Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 16:07

lettres_hebraiques.jpg Le cœur de la galaxie bat et respire

Inspiration, expiration, les mondes se créent et s’entrechoquent

Et des confins de la toile, souffle une brise de feu

Et au cœur de la toile, se cristallise la glace éternelle

 

Lumières et ombres se conjuguent et s’affrontent

Glace et feu se marient et se déchirent

La Lumière jaillit au cœur de la réalité, là où réside le Mystère

Là où prend naissance la potentialité, au cœur du rêve

 

 

 


Traversant l’espace comme une flèche

Imprégnant le visible et l’invisible

Comme la pluie pénètre le sable

Comme l’air s’infiltre entre les lèvres

 

Du centre du Verbe, un chant terrible retentit,

Il est comme un son regroupant tous les sons,

Comme une symphonie englobant toutes les symphonies

Chant de vie, chant de transformation, chant d’amour, chant de puissance

 

Il raconte comment l’univers fut créé car Il est l’univers

Il est indissociable du réel car Il est le réel

A la fois matière grossière et énergie subtile

Il fait briller les étoiles, flamber les soleils, souffler le vent et pleurer le ciel

 

Porté par ce chant, les anges tissent le Monde en de fins fils d’argent, précieux comme une vie

L’Arbre de Vie y plonge ses racines et en tire sa subsistance

La Lumière du Royaume tresse et imprègne ces notes divines qui deviennent les lettres sacrées  

Les mages du Multivers apprennent à écouter ce chant et se mettre en résonance avec lui

Portés à leur tour, ils reçoivent la Grâce et peuvent modeler le réel

 

Ce chant, cette musique ineffable, est le plus grand des secrets

Car il contient tous les secrets.

Sons mystiques chuchotés dans l’équilibre précaire et éphémère du crépuscule

Signes chantant les couleurs oubliées.

 

Lettres aimées et sacrées

Lettres vibrantes et éternelles

Lettres étoilées et intemporelles      

Lettres dévoilées par les Messagers

 

Le chant des lettres peut se faire entendre à celui qui sait écouter

A qui sait prendre le calice contenant le breuvage de Sagesse

A qui sait poser les questions, à qui n’a pas peur de la peur, à qui est transparent

Qui éclaire l’âme, entrouvre le voile du temps et conduit le chant du Verbe aux mots

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 15:38

sursum.jpgLouis Claude de Saint-Martin, dit le Philosophe Inconnu est l’un des mystiques chrétiens ayant laissé la marque indélébile de sa pensée sur l’Histoire des hommes.  Ceux qui ont approché ses écrits ont été frappés par l’élégance simple du style et par le raffinement dépouillé de la plume.

Certes ce grand illuministe n’est pas toujours d’un abord aisé et souvent l’on peut être rebuté par la densité des idées exprimées, comme si l’esprit du Philosophe Inconnu eut été une jungle touffue, bruissante et emplie d’une Vie spirituelle trop profonde et impénétrable pour le commun des explorateurs spirituels.

De plus, Saint Martin avait une conscience aigue de la Chute et de ce dont l’Homme s’était éloigné en s’incarnant dans la matière.  Cette conscience teinte ses écrits d’une mélancolie prononcée qui flirte souvent avec un pessimisme féroce. 

 

Le livre « Sursum Corda » n’est pas un livre sur Saint-Martin, encore moins un livre de Saint-Martin.  Sursum Corda réussi l’alliage entre ces deux types d’ouvrages.  Roman initiatique, il nous fait découvrir l’homme derrière le mystique.  On s’identifie sans peine à Guillaume de Martignas, personnage fictif mais cherchant passionné, alchimiste et kabbaliste.  La Providence l’amène à rencontrer plusieurs fois Saint-Martin au cours de sa vie.  Ce sont ces rencontres que l’auteur nous décrit, échanges de haut vol, au coin d’une rue ou dans un salon philosophique.  L’auteur place tel quels, dans les dialogues, des passages des ouvrages de Saint-Martin.  Ainsi, sous forme de répliques, la pensée du Philosophe Inconnu se dévoile peu à peu à notre entendement.

  

Il fallait tout le talent d’un martiniste, ayant pénétré en profondeur l’œuvre du théosophe et féru d’histoire pour rendre ainsi vivante l’époque trouble de la révolution française et la pensée foudroyante de Louis Claude de Saint-Martin.

Un ouvrage qui rend superbement hommage à ce grand mystique et qui ne lui aurait certainement pas déplu.

 

Extrait

 

 

Saint-Martin ressent une immense lassitude... Vraiment, il n'a l’âme ni d'un chef ni d'un missionnaire, et ce n'est, de toute façon, ni son ambition ni sa nature, il en convient. Mais la passion cette passion qui lui brûle le coeur et, le plonge à l'instant dans la plus cruelle des incertitudes : le doute ! Ce n'est que deux ans après son admission qu'il a fait la connaissance du Grand Souverain, se souvient-il. Il faut, donc laisser se dérouler la mesure du temps pour prétendre à franchir le portail supérieur... Martignas n'est, pas au bout de ses peines ! Mais lui-même côtoie-t-il le chef véritable de l'Ordre ?

 

Xavier Cuvelier-Roy, Sursum Corda, Diffusion Rosicrucienne, 2003.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 19:33

sainte.sophie-copie-1.jpg Le 7 mai, lors d'une conférence de presse à Thessalonique, Chris Spirou, homme politique américain (ancien dirigeant du parti démocrate du New Hampshire), président de l'association internationale Sainte-Sophie, a annoncé qu'un pèlerinage sera organisé le 17 septembre prochain dans la basilique Sainte-Sophie à Istanbul et qu'au cours de celui-ci la divine liturgie sera célébrée, pour la première fois depuis 557 ans, dans ce lieu. Il en a informé par courrier le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. L'association internationale Sainte-Sophie a été fondée aux États-Unis en 2005 et se propose de restaurer la basilique Sainte-Sophie à Istanbul en tant qu'église orthodoxe.

 

Source : Orthodoxie.com

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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 17:53

large_shen-yun1.jpg

J'ai eu l'occasion de voir ce spectacle hier et je le recommande chaleureusement à tous les amateurs de beau, de vrai, de poésie et d'esthétique.  Succession de tableaux légendaires, traditionnels, ou contemporains, le spectacle est profondément engagé dans la promotion de la spiritualité libre et dans la lutte contre l'oppression.  A voir absolument !

 

 

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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 11:04

yeuxdemachevre.gif Eric de Rosny est un jésuite envoyé en mission au Cameroun dans les années 60.  Le père jésuite découvre un monde dont il ne soupçonnait pas l’existence ni la richesse : celui de la sorcellerie africaine.  Loin de juger ou de jeter l’anathème (ce qui aurait pu être tentant pour un jésuite), Eric de Rosny va tenter de comprendre et de se mettre à la place des sorciers guérisseurs.  Se liant d’amitié avec l’un d’entre eux, il assiste à des rituels impressionnants au cours desquels le bon sorcier va rechercher des âmes retenues prisonnières par des sorciers maléfiques.  Pour mener sa démarche jusqu’au bout, Eric de Rosny ira jusqu’à se faire initier.  Initiation durant laquelle son esprit prendra progressivement la place de celui d’une chèvre pour voir le monde par ses yeux.

Un très bon témoignage, raconté avec sensibilité et sans jugement aucun.

 

Extrait

 

« Contrairement à certaines traditions africaines ou afro-cubaines où ce terme peut désigner l'officiant d'un culte de magie noire, ou indifféremment porté vers le bien et le mal, le nganga Camerounais « fait le bien ». Une étude de ce cas me semble intéressante du point de vue de la connaissance de la pensée sorcière parce que le nganga n'est pas un simple « guérisseur » au sens strictement médical... »

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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 21:00

coffinget


Etrange découverte à Rome :

 

"Lors de fouilles dans le site de Gabies à l'est de Rome, un groupe d'archéologues de l'université du Michigan dirigé par le professeur Nicolas Terranato a mis à jour un sarcophage en plomb d'une demi tonne de l'époque pré-romaine.

Cette matière était toute fois très peu utilisée à cette époque pour la construction des cercueils contrairement au bois, chose qui n'est pas sans soulever de nombreuses interrogations aux seins des chercheurs. Qui se trouve à l'intérieur? Un évêque? Un gladiateur?

C'est à ces questions que vont tenter de répondre les ingénieurs en utilisant des techniques qui préserveront le cercueil de toute ouverture grâce notamment à la thermographie qui consiste à chauffer le cercueil de quelques degrés pour voir les os et les artéfacts. L'endoscopie est une technique également envisageable, consistant à l'introduction d'une mini caméra.

Néanmoins, si ces approches n'offraient pas les réponses escontées, les chercheurs se tourneront alors vers l'IRM mais les conduirait à une opération coûteuse entrainant le déplacement du sarcophage dans un hôpital.

Cependant la connaissance d'une civilisation disparue a-t-elle un prix?"

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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 14:32

L-homme-dieu.jpgAinsi le Maître parla : « De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut pas être mon disciple. » (Luc 14 ; 25-27)

 

Qu’implique de prendre sa croix ? Que signifie se sacrifier à soi même, se pendre à l’Arbre de Vie ?   

Soyons clair et ferme : Prendre sa croix, se suspendre à l’arbre de Vie (et de douleur car sur cette Terre en exil, l’un ne va pas sans l’autre) ne signifie pas s’enfermer dans un quelconque comportement doloriste.  Encore moins s’emmurer dans une acceptation apathique et masochiste des épreuves de la vie, subissant l’adversité avec résignation.  De même, la solution de fuite proposée par le bouddhisme prônant une cessation de l’émotion afin de faire taire la souffrance s’apparente plus à un comportement de lassitude que spirituel et n’est aucunement satisfaisante.

 

N’en déplaise aux pleurnicheurs et à ceux qui cachent leur lâcheté sous le voile de la spiritualité, prendre sa croix, se laisser navrer par la lance du destin ou se crucifier est une attitude de bravoure, volontaire et guerrière.

Car se crucifier, c’est prendre les armes contre nos limitations, contre nos faiblesses.  C’est donc se débarrasser de l’orgueil qui nous empêche de cerner les généraux ennemis de l’intérieurs : complexes, faiblesses, carences, déséquilibre, traumatismes inconscients et leurs cohortes malfaisantes : jalousie, haine, méchanceté, culpabilité, auto-sabordage…  Autant de têtes à l’hydre qui nous barre le passage et dont il faut se débarrasser pour libérer la voie nous menant à la renaissance de nous-même.

Pour combattre un ennemi, il faut d’abord le cerner et l’identifier.  Or seul une grande honnêteté intérieure, une grande clairvoyance, bref une grande humilité peut permettre de se voir tel que l’on est, sans faux-semblants.  Celui que l’on crucifie, c’est l’homme de l’illusion, l’homme du mensonge, celui qui dissimule ses tares années après années, couches après couches se cachant sous un masque acceptable socialement mais tendant des embuscades de plus en plus meurtrières à la conscience.

Celui qui est crucifié, c’est donc le « faux moi », le moi limité et égotique qui empêche à la conscience de prendre son véritable envol.  Cet ego, qui n’est pas l’individu mais sa pâle copie, ne va pas mourir sans résister.  Le changement peut donc provoquer une véritable souffrance mais lorsque ce changement est opéré en profondeur, la mort de l’ego survient alors frappé par le dernier coup de lance.  Et à la mort succède la résurrection dans la gloire et la puissance.         

Libéré de ses chaînes, la conscience pousse un cri de victoire, tel l’aigle s’envolant dans la pâle lumière du matin.  S’ouvrant telle une rose à l’aube, l’âme prend conscience de nouvelles sensations, de nouvelles énergies, de nouveaux territoires jusque là inconnus.  Illuminée, elle atteint une nouvelle étape dans son développement.

Débarrassée de ses mesquineries, l’Homme devient le Roi, roi de sa vie, roi de son univers, étoile parmi les étoiles, il prend enfin la place qui l’attend de toute éternité, sur le trône, à la droite du Père.

La Croix ou la branche du pendu n’est pas un instrument de mort, elle est un instrument de Vie où l’on suspend nos chaînes.  « Prendre notre croix » ne signifie pas porter nos souffrances dans un silence mortificatoire mais bien abandonner l’illusion, se préparer à mourir pour renaître et faire jaillir notre lumière intérieure afin qu’elle puisse éclairer les quatre points cardinaux, c'est-à-dire l’Univers entier !

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 09:40

Voici le trailer d'un curieux DVD intitulé "The Mindscape of Alan Moore".  Il s'agit de l'interview d'Alan Moore, l'un des scénariste de BD les plus talentueux de notre époque et dont les oeuvres ont donné lieu à des adaptations cinématographiques non moins géniales (Watchman, V for Vendetta, From Hell...).  On peut être ou non d'accord avec les idées politiques ou spirituelles fort affirmées d'Alan Moore, il n'empêche que l'on ne peut que reconnaître en lui un grand artiste doublé d'un ésotériste de qualité qui relie consciemment son art à sa pratique ésotérique.  Ses réflexions sur la société et sur la science valent également le détour.  

Sur la version DVD, il y a la possibilité d'avoir les sous-titres en français.

 

 

Par Galahad - Communauté : Autres Mondes...
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 16:47

OdinsInitiationIntoWisdom.jpgL’Europe et la Méditerranée antique et païenne n’ont pas attendu le Christianisme pour faire des découvertes profondes sur l’esprit humain et sur les mondes spirituels.  Les anciens mythes sont autant de symboles enseignant les connaissances sur le Multivers et le monde spirituel.  Signalons au passage qu’on ne peut que regretter que l’Eglise s’est cru obligée, pour s’imposer, de détruire les connaissances des anciens mystères qui avaient le mérite de refléter l’extraordinaire diversité multiverselle.     

Dans la mythologie nordique, le passage du Havamal relatant la quête spirituelle du dieu Odhinn pendu la tête en bas à l’Arbre de Vie, le flanc transpercé d’une lance, exprime parfaitement l’idée véhiculée par la carte du Pendu :

 

«Je sais que je pendis
A l'arbre battu des vents
Neuf nuits pleines,
Navré d'une lance
Et donné à Odin
Moi-même à moi-même donné,
- A cet arbre
Dont nul ne sait
D'où proviennent les racines.

Point de pain ne me remirent
Ni de coupes;
Je scrutai en dessous,
Je ramassai les runes,
Hurlant, les ramassai, De là, retombai.

Neuf chants suprêmes
J'appris du fils renommé
De Bölthorn, père de Bestla,
Et je pus boire
Du précieux hydromel
Puisé dans Odredir.

Alors je me mis à germer
Et à savoir,
A croître et à prospérer,
- De parole à parole
La parole me menait,
D'acte en acte
L'acte me menait. »
  (Havamal 138-141)

 

En se sacrifiant à lui-même, c'est-à-dire en crucifiant son moi inférieur pendant neuf jours et neuf nuits (le 9 est le symbole de la totalité dans la pensée germanico-nordique, être suspendu durant cette période indique une plongée dans le temps total, intégral, c'est-à-dire dans l’Eternité), Odhinn permet à son Moi supérieur, divin d’émerger.  Le héro-dieu découvre les runes, symboles de la connaissance divine et boit de l’hydromel de l’omniscience qui fait de lui un être complet et réalisé.

Le sacrifice d’Odhinn des légendes germanico-nordique est le prototype archétypal du sacrifice qui sera accompli à la face du monde par Dieu Incarné en Jésus-Christ.  Là où le Christ se sacrifie pour accomplir la transformation de toute l’humanité, Odhinn se sacrifie à lui-même pour accomplir sa propre transformation.  Toutefois, en tant que partie du Tout qui se transmute, le dieu borgne participe indirectement à la transformation de l’humanité. 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 17:43

Kabbale-extatique-500x700.jpg Cet ouvrage se divise en deux parties.   La première nous plonge dans la richesse de la pensée kabbalistique : loi des correspondances, signification ésotérique des lettres hébraïques, principe de la Sagesse (H’ockmah), création de l’Univers, Ein Sof et Sephiroths.  Les concepts pas toujours aisés à comprendre sont exprimés avec clarté par un Georges Lahy qui possède décidément un sens didactique prononcé.

La seconde partie de l’ouvrage reprend les exercices de méditation pratiques de la tradition kabbalistique exposés magistralement par Abraham Aboulafia (XIIIe siècle).

Ces exercices consistent en la vocalisation de lettres hébraïques ou de nom de pouvoir (comme les noms de Dieu) assortie de techniques de concentration.  Ces pratiques ouvrent les centres psychiques et élèvent la conscience au travers des plans d’existence jusqu’à atteindre le Royaume.  Certains ordres initiatiques se sont d’ailleurs inspirés de ces techniques pour en faire la base de leur pratique. 

Même si l’on a pas été élevé dans la culture juive, les notions abordées ici seront facilement assimilables, preuve que notre culture est bien judéo-chrétienne, preuve aussi que nul n’a besoin d’aller chercher quelque obscur mantra hindou dont le sens profond restera pas définition obscur, tout est ici pour qui sait regarder.

 

Extrait

 

La pratique du Tserouf, l'art combinatoire, ouvre les portes de la Kabbale extatique. Cette extase provoquée par le kabbaliste est un ravissement de l'esprit fusionné par la méditation et détaché du monde sensible. Ceci est sans rapport avec la transe qui est plutôt une perte de contrôle de soi entraî­nant un état médiumnique, Alors que l'extase du kabbaliste est parfaitement contrôlée et attachée à un état prophétique. Par la pratique du Tserouf, les degrés de l'extase sont  progressivement expérimentés, le kabbaliste ne s'y oublie pas mais au contraire s'y rencontre. Il découvre en lui le prophète vivant dans le Olam ha Ba (le monde futur), ce que l'on peut comparer à «l'Age d'Or» spirituel. L'homme simple représente le passé tendant à se perdre dans l'ombre, et le prophète le futur s'éclairant continuellement devant lui. En quelque sorte, l'homme simple est un «verre à moitié vide» et le prophète «un verre à moitié plein» ; car le pessimiste se cherche dans l'ombre de son passé et l'optimiste dans son futur. Ces deux aspects de l'être se rencontrent durant l'extase, le mystique tente alors de les rapprocher davan­tage et de rendre permanente leur réunion. Ceci est comparable à un miroir dont les deux côtés seraient réels, l'homme simple marchant vers le miroir voit venir vers lui le prophète avec son futur et ce dernier tout aussi réel avance vers l'homme simple chargé de son passé.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque - Communauté : Le Monde Spirituel
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