Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 21:17
Par Galahad - Communauté : Le Monde Spirituel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 10:15

Comme nous l’avons vu précédemment, l’ésotérisme chrétien véritable n’est pas séparé de la Vérité révélée par la doctrine de l’Eglise.  Il n’est pas non plus une recherche secrète et vaine de pouvoirs supra-naturels même s’il est vrai que de tels pouvoirs naturels mal connus (comme la télépathie, le décorporation) et des dons préternaturels (les dons préternaturels sont les capacités divines présentes en l’homme mais latentes depuis la chute) existent.  Les capacités naturelles non exploitées se développent parfois au cours du cheminement spirituel : télépathie,décorporation, magnétisme, télékinésie… elles proviennent simplement de parties habituellement non usitées du cerveau. 

Les dons préternaturels (du latin praeter naturalis, au-delà de la nature) sont présents dans l’âme humaine depuis sa création à l’image de Dieu.  Lorsqu’un être humain se rapproche de Dieu, il arrive que le Seigneur « active » les germes présents en lui, souffle sur la braise qui s’enflamme alors en un brasier ardent : ce sont les grandes manifestations accompagnant les Saints (guérison, lévitation, prophéties,…).  A des degrés moindres, chacun peut connaître ces cadeaux de Dieu qui se manifestent parfois dans des charismes puissants : dons phénoménales pour les arts, parler en langues, intuitions géniales, découvertes scientifiques.

 

S’il faut être ouvert aux dons qui nous viennent de Dieu, et que Celui-ci nous accorde en vue d’une mission si humble paraît-elle, la quête de pouvoir n’est jamais un but en soi.  Ce serait même contraire au cheminement spirituel.      

 

Aussi, l’ésotériste chrétien ne recherche pas de pouvoir mais simplement à s’ouvrir à la Grâce de Dieu.  Pour se faire, il met en œuvres un certains nombres de pratiques :

1) Sacrements : les sacrements de l'Eglise tiennent évidemment une place primordiale dans la vie  de l'ésotériste chrétien qui reconnait en eux la plus haute expression du sacré.

 

2) Prière : la prière et plus particulièrement l’oraison ou la prière du cœur sont la clé de voûte de la pratique spirituelle des ésotéristes chrétiens.  Elle est un moyen privilégié pour s’ouvrir aux voies du Seigneur et transformer notre cœur de pierre en cœur de chair.

 

3) Méditation : la méditation est une technique devenue fort à la mode (il y a des modes positives) grâce au bouddhisme.  Elle existe pourtant dans le christianisme des origines où les Pères focalisait le flux de leur pensée sur un mot (le Saint Nom du Christ ou une expression comme « Maranatha ») afin de provoquer un silence ou un vide dans lequel la Présence peut se déployer.

 

4) L’Astrologie : contrairement aux idées reçues la véritable astrologie fut fort pratiquée au sein de l’Eglise.  Totalement différente des horoscopes modernes, elle est surtout utilisée afin de se connaître soi-même ou d’aider les autres à faire de même.

 

5) L’Attention symbolique : L’ésotériste reconnaît que le symbole est l’un des modes d’expression de Dieu.  Comme nous vivons dans une forêt de symboles vivants, il s’exerce à percer le voile des apparences afin de tenter de comprendre ce que Dieu tente de nous faire comprendre au travers de Sa Création.  Sa vie devient alors un dialogue permanent avec le Royaume.  Les gestes sacrés comme le signe de croix devient alors porteur d’un sens cosmique et divin, il apprend à parler la langue des oiseaux.

 

6) La Magie Blanche : le terme « magie » a mauvaise presse dans le christianisme qui insiste à juste titre sur la dangerosité de certaines pratiques.  En réalité, la bonne magie consiste simplement à accorder sa volonté à celle du Christ et à utiliser la force de la prière afin de provoquer des événements bénéfiques pour soi ou pour les autres.  Les Apôtres ne font pas autre chose dans la Bible.  Autrement dit, la véritable magie blanche consiste à humblement mêler sa volonté à celle du Seigneur et ne faisant qu’un ouvrir la voie à Son action dans le monde.  Ce faisant, elle se confond souvent avec la prière d’intercession car ce n’est pas le pratiquant qui agit mais Dieu au travers lui.

En définitive, il y a peu de différence entre certaines pratiques monastiques et les pratiques ésotéristes chrétiennes.  Ce n’est pas étonnant, recherchant l’illumination intérieur et la Vie dans la Lumière, le moine pourrait être qualifié d’ésotériste – « éso » signifiant « intérieur ».

L’ésotériste chrétien est donc une sorte de moine en ville, ouvert sur son intériorité et dont chacune des actions est motivée par sa vie en Dieu.

Par Galahad
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 13:45
 

Au nombre des idées fausses et des préjugés contre l’Eglise figurent celui d’une Eglise doloriste refusant la dignité humaine et prônant un acharnement thérapeutique.  Rien ne saurait être plus faux, pour preuve cette note datant de juin 2006, comme quoi il faut toujours se méfier des idées préconcues :

 

« Les évêques catholiques italiens redisent leur refus de l’acharnement thérapeutique, mais aussi de l’euthanasie, dans une « Note pastorale sur la santé », de la commission de la Conférence épiscopale italienne (CEI) pour le Service de la santé.
La protection de la santé doit toujours viser la protection de la vie, rappellent les évêques italiens.
Les évêques mettent en garde sur les risques qui peuvent surgir d’une « attitude prométhéenne » qui « se fait illusion en croyant pouvoir s’emparer de la vie et de la mort ».
Ils diagnostiquent des « symptômes très évidents de cette conception » dans l’acharnement thérapeutique d’une part et de l’autre dans l’euthanasie qui s’inscrivent « dans une certaine suite logique parce que c’est toujours l’homme qui n’accepte pas de se mesurer de façon humaine avec la mort ».
Par l’acharnement thérapeutique, l’homme cherche tous les moyens de repousser la mort, alors que par l’euthanasie, fait remarquer la note, l’homme s’arroge le droit d’anticiper et de déterminer la mort.
Dans les deux cas, font remarquer les évêques, l’homme entend « exercer une domination absolue sur la vie et sur la mort ».
C’est pourquoi ils mettent en garde contre une excessive gestion de la santé comme une « entreprise ».
L’efficacité, font-ils observer, ne peut pas être aux dépens des soins aux personnes. » (Source : Zenit)

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 10:54

Une femme est assise sur un trône.  De sa main droite, elle tient une épée tandis que sa main gauche porte une balance.  L’épée est bien sûr celle de la rectitude qui sied à la justice, mais c’est aussi la lame qui tranche les illusions, les préjugés, qui fait que l’être voit au-delà des apparences comme le signale le regard intense du personnage représenté.  Regard spirituel qui permet de passer par delà le voile (cfr le symbolisme de la lettre Heith à laquelle est reliée la lame de "La Justice")

La balance symbolise l’équilibre, et l’ensemble des éléments qu’il faut prendre en compte et soupeser lorsqu’on veut porter un jugement sur quelque chose.

La couronne indique que la véritable justice vient de Dieu, les hommes ne peuvent que rendre une justice limitée qu’on espère la plus objective possible mais qui ne l’est pas entièrement puisque la vision de l’homme seul est toujours limitée.

Dans cet ordre d’idée, il appartient à l’homme qui cherche à être un homme juste, d’ouvrir ses yeux mais aussi son esprit, afin de le vider des images toutes faites et d’y accueillir la Grâce éclairante.

Ce n’est que dans cet état de vision juste, que l’homme pourra être un réceptacle pour la divinité qui viendra habiter en son sein et lui faire voir la Vérité car Justice est fille de Vérité.

 

A un autre niveau de lecture, la Justice représente aussi les conséquences cosmiques de nos actes, de nos paroles et de nos actions qu’on appelle presque vulgairement « karma », tant le terme s’est popularisé dans nos contrées.  Il faut bien insister sur la conception occidentale de cette notion de karma qui, en Asie, est une force froide et aveugle de rétribution.

Or, Dieu est Amour et le soleil brille de manière identique sur les bons et les méchants.  La carte de la Justice pose donc un triple problème :

 

  1. Existe-t-il une justice immanente ?
  2. Cette justice est-elle de type karmique, froid principe de causes à effets ? Et comment la justice karmique aveugle peut-elle se combiner avec l’Amour de Dieu ?
  3. L’idée de Justice divine soulève aussitôt le problème du mal – est mauvais celui qui contrevient à la Loi divine or la loi divine c’est l’Amour. Dans cet ordre d’idée, comment comprendre la notion de jugement après la mort ou de jugement dernier, comment comprendre aussi l’idée de l’enfer et qui plus est de l’enfer éternel ?

 

Voici mes tentatives de réponse ou mes pistes de réflexions sur ces questions :

 

  1. Il peut sembler étrange de croire qu'il existe une justice divine immanente dans ce monde lorsqu’on voit le nombre de gens sans foi ni loi qui s’engraissent alors que des gens très bien crèvent la faim.  Comment combiner la croyance en la Justice divine (ou en Dieu tout court) avec les injustices criantes qui sclérosent le monde ?
  2. J’aurais tendance personnellement à croire au karma mais à un karma tempéré par l’incommensurable Amour divin.  Somme toute, si karma il y a, il faut sans doute l’envisager comme une balise censée nous ramener au bercail en nous protégeant de nous-même et de nos pulsions de mort. 
  3. Je suis profondément persuadé que cette notion de Jugement Dernier ou post-mortem est une profonde erreur.  Dieu ne juge pas, Dieu aime.  Et Son Amour embrase les scories de l’âme, purifie le méchant et le rend pareil à un éclat de soleil.  Par Amour, Dieu nous a donné la liberté car on ne peut aimer que dans la liberté.  L’unique sens de notre vie est de nous ouvrir à Son Amour, de nous en rendre conscient.  Dieu n’est pas en face de l’Homme comme un juge, mais avec l’Homme dans un projet commun.  L’Homme est amené à participer à la construction de la Jérusalem Céleste dans un projet eschatologique grandiose, qui nous mènera de la Réconciliation à la Réintégration.  Dans cet ordre d’idée, faire le Bien, c’est participer pleinement et en conscience à la construction de ce projet, le mal étant tout ce qui l’entrave.  Or, le mal n’est pas en l’homme fondamentalement, il vient de la Chute.  Et la Chute, c’est se retirer volontairement de l’influence divine.  Donc le mal est l’éloignement du Bien.  Autrement dit le juste est celui qui suit la voie le ramenant à son origine divine et le mauvais est celui qui s’en éloigne.  L’un comme l’autre vivent les conséquences de l’endroit où ils se trouvent (plus ou moins éloignés ou proches de Dieu), la Justice ne cherchant qu’à ramener les égarés en son centre où réside Dieu. 

Ainsi l’enfer existe bien car celui qui s’est coupé totalement de Dieu vit dans l’espace glacé privé de Dieu et prisonnier de la fournaise de ses passions.  Dans cet état malheureux, la moindre seconde a valeur d’éternité, ce qui nous mène à l’idée d’enfer éternel.  Comme le soulignait Berdiaiev : « L’enfer est l’état d’une âme qui est incapable de sortir d’elle-même, centrée absolument sur elle-même, le sombre et mauvais isolement, c’est-à-dire l’impuissance finale d’aimer. »

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 11:56

Le récit de la Table Ronde et plus particulièrement celui de Perceval n’est pas un récit comme les autres.  Plongeant ses racines dans le vieux fond celtique dont il prend la couleur, il est avant tout un texte symbolique et hautement spirituel.  C’est le texte de Chrétien de Troyes qui popularise les aventures des chevaliers. S’ensuivra quinze ans plus tard celui de Wolfram von Eschenbach  qui y décrira l’Ordre de Graal, ordre chevaleresque mû par des valeurs hautement spirituelles et qui inspirera le jeune Ordre des Templiers ainsi que celui des Teutoniques.  Le roman de Perceval est un joyau de la spiritualité occidentale, Robert Jacques Thibaud découpe le récit pour nous en livrer une analyse symbolique pertinente, montrant bien les évolutions du mythe et les raisons de cette évolution.   

 

Verbum

 

« On peut supposer que l'auteur de Parzival imagine Ie Graal comme une météorite possédant une énergie telle que tout ce qui en approche est régénéré et ne vieillit plus. Ainsi, le Graal tient à la fois de l'Arche de l'Alliance des Hébreux, du chaudron magique des celtes, de la Corne d'Abondance, mais aussi du Palladion d'Athéna, météorite que Zeus avail lancé sur la terre et qui depuis protégeait et donnait tout son pouvoir à la ville de Troie qui ne fut vaincue que lorsque Ulysse la jeta hors des murs. Comme le futur Graal, le Palladion associait l'énergie divine, la Connaissance et la sagesse (d'Athéna). Cette remarque souligne à quel point l'Enéide de Virgile fut une des sources de Wolfram von Eschenbach (Voir Glossaire : Enée). L'origine divine et stel­laire du Graal justifiait les soins avec lesquels on dissimulait (par l'invisibilité) le lieu où il était honoré et la pureté que l'on exigeait des chevaliers qui le gardaient. »

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 14:36

Ce matin, un homme est mort en vain

Il s'est tué, saigné, explosé

Maintenant, il marche sur le chemin,

Sur la terre des âmes désincarnées

 

Peut-être sait-il à présent ?

Que personne n'a le droit de tuer

Avec lâcheté de répandre le sang

Au nom d'une sainte vérité


Dans la barque de Charon, le passeur

Il prie et récite, il tremble, il a peur

Pourtant, ils lui avaient dit, promis:

"En héros tu seras accueillis"

 

 

 


Peut-être sait-il à présent ?

Que personne n'a le droit de tuer

Avec lâcheté de répandre le sang

Au nom d'une sainte vérité

 

Il arrive devant un blanc miroir

Une voix s'élève, cristal de pureté

"Je suis l'espoir, le désespoir

Je suis le miroir de vérité"

 

"Miroir, ô beau, ô sublime miroir

Qui de nous, enfin, avait raison?

Après la mort nous allons savoir

Qui mérite la belle oraison"


"Miroir, ô beau, ô sublime miroir

Où est la récompense du martyr ?

Où sont les vierges, les fruits, l'espoir?

Où est la coupe pleine d'élixir ?"


Dans le miroir seul se reflète

L'image triste d'un pauvre malheureux

Qu'on a manipulé, frêle silhouette

A l'esprit brumeux, haineux, lépreux

 

"Pourquoi? Pourquoi m'a t'on menti?

Pourquoi, pourquoi, y ai-je cru?

Pourquoi, pourquoi n'ai-je pas compris

Que l'essentiel, nous l'avions perdu?

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Quête d'un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 15:01
1. Monter le son des baffles - 2. Mettre en plein écran - 3. Se laisser porter...
Par Galahad - Communauté : Le Monde Spirituel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 14:05

Heith est la huitième lettre de l’alphabet hébreu.  Le huit est un chiffre particulier dont le symbole, le lemniscate, représente l’infini.  Dans la tradition chrétienne ésotérique, c’est le chiffre sacré par excellence car il est celui qui mène au Christ, «Le Fils et L’esprit, voilà tout ce qui nous est accordé.  Quant à l’unité absolue ou le Père, personne n’a pu le voir ni ne le verra dans ce monde, si ce n’est dans le huitenaire, qui est, en effet, la seule voie par où l’on puisse parvenir jusqu’à lui. » disait Louis-Claude de Saint Martin.

 

Heith est un contenant, un calice qui contient les énergies de la vie tel le chaudron celte ramenant à la vie ou le Saint Calice de la messe contenant la chair du christ et préfigurant lui-même le Graal contenant le Sang de Vie.

Heith est un réservoir mais aussi une protection, une barrière.  De la même manière, le monde matériel contient les énergies divines tout en les voilant.

En effet, dans notre état d’exil, nul ne saurait contempler la Lumière vive de Dieu, pas même les grands prophètes ou Moïse « Il dit : « Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila la face, car il craignait de regarder Dieu » (Exode 3 ;6). 

 

Le thème du voile ou de la nuée cachant la Splendeur aux regards des hommes n’est pas nouveau.  On le retrouve dans l’antiquité dans le symbole du voile d’Isis mais aussi dans les traditions du Livre, juive – un voile sépare le Saint du Saint du reste du Temple - ou musulmane – Rûmi parle des 700 voiles qui séparent le profane de la Lumière de Dieu.

 

Dieu ne se manifeste donc jamais directement à nous mais choisit d’atténuer sa Lumière afin que notre esprit limité ne vole pas en éclats devant sa splendeur.  C’est pourquoi, on parle toujours de nuée dans l’Ancien Testament.  C’est pourquoi lors de la transsubstantiation, l’hostie garde apparemment son apparence.  Si elle devait apparaître telle qu’elle est devenue, à savoir le corps du Christ, nous serions aveuglé par la Lumière pure qui s’en dégage. 

Calice servant de contenant pour l’énergie divine, barrière protégeant l’humanité en exil qui pourrait tomber de haut (tel Icare) si elle s’approchait trop rapidement de son Créateur, il se dégage de la lettre comme un parfum de résurrection.

Car qu’est ce que la résurrection sinon une renaissance après une purification.  Or la purification ne peut advenir que lorsqu’on s’est approché pas à pas de l’Ineffable, lorsqu’on a remporté les épreuves et que tel Perceval, on peut s’approcher du château du Graal.  Alors seulement, les mains tremblantes, on peut approcher ses lèvres de la Sainte Coupe et goûter au breuvage de la résurrection.

 

A l’instant de la mort du Christ, à l’instant où par sa compassion infinie Dieu participe aux souffrances des hommes, à l’instant où tout s’accomplit, il est dit que « le voile se déchira du haut en bas ».  Autrement dit, la Révélation christique dévoile tout entier le Mystère de la Création.  Elle le dévoile tellement brutalement, tellement radicalement qu’après 2000 ans, l’esprit humain ne l’a pas encore pleinement appréhendé, après 2000 ans, à peine a-t-il commencé à comprendre…

 

Car, depuis lors, le Voile ne se trouve plus que dans l’esprit et le cœur de l’homme.  En s’incarnant, Dieu s’est dévoilé, il s’est offert nu, dans sa Vérité aux hommes qui ne l’ont pas reconnu, aveuglé qu’ils sont par l’épaisseur de l’ignorance et des passions.  Mais paradoxalement, c’est grâce à ses voiles intérieurs que l’homme prend conscience, par contraste, de la Lumière et il en sera ainsi jusqu’aux temps de la Réintégration où de contrastes, les oppositions deviendrons harmonies et conjonction des contraires.

 

Pour hâter la venue de ce temps en dehors du temps, la graine doit être arrosée car la Révélation fut plantée au cœur des mondes et de la conscience comme l’Arbre de Vie.  L’initiation et la prière la fond grandir car elle doit à présent grandir et mûrir, fertilisée par l’Amour divin et la conscience humaine tendant vers Dieu.  A la fin, chacun aura conscience de la Présence et du plan divin car « rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est secret qui ne sera connu » (Mt ; 10-26).  L’homme devenu humain, se regardera dans le miroir et plongeant son regard dans ses yeux, il y découvrira des constellations d’étoiles et derrière elles, il apercevra Dieu. 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : COEUR DE LUMIERE
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 16:02

Dans un monde malheureusement de plus en plus sécularisé, dans une société européenne et occidentale de plus en plus sujette aux coups de boutoirs d’un islam rigoriste militant et peu spirituel, il est bon et souhaitable que les chrétiens des différentes tendances s’unissent sans se confondrent afin de redonner vigueur au feu christique.  Dans cet ordre d’idée, la rencontre entre Mgr Hilarion et Sa Sainteté me semble une bonne nouvelle :

 

« Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, rencontrera le pape au Vatican lors de sa visite du 15 au 20 septembre annonce l'agence Zenit. "L'archevêque orthodoxe russe rencontrera outre le cardinal Kasper, le cardinal-secrétaire d'État Tarcisio Bertone, et le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, et Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture." Le communiqué du Vatican précise notamment: "cette visite confirmera les rapports d'amitié entre l'Eglise catholique et de l'Eglise orthodoxe russe, sur de solides bases de compréhension et de respect réciproques, dans la perspective d'une collaboration par la présence des Eglises dans la vie des peuples en Europe et dans le monde. »

 

Source : http://www.zenit.org/article-21983?l=french

Par Galahad
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 14:20

De nos jours, un certains nombres d’auteurs écrivent des ouvrages véhiculant l’idée que « la Lumière est en soi », « il suffit de croire pour voir », « s’ouvrir à Dieu, c’est sentir la Présence »… De plus en plus d’auteurs insistent sur ce point, réel au demeurant, que s’ouvrir à la Présence de la Grâce, lui ouvrir les portes, c’est d’une certaine manière prendre conscience de son existence, c’est allumer son feu éternel au centre de l’être.

A juste titre, l’un des lecteurs de ce blog faisait la réflexion qu’il était facile pour ceux qui on conscience de la Lumière de dire « il suffit de le vouloir »… Car certains croyants sincères espèrent avoir conscience de la Grâce toute leur vie sans pour autant jamais ressentir quoique ce soit de particulier.  Après tout l’espoir fait vivre, mais on aimerait de temps à autre avoir une confirmation d’être sur la bonne voie ou du moins avoir un début de confirmation, ne fut-ce que pour fortifier notre foi.  Dans cet ordre d’idée, des tas de gens savent très bien qu’il ne suffit pas toujours de s’ouvrir l’esprit pour pressentir l’Autre. 

Je trouvais l’objection fort pertinente, je vais donc essayer d’y aller de mes petites réflexions…

 

L’idée de la présence divine en chaque être n’est pas nouvelle, elle est même l’un des fondements du christianisme.  Après le départ de Jésus, conformément à Sa promesse, l’Esprit tombe sur les apôtres : « Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait d'exprimer. » (Actes 2 ; 1-4).

Après cet événement, portés par l’Esprit, les Apôtres se rendent aux quatre coins de l’Univers pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Il faut signaler que l’Esprit se manifeste sous la forme de langues de feu qui viennent toucher chacun séparément.  C’est très important, puisque ce détail montre que l’homme possède l’Esprit Saint en tant qu’individu et non en tant que collectivité.  Autrement dit, chaque homme, quelque soit son caractère reçoit à part égal l’Esprit Saint.  Comme un feu couvant sous la cendre, on peut donc dire que chacun du pire au meilleur, possède cette étincelle.  Or, force est de constater que nous ne sommes pas égaux dans la perception de cette flamme.  Untel y sera très sensible, un autre pas du tout, certains ressentiront une Présence diffuse (ou très forte) à certains instants, d’autres hurleront vers un néant glacé d’absurdité, certains se sentiront désespérément seul malgré tout leur désir de croire d’autres vivront avec une chaleur intemporelle au niveau du cœur…  Je me suis  longuement interrogé, sans trouver de réponses satisfaisantes, sur la raison de cette disparité qui prend souvent des allures d’injustices.

 

La capacité de ressentir le numineux serait-elle tout simplement comme les autres qualités, présent à part inégale en chacun ? Après tout, nous n’avons pas tous l’intelligence en même proportion et encore moins la même sorte d’intelligence.  Et on peut faire la même réflexion pour l’imagination, la créativité ou le calme intérieur.

 

Peut-être donc, que l’homme est créé dans une extraordinaire diversité et que la conscience aigue de Dieu ou non fait partie de cette diversité… ?   

Pourtant, je crois plutôt que cette perception de Dieu est comme un sens.  A l’instar de la vue, nous le possédons tous mais contrairement au cinq autres sens, il dort plus ou moins profondément selon les individus.  L’organe de ce sens est le cœur, ce cœur que notre état d’exilés a changé en pierre.  Lorsqu’on dit, il faut s’ouvrir à Dieu pour percevoir la Présence, c’est plutôt qu’il faut changer notre cœur de pierre en cœur de chair afin de raviver l’acuité de notre perception.

Et tout le monde peut théoriquement y parvenir. 

Certes ce travail de transmutation n’est pas facile et peut prendre de nombreuses années, toute la vie en fait.  Et certes, la tâche est d’autant plus ardue que nous ne sommes pas éduqués pour, le matérialisme crasse, le rationalisme religieux outré, la crétinerie ambiante et l’égoïsme idolâtre érigé en mode de pensée absolu sont autant de couches inconscientes qui masquent un peu plus la Lumière éternelle en nous.  Certes le peu de pratiques mystiques répandus dans la société (méditation, prière, hésychasme) sont autant d’outils qui manquent à la plupart pour faire le pas décisif, pour tendre la main vers le divin.

Toutefois, je reste persuadé que tout homme a la capacité de restaurer cette conscience, ce lien.

La Voie Royale de la purification du cœur menant à la perception de Dieu est l’Amour.  L’Amour du prochain, l’Amour malgré les désaccords, l’Amour comme force motrice universelle, comme souffle cosmique d’évolution.

Nul besoin d’être sensible psychiquement pour aimer, nul besoin de posséder une force mentale exceptionnelle pour se laisser émerveiller.  Nul besoin non plus nécessairement de multiples incarnations pour y parvenir, ce n’est pas la perfection qu’on cherche mais le petit déclic qui enclenche le processus – après une vie de rapine, de meurtre et de larcins, il n’a fallu qu’un petit déclic au bon larron pour s’ouvrir à l’Amour Infini.  D’accord, malgré sa position inconfortable, il était en bonne compagnie mais nous le sommes aussi, Dieu marche avec nous en permanence.

Alors, on en revient à l’idée, que tout le monde peut y parvenir même si c’est plus facile pour certains que d’autres, il « suffit » de s’ouvrir.  Pour peu qu’on le fasse, l’Amour qui fait tourner les nébuleuses et valser les étoiles peut sans difficulté aucune dissiper les mesquineries qui encombrent notre cœur.  Pour peu qu’on se donne la peine de faire une partie de la route et qu’on fasse l’effort de ne pas se complaire dans ce qui entrave notre cheminement, comme le disait Nicéphore le Solitaire : Revenez donc. Ou plus justement, revenons à nous-mêmes, frères, écartant avec horreur le conseil du ser­pent et l'égarement qui nous porte vers ce qui entraîne au plus bas. Car il n'est pas d'autre voie pour parvenir à la réconciliation et à l'union avec Dieu que de revenir d'abord à nous-mêmes, autant qu'il dépend de nous, ou plutôt d'entrer en nous-mêmes. Et c'est le paradoxe : nous nous séparons de l'égarement, du vain souci du monde, pour parvenir sans concession au Royaume des cieux qui est au-dedans de nous'.

Par Galahad - Communauté : Le Monde Spirituel
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés