Pour le génial J.R.R. Tolkien, écrire, inventer des
mythes, est exercer notre pouvoir créateur qui nous rend semblable à Dieu. Et cela d’autant plus si consciemment nous cherchons à transmettre la Vérité. Tolkien, très catholique (on connaît
son amitié avec C.S.Lewis, qui deviendra l’un des plus grands théologien du XXe siècle à son contact), a très vite l’idée de former une grande mythologie, moyen puissant et efficace pour
imprégner la culture de valeurs chrétiennes.
Selon le site « Catholique.org » : « on peut même dire que le Seigneur des Anneaux est une œuvre de « pré-évangélisation » : son contenu, ses valeurs, sont non seulement compatibles avec la foi, mais en constituent la toile de fond. Tolkien, dont la carrière littéraire avait commencé avec les histoires qu’il racontait à ses enfants avant de s’endormir, se rend compte du bien énorme que pourrait porter une grande épopée fantastique : le conte dépasse en effet toutes les limites culturelles et religieuses et peut permettre à tous les hommes sans distinction de « savourer sans le savoir » les valeurs inhérentes à la foi chrétienne. »
Tolkien ne cachait pas en effet que le Seigneur des Anneaux est « une œuvre fondamentalement religieuse et catholique ; elle l’était inconsciemment au début, mais consciemment dans sa révision ». Bien sûr, il ne s’agit pas d’une transposition originale de l’Evangile ou d’une simple allégorie, mais d’une histoire propre, archétypale, qui reprend de nombreux éléments mythologiques en lui ajoutant une dimension transcendantale et humaine plus importante. Car le Seigneur des Anneaux traite des questions religieuses fondamentales de toute l’humanité : la Création, la Chute, la mort, l’éternité et le destin de l’homme.
Les héros du Seigneur des Anneaux sont indéniablement humains et faibles devant la tentation. Comment ne pas faire le rapport entre les petits hobbits et les paroles du Maîtres « Celui-là donc qui se fera petit comme cet enfant, voilà le plus grand dans le Royaume des cieux. » (Mt 18 ;4)
De même la vertu principale du noble Aragorn, pourtant roi tout puissant, est l’honnêteté sur lui-même. Reconnaissant ses faiblesses, Aragorn refuse de s’approcher de l’anneau maudit.
Tolkien avait également développé la notion d’ « eucatastrophe ». Selon ce principe, toute histoire à vocation spirituelle doit provoquer un sentiment de joie indicible par son dénouement final. Ce retournement heureux est loin de l’happy end fade de certaines productions. L’ « eucatastrophe » doit en effet atteindre profondément le lecteur (ou le spectateur) et l’amener à anticiper la Vérité qui est profondément Amour et Espérance : « Pour cela j’ai créé le terme ‘eucatastrophe’, le soudain retournement heureux d’une histoire qui vous transperce d’une joie qui apporte des larmes (ce que je déclare être la fonction la plus haute que le conte doit produire). Et je fus conduit à cette idée qu’elle produit cet effet particulier parce que c’est un rayon soudain de la Vérité... »
Faire pressentir au lecteur, la Lumière et la Vérité, une fonction missionnaire semblable à celle des Evangiles qui après les affres de la passion baigne le lecteur dans la lumière pascale. Et Tolkien de conclure :
« La naissance du Christ est l’eucatastrophe de l’histoire de l’homme... la Résurrection est l’eucatastrophe de l’histoire de l’Incarnation… bien sûr, je ne veux pas dire que les Evangiles ne sont qu’un conte ; mais je tiens avec force qu’ils racontent un conte : le plus grand ».
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Si le christianisme doit un jour regagner le coeur des
masses, ce sera d'une part pour son message d'amour évangélique, d'autre part pour la profondeur de sa spiritualité. Or, cette profondeur trouve ses racines dans les écrits des pères de
l'Eglise. C'est dans ces écrits que se trouve les fondements de notre spiritualité, nous avons donc tout intérêt à les voir édités et accessibles. C'est dans cet ordre d'idée que, selon
l'agence Zenit :
Que ce soit dans l’antiquité païenne ou dans le
christianisme médiéval, les conteurs et les troubadours ont toujours eu une place à part. On peut même dire que les contes furent la charpente sur laquelle se bâtit l’ensemble des
civilisations. Peut-être même que la période de décadence dans laquelle nous vivons est d’une certaine manière due à un manque de contes référentiels, la quantité des histoires
superficielles noyant celles à la trame proche de la Vérité.
L’Ermite se tient debout dans les
ténèbres, avançant à la façon d’un aveugle avec son bâton et éclairant le chemin devant lui grâce à sa lanterne.
Il n’y a pas plusieurs
christianisme, il n’y a qu’un christianisme. Catholicisme, Orthodoxie, Protestantisme et les formes exotiques et métissée du christianisme dans les îles ou en Amérique Latine forment en
réalité une seule et même religion.
Au dire de certains
auteurs, Teith est une lettre à part. Elle est en effet, la seule absente des 10 commandements et des noms des dix Séfiroth. Teith se signale donc par son absence apparente, apparente
car souvent dans la pensée ésotérique, l’absence est une façon de mettre en évidence, l’absence indique la présence. Ainsi l’absence apparente de Dieu hurle sa Présence pour celui qui a des
yeux pour voir.
Au nombre des idées fausses et des préjugés contre l’Eglise figurent celui d’une
Eglise doloriste refusant la dignité humaine et prônant un acharnement thérapeutique.





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