Non catégorisé

Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 13:13

Ora et Labora ! L’origine de cette devise se perd dans les brumes de l’histoire.  Certains en attribuent la pérennité aux alchimistes, d’autres aux bénédictins…qu’importe !

 

Ora et Labora ! Ces mots de feu résonnent comme le tintement d’une cloche dans le ciel d’un matin ensoleillé.

 

Ora et Labora ! Prie et travaille ! Voilà la clé de la vraie Vie, voilà le secret !  Car, c’est maintenant que tout se joue, dans cette vie, sur cette Terre. 

 

Ora – Prie !

 

Il faudra un jour remettre la prière au cœur de la vie, au cœur du quotidien, au cœur de la civilisation.  La prière n’est pas une formalité, elle n’est pas une déclaration administrative ou juridique fait à Dieu.  La prière est réellement une ouverture du cœur, une invitation à l’Ineffable.  La prière n’est pas une tâche superflue, réservée à ceux qui ont le temps, elle est au contraire essentielle, elle est la respiration de l’âme. 

On sous-estime souvent le pouvoir transformateur de la prière, l’âme en paix s’ouvre au langage de l’Esprit et celui-ci opère la conversion, la transformation du regard.  L’effet transformateur de la prière change la vie, non parce qu’il fait adhérer à un dogme quelconque mais parce qu’il libère des scories, du superflus.  La prière ouvre le cœur à l’essentiel, son action nous purifie des masques, des faux-semblants et du manque de discernement. 

On sous-estime souvent le pouvoir inspirant de la prière, la conscience et l’âme reposant dans les mains de Dieu, on s’ouvre aux mondes infinis du dedans.  Les eaux de la créativité déferlent au creux de l’âme telles une symphonie magistrale, la vie devient tout entière une œuvre d’art.  Le merveilleux de la Création apparaît dans toute sa splendeur, dans toute sa force immense, balayant la mesquinerie comme la mer renverse un château de sable.

Nous vivons notre vie endormi, la prière est un réveil, un feu doré qui jaillit et éclaire la vie de mille feux, la mort s’estompe alors peu à peu, s’inclinant devant le rayonnement d’une Vie éternelle qui germe tel une rose en notre sein.

 

Labora – Travaille !

 

Mais on ne saurait se remplir tout entier de la Grâce sans en redistribuer ses bienfaits.  Lorsque notre coupe intérieure est pleine de Grâce, il faut que le surplus rejaillisse sur le monde disait Saint Bernard.

La Terre nous a été confiée, à nous de la faire resplendir, à nous de la transformer, d’œuvrer pour en faire le reflet du Royaume.  Notre conscience est inscrite dans le temps et l’espace, à nous de les sanctifier. 

Travaille ! L’exhortation n’appelle pas à produire plus d’argent, à se tuer pour nourrir le Moloch néo-capitaliste.  L’exhortation appelle au don.  Le vrai travail, c’est le don.  Don d’amour, don de justice, don de charité, don de compassion, don de fraternité, don de liberté responsable, voilà le vrai travail !

Construire un monde fraternel, un monde qui soit un écrin de la Vérité et de la Beauté, un monde où chacun trouve sa place, où chacun puisse s’épanouir pleinement, où chacun puisse exprimer en toute liberté les dons que Dieu lui a donné à sa naissance… Voilà l’idéal vers lequel il faut tendre, voilà le travail nourri par la lumière de la prière, voilà le centre et le sens de la vie humaine, le reste n’est qu’illusion…        

Par Galahad
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 19:19

Afin de marquer le 150' anniversaire de la parution de L'Origine des espèces, ouvrage fondateur de Darwin, l'université pontificale grégorienne de Rome a récemment accueilli une conférence sur l'« évolution biologique, faits et théories », sous le patronage du Conseil pontifical pour la culture. Des scientifiques tels que les Français Yves Coppens et Jacques Arnould étaient conviés à la discussion. En étaient exclus les partisans affichés du créationnisme ou même du « dessein intelligent » - les organisateurs ne cautionnant pas, au niveau scientifique, théologique ou philosophique, cette dernière « théorie », considérée comme un phénomène sociologique réactionnaire.  Furieux, Bruce Chapman, le président du Discovery Institute, a dénoncé « une parade d'athées, d'agnostiques ou d'évo­lutionnistes théistes ». L'objet de la conférence était tout de même d'éta­blir que la théorie de l'évolution ne peut, en elle-même, prouver l'inexis­tence de Dieu, ainsi que l'a souligné le directeur du projet Stoq (Science, théologie et quête ontologique), Gennaro Auletta.

 

Une position pas toujours lisible

Depuis que jean Paul II a déclaré en 1996, devant l'Académie pontifi­cale des sciences, que « la théorie de l'évolution est plus qu'une hypothèse », l'Église se cherche une position nuan­cée, pas toujours lisible. Le cardinal autrichien Christoph Schiinborn - proche collaborateur de Benoît XVI - a ainsi estimé en 2005 que ces propos de l'ancien pape étaient « plutôt vagues et sans grande importance ». Benoît XVI a déclaré la même année que la « Parole créatrice » a créé « ce projet intelligent qu'est le cosmos » ; et la formule en italien « progetto inteligente » a parfois été traduite en anglais par « intelligent design ». Le pape estime que « nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution ». Mais l'Eglise ne prend pas position sur des questions scientifiques, a expliqué le cardinal William Levada, ajoutant: « Le Vatican écoute et apprend. » 

 

Voilà une phrase qu'on aurait aimé entendre plus souvent de la part d'un inquisiteur (William Levada est à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la Foi) et d'une Eglise souvent arrogante.  Mais comme disait l'autre, "il n'est jamais trop tard pour bien faire !" 

 

Source : Monde des religions.

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 13:06

Mon site se revendiquant de l’  « ésotérisme chrétien », il était temps que je dédie une rubrique à ce sujet et pour commencer que je tente une définition de l’ésotérisme chrétien.  D’emblée, je peux dire que ce texte sera le premier d’une longue série car le sujet est complexe et pour le moins, sujet à débat.

 

Qu’est ce que l’ésotérisme chrétien ?  Alors que les Eglises chrétiennes nient officiellement, la plupart du temps, la possibilité de faire co-exister ésotérisme et christianisme, il faut faire remarquer que :

 

 Au cours des âges l’Eglise n’a jamais condamné en tant que tel l’ésotérisme mais plutôt certaines pratiques maléfiques associées (le plus souvent à tort)  à celui-ci : goétie, nécromancie, satanisme…  

 

Ces pratiques pour le moins nauséabondes (mais rares heureusement) ne furent jamais l’œuvre des ésotéristes chrétiens (ce serait le comble !) mais de différents mouvements revendiquant une allégeance à l’ « ennemi » ou d'inconscients en mal de sensations fortes.  Ennemi qui trouva d'ailleurs plus de satiété dans la soit disante chasse aux sorcières que dans les "maléfices" de celles-ci, généralement coupables non pas de sorcellerie ou d’ésotérisme mais de connaissances médicinales traditionnelles et campagnardes.

 

L'ésotérisme chrétien ne peut être assimilé à des pratiques dangereuses ou douteuses qui ne font pas partie ni de son corpus, ni de son essence profondément rattaché au Christ.  

 

Les différentes sociétés secrètes constituées pour transmettre la science ésotérique ne furent jamais en odeur de sainteté auprès des Eglises chrétiennes.  Mais là encore la critique vise plus la discipline de l’arcane ou du secret  sous prétexte que si les pratiques exercées dans ce cadre spécifique ne sont pas nuisibles pourquoi ne pas les pratiquer en pleine lumière.  C’est donc le secret qui est critiqué plus que l’ésotérisme en tant que tel. 

 

La « victoire » temporaire au sein de l’Eglise des forces légalistes (pour ne pas dire pharisiennes dans le sens symbolisé par les évangiles) a permis la création de l’Inquisition et de diverses formes d’intolérance.  Le cœur de l’Eglise s’est asséché et s’est détourné des eaux vives de la spiritualité et du mysticisme.  La conséquence fut l’exil volontaire et le rassemblement – hors de la vue des institutions – de ceux qui recherchaient à s’élever consciemment vers Dieu, qui voulaient apprendre Son langage tout de symboles, présent dans la Nature et le coeur des hommes.  Le secret ne fut jamais instauré pour protéger une connaissance factuelle (à titre d’exemple les rituels franc-maçon ont été publié depuis longtemps.).  Le secret fut instauré pour protéger l’identité des frères, soumis à l’opprobre d’une institution momentanément sclérosée.  En définitive, le seul secret est celui, non communicable, qui existe dans le cœur de celui qui expérimente la Grâce et le chemin du retour vers Dieu.

 

Par ailleurs, au cours des âges, beaucoup d’auteurs chrétiens, certains tout ce qu’il y a de plus « orthodoxes », d’autres plus hétérodoxes, ont développé une pensée ésotérique ou ont utilisé des outils provenant de l’art ésotérique.  Parmi les ésotéristes chrétiens (ou ayant nourrit l’ésotérisme), on citera brièvement (et de manière non exhaustive) : Clément d’Alexandrie, Origène, Pseudo-Denys, Boèce, Maxime le Confesseur, Isidore, Jean Scot Erigène, Grégoire Palamas, Honorius, Saint Bonaventure, Robert Grosseteste, Roger Bacon, Raymond Lulle, Vincent de Beauvais, Bartholomé d’Angleterre, John Dee, Marcile Ficin, Pic de la Mirandole, Alain de Lille, Paracelse, Guillaume Postel, Valentin Weigel, Jacob Boehme, Franz Von Baader, Louis Claude de Saint Martin, Karl Von Eckartshausen, etc…, etc… 

 

Nous voici donc face à un courant de pensée qui défie les définitions faciles : non, l’Eglise n’a pas toujours condamné l’ésotérisme en tant que tel.  Non, l’ésotériste n’est pas systématiquement en réaction contre l’Eglise ou en opposition à la doctrine chrétienne traditionnelle.    Donc oui, on peut être ésotériste et confesser la doctrine chrétienne (catholique, orthodoxe ou protestante) mais sans toutefois être prisonnier du dogme et de la forme. 

 

Mais alors qu’est ce que cet ésotérisme chrétien ? 

 

Pour commencer, on doit reconnaître que la notion d’ésotérisme est aujourd’hui, tout à fait galvaudée :

Sur les rayons des bibliothèques et des librairies, sur internet et dans les revues spécialisées, on ne retrouve que peu d’ouvrage réellement ésotérique mais la plupart du temps, beaucoup de déchets sensationnalistes mêlant extraterrestres, horoscopes, cartomancie raz les pâquerettes, complots internationaux aux relents antisémites, channeling, contre vérité scientifique et autres « prêt à s’élever cosmiquement » sont le reflet d’une société de consommation malade de son matérialisme, de son désenchantement du monde et de sa religion trop longtemps légaliste et desséchante.  Toute cette spiritualité bon marché ne peut pourtant être qualifié d’ésotérisme. 

 

Si l’on veut faire resplendir l’ésotérisme chrétien, le concept même d’ésotérisme doit être redéfini afin que les érudits, les théologiens et le grand public puissent l’appréhender à sa juste mesure et que la pensée ésotérique regagne l’écrin qu’elle n’aurait jamais dû quitter, celui du christianisme.  Car, fondamentalement cette expatriation de l’ésotérisme est un mouvement non naturel, produisant une fracture comparable à l’exil de l’homme sur Terre car, comme nous le verrons, l’ésotérisme ne saurait se passer de l’exotérisme qui en est le corps ou la gangue et l’exotérisme ne pourrait se passer de l’ésotérisme qui en est le cœur ou le noyau.

Comme le dit justement le père Jérôme Rousse Lacordaire : "L’ésotérisme chrétien se vit au sein même du christianisme exotérique ; il est l’aspect intérieur de la tradition chrétienne qui se déploie aussi selon des modalités exotériques".

 

 

        

    

Par Galahad
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 12:29
Tout simplement splendide !

Par Galahad
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 19:47

Ce qui a souvent caractérisé l’ésotériste chrétien, c’est son implication dans les affaires du monde, ou plutôt le fait qu’il se sente concerné par le monde.  Non pas, par des affaires de politique politicienne mais bien par la marche du monde, par son évolution.  La culture occidentale s’est d’ailleurs toujours évertuée à agir sur le monde et à tenter de le comprendre. 

Et lorsqu’on s’intéresse au divin, qu’on tente de s’en approcher, on ne peut que voir dans le monde, une projection du macrocosme et une terre destinée à refléter la volonté divine.  Autrement dit, les ésotéristes d’antan et ceux d’aujourd’hui furent souvent des passionnés de science qui au travers de l’étude de la Nature se rapproche de Dieu, des passionnés d’art qui au travers de l’expression du Beau ; rapproche de Dieu, des passionnés d’histoire qui au travers des événements à priori chaotiques manifeste la volonté de Dieu et des passionnés d’actions charitables, humanistes, libératrices ou sociales manifestant l’Amour et la Liberté, deux principes fondamentaux reflétant la pensée divine.

 

Cet intérêt provient de l’intime conviction que :

   

Tous ces sujets me tiennent à cœur depuis longtemps et je suis un inlassable scrutateur des progrès dans les domaines suscités.  J’ai donc décidé de renommer l’une des rubriques de ce blog (anciennement « art et culture ») et d’en faire « Actions, liberté, progrès et écologie »

Sans être exhaustif, je posterai chaque semaine (pour commencer et en plus du post hebdomadaire habituel) une nouvelle glanée sur le net et que je trouve importante.  Parfois je la prendrai telle quelle en citant mes sources, parfois je la commenterai. 

 

J’espère en tout cas vous apporter beaucoup de bonnes nouvelles en ces temps de crise et de morosité ! ;-) 


Et pour commencer: un pneu à l'huile d'oranger :

L’histoire ne dit pas s’il diffuse vraiment une odeur de fleur d’oranger. La nouvelle gamme de pneumatiques lancée le 1er juillet dernier aux Etats-Unis par la firme japonaise Yokohama Tire est fabriquée en partie avec de l’huile d’oranger.

La quasi-totalité des pneus vendus dans le commerce sont produits à partir de pétrole. Avec leur cortège de pollution et de rejets de gaz à effet de serre. Les ingénieurs de Yokohama ont cherché à produire des pneumatiques à partir de caoutchouc naturel, qui n’intègrent plus que 20% de matières tirées du pétrole. Une huile tirée de peau d’orange sert d’additif lors de la fabrication des pneumatiques, pour obtenir les propriétés d’élasticité désirées, améliorer l’étanchéité à l’air du pneu et renforcer l’adhésion au bitume sans augmenter la résistance au roulement. Le fabricant affirme que son pneu, qui est déjà vendu depuis deux ans au Japon, «roule 11% de mieux» que l’HydroEdge de Michelin, et «22% de mieux» que le Goodyear Integrity.

(Source : Science et Vie)

Par Galahad - Communauté : Quête d'un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 14:24

Les lecteurs de ce blog et ceux qui me connaissent le savent, je ne rate jamais une occasion pour me dresser contre les prises de position que je juge trop réactionnaires ou fondamentalistes.  On peut s’inscrire dans le courant traditionaliste de l’ésotérisme et honnir le fondamentalisme.  Après tout, c’est bien connu, la lettre prise telle quelle tue l’esprit or c’est bien l’Esprit qu’on cherche.  Ceci étant, les religieux n’ont pas le monopole de la vue bornée et j’en connais des laïques athées convaincus qui n’ont rien à envier à Torquemada tant il mettrait volontiers sur un bûcher quiconque ose évoquer l’idée même de transcendance.

 

Parfois pourtant, on peut être surpris…agréablement et l’honnêteté intellectuelle m’oblige à le signaler et à tirer mon chapeau à Benoît XVI qui a publié, cette semaine, une encyclique que je trouve fort à propos.

 

Pour rappel une encyclique, bien que formellement destinée aux évêques, est une lettre qui s'adresse en pratique à tous les fidèles de l'Église. Une encyclique est le texte de référence sur la position de l'Église, mais sauf précision contraire, elle n'engage pas l'infaillibilité pontificale.  Le fidèle reste donc libre de ne pas suivre cet enseignement, si sa conscience le lui dicte, tout en restant dans l'Église.  Le moins que l’on puisse dire est que le Pape actuel est un homme plein de surprises et de contrastes, pouvant choquer parfois par son intolérance outrancière (notamment à l’égard des homosexuels ou de la franc-maçonnerie), son conservatisme (dialogue exclus sur le mariage des prêtres ou l’ordination des femmes) ou son manque de réalité (la fameuse histoire du préservatif), il peut manifester un sens profond de la charité que je découvre à l’instant !

 

Pour le coup, ce texte visionnaire de 65 pages sans les notes, appelé « Caritas in Veritate », traite des grandes questions de l’heure : crise économique et environnement, mondialisation et solidarité, travail et communications, droits et devoirs des citoyens de la planète et de leurs gouvernants.  Pour autant le texte n’est pas uniquement à caractère temporel puisqu’il aborde ces sujets d’une manière très spirituelle.  Ce texte propose des remèdes concrets pour notre société malade mais des remèdes se reposant sur une spiritualité solide et ouverte, une spiritualité à l’image du Christ qui est Force et Amour, Vérité et Beauté, Amour et Vérité.  Alors certes, la spiritualité en question est celle de l'Eglise Catholique (la seule vraie de vraie pour BXVI) et cette position un chouia exclusiviste va sûrement lui attirer les foudres des uns et des autres.  Mais ça, c'est l'éternel problème des religions dites révélées.... 

 

En réalité, le texte mériterait vraiment d’être débattu et réfléchi (j’y reviendrai peut-être dans les mois à venir) tant par les citoyens lambdas que part les décideurs politiques ou économiques ainsi qu’au sein des ordres initiatiques qui pourraient voir là une spiritualité appliquée (les prises de position ne sont pas sans rappeler, toutes proportions gardées, un manifeste édité il y a quelques années par un ordre rosicrucien bien connu). 

 

Voici le résumé en bref (présenté par les journalistes de la Croix) et pour ceux qui voudraient la lire dans son intégrité, c’est là que ça se passe :

 

« Dans l’introduction, Benoît XVI apporte sa touche personnelle à l’enseignement social de l’Église. À la charité, pilier traditionnel de la doctrine sociale, il ajoute celui de la vérité. Car « dépourvu de vérité, l’amour (…) devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement remplie » au gré du relativisme ambiant…. Ainsi, « dans la vérité, l’amour reflète en même temps la dimension personnelle et publique de la foi au Dieu biblique » qui est à la fois « Charité et Vérité, Amour et Parole. » L’Église n’ayant « pas de solutions techniques à offrir », sa doctrine sociale n’est autre qu’une « annonce de la vérité de l’amour du Christ dans la société ».

« Populorum progressio », quarante ans après

Cette encyclique marque le 40e anniversaire de celle de Paul VI sur le développement des peuples : « Populorum progressio », (1967). «Caritas in veritate» entreprend un bilan réaliste de ces quarante ans, avec de nombreuses continuités dans la manière dont se pose la question du développement, qui « concerne unitairement la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions » et est à accueillir comme une « vocation », d’origine transcendante, pour tout homme et toute société.

Or, l’humanité ne répond guère à un tel appel, entretenant des « situations de sous-développement qui ne sont pas le fruit du hasard ou d’une nécessité historique » : plus que les causes matérielles, c’est le péché des hommes qui en est responsable. Parmi les nouveautés apparues depuis son prédécesseur, Benoît XVI souligne la globalisation des rapports humains, économiques et politiques.

Face à la crise, la confiance

Si le développement « a eu lieu et qu’il continue d’être un facteur positif » pour tirer des populations de la misère et émanciper des peuples », il « continue d’être obéré par des déséquilibres et par des problèmes dramatiques, mis encore davantage en relief par l’actuelle situation de crise ». Quels problèmes ? La litanie en est aussi longue que triste : « effets délétères sur l’économie réelle d’une activité financière mal utilisée », « énormes flux migratoires »… Pour Benoît XVI, il faut que la crise devienne « une occasion de discernement » et mette les hommes « en capacité d’élaborer de nouveaux projets » : « C’est dans cette optique, confiants plutôt que résignés, qu’il convient d’affronter les difficultés du moment présent. »

La gratuité et le don

« Le grand défi qui se présente à nous », affirme le pape, c’est de montrer que « dans les relations marchandes les principes de gratuité et la logique du don peuvent et doivent trouver leur place à l’intérieur de l’activité économique normale ». L’encyclique signale l’émergence d’un secteur placé sous autre chose que la recherche du profit, de comportement de la société civile vers une « démocratie économique », et de la prise en compte de la « responsabilité sociale de l’entreprise ».

L’économie a besoin d’éthique

« Les droits élémentaires et fondamentaux d’une grande partie de l’humanité sont violés ». Droit à la vie, à la famille, à la solidarité. Le respect de ces droits a aussi des retombées bénéfiques sur le plan économique : l’économie en général a besoin d’éthique. Le texte développe longuement le droit à une juste utilisation des ressources naturelles. On retrouve là l’intérêt de Benoît XVI pour l’écologie. L’encyclique donne quelques pistes. Par exemple, « trouver des voies institutionnelles pour réglementer l’exploitation des ressources non renouvelables ». Ou encore, instaurer la solidarité des consommateurs des pays riches.

Une autorité mondiale

Ce chapitre devrait interpeller les responsables politiques des principales puissances économiques, qui étaient réunies à L’Aquila dans le cadre du G8. « Le développement des peuples dépend de la reconnaissance du fait que nous formons une seule famille ». Plus solidaire : les États développés doivent consacrer une part plus importante de leur produit intérieur brut au développement, développer un tourisme responsable, et une gestion humaine de la migration, avec une collaboration entre les pays d’origine et les pays d’accueil.

Solidarité dans le travail, avec un renforcement des institutions syndicales internationales, et une éducation des consommateurs : « acheter n’est pas seulement un acte économique, mais aussi un acte moral ». Cette famille humaine requiert aussi un minimum d’organisation. Pour Benoît XVI, il est « urgent » de réformer l’Organisation des Nations unis, tout comme l’architecture économique et financière internationale.

La question sociale est anthropologique

Pour Benoît XVI, le développement implique une certaine vision de l’homme. Et l’absolutisme de la technique trouve son expression la plus forte dans la manipulation de la vie humaine : « Comment pourra-t-on s’étonner de l’indifférence devant les situations humaines de dégradation, si l’indifférence caractérise même notre attitude à l’égard de la frontière entre ce qui est humain et qui ne l’est pas ? »

En conclusion, le pape revient sur cette affirmation qui lui est chère : l’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain. « Le développement a donc besoin de chrétiens qui aient les mains tendues vers Dieu », dit-il joliment, un Dieu qui a fait don à l’homme de l’Amour, dans la Vérité. »

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 13:16

Dieu a créé l’Univers en l’extrayant du néant et en se retirant de sa Création lors d’un mouvement que la pensée juive désigne sous le nom de tsimtsoum.  Pourtant, malgré cette transcendance radicale, Dieu a maintenu une présence dans Son Univers en inondant en permanence Sa Création de son Amour et de Ses énergies divines, et ce, même après la Chute.

La venue du Christ, l’Incarnation de Dieu sur Terre, actualise pour l’éternité cette Présence de Dieu dans le monde manifesté.

 

Pourtant, la théologie occidentale, par un pervers retournement de pensée dont l’histoire à le secret, eut souvent tendance à oublier ce fait et à présenter notre monde privé de Dieu, ramenant l’Univers et la Nature à un objet froid régit par des lois mécaniques.

Dans cette conception du monde, l’homme se retrouve isolé dans un Univers qui tient plus de la prison que du jardin d’Eden.  Plutôt que de lui montrer la voie vers sa Réintégration et son retour à Dieu, l’Eglise et les théologiens se contentèrent souvent de le culpabiliser et d’instiller des idées malsaines de pénitence.  Plutôt que de présider à la sacralisation du monde dont il a la charge, l’Eglise et les théologiens considérèrent le monde comme un objet mis à la disposition des hommes.  Vision de la Nature-objet reprise par l’ère industriello-mécaniste et qui sera à l’origine de la situation écologique catastrophique que nous connaissons actuellement.

 

Certes, pour le christianisme, l’homme est au centre du monde, il a la responsabilité de celui-ci car, ayant le pouvoir de nommer, il a le pouvoir de gérer et de diriger, il est le roi du monde visible : « Le Seigneur Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Eden pour cultiver le sol et le garder » (Gn 2, 15)

Mais, et la différence est de taille, l’homme est aussi le prêtre de la Création, chargé de sacraliser l’Espace et le Temps, de rétablir le lien brisé après l’Exil. 

 

Car c’est à l’homme qu’il appartient de réparer ce qui a été brisé.  Notre rôle est double : prêtre et roi.  Cette royauté sacerdotale exclus tout comportement utilitariste de la Nature.  Celle-ci n’est pas notre esclave mais notre sujet suppliant et demandant à être réconcilié avec Dieu. 

Loin de s’enfermer dans une attitude d’un anthropocentrisme méprisant ou utilitariste vis-à-vis de la Nature, nous devons la spiritualiser, l’aider à accoucher d’elle-même : « Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu : livrée au pouvoir du néant — non de son propre gré, mais par l'autorité de celui qui l'a livrée —, elle garde l'espérance, car elle aussi sera libérée de l'esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu.

Nous le savons en effet : la création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l'enfantement. » (Rm 8, 19-22)

 

Or, pour Saint Paul, si la Nature gémit, c’est qu’elle est vivante, c’est qu’elle ressent des émotions bref, c’est qu’elle a une âme ! 

Certes la Terre n’est pas une déesse et l’Univers n’est pas Dieu, ils n’en sont pas moins des êtres vivants « pleins de Dieu », attendant leur retour dans le sein de la Lumière Primordiale.

La Terre vivante, habitée par des myriades d'êtres visibles et invisibles, est dotée, à l’instar  des animaux et des plantes, d’une âme et peut-être consciente d’elle-même.  Cet être, nommé Gaïa, crie et gémit depuis l’Exil, rechignant parfois à donner ses fruits ou ne pouvant s’empêcher d’avoir des soubresauts (de douleurs ?), tsunami et tremblements, dont nous payons le prix.

Cette Terre, création divine au même titre que nous, nous devons la traiter avec les égards et l’amour fraternel qui devrait présider à toutes les relations entre les êtres vivants. 

L’écologie est plus qu’une nécessité vitale ou scientifique, c’est une fonction spirituelle et eschatologique essentielle de la nature humaine.  Nous sommes les gardiens de la Nature, en tant que tel, il est temps que l’écologie retrouve sa place dans le domaine du sacré certes mais aussi que le sacré inspire une saine et responsable écologie. 

 


Par Galahad - Communauté : Le Monde Spirituel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 13:23

Sur certains blogs et sur certains forums, on voit souvent des auteurs qui s’insurgent contre la vague « bien-être » et qui entendent marquer la distinction radicale entre « bien-être » et spiritualité.

 

Nous vivons dans un monde de combats et dans une société de compétition extrême, pourtant notre âme à besoin d’une ambiance harmonieuse pour s’épanouir.

 

La tension nerveuse et le stress sont autant d’agressions qui mettent à mal notre bien-être et qui nous freinent sur le chemin de l’évolution spirituelle.  Car s’il est évident que la spiritualité est infiniment plus que le « bien-être », celui-ci n’est pas moins la condition de base pour une spiritualité seine et épanouie.  Ce n’est que serein et fort qu’on peut emprunter la voie étroite de l’Illumination qui est la seule véritable spiritualité.  Car les délires culpabilisateurs et masochistes qu’on a trop vu en occident, ne sont finalement que l’expression de névroses pathologiques et d’hystérie psychosomatique aussi dangereuse pour le corps, que pour l’âme et l’esprit. N’en déplaise aux amateurs de cilices et autres disciplines sanglantes…  Bien sûr,  certains saint chrétiens ou autres, choisissent parfois de prendre sur eux la souffrance de l'humanité mais tout le monde n'a pas ce charisme.  Et bien sûr, toute vraie spiritualité implique également un dur combat intérieur pour affûter la lame de l’esprit ainsi que parfois des nuits obscures aux ténèbres moites où se dépêtre l’imprudent voyageur intérieur.  Depuis l’Exil, toute recherche de la Grâce divine se heurte à l’opposition de l’ennemi tapi dans les marécages putrides d’un inconscient non encore purifié.  Et la rencontre avec ces adversaires là, prendra souvent des allures de champ de bataille intérieure pour lesquelles il faudra être préparé et équipé.  Mais quiconque a combattu, sait qu’on ne peut gagner une guerre qu’en étant serein, fort et stable.  

 

Sérénité donc, à rechercher dans les techniques mystiques développées aux cours des siècles par la Tradition, prière du cœur, hésychasme, oraisons, méditation, autant de techniques qui nous permettent de pacifier la conscience, de l’éclaircir, de la rendre plane et transparente à la Lumière du fond.

 

Pour cela nous devons commencer par développer dans notre quotidien, une attitude de détachement par rapport aux multiples frustrations dont nous sommes l’objet.  Ce détachement n’est pas un « je m’en foutisme » ou une indifférence au monde mais plutôt une mise en perspective, une prise de conscience de ce qui est vraiment important et de ce qui ne l’est pas, de provoquer un relâchement des tensions.  Ce détachement est la condition sine qua non pour passer à l’étape suivante : l’Amour de soi et des autres.

En effet, tant qu’on reste dans un émotionnel emprunt de culpabilité, la tentation est forte de céder également à un émotionnel de jugement, sentant la paille, on ne voit que la poutre.  Il faut donc pacifier cet émotionnel basique afin de s’aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres (car on ne peut donner que ce que l’on a).  Détaché de tout jugement, on n’est plus agressé par les travers d’autrui, on peut voir au-delà et accueillir les autres comme l’âme pure en devenir qu’ils sont.

 

Tout cela peut paraître évident à dire, moins à faire mais dans la synergie censée nous rapprocher de Dieu, il est important de faire céder le mur qui nous sépare de Lui, des autres et de nous-même.  Mur dont les briques sont les innombrables frictions et tensions de nos journées de courses éperdues, nos préjugés discriminatoires, nos illusions culturelles relatives, et nos passions tout aussi illusoires. 

 

Dans la tradition première du christianisme, le repentir n’était pas le larmoiement geignard qu’on en a souvent fait, le repentir était le fait de « voir les choses telles qu’elles sont ». 

 

Lorsque notre corps et notre esprit sont en « bien-être », le flux des pensées se calme, on peut laisser venir à soi la « Vision Vraie ».

En voyant les choses telles qu’elles sont, avec sincérité, en perçant le voile des apparences, on fait tomber le mur qui nous sépare de Dieu.  Soudain le calme s’installe, on peut alors tendre vers les étoiles et s’élancer dans le ciel sur les ailes de la prière ou de la méditation flèche.  Dieu nous trouve le cœur ouvert, prêt à l’accueillir.
Par Galahad - Communauté : COEUR DE LUMIERE
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 18:01

Après avoir vaincu la Mort et donné ses ultimes enseignements pendant 40 jours, le Christ rejoint le Royaume des Cieux, le monde spirituel et invisible ; « Donc le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu » (Marc 16 ; 19).

Ensuite, les disciples s’en retournent rassérénés vers Jérusalem « Quant à eux, après s'être prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie ; ils étaient constamment dans le temple et bénissaient Dieu. » (Luc 24 ; 52-3)

 

La Crucifixion et la Résurrection sont des moments cruciaux dans l’histoire de l’Humanité.  Pendant ces deux moments clés, l’Histoire de l’humanité se trouve bouleversée, la Mort est vaincue par l’Envoyé qui nous montre que notre situation misérable d’humains exilés et mortels n’est pas irrémédiable.  Tout au long de sa vie, le Christ enseigne mais c’est dans la mort vaincue qu’Il nous montre la Voie…Voie de la Vie foulant la mort aux pieds…Voie de la Lumière chassant la ténèbre…Voie de l’Amour mouvant l’Univers... Voie banissant la grisaille quotidienne pour nous faire participer au Royaume...

 

Quoiqu’ « enlevé au ciel », le Christ n’en reste pas moins parmi nous comme Il le montre quelques jours plus tard en envoyant le Feu de la Pentecôte sur ses disciples.  Malgré les horreurs, malgré la maladie, la faim et la guerre, malgré le fanatisme, la douleur et les discriminations, malgré le froid, la folie et l’ignorance qui frappent notre planète à chaque instant, nous devons prendre conscience que le Christ, Lumière Eternelle est partout présent.

 

Dans notre époque cynique et matérialiste, ces mots peuvent sembler vains, creux, voire niais.  Il n’en est rien.  Certes l’Exil a enfermé la conscience dans des formes figées qui n’évoluent que par leur destruction progressive (vieillesse) et définitive (mort).  Plutôt que de pouvoir évoluer à la vitesse de la pensée et de la lumière comme c’était le cas avant la Chute, nous sommes pris dans ces tuniques de chair qu’il nous appartient de transfigurer, tout comme le monde qui nous entoure. 

Et certes, plutôt que d’être en permanence en communion avec Dieu et Sa gnose, la souffrance fait trop souvent œuvre de briseur de conscience.

Pourtant, le bonheur est à portée de main pour qui sait vivre pleinement, c'est-à-dire celui qui sait allumer son feu intérieur et s’ouvrir à la Lumière qu’il porte pour devenir un porteur d’Amour.

Il ne s’agit pas de devenir mièvre, endormi ou allumé mais bien de pouvoir répondre à l’appel ultime, celui du Verbe divin qui retentit en tout endroit, à chaque instant.  Celui qui veut tendre l’oreille dans le silence et plonger son regard dans les profondeurs de son océan intérieur pourra toucher du doigt cet Amour Ineffable que l’Eternel nous offre en permanence, celui-là se rendra compte de l’extraordinaire pouvoir purificateur et transformateur de cette Lumière, il prendre conscience que la Présence est partout en permanence et loin d’être une idée vaine, c’est la plus pure et la plus forte des réalités.

 

Dieu est réellement présent dans notre vie quotidienne, pas comme une idée consolatrice mais comme un être réel, un Etre qui s’incarna et ne quitta plus l’Histoire mais aussi notre histoire personnelle.  Celui qui réussi à tendre la main vers Yechoua, ne sera pas déçu car Il lui enverra alors les Feux de la Pentecôte qui illumineront sa conscience et sa vie, la transformant en Grand Œuvre et l’élevant vers Dieu dans une préfiguration de Vie Eternelle au quotidien.

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 17:58

Merci à Oussama, à Benoît, aux réactionnaires, aux apparatchiks de la pensée sacrée et aux intégristes de tous horizons pour nous montrer combien le sens rigide de la lettre fige la pensée et l’Esprit, combien la pauvreté du dogme pétrifie la richesse de la doctrine, combien la religion peut facilement n’être qu’un ensemble froid et légaliste de coutumes creuses.

 

Merci de nous montrer comment la soumission servile à une morale subjective éloigne de la véritable éthique qui est alimentée par la compassion et la compréhension numineuse des voies divines.  Merci de nous rappeler que le Christ lutta sans répis contre ceux qui, comme vous, servaient une loi sèche, vindicative et dénuée de la moindre empathie.  Merci de montrer combien est archaïque cette conception d’un Dieu assoiffé de formalisme. Combien kafkaïen est cette conception d’un être absolument transcendant et tout puissant se permettant de juger sans pitié les misères dans lesquelles sont plongés ses créatures.  Combien sont bas ceux qui se prétendent ses intercesseurs, excommuniant – tuant – lapidant – jugeant ou méprisant en son nom, ne faisant en cela que laisser libre cours à leurs pulsions de domination les plus sordides.

 

Merci de nous rappeler que les Eglises sont des structures bien humaines, bouffies d’autocratisme, de volonté coercitive qu’il faudra bien purger un jour.  Merci de nous montrer que ceux qui devaient protéger la Lumière, l’accueillir comme un écrin en leur sein, n’ont souvent fait que l’étouffer, la délimiter et lui ont retiré toute sa chaleur.  Merci de nous montrer combien il est important aujourd’hui que ces Eglises évoluent sous peine pour les hommes de bonne volonté de s’engager sur une quatrième voie qui ne sera ni celle des institutions hiérarchisées et gigantesques, ni celle du matérialisme desséchant, ni celle des sectes décérébrantes mais de communautés fraternelles d’amis de Dieu cherchant à vivre de manière immanente la reliance à Dieu. 

 

Merci de nous rappeler combien la sexualité pose problème chez certains. Combien d’ailleurs elle est bannie dans les tyrannies religieuses et les dictatures politiques. Combien l’obsession vulgaire pornographique et la pudibonderie hypocrite ressortent d’une même pathologie psychologique, d’un même déséquilibre.  Merci de nous rappeler combien il est important de sainement jouir des plaisirs terrestres et de se sentir bien dans son corps.  Merci aussi de nous rappeler combien les sociétés machistes et les schémas patriarcaux sont l’expression d’un déséquilibre sociétal total.

 

Merci de nous rappeler que la spiritualité n’est pas l’observance de règles mais l’épanouissement de la Lumière en soi, que le but de l’homme n’est pas de se conformer au troupeau mais d’explorer, dans le respect d’autrui, les spécificités et les dons qui sont les siens.

 

Merci de nous rappeler combien un représentant religieux se doit avant tout d’être un maître, habité par la Grâce et touché par l’illumination.  Merci de nous rappeler combien nous manquons de pareils êtres en Occident et combien les vrais guides spirituels sont rares en notre société.  

 

Merci enfin de nous rappeler que la reliance ne peut être pleinement vécue que dans la liberté car seul la prise de conscience pleinement libre peut mener au tutoiement avec Dieu et ce, sans intermédiaires aucun !       

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés