, Livre des livres, reflet parfait du pouvoir créateur.  Pourtant, Elle palpite au cœur du Livre Saint et contient toute l’Ineffable Lumière manifestée dans les merveilles de la Création.

 

La Parole contenue dans la Bible est toujours et à jamais vivante car expression même de la Parole créatrice.  Notre regard sur cette Parole Sacrée se doit d’être toujours frais, toujours en éveil, toujours enthousiaste afin d’être réceptif à la Vie qui s’en dégage.  Ne laissons pas enfermer l’Esprit de Dieu dans les cadres étriqués de la sècheresse fondamentaliste ou dans les limites finies de la critique historique. 

 

Croire qu’on peut comprendre tout Dieu, tout l’Infini en prenant le texte à la lettre, c’est comme de croire qu’on peut mettre l’Infini dans le fini.  Prétendre que notre petite compréhension limitée peut saisir l’étincelle divine en prenant le Texte au premier degré est simplement de l’idolâtrie.  L’idolâtrie d’un moi qui se croit porte parole de Dieu, simplement parce qu’il sait lire.  Mais lire les mots ne signifie pas en saisir le sens le plus sacré. 

Et croire qu’il n’y a qu’une seule manière lire le Texte Saint, une seule façon d’en interpréter les mots, c’est devenir idolâtre d’une interprétation unique, c’est enfermer la Lumière et l’on sait que « Personne n'allume une lampe pour la recouvrir d'un pot ou pour la mettre sous un lit ; mais on la met sur un support pour que ceux qui entrent voient la lumière »  (Luc 8 :16)

 

Aussi, lire la Bible demande une profonde humilité, une profonde ouverture d’âme afin que l’Esprit y pénètre et nous éclaire.  

 

On dit que Dieu s’est incarné, qu’en Christ, Il s’est fait chair et c’est la vérité.  Mais il ne faut pas oublié qu’Il s’est aussi incarné dans les lettres de l’Ecriture.

En tant que chrétiens, en tant que spiritualiste, il nous appartient d’être réceptif au sacré de l’Ecriture, de nous en nourrir mais aussi d’engager un dialogue avec Elle.  Dialogue qui nous construira et qui fera brûler le feu des mots qui brûle sans se consumer.    

En tant que chrétiens, en tant que spiritualiste, il nous appartient de refaire revivre le sacré de la Bible, il nous appartient sans cesse d’y chercher à saisir la Sagesse, la Force et la Beauté qui s’y trouvent afin de manifester la Parole Vivante et de faire briller sa Lumière sur le Monde. 

 

La lecture et l'interprétation inspirée de la Bible, la lectio divina de la Parole Biblique renseigne sur l’invisible, sur les mondes structurant le Multivers, sur les créatures angéliques qui le peuple, sur la Volonté divine et sur la métahistoire et surtout sur nous-même et notre place dans le monde en tant qu'individu.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 10:56

dljesus.JPGAlors que pour certaines raisons (bonnes et mauvaises) les Eglises chrétiennes instituées ont mauvaise presse.  Alors que ce rejet des institutions ecclésiales a comme corollaire le rejet de Christ, Dieu incarné et que de nombreuses personnes se tournent vers la philosophie bouddhiste, ce petit livre fait merveille pour deux raisons.

D’abord parce qu’il s’agit du compte rendu d’une rencontre qui s’est tenue à l’instigation du Père Laurence Freeman, moine bénédiction dirigeant plusieurs communautés chrétienne de recherche méditative.  Ceci montre, si besoin était, qu’il existe, dans le monde chrétien institutionnel, des personnalités lumineuses qui vont au-delà des préjugés et de l’exclusivisme et qui réfléchissent sur comment s’enrichir des apports de l’autre.

La seconde raison qui fait que ce livre mérite d’être lu, tient à l’extraordinaire personnalité du Dalaï Lama. 

Sans jamais tenter de faire du prosélytisme, insistant sur les différences irréconciliables entre christianisme et bouddhisme, Sa Sainteté livre un regard sur l’Evangile plein de hauteur et de sagesse. 

Véritable échange tourné vers l’enrichissement culturel, ce livre est un baume mis au cœur de ceux qui croient dans le partage fraternel et dans la fécondation mutuelle des traditions spirituelles qui gardent leurs spécificités propres.

Un livre à déguster sans modération, qu’on soit chrétien ou bouddhiste…

 

Extrait

 

Le Dalaï-lama : « Le passage de la transfiguration évoque une nouvelle fois des thèmes com­muns aux grandes traditions religieuses du monde. Ces thèmes communs sont ici la possibi­lité de faire des expériences mystiques de l'ordre de la vision, et l'importance des métaphores telles que les arcs-en-ciel et les nuages, quoique, dans le contexte de cet Évangile, le sens de ces thèmes puisse être légèrement différent du fait de l'unicité accordée à Jésus en tant que Fils de Dieu. Mais en général, pour les bouddhistes, si un pratiquant parvient à un haut degré de réalisation dans son évolution spirituelle, il est possible qu'une telle transformation se manifeste au niveau physique également. Les sutras racontent des histoires sem­blables à propos du Bouddha. Comme dans l'Évangile, elles commencent par nous montrer le Bouddha résidant dans un certain lieu, à un cer­tain moment. Ses disciples — principalement les deux plus éminents, Shariputra et Maudga­lyayana -- remarquent un changement dans l'appa­rence physique du Bouddha. Une lumière irradie de son corps et un sourire singulier illumine son visage. Puis, un des disciples demande au Boud­dha: "Je vois ces changements en toi. Pourquoi surviennent-ils ? Pour quelles raisons? Quelles pensées te traversent l'esprit ? S'il te plaît, réponds-nous." Ces paraboles ressemblent à celles que nous trouvons dans les passages d'Évangile sur la transfiguration.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 15:15

 

bibleequerrecompas.jpgLa critique historique permit de connaître la datation approximative de la Torah et de l’ensemble des textes sacrés du judaïsme et du christianisme connu sous le nom de Bible (Livre).

Pendant longtemps, on avait cru que les livres constituant la Bible avait été rédigé par la main même de Dieu et on en proposait une lecture fondamentale, c'est-à-dire au pied de la lettre, quitte à tomber parfois dans un simplisme d’interprétation outrancier (ce qui est toujours le cas dans les groupes protestants ou autres dit fondamentalistes).

L’exégèse historique de la Bible permit de se rendre compte que les auteurs ayant rédigé le Livre furent multiples et que cette rédaction fut étalée à travers le temps sur plusieurs générations, tant pour l’Ancien Alliance (Testament) que pour la Nouvelle.

Cette conclusion indéniable pour qui possède un peu d’honnêteté intellectuelle fut un bond en avant phénoménal.  Comment en effet ne pas considérer comme un progrès un pas vers la vérité (reflet de la Vérité une), fut-ce-t-elle historique ?

Bien sûr, les conséquences de cette découverte furent également, et malheureusement, un rejet de la validité de la Bible comme texte sacré, une relativisation du Livre Saint relégué désormais au même rang que la poésie d’Homère ou d’Ovide. 

Beaucoup d’esprits soi disant « forts » se dirent alors : « Si la Bible n’a pas été écrite entièrement sous la dictée directe de Dieu par Moïse, elle perd alors son caractère sacré et devient une lettre morte à l’instar de tous les manuscrits poussiéreux qui encombre les bibliothèques. »

 

Grave erreur que celle-là, c’était manquer le coche.

 

Car la Bible n'est pas un recueil de mythe comme les autres, la Bible n'est pas un symbole ! Elle est bien un texte sacré, Elle est bien la Parole de Dieu.  Ho bien sûr pas au mot à mot car il faudrait être certain des mots et maîtriser les langues originelles dans lesquelles ont été rédigé l’ouvrage. 

Et puis tout inspiré qu’il est, le texte fut quand même écrit par un auteur ayant une histoire et une psychologie bien spécifique.   

La Bible est la Parole de Dieu, ni figée ni coercitive car Dieu est liberté, Dieu est infini, Dieu est tout et plus que tout.  La Parole est un marche pied vers les étoiles, une porte menant au Royaume, un chemin vers la réalisation de chacun d’entre nous.  Sait-on assez que la Torah fut écrite en hébreu et qu’en hébreu les voyelles n’existent pas ?  Or selon les voyelles qu’on intercale entre les mots, ceux-ci désignent des choses différentes.

Sait-on que la Torah fut rédigée d’une traite, sans espace entre les mots et sans ponctuation, excepté certains vides nommés paracha ? 

C’est donc au lecteur de se construire son sens, de trouver ses phrases, ses mots, son articulation du texte, c’est au lecteur de s’ouvrir à Dieu qui lui parle, à lui de se rendre fertile à la graine qui tombe poussée par le vent du Verbe afin de produire les fruits de l’Esprit.

 

Au lecteur qui lit le Texte Sacré de se faire reflet de l’infini de Dieu, reflet auquel les parashas, ces vides pleins de sens, l’invitent.

Traditionnellement, les lettres du Texte sont considérées de polarité masculine et les blancs de polarité féminine.  Ces vides femmes, ces vides en creux sont reflets de l’imperfection humaine qui donne naissance à son potentiel de perfectibilité car là où il y a vide, il y a place pour construire.  Ces parashas sont les reflets des vides béants au cœur de l’âme de l’Adam-Eve, ils sont autant de matière à imaginer, à féconder, à créer, à construire en utilisant les lettres constitutives de la Parole. (à suivre…)

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 11:42

Le Notre Père en araméen, superbe !

 

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 11:14

mem.jpgRepliée sur elle-même, Mem est comme le ventre d’une femme où s’accomplit le miracle de la vie.  L’une des trois lettres mère (avec Alef et Shin), Mem est reliée à l’Eau matricielle et primordiale d’où émergent toutes les formes d’existence.  En son sein, s’accomplissent toutes les transformations dont la plus importante, la naissance et la mort.

Car il ne faut pas oublier que la mort fut vaincue par le Christ, elle n’est donc pas néantisation et disparition mais changement d’état, transformation.

Cette transformation n’advient pas uniquement lorsque le corps physique cesse de respirer mais aussi à chaque instant, lorsqu’on laisse la conscience se remettre en question et par transformation successive, naître à un mode de pensée plus élevé.  Il s’agit, non pas d’un mode de pensée dégagé totalement des contingences matérielles, une sorte de fuite ou de prise de refuge sur un nuage doré, car nous vivons dans ce monde fait de contingence et il faut l'accepter. 

Non, la mort de la conscience quotidienne et sa résurrection dans le monde de l’Esprit n’est pas une fuite comparable à celle que procure la drogue ou l’alcool, l’élévation de la conscience permet, au contraire, de se dégager des superficialités pour allez à l’essentiel, de laisser ce qui nous enclave pour ne vivre que pour ce qui nous libère, de vivre plus pleinement, de regarder ce monde avec plus d’acuité, plus d’Amour, plus de profondeur afin d’y discerner la Lumière qui s’y trouve partout présente.  C’est que Saint Paul voulait dire lorsqu’il disait : « Car si vous vivez de façon charnelle, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir votre comportement charnel, vous vivrez. » (Rom 8 ; 13)

 

Remise en question permanente pour renaissance permanente, remise en question permanente pour dilater son cœur de manière permanente afin d’y accueillir l’Univers et son Seigneur et devenir à notre tour, source d’Eau Vive et réunir les Eaux d’en haut avec les Eaux d’en bas. 

Car le Royaume est là, présent en nous, présent au cœur de notre inconscient si bien symbolisé par les profondeurs insondables de l’océan.  En nous, en nos eaux secrète également, notre pouvoir de création, de créativité artistique et spirituelle caché au fond de notre être et que l’on découvre en acceptant de mourir à nous-même afin de renaître à Dieu comme le signifie la valeur numérique de la lettre : 40. 

 

Car qu’est ce que les 40 jours du Déluge sinon une purification intérieure avant une renaissance ?  Qu’est ce les 40 jours que Moïse passa sur la montagne sinon la solitude précédent la rencontre avec Dieu ? Qu’est ce les 40 ans de l’Exode sinon l’abandon des illusions avant d’atteindre la Terre Promise ? Qu’est ce les 40 jours du Christ au désert sinon l’abandon total à Celui qui est Tout ?

 

De mort intérieure en mort intérieure, nous abandonnons le grossier, le vulgaire et l’inutile qui obscurcit nos yeux.  Nous mourons à ce qui nous sépare de notre Source Eternelle et nous revêtons peu à peu le manteau de gloire et de pureté.  De mort intérieure en mort intérieure  nous approchons de la transfiguration et de la conscience de la Vie éternelle.  D’abandon en abandon, d’ouverture à Dieu en ouverture à Dieu, nous nous ouvrons à notre Esprit et à la Source de toute inspiration, nous devenons réellement nous-même et marchons consciemment au côté du Christ.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 17:45

ame-celte.jpg L’âme celte est un livre qui fonctionne comme une porte si l’on est sensible à la beauté de la photographie et au chant de l’âme celte.  Celles-ci parcourent en effet ce livre et nous transportent en plein cœur des légendes celtiques.  L’auteur n’a pas hésité à retravailler ses images sur photoshop afin d’inclure dans les paysages celtiques, des créatures sorties tout droit des tertres et autres sidhs.

Un livre qu’on ne se lasse de feuilleter et de refeuilleter en laissant son esprit être transporter par l’âme celtique.

Le texte retrace les principales légendes celtes, de la naissance de la terre à la quête du Graal, dans un style vif et direct.  De la pointe du Raz à Brocéliande, ce livre est un voyage de l’âme vers les bardes et les contes qui vivront à jamais dans la moindre parcelle de Terre Celte.

Extrait

 

"La journée commençait sous un soleil prometteur.  Torku le Titan entreprit de créer un paysage sur son île, une langue de terre aussi triste et plate qu'une lande sous les vents de l'hiver.  C'était devenu un jeu: un coup de pied par-ci pour creuser un lac, un coup de pied par-là pour bousculer quelques rocs et élever une montagne... Torku et les autres géants ne s'encombraient guère de considérations pratiques pour modeler les reliefs de la Terre Mère. Ils jouaient avec les roches et les eaux comme des chiots avec un morceau de bois.  La Terre Mère se laissait faire, tant elle chérissait ses enfants uniques.  Le soleil finissait sa course sur l'horizon lorsque les premières neiges commencèrent à tomber, couvrant le sommet des montagnes que Torku avait élevées le matin même.  Le géant ne parvenait à détacher ses yeux des scintillants flocons de neige qu'il voyait pour la première fois.  Dès qu'il voulait s'en saisir, les blancs flocons fondaient au creux de son énorme main noire, tandis que la neige, narquoise, chantait sa complainte au géant: "Notre reflet est encore plus insaisissable que celui du cristal, et notre lumière enveloppe l'âme plus sûrement que la froidure enserre le corps..."  

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés