Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 17:53

large_shen-yun1.jpg

J'ai eu l'occasion de voir ce spectacle hier et je le recommande chaleureusement à tous les amateurs de beau, de vrai, de poésie et d'esthétique.  Succession de tableaux légendaires, traditionnels, ou contemporains, le spectacle est profondément engagé dans la promotion de la spiritualité libre et dans la lutte contre l'oppression.  A voir absolument !

 

 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 11:04

yeuxdemachevre.gif Eric de Rosny est un jésuite envoyé en mission au Cameroun dans les années 60.  Le père jésuite découvre un monde dont il ne soupçonnait pas l’existence ni la richesse : celui de la sorcellerie africaine.  Loin de juger ou de jeter l’anathème (ce qui aurait pu être tentant pour un jésuite), Eric de Rosny va tenter de comprendre et de se mettre à la place des sorciers guérisseurs.  Se liant d’amitié avec l’un d’entre eux, il assiste à des rituels impressionnants au cours desquels le bon sorcier va rechercher des âmes retenues prisonnières par des sorciers maléfiques.  Pour mener sa démarche jusqu’au bout, Eric de Rosny ira jusqu’à se faire initier.  Initiation durant laquelle son esprit prendra progressivement la place de celui d’une chèvre pour voir le monde par ses yeux.

Un très bon témoignage, raconté avec sensibilité et sans jugement aucun.

 

Extrait

 

« Contrairement à certaines traditions africaines ou afro-cubaines où ce terme peut désigner l'officiant d'un culte de magie noire, ou indifféremment porté vers le bien et le mal, le nganga Camerounais « fait le bien ». Une étude de ce cas me semble intéressante du point de vue de la connaissance de la pensée sorcière parce que le nganga n'est pas un simple « guérisseur » au sens strictement médical... »

Par Galahad - Publié dans : Coin lecture - Communauté : Religions en toute liberté
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 21:00

coffinget


Etrange découverte à Rome :

 

"Lors de fouilles dans le site de Gabies à l'est de Rome, un groupe d'archéologues de l'université du Michigan dirigé par le professeur Nicolas Terranato a mis à jour un sarcophage en plomb d'une demi tonne de l'époque pré-romaine.

Cette matière était toute fois très peu utilisée à cette époque pour la construction des cercueils contrairement au bois, chose qui n'est pas sans soulever de nombreuses interrogations aux seins des chercheurs. Qui se trouve à l'intérieur? Un évêque? Un gladiateur?

C'est à ces questions que vont tenter de répondre les ingénieurs en utilisant des techniques qui préserveront le cercueil de toute ouverture grâce notamment à la thermographie qui consiste à chauffer le cercueil de quelques degrés pour voir les os et les artéfacts. L'endoscopie est une technique également envisageable, consistant à l'introduction d'une mini caméra.

Néanmoins, si ces approches n'offraient pas les réponses escontées, les chercheurs se tourneront alors vers l'IRM mais les conduirait à une opération coûteuse entrainant le déplacement du sarcophage dans un hôpital.

Cependant la connaissance d'une civilisation disparue a-t-elle un prix?"

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Autres Mondes...
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 14:32

L-homme-dieu.jpgAinsi le Maître parla : « De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut pas être mon disciple. » (Luc 14 ; 25-27)

 

Qu’implique de prendre sa croix ? Que signifie se sacrifier à soi même, se pendre à l’Arbre de Vie ?   

Soyons clair et ferme : Prendre sa croix, se suspendre à l’arbre de Vie (et de douleur car sur cette Terre en exil, l’un ne va pas sans l’autre) ne signifie pas s’enfermer dans un quelconque comportement doloriste.  Encore moins s’emmurer dans une acceptation apathique et masochiste des épreuves de la vie, subissant l’adversité avec résignation.  De même, la solution de fuite proposée par le bouddhisme prônant une cessation de l’émotion afin de faire taire la souffrance s’apparente plus à un comportement de lassitude que spirituel et n’est aucunement satisfaisante.

 

N’en déplaise aux pleurnicheurs et à ceux qui cachent leur lâcheté sous le voile de la spiritualité, prendre sa croix, se laisser navrer par la lance du destin ou se crucifier est une attitude de bravoure, volontaire et guerrière.

Car se crucifier, c’est prendre les armes contre nos limitations, contre nos faiblesses.  C’est donc se débarrasser de l’orgueil qui nous empêche de cerner les généraux ennemis de l’intérieurs : complexes, faiblesses, carences, déséquilibre, traumatismes inconscients et leurs cohortes malfaisantes : jalousie, haine, méchanceté, culpabilité, auto-sabordage…  Autant de têtes à l’hydre qui nous barre le passage et dont il faut se débarrasser pour libérer la voie nous menant à la renaissance de nous-même.

Pour combattre un ennemi, il faut d’abord le cerner et l’identifier.  Or seul une grande honnêteté intérieure, une grande clairvoyance, bref une grande humilité peut permettre de se voir tel que l’on est, sans faux-semblants.  Celui que l’on crucifie, c’est l’homme de l’illusion, l’homme du mensonge, celui qui dissimule ses tares années après années, couches après couches se cachant sous un masque acceptable socialement mais tendant des embuscades de plus en plus meurtrières à la conscience.

Celui qui est crucifié, c’est donc le « faux moi », le moi limité et égotique qui empêche à la conscience de prendre son véritable envol.  Cet ego, qui n’est pas l’individu mais sa pâle copie, ne va pas mourir sans résister.  Le changement peut donc provoquer une véritable souffrance mais lorsque ce changement est opéré en profondeur, la mort de l’ego survient alors frappé par le dernier coup de lance.  Et à la mort succède la résurrection dans la gloire et la puissance.         

Libéré de ses chaînes, la conscience pousse un cri de victoire, tel l’aigle s’envolant dans la pâle lumière du matin.  S’ouvrant telle une rose à l’aube, l’âme prend conscience de nouvelles sensations, de nouvelles énergies, de nouveaux territoires jusque là inconnus.  Illuminée, elle atteint une nouvelle étape dans son développement.

Débarrassée de ses mesquineries, l’Homme devient le Roi, roi de sa vie, roi de son univers, étoile parmi les étoiles, il prend enfin la place qui l’attend de toute éternité, sur le trône, à la droite du Père.

La Croix ou la branche du pendu n’est pas un instrument de mort, elle est un instrument de Vie où l’on suspend nos chaînes.  « Prendre notre croix » ne signifie pas porter nos souffrances dans un silence mortificatoire mais bien abandonner l’illusion, se préparer à mourir pour renaître et faire jaillir notre lumière intérieure afin qu’elle puisse éclairer les quatre points cardinaux, c'est-à-dire l’Univers entier !

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 09:40

Voici le trailer d'un curieux DVD intitulé "The Mindscape of Alan Moore".  Il s'agit de l'interview d'Alan Moore, l'un des scénariste de BD les plus talentueux de notre époque et dont les oeuvres ont donné lieu à des adaptations cinématographiques non moins géniales (Watchman, V for Vendetta, From Hell...).  On peut être ou non d'accord avec les idées politiques ou spirituelles fort affirmées d'Alan Moore, il n'empêche que l'on ne peut que reconnaître en lui un grand artiste doublé d'un ésotériste de qualité qui relie consciemment son art à sa pratique ésotérique.  Ses réflexions sur la société et sur la science valent également le détour.  

Sur la version DVD, il y a la possibilité d'avoir les sous-titres en français.

 

 

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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 16:47

OdinsInitiationIntoWisdom.jpgL’Europe et la Méditerranée antique et païenne n’ont pas attendu le Christianisme pour faire des découvertes profondes sur l’esprit humain et sur les mondes spirituels.  Les anciens mythes sont autant de symboles enseignant les connaissances sur le Multivers et le monde spirituel.  Signalons au passage qu’on ne peut que regretter que l’Eglise s’est cru obligée, pour s’imposer, de détruire les connaissances des anciens mystères qui avaient le mérite de refléter l’extraordinaire diversité multiverselle.     

Dans la mythologie nordique, le passage du Havamal relatant la quête spirituelle du dieu Odhinn pendu la tête en bas à l’Arbre de Vie, le flanc transpercé d’une lance, exprime parfaitement l’idée véhiculée par la carte du Pendu :

 

«Je sais que je pendis
A l'arbre battu des vents
Neuf nuits pleines,
Navré d'une lance
Et donné à Odin
Moi-même à moi-même donné,
- A cet arbre
Dont nul ne sait
D'où proviennent les racines.

Point de pain ne me remirent
Ni de coupes;
Je scrutai en dessous,
Je ramassai les runes,
Hurlant, les ramassai, De là, retombai.

Neuf chants suprêmes
J'appris du fils renommé
De Bölthorn, père de Bestla,
Et je pus boire
Du précieux hydromel
Puisé dans Odredir.

Alors je me mis à germer
Et à savoir,
A croître et à prospérer,
- De parole à parole
La parole me menait,
D'acte en acte
L'acte me menait. »
  (Havamal 138-141)

 

En se sacrifiant à lui-même, c'est-à-dire en crucifiant son moi inférieur pendant neuf jours et neuf nuits (le 9 est le symbole de la totalité dans la pensée germanico-nordique, être suspendu durant cette période indique une plongée dans le temps total, intégral, c'est-à-dire dans l’Eternité), Odhinn permet à son Moi supérieur, divin d’émerger.  Le héro-dieu découvre les runes, symboles de la connaissance divine et boit de l’hydromel de l’omniscience qui fait de lui un être complet et réalisé.

Le sacrifice d’Odhinn des légendes germanico-nordique est le prototype archétypal du sacrifice qui sera accompli à la face du monde par Dieu Incarné en Jésus-Christ.  Là où le Christ se sacrifie pour accomplir la transformation de toute l’humanité, Odhinn se sacrifie à lui-même pour accomplir sa propre transformation.  Toutefois, en tant que partie du Tout qui se transmute, le dieu borgne participe indirectement à la transformation de l’humanité. 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 17:43

Kabbale-extatique-500x700.jpg Cet ouvrage se divise en deux parties.   La première nous plonge dans la richesse de la pensée kabbalistique : loi des correspondances, signification ésotérique des lettres hébraïques, principe de la Sagesse (H’ockmah), création de l’Univers, Ein Sof et Sephiroths.  Les concepts pas toujours aisés à comprendre sont exprimés avec clarté par un Georges Lahy qui possède décidément un sens didactique prononcé.

La seconde partie de l’ouvrage reprend les exercices de méditation pratiques de la tradition kabbalistique exposés magistralement par Abraham Aboulafia (XIIIe siècle).

Ces exercices consistent en la vocalisation de lettres hébraïques ou de nom de pouvoir (comme les noms de Dieu) assortie de techniques de concentration.  Ces pratiques ouvrent les centres psychiques et élèvent la conscience au travers des plans d’existence jusqu’à atteindre le Royaume.  Certains ordres initiatiques se sont d’ailleurs inspirés de ces techniques pour en faire la base de leur pratique. 

Même si l’on a pas été élevé dans la culture juive, les notions abordées ici seront facilement assimilables, preuve que notre culture est bien judéo-chrétienne, preuve aussi que nul n’a besoin d’aller chercher quelque obscur mantra hindou dont le sens profond restera pas définition obscur, tout est ici pour qui sait regarder.

 

Extrait

 

La pratique du Tserouf, l'art combinatoire, ouvre les portes de la Kabbale extatique. Cette extase provoquée par le kabbaliste est un ravissement de l'esprit fusionné par la méditation et détaché du monde sensible. Ceci est sans rapport avec la transe qui est plutôt une perte de contrôle de soi entraî­nant un état médiumnique, Alors que l'extase du kabbaliste est parfaitement contrôlée et attachée à un état prophétique. Par la pratique du Tserouf, les degrés de l'extase sont  progressivement expérimentés, le kabbaliste ne s'y oublie pas mais au contraire s'y rencontre. Il découvre en lui le prophète vivant dans le Olam ha Ba (le monde futur), ce que l'on peut comparer à «l'Age d'Or» spirituel. L'homme simple représente le passé tendant à se perdre dans l'ombre, et le prophète le futur s'éclairant continuellement devant lui. En quelque sorte, l'homme simple est un «verre à moitié vide» et le prophète «un verre à moitié plein» ; car le pessimiste se cherche dans l'ombre de son passé et l'optimiste dans son futur. Ces deux aspects de l'être se rencontrent durant l'extase, le mystique tente alors de les rapprocher davan­tage et de rendre permanente leur réunion. Ceci est comparable à un miroir dont les deux côtés seraient réels, l'homme simple marchant vers le miroir voit venir vers lui le prophète avec son futur et ce dernier tout aussi réel avance vers l'homme simple chargé de son passé.

Par Galahad - Publié dans : Coin lecture - Communauté : Le Monde Spirituel
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 16:36

Numeriser0002.jpgLe Pendu est la douzième carte du jeu de tarot.  Situé juste après la moitié, cette lame commence un nouveau cycle après la descente de l’énergie divine dans la matière : celui de la remontée vers la Source.

Aiguillonné par le désir de Dieu (Lamed), l’âme humaine marche vers la theosis, vers sa propre divinisation, penchée au dessus de l’abîme ténébreuse, l’âme inverse sa chute afin de remonter vers la Lumière.  Mais pour se faire, elle doit inverser la valeur car comme l’a dit Saint Paul : « Que personne ne s'abuse : si quelqu'un parmi vous se croit sage à la manière de ce monde, qu'il devienne fou pour être sage ; car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. » (1 Cor 3 : 18-19).

Prenant conscience de l’inanité des valeurs courantes, l’âme se retourne alors sur elle-même et marche les pieds sur le ciel et la tête sur le sol, c'est-à-dire que ce qui la porte désormais ce sont les motivations venues du ciel et non plus celles, vaines, de la terre. 

L’homme pendu à donc la tête sur le sol et les pieds dans les nuages, sa gravitation s’est inversée, il ne vit plus selon les heures de la matière dense, il est devenu un homme spirituel.

Il faut bien comprendre la signification de ceci, l’homme qui répond à l’appel de Dieu perd l’intérêt pour les plaisirs purement fugaces de la vie terrestre.  Non parce qu’il se drape d’une austérité triste, encore moins parce qu’il s’impose quelques tristes mortifications ou qu’il obéit à un quelconque interdit de jouissance mais parce qu’il a goûté à l’eau de la Source, à la Lumière de l’Eternité et qu’à côté tous les autres plaisirs terrestre paraissent bien fade.  Ayant trempé ses lèvres dans le breuvage d’immortalité, celui qui a renversé sa polarité s’est aussi libéré des contingences terrestres qui le retenaient prisonnier.  Ayant soulevé le voile des illusions, il est à même de faire preuve d’un discernement qui le libère des règles et des interdits communs :

 

« Ecoutez-moi : marchez sous l'impulsion de l'Esprit et vous n'accomplirez plus ce que la chair désire. Car la chair, en ses désirs, s'oppose à l'Esprit, et l'Esprit à la chair ; entre eux, c'est l'antagonisme ; aussi ne faites-vous pas ce que vous voulez. Mais si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes plus soumis à la loi. On les connaît, les œuvres de la chair : libertinage, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, discorde, jalousie, emportements, rivalités, dissensions, factions, envie, beuveries, ripailles et autres choses semblables ; leurs auteurs, je vous en préviens, comme je l'ai déjà dit, n'hériteront pas du Royaume de Dieu.

Mais voici le fruit de l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi ; contre de telles choses, il n'y a pas de loi. Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi sous l'impulsion de l'Esprit. » (Ga 5 : 19-25)     

 

Pendu par le pied, la tête frôlant le sol, le Pendu n’est plus dans une dynamique où arpentant la Terre et ses épreuves il cherchait le ciel.  Non.  Il est dans la dynamique inverse, arpentant le ciel et ses délices, il apporte la force de transmutation au monde.  Car le Pendu a fait sien les forces de l’univers.  Les 12 branches coupées qui l’entourent en témoignent : 12 branches pour les douze constellations soit la totalité de l’Univers.  12 branches coupées qui en réalité sont devenues le Pendu car le Pendu a fait sien les énergies universelles, il a réalisé la Reliance Universelle entre toutes les composantes du monde visibles et invisibles, il est devenu la personnification du Tout sans être ce Tout à l’identique, c’est l’union sans confusion, il n’est plus car il est devenu « je suis ». 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Communauté spirituelle
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 14:57

Numeriser0001.jpgLe dernier livre de l’auteur à succès Dan Brown mérite qu’on s’y attarde.  Beaucoup plus sobre que ses prédécesseurs, « Le Symbole Perdu » se passe dans un Washington mystérieux au symbolisme maçonnique patent.  Et il est vrai que les Pères de la Nation américaine étaient ouvertement maçons et désireux de créer une terre de tolérance et d’ouverture religieuse.  Ils étaient également chrétien et considéraient l’élévation de l’âme humaine dans une perspective fort proche de la théosis des Pères de l’Eglise.

Qu’on aime ou non Dan Brown, qu’on accroche ou non à ses histoires, force est de reconnaître que l’auteur a l’art de poser les bonnes questions : du rapport entre science et religion dans Anges et Démons, du féminin sacré dans le christianisme dans « Le Code Da Vinci », voici que ce livre aborde la question de la possibilité d’une révolution noétique de notre société.  Question essentielle au devenir sociale et spirituel de la société. 

Les thèmes de la Theosis et de la Noétique sont abordés et mis en scène alors que nous suivons Langdon, le célèbre et sympathique professeur de symbologie, qui aura toutes les peines du monde à se dépêtrer d’une situation impliquant C.I.A, Loges Maçonniques, scientifiques de pointe et de sombres et ténébreuses forces.

Questions essentielles et intrigue palpitante font que ce roman, tout en restant une œuvre de fiction légère, se hisse d’emblée parmi les musts du genre « thriller ésotérique ».

 

Extrait

 

« Maison du Temple 20 h 33

 

L'important, ce n'est pas la mort... mais le chemin. C'était le secret, depuis la nuit des temps.

L'initié, un homme de trente-quatre ans, baissa les yeux sur le crâne humain qu'il tenait entre les mains. Tel un calice, le crâne était creux, rempli d'un vin rouge sang.

Bois, se dit-il. Tu n'as rien à craindre.

Ainsi que l'exigeait la tradition, il avait entamé son voyage initiatique vêtu de la tenue rituelle d'un hérétique que l'on menait à l'échafaud ; la chemise flottante ouverte sur son torse pâle, la manche droite retroussée jusqu'au coude, la jambe gauche du pantalon remontée au-dessus du genou. Un gros noeud coulant pendait à son cou – la corde du Récipiendaire, comme l'appelait la confrérie. Mais, ce soir-là, à l'instar de ses frères qui assistaient à la cérémonie, il portait la tenue des maîtres. Les frères réunis en cercle arboraient les plus riches insignes de l'ordre – tabliers en peau d'agneau, cordons, gants blancs et bijoux de cérémonie qui scin-
-tillaient autour de leur cou tels autant d'yeux fantomatiques dans la lumière tamisée. »

 

Dan Brown, Le Symbole Perdu, JCLattès, 2009.

Par Galahad - Publié dans : Coin lecture
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 10:46

DreamTemple-1996.jpg Pour réenchanter le monde, il nous faudra sans doute résister à la pression obscurantiste, machiste et rétrograde d’un islam militant.  Il nous faudra aussi redynamiser et surtout respiritualiser un christianisme qui a eu la fâcheuse tendance à évacuer son mysticisme et sa recherche d’intériorité.  Il faudra aussi quitter l’état d’esprit matérialiste qui sévit malheureusement trop dans nos contrées. 

 

D’ailleurs, la bataille entre une vision enchantée ou spiritualiste du monde et une vision matérialiste ne date pas d’aujourd’hui.  Elle a pris de nombreuse forme aux cours des siècles et parfois les « camps » n’étaient pas aussi clairement définis qu’aujourd’hui.

Au début du XVIIe siècle, en 1610, Galilée publie à Venise son Sidereus Nuncius.  Les échos de cet ouvrage se font ressentir jusqu’à aujourd’hui puisque pour Galilée, « l’univers n’a pas de centre, il est un pur contenant, neutre par rapport aux mouvements qui se déroulent en lui. »  On assiste donc à une neutralisation de l’Univers qui n’est que matière froide et indifférente à ce qui se passe en son sein.  Pour J.Borella, après Galilée, on peut parler d’un Univers conçu comme un « cadavre cosmique », conception qui prévaut encore aujourd’hui dans la plupart des milieux scientifique (mais qui heureusement commence à changer à mesure qu'on se rend compte que seul une Cause première peut expliquer l'extraordinaire "réglage" de l'Univers.)

Le poète et prédicateur anglais John Donne sentit bien le danger d’une telle conception.  Il l’exprima à merveille dans ces quelques vers :

 

« La nouvelle philosophie rend tout incertain,

L’élément du feu est tout à fait éteint,

Le Soleil est perdu ainsi que la Terre, et nul entendement humain,

Ne peut vraiment indiquer où la rechercher.

Et franchement les hommes avouent que c’est la fin de ce monde,

 

Lorsque dans les Planètes et dans le Firmament,

Cherchant tant de choses nouvelles, ils voient que celui-ci

Est de nouveau réduit en une poussière d’Atomes.

Tout est en morceaux, toute cohérence abolie. »

 

Seul la conscientisation d’habiter un Univers vivant, de vivre une vie se jetant dans la Vie, de marcher droit vers Dieu au travers de nos tribulations, peut nous permettre de saisir Sa main et de devenir pleinement nous-mêmes : fils et fille de Dieu, frères et sœurs en Christ c'est-à-dire en humano-divinité.

 

Seul l’alliance ou les retrouvailles entre les différentes familles chrétiennes pourra à nouveau faire resplendir la Lumière sur un monde englué dans une vision du monde absurde.

 

Seul l’émergence d’un christianisme ouvert sur le monde, désireux d’apprendre des autres formes religieuses (kabbale, bouddhisme, animisme,…) mais également fier de son passé, de son histoire et de ses apports à l’élévation globale du genre humain pourra construire les fondations d’un monde prêt à l’avènement du règne divin.

 

Seul la renaissance d’un christianisme désireux de mener l’humanité à la théosis, à l’unio mystica redonnera du sens à ce monde.  Cette « Unio mystica » ne sera pas atteinte par la promotion de comportements soit disant moraux mais plus que douteux éthiquement (discrimination homophobe, pudibonderie déplacée, déni du droit à la contraception, dénonciation unilatérale de l’avortement, promotion indirecte de l’acharnement thérapeutique) et encore moins par des attitudes pseudo spirituelles – traces d’une conception aussi archaïque que superstitieuse de la spiritualité (dolorisme, dogmatisme, culpabilisation, larmoiement, obsession du pêché, crainte infantile de Dieu).  Non, l’Unio Mystica ne peut survenir que par la mise en valeur de ce qu’il y a de plus noble dans l’homme, sa partie divine qui est Amour, Force et Lumière.  Le réenchantement du monde se fera par la renaissance du christianisme.  Et la renaissance du christianisme ne se fera qu’en donnant aux chrétiens les moyens d'ouvrir large leur conscience, de souffler sur les braises de leur étincelle divine et de développer leur ressemblance à Dieu afin d’être pleinement réceptif à Sa Lumière.

 

Seul l’ouverture de la société à la connaissance intérieure, l’ouverture du cœur au Feu de l’Esprit, l’ouverture de l’âme au désir de l’Un et l’ouverture de l’Esprit au courant de Vie qui imprègne tout permettra de réenchanter le monde et de franchir un nouveau cap dans le chemin collectif vers la transfiguration. 

 

Par Galahad - Publié dans : Lifestyle & Société - Communauté : Religions en toute liberté
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