Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 12:20

 

booklightmu7.png La Parole de Dieu raisonne dans tout l’Univers, dans le mouvement des étoiles et dans le chant des oiseaux, dans la chaleur du Soleil et dans la caresse de la Lune.  La Parole de Dieu souffle et attise le génie humain.  Elle s’exprime dans les grandes pyramides, la navette Atlantis, la neuvième symphonie de Ludwig von Beethoven, le Requiem de Mozart ou la pensée de Tchouang-tseu.  La Parole de Dieu vit dans l’or des icônes, dans les couleurs des maîtres renaissants et dans le ciseau des sculpteurs égyptiens.  La Parole de Dieu vibre dans les mots de la poésie de Leconte de Lisle, de Novalis, de Taliesin, de Verlaine et dans l’étrangeté des koans zen.

 

Pourtant, Elle palpite au cœur du Livre Saint sur lequel fut construit notre civilisation de liberté et de respect de la personne.  Pourtant Elle palpite au cœur du Livre Saint, Livre des livres, reflet parfait du pouvoir créateur.  Pourtant, Elle palpite au cœur du Livre Saint et contient toute l’Ineffable Lumière manifestée dans les merveilles de la Création.

 

La Parole contenue dans la Bible est toujours et à jamais vivante car expression même de la Parole créatrice.  Notre regard sur cette Parole Sacrée se doit d’être toujours frais, toujours en éveil, toujours enthousiaste afin d’être réceptif à la Vie qui s’en dégage.  Ne laissons pas enfermer l’Esprit de Dieu dans les cadres étriqués de la sècheresse fondamentaliste ou dans les limites finies de la critique historique. 

 

Croire qu’on peut comprendre tout Dieu, tout l’Infini en prenant le texte à la lettre, c’est comme de croire qu’on peut mettre l’Infini dans le fini.  Prétendre que notre petite compréhension limitée peut saisir l’étincelle divine en prenant le Texte au premier degré est simplement de l’idolâtrie.  L’idolâtrie d’un moi qui se croit porte parole de Dieu, simplement parce qu’il sait lire.  Mais lire les mots ne signifie pas en saisir le sens le plus sacré. 

Et croire qu’il n’y a qu’une seule manière lire le Texte Saint, une seule façon d’en interpréter les mots, c’est devenir idolâtre d’une interprétation unique, c’est enfermer la Lumière et l’on sait que « Personne n'allume une lampe pour la recouvrir d'un pot ou pour la mettre sous un lit ; mais on la met sur un support pour que ceux qui entrent voient la lumière »  (Luc 8 :16)

 

Aussi, lire la Bible demande une profonde humilité, une profonde ouverture d’âme afin que l’Esprit y pénètre et nous éclaire.  

 

On dit que Dieu s’est incarné, qu’en Christ, Il s’est fait chair et c’est la vérité.  Mais il ne faut pas oublié qu’Il s’est aussi incarné dans les lettres de l’Ecriture.

En tant que chrétiens, en tant que spiritualiste, il nous appartient d’être réceptif au sacré de l’Ecriture, de nous en nourrir mais aussi d’engager un dialogue avec Elle.  Dialogue qui nous construira et qui fera brûler le feu des mots qui brûle sans se consumer.    

En tant que chrétiens, en tant que spiritualiste, il nous appartient de refaire revivre le sacré de la Bible, il nous appartient sans cesse d’y chercher à saisir la Sagesse, la Force et la Beauté qui s’y trouvent afin de manifester la Parole Vivante et de faire briller sa Lumière sur le Monde. 

 

La lecture et l'interprétation inspirée de la Bible, la lectio divina de la Parole Biblique renseigne sur l’invisible, sur les mondes structurant le Multivers, sur les créatures angéliques qui le peuple, sur la Volonté divine et sur la métahistoire et surtout sur nous-même et notre place dans le monde en tant qu'individu.

Par Galahad - Publié dans : Esotérisme Chrétien - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 10:56

dljesus.JPGAlors que pour certaines raisons (bonnes et mauvaises) les Eglises chrétiennes instituées ont mauvaise presse.  Alors que ce rejet des institutions ecclésiales a comme corollaire le rejet de Christ, Dieu incarné et que de nombreuses personnes se tournent vers la philosophie bouddhiste, ce petit livre fait merveille pour deux raisons.

D’abord parce qu’il s’agit du compte rendu d’une rencontre qui s’est tenue à l’instigation du Père Laurence Freeman, moine bénédiction dirigeant plusieurs communautés chrétienne de recherche méditative.  Ceci montre, si besoin était, qu’il existe, dans le monde chrétien institutionnel, des personnalités lumineuses qui vont au-delà des préjugés et de l’exclusivisme et qui réfléchissent sur comment s’enrichir des apports de l’autre.

La seconde raison qui fait que ce livre mérite d’être lu, tient à l’extraordinaire personnalité du Dalaï Lama. 

Sans jamais tenter de faire du prosélytisme, insistant sur les différences irréconciliables entre christianisme et bouddhisme, Sa Sainteté livre un regard sur l’Evangile plein de hauteur et de sagesse. 

Véritable échange tourné vers l’enrichissement culturel, ce livre est un baume mis au cœur de ceux qui croient dans le partage fraternel et dans la fécondation mutuelle des traditions spirituelles qui gardent leurs spécificités propres.

Un livre à déguster sans modération, qu’on soit chrétien ou bouddhiste…

 

Extrait

 

Le Dalaï-lama : « Le passage de la transfiguration évoque une nouvelle fois des thèmes com­muns aux grandes traditions religieuses du monde. Ces thèmes communs sont ici la possibi­lité de faire des expériences mystiques de l'ordre de la vision, et l'importance des métaphores telles que les arcs-en-ciel et les nuages, quoique, dans le contexte de cet Évangile, le sens de ces thèmes puisse être légèrement différent du fait de l'unicité accordée à Jésus en tant que Fils de Dieu. Mais en général, pour les bouddhistes, si un pratiquant parvient à un haut degré de réalisation dans son évolution spirituelle, il est possible qu'une telle transformation se manifeste au niveau physique également. Les sutras racontent des histoires sem­blables à propos du Bouddha. Comme dans l'Évangile, elles commencent par nous montrer le Bouddha résidant dans un certain lieu, à un cer­tain moment. Ses disciples — principalement les deux plus éminents, Shariputra et Maudga­lyayana -- remarquent un changement dans l'appa­rence physique du Bouddha. Une lumière irradie de son corps et un sourire singulier illumine son visage. Puis, un des disciples demande au Boud­dha: "Je vois ces changements en toi. Pourquoi surviennent-ils ? Pour quelles raisons? Quelles pensées te traversent l'esprit ? S'il te plaît, réponds-nous." Ces paraboles ressemblent à celles que nous trouvons dans les passages d'Évangile sur la transfiguration.

Par Galahad - Publié dans : Coin Lecture - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /2010 15:15

 

bibleequerrecompas.jpgLa critique historique permit de connaître la datation approximative de la Torah et de l’ensemble des textes sacrés du judaïsme et du christianisme connu sous le nom de Bible (Livre).

Pendant longtemps, on avait cru que les livres constituant la Bible avait été rédigé par la main même de Dieu et on en proposait une lecture fondamentale, c'est-à-dire au pied de la lettre, quitte à tomber parfois dans un simplisme d’interprétation outrancier (ce qui est toujours le cas dans les groupes protestants ou autres dit fondamentalistes).

L’exégèse historique de la Bible permit de se rendre compte que les auteurs ayant rédigé le Livre furent multiples et que cette rédaction fut étalée à travers le temps sur plusieurs générations, tant pour l’Ancien Alliance (Testament) que pour la Nouvelle.

Cette conclusion indéniable pour qui possède un peu d’honnêteté intellectuelle fut un bond en avant phénoménal.  Comment en effet ne pas considérer comme un progrès un pas vers la vérité (reflet de la Vérité une), fut-ce-t-elle historique ?

Bien sûr, les conséquences de cette découverte furent également, et malheureusement, un rejet de la validité de la Bible comme texte sacré, une relativisation du Livre Saint relégué désormais au même rang que la poésie d’Homère ou d’Ovide. 

Beaucoup d’esprits soi disant « forts » se dirent alors : « Si la Bible n’a pas été écrite entièrement sous la dictée directe de Dieu par Moïse, elle perd alors son caractère sacré et devient une lettre morte à l’instar de tous les manuscrits poussiéreux qui encombre les bibliothèques. »

 

Grave erreur que celle-là, c’était manquer le coche.

 

Car la Bible n'est pas un recueil de mythe comme les autres, la Bible n'est pas un symbole ! Elle est bien un texte sacré, Elle est bien la Parole de Dieu.  Ho bien sûr pas au mot à mot car il faudrait être certain des mots et maîtriser les langues originelles dans lesquelles ont été rédigé l’ouvrage. 

Et puis tout inspiré qu’il est, le texte fut quand même écrit par un auteur ayant une histoire et une psychologie bien spécifique.   

La Bible est la Parole de Dieu, ni figée ni coercitive car Dieu est liberté, Dieu est infini, Dieu est tout et plus que tout.  La Parole est un marche pied vers les étoiles, une porte menant au Royaume, un chemin vers la réalisation de chacun d’entre nous.  Sait-on assez que la Torah fut écrite en hébreu et qu’en hébreu les voyelles n’existent pas ?  Or selon les voyelles qu’on intercale entre les mots, ceux-ci désignent des choses différentes.

Sait-on que la Torah fut rédigée d’une traite, sans espace entre les mots et sans ponctuation, excepté certains vides nommés paracha ? 

C’est donc au lecteur de se construire son sens, de trouver ses phrases, ses mots, son articulation du texte, c’est au lecteur de s’ouvrir à Dieu qui lui parle, à lui de se rendre fertile à la graine qui tombe poussée par le vent du Verbe afin de produire les fruits de l’Esprit.

 

Au lecteur qui lit le Texte Sacré de se faire reflet de l’infini de Dieu, reflet auquel les parashas, ces vides pleins de sens, l’invitent.

Traditionnellement, les lettres du Texte sont considérées de polarité masculine et les blancs de polarité féminine.  Ces vides femmes, ces vides en creux sont reflets de l’imperfection humaine qui donne naissance à son potentiel de perfectibilité car là où il y a vide, il y a place pour construire.  Ces parashas sont les reflets des vides béants au cœur de l’âme de l’Adam-Eve, ils sont autant de matière à imaginer, à féconder, à créer, à construire en utilisant les lettres constitutives de la Parole. (à suivre…)

 

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /2010 11:42

Le Notre Père en araméen, superbe !

 

 

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 11:14

mem.jpgRepliée sur elle-même, Mem est comme le ventre d’une femme où s’accomplit le miracle de la vie.  L’une des trois lettres mère (avec Alef et Shin), Mem est reliée à l’Eau matricielle et primordiale d’où émergent toutes les formes d’existence.  En son sein, s’accomplissent toutes les transformations dont la plus importante, la naissance et la mort.

Car il ne faut pas oublier que la mort fut vaincue par le Christ, elle n’est donc pas néantisation et disparition mais changement d’état, transformation.

Cette transformation n’advient pas uniquement lorsque le corps physique cesse de respirer mais aussi à chaque instant, lorsqu’on laisse la conscience se remettre en question et par transformation successive, naître à un mode de pensée plus élevé.  Il s’agit, non pas d’un mode de pensée dégagé totalement des contingences matérielles, une sorte de fuite ou de prise de refuge sur un nuage doré, car nous vivons dans ce monde fait de contingence et il faut l'accepter. 

Non, la mort de la conscience quotidienne et sa résurrection dans le monde de l’Esprit n’est pas une fuite comparable à celle que procure la drogue ou l’alcool, l’élévation de la conscience permet, au contraire, de se dégager des superficialités pour allez à l’essentiel, de laisser ce qui nous enclave pour ne vivre que pour ce qui nous libère, de vivre plus pleinement, de regarder ce monde avec plus d’acuité, plus d’Amour, plus de profondeur afin d’y discerner la Lumière qui s’y trouve partout présente.  C’est que Saint Paul voulait dire lorsqu’il disait : « Car si vous vivez de façon charnelle, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir votre comportement charnel, vous vivrez. » (Rom 8 ; 13)

 

Remise en question permanente pour renaissance permanente, remise en question permanente pour dilater son cœur de manière permanente afin d’y accueillir l’Univers et son Seigneur et devenir à notre tour, source d’Eau Vive et réunir les Eaux d’en haut avec les Eaux d’en bas. 

Car le Royaume est là, présent en nous, présent au cœur de notre inconscient si bien symbolisé par les profondeurs insondables de l’océan.  En nous, en nos eaux secrète également, notre pouvoir de création, de créativité artistique et spirituelle caché au fond de notre être et que l’on découvre en acceptant de mourir à nous-même afin de renaître à Dieu comme le signifie la valeur numérique de la lettre : 40. 

 

Car qu’est ce que les 40 jours du Déluge sinon une purification intérieure avant une renaissance ?  Qu’est ce les 40 jours que Moïse passa sur la montagne sinon la solitude précédent la rencontre avec Dieu ? Qu’est ce les 40 ans de l’Exode sinon l’abandon des illusions avant d’atteindre la Terre Promise ? Qu’est ce les 40 jours du Christ au désert sinon l’abandon total à Celui qui est Tout ?

 

De mort intérieure en mort intérieure, nous abandonnons le grossier, le vulgaire et l’inutile qui obscurcit nos yeux.  Nous mourons à ce qui nous sépare de notre Source Eternelle et nous revêtons peu à peu le manteau de gloire et de pureté.  De mort intérieure en mort intérieure  nous approchons de la transfiguration et de la conscience de la Vie éternelle.  D’abandon en abandon, d’ouverture à Dieu en ouverture à Dieu, nous nous ouvrons à notre Esprit et à la Source de toute inspiration, nous devenons réellement nous-même et marchons consciemment au côté du Christ.

Par Galahad - Publié dans : Symboles Traditionnels - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /2010 18:04

FB01.gif Publié pour la première fois en Allemagne en 1956, ce livre de Franz Bardon fit l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel bleu dans le monde des ésotéristes et des mages.  Le livre se divise en deux parties : la théorie et la pratique.  Dans la première, l’auteur explique la conception du monde tel qu’elle est vécue par ceux qui pratiquent l’hermétisme.  On a ainsi la description des quatre éléments et de la Quintessence ou Akâsha, une étude sur le corps humain et sur les différents plans d’existence.  Le tout est écrit dans le langage accessible et plaisant typique des encyclopédies des années soixante.

La seconde partie est de loin la plus intéressante.  En dix degré, l’auteur propose  l’enseignement de développement magique l’un des plus complet parmi ce qui a été publié jusqu’à ce jour.

Chaque degré se divise en trois « zones » de développement : la première est la formation du corps mental, le deuxième est la formation du corps psychique et la troisième, du corps physique.

Ainsi au premier degré, Franz Bardon va poser les bases et expliquer comment se relaxer, comment faire le vide en soi, comment acquérir la paix mentale mais aussi comment faire une introspection, comment mettre en route un processus de perfectionnement intérieur, comment magnétiser la nourriture et l’eau, etc…

Chaque degré est vraiment très complet mais Franz Bardon insiste bien sur le fait de ne pas passer d’un degré à l’autre sans avoir réussi tout les exercices du précédent.  On passera parfois plusieurs mois, voire plusieurs années sur un degré, car ce livre n’est pas un cours commercial de magie présentant des recettes « vite fait, bien fait », c’est un véritable guide de concentration et de développement de ce qu’on appelle la Haute Magie.

 F. Bardon s’inscrit dans la lignée d’un hermétisme chrétien tel l’Ordre de la Golden Dawn et sa manière de considérer la Divinité et l’Univers est celle du christianisme ésotérique même si l’on ne trouvera aucune réflexion théologique ni aucune citation biblique.

Excellent ouvrage d’introduction à la magie, ce livre sera également très utile à toute personne désireuse de se perfectionner car les exercices couvrent un très large panel de développement personnel et chacun pourra rapidement se rendre compte où il se situe par rapport aux degrés.  Toute personne qui s’intéresse à une magie naturelle, simple et saine, véritable outil de développement spirituelle, devrait posséder ce livre, indéniablement.

Par Galahad - Publié dans : Coin Lecture - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 12:48

schuon.jpg Comme le fait remarquer Frithjof Schuon, il faut prendre garde de ne pas confondre le Christ historique avec le Christ Cosmique.  Le premier est le personnage, rabbi Yechoua, à la fois homme et Dieu ayant vécu près de Jérusalem, il y a deux mille ans de cela.  Le second est Logos présent en tous lieux et à tout instant depuis le commencement de la Création.  Or le Logos, unique par définition, comporte précisément d’autres manifestations possibles.

 

Dépassant le paradigme exclusiviste et inclusiviste, Schuon fait remarquer que : « une perspective religieuse, si elle peut être contestée ad extra, c’est-à-dire selon une autre perspective religieuse, relevant d’un aspect différent de la vérité envisagée, n’en est pas moins incontestable ad intra, en ce sens que, pouvant servir de moyen d’expression de la vérité totale, elle en est la clef. » (Schuon, De l’unité transcendante des religions, 1948, p136)

 

Selon ce point de vue, la vérité que transmet et que porte le christianisme n’est pas au-dessus des autres ou une autre religion comme les autres. 

Selon ce paradigme, le Christianisme se nourrit à la Source de la Vérité car la vérité du christianisme est celle absolue et universelle du Logos reçue d’une manière particulière et circonscrite dans l’événement historique de Jésus-Christ.

La spécificité du christianisme est dans son affirmation que la réalité transcendante de Dieu s’incarne dans l’humanité concrète de Jésus apparaissant en mode humain sans se confondre avec lui parce que celui-ci est un mode humain.

 

J.Rousse Lacordaire fait remarquer à la suite de Claude Geffré que « Le mouvement kénotique de l’Incarnation et de la Passion, qui conduit à la Résurrection, n’absolutise aucune particularité, serait-ce celle du Jésus historique.  La kénose achève cette particularité ; et la Résurrection marque son passage à une signification universelle pour ceux qui la reconnaissent et y voient le centre de l’histoire du salut.  Le particulier devient apte à signifier la transcendance quand il renonce à être l’absolu, qu’il refuse à être une idole, et manifeste ainsi la distance. »

 

En réalité particulier s’oppose à universel, mais singulier désigne ce quoi l’universel peut habiter ou se fonder.  Le sacrifice d’une particularité est la condition d’accès à une universalité réelle qui ne nie pas la singularité concrète mais l’ouvre à une transcendance qui n’exclut aucune autre singularité.

En ce sens, conclut Lacordaire, il n’y a pas d’universel particulier mais il peut y avoir un universel singulier. 

 

En conclusion, pour Schuon et ceux qui perpétuent sa pensée, « la Tradition Primordiale est celle du Logos et le chrétien peut s’engager radicalement dans sa propre tradition chrétienne, dans l’affirmation de l’unicité du Christ tout en affirmant la dépendance de la révélation chrétienne à une tradition dont la primordialité est d’être non pas au début mais au principe, d’être non pas anhistorique mais transhistorique et métahistorique, puisque présente sous des aspects différents en toute tradition qui en dépend.  La tradition chrétienne ne serait donc pas une forme particulière de la tradition parmi d’autres et strictement équivalentes à elles ; elle en serait une forme singulière, en relation économique aux autres, appelant intrinsèquement cette relation parce qu’en Jésus s’est réalisé le sacrifice de la particularité. » (Rousse Lacordaire, Esotérisme et Christianisme, p251)

Par Galahad - Publié dans : Réflexions sur le chemin - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /2010 17:45

ame-celte.jpg L’âme celte est un livre qui fonctionne comme une porte si l’on est sensible à la beauté de la photographie et au chant de l’âme celte.  Celles-ci parcourent en effet ce livre et nous transportent en plein cœur des légendes celtiques.  L’auteur n’a pas hésité à retravailler ses images sur photoshop afin d’inclure dans les paysages celtiques, des créatures sorties tout droit des tertres et autres sidhs.

Un livre qu’on ne se lasse de feuilleter et de refeuilleter en laissant son esprit être transporter par l’âme celtique.

Le texte retrace les principales légendes celtes, de la naissance de la terre à la quête du Graal, dans un style vif et direct.  De la pointe du Raz à Brocéliande, ce livre est un voyage de l’âme vers les bardes et les contes qui vivront à jamais dans la moindre parcelle de Terre Celte.

Extrait

 

"La journée commençait sous un soleil prometteur.  Torku le Titan entreprit de créer un paysage sur son île, une langue de terre aussi triste et plate qu'une lande sous les vents de l'hiver.  C'était devenu un jeu: un coup de pied par-ci pour creuser un lac, un coup de pied par-là pour bousculer quelques rocs et élever une montagne... Torku et les autres géants ne s'encombraient guère de considérations pratiques pour modeler les reliefs de la Terre Mère. Ils jouaient avec les roches et les eaux comme des chiots avec un morceau de bois.  La Terre Mère se laissait faire, tant elle chérissait ses enfants uniques.  Le soleil finissait sa course sur l'horizon lorsque les premières neiges commencèrent à tomber, couvrant le sommet des montagnes que Torku avait élevées le matin même.  Le géant ne parvenait à détacher ses yeux des scintillants flocons de neige qu'il voyait pour la première fois.  Dès qu'il voulait s'en saisir, les blancs flocons fondaient au creux de son énorme main noire, tandis que la neige, narquoise, chantait sa complainte au géant: "Notre reflet est encore plus insaisissable que celui du cristal, et notre lumière enveloppe l'âme plus sûrement que la froidure enserre le corps..."  

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 16:07

lettres_hebraiques.jpg Le cœur de la galaxie bat et respire

Inspiration, expiration, les mondes se créent et s’entrechoquent

Et des confins de la toile, souffle une brise de feu

Et au cœur de la toile, se cristallise la glace éternelle

 

Lumières et ombres se conjuguent et s’affrontent

Glace et feu se marient et se déchirent

La Lumière jaillit au cœur de la réalité, là où réside le Mystère

Là où prend naissance la potentialité, au cœur du rêve

 

 

 


Traversant l’espace comme une flèche

Imprégnant le visible et l’invisible

Comme la pluie pénètre le sable

Comme l’air s’infiltre entre les lèvres

 

Du centre du Verbe, un chant terrible retentit,

Il est comme un son regroupant tous les sons,

Comme une symphonie englobant toutes les symphonies

Chant de vie, chant de transformation, chant d’amour, chant de puissance

 

Il raconte comment l’univers fut créé car Il est l’univers

Il est indissociable du réel car Il est le réel

A la fois matière grossière et énergie subtile

Il fait briller les étoiles, flamber les soleils, souffler le vent et pleurer le ciel

 

Porté par ce chant, les anges tissent le Monde en de fins fils d’argent, précieux comme une vie

L’Arbre de Vie y plonge ses racines et en tire sa subsistance

La Lumière du Royaume tresse et imprègne ces notes divines qui deviennent les lettres sacrées  

Les mages du Multivers apprennent à écouter ce chant et se mettre en résonance avec lui

Portés à leur tour, ils reçoivent la Grâce et peuvent modeler le réel

 

Ce chant, cette musique ineffable, est le plus grand des secrets

Car il contient tous les secrets.

Sons mystiques chuchotés dans l’équilibre précaire et éphémère du crépuscule

Signes chantant les couleurs oubliées.

 

Lettres aimées et sacrées

Lettres vibrantes et éternelles

Lettres étoilées et intemporelles      

Lettres dévoilées par les Messagers

 

Le chant des lettres peut se faire entendre à celui qui sait écouter

A qui sait prendre le calice contenant le breuvage de Sagesse

A qui sait poser les questions, à qui n’a pas peur de la peur, à qui est transparent

Qui éclaire l’âme, entrouvre le voile du temps et conduit le chant du Verbe aux mots

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Religions en toute liberté
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 15:38

sursum.jpgLouis Claude de Saint-Martin, dit le Philosophe Inconnu est l’un des mystiques chrétiens ayant laissé la marque indélébile de sa pensée sur l’Histoire des hommes.  Ceux qui ont approché ses écrits ont été frappés par l’élégance simple du style et par le raffinement dépouillé de la plume.

Certes ce grand illuministe n’est pas toujours d’un abord aisé et souvent l’on peut être rebuté par la densité des idées exprimées, comme si l’esprit du Philosophe Inconnu eut été une jungle touffue, bruissante et emplie d’une Vie spirituelle trop profonde et impénétrable pour le commun des explorateurs spirituels.

De plus, Saint Martin avait une conscience aigue de la Chute et de ce dont l’Homme s’était éloigné en s’incarnant dans la matière.  Cette conscience teinte ses écrits d’une mélancolie prononcée qui flirte souvent avec un pessimisme féroce. 

 

Le livre « Sursum Corda » n’est pas un livre sur Saint-Martin, encore moins un livre de Saint-Martin.  Sursum Corda réussi l’alliage entre ces deux types d’ouvrages.  Roman initiatique, il nous fait découvrir l’homme derrière le mystique.  On s’identifie sans peine à Guillaume de Martignas, personnage fictif mais cherchant passionné, alchimiste et kabbaliste.  La Providence l’amène à rencontrer plusieurs fois Saint-Martin au cours de sa vie.  Ce sont ces rencontres que l’auteur nous décrit, échanges de haut vol, au coin d’une rue ou dans un salon philosophique.  L’auteur place tel quels, dans les dialogues, des passages des ouvrages de Saint-Martin.  Ainsi, sous forme de répliques, la pensée du Philosophe Inconnu se dévoile peu à peu à notre entendement.

  

Il fallait tout le talent d’un martiniste, ayant pénétré en profondeur l’œuvre du théosophe et féru d’histoire pour rendre ainsi vivante l’époque trouble de la révolution française et la pensée foudroyante de Louis Claude de Saint-Martin.

Un ouvrage qui rend superbement hommage à ce grand mystique et qui ne lui aurait certainement pas déplu.

 

Extrait

 

 

Saint-Martin ressent une immense lassitude... Vraiment, il n'a l’âme ni d'un chef ni d'un missionnaire, et ce n'est, de toute façon, ni son ambition ni sa nature, il en convient. Mais la passion cette passion qui lui brûle le coeur et, le plonge à l'instant dans la plus cruelle des incertitudes : le doute ! Ce n'est que deux ans après son admission qu'il a fait la connaissance du Grand Souverain, se souvient-il. Il faut, donc laisser se dérouler la mesure du temps pour prétendre à franchir le portail supérieur... Martignas n'est, pas au bout de ses peines ! Mais lui-même côtoie-t-il le chef véritable de l'Ordre ?

 

Xavier Cuvelier-Roy, Sursum Corda, Diffusion Rosicrucienne, 2003.

Par Galahad - Publié dans : Coin Lecture - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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