Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 09:45

 

gregoire.jpg Saint Grégoire Palamas marqua l'histoire spirituelle de la chrétienté en prenant la défense de l'approche mystique hésychaste face à la tentation humaniste représentée en Orient à l'époque par un certain Barlaam.

L'enjeu de cette controverse était grand : l'homme peut-il dès son vivant être en communion avec Dieu ? Mieux encore, peut-il rencontrer son Créateur, le pressentir, lui parler, le rencontrer ? La mystique orthodoxe a toujours répondu par l'affirmative à ces questions contrairement au rationalisme issu de l'aristotélisme qui prend l'humain comme mesure de toute chose et qui débouchera sur l'humanisme.

D'un côté, on a une conception du monde imprégnée par un Dieu transcendant mais vivant et présent par ses énergies et de l'autre un Dieu lointain, totalement inaccessible.

C'est le triomphe des idées de Palamas en Orient qui permis à l'orthodoxie de conserver une riche tradition mystique s'abreuvant aux sources de l'expérience chrétienne première.

 

Le petit livre de Meyendorff a le mérite d'être clair et concis. Avec le talent didactique qui est le sien, l'auteur dresse un portrait complet de la mystique orthodoxe. Car Grégoire Palamas n'est ici que le prétexte et le pivot permettant de balayer près de deux mille ans d'une tradition intemporelle de rencontre avec le transcendant.

 

Jean Meyendorff, Saint Grégoire Palamas et la mystique orthodoxe, Points Sagesse. 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 20:33

 

drapeau-europeen2.jpg A Londres ce week-end du 26 novembre, se tenait un colloque ayant pour thème « Au-delà de l'Individualisme ». Organisé par le groupe de pression anglais « Christian Concern »et le parti chrétien démocrate « Christian Peoples Alliance », ce colloque rassemblaient de nombreuses personnalités du monde chrétien anglais et d'Europe. Ci-dessous une traduction maison d'un article compte rendu de cette manifestation. Je ne peux m'empêcher de me faire la réflexion du manque d'initiative de ce genre en francophonie.

Par ailleurs, il m'apparait désormais, en ce temps de crise où l'Europe a montré ses limites qu'il faut absolument redonner un nouveau souffle au projet européen. Or, en tant que chrétien, nous savons que ce qui se bâtit sans Dieu ne peut avoir qu'une existence limitée car non irrigué par la Source de Vie. A plusieurs moment de son histoire depuis le haut Moyen-Âge, c'est le christianisme qui fut l'inspirateur et le ciment du projet européen. Le drapeau européen n'évoque-t-il pas les 12 étoiles qui entourent la couronne de la Vierge Marie ? Qu'on se le dise l'Europe sera chrétienne ou ne sera plus... car seul la foi en Christ, seul le réenracinement dans notre identité profonde, seul la force accordée par Dieu pourront donner le sens et l'énergie pour bâtir une Europe solide et prospère !

 

Les Chrétiens réfléchissent sur leur avenir dans une Europe sécularisée.

 

Les Chrétiens sont prévenus qu’il est impératif pour eux de trouver une nouvelle manière de promouvoir leurs croyances s’ils veulent répondre au défi de la sécularisation agressive et de l’érosion des valeurs chrétiennes dans toutes les sphères de la vie.

Dans son discours d’ouverture de la conférence « Au-delà de l’Individualisme » de vendredi, l’évêque Monseigneur Michael Nazir-Ali s’est déclaré étonné d’apprendre qu’une infirmière avait été suspendue en Grande Bretagne pour le motif d’avoir proposé de prier pour un patient. Michael Nazir-Ali s’est dit d’autant plus choqué que la plupart des institutions et services publiques maintenant considérés comme acquis avait été mis en place par des Chrétiens.

Et l’évêque de mettre en garde contre l’érosion rapide des valeurs chrétiennes inhérentes à l’histoire de la civilisation européenne. Cette sécularisation agressive doit être bien comprise par les Chrétiens s’ils veulent y faire face.

Les politiciens offrent des valeurs faibles comme le « respect » ou la « tolérance ». L’évêque fait remarquer que de tels mantras politiques ne sont pas suffisant pour cimenter la cohésion de la société.

En revanche, le Christianisme propose à l’Europe une direction pour aller au-delà de l’individualisme qui a fini par caractériser ce continent.

« Avoir de l’individualisme sans aucun sens du bien commun est véritablement dommageable pour la société » dit-il.

L’évêque Nazir-Ali prend note des tentatives de la société pour détacher des concepts comme l’égalité et la diversité de leurs racines chrétiennes sans lesquelles elles ne peuvent être comprises. En effet, ces valeurs n’ont de sens que si l’on tient compte de l’origine commune de toute l’humanité et de sa valeur intrinsèque comme création de Dieu.

Quand à la diversité, elle doit être comprise comme « hospitalité chrétienne » plutôt que comme un multi- culturalisme qui ne mène qu’à la ségrégation et à l’isolement des communautés.

L’évêque Nazir Ali fait aussi remarquer que le respect de la conscience individuelle n’a pas été mis en avant dans la législation récente en Grande Bretagne. Il s’est dit inquiet par plusieurs procès en Angleterre impliquant des Chrétiens et où les droits de ceux-ci avaient été bafoués.

« Nous devons respecter l’autonomie de la loi publique mais nous devons également faire en sorte que la loi respecte les choix et la conscience des individus. »

 

Par ailleurs, le docteur Os Guinness a fait remarquer que le plus grand défi auquel faisait face la société d’aujourd’hui était d’apprendre à vivre avec nos différences.

“L’émergence d'un espace public global nécessite que les Chrétiens parlent d'une seule voix constructive. Les Chrétiens doivent se battre pour le bien commun. Toutefois les Chrétiens d'Europe sont mal préparés pour s'engager dans le défi de la vie publique. Nous devons faire émerger une citoyenneté qui aime Jésus mais comprend aussi le challenge de la vie publique. »

 

Etait également présent le ministre de l'intérieur hollandais Eimert van Middelkoop qui a clairement mis en garde contre l'état d'esprit farouchement anti-chrétien qui prévaut au sein de l'Union Européenne. Eurosceptique, Eimert van Middlekoop a expliqué que le projet européen a échoué à gagner les cœurs et les esprits en traitant les personnes comme des choses économiques. Il est nécessaire, dit-il, de réorganiser la société en Europe sur bases des valeurs chrétiennes fondamentales. « Notre continent a besoin de l'évangile. Nous avons besoin d'être cohérent, unis, d'avoir un plan et de trouver notre voix » conclu-t-il.

 

SOURCE : CHRISTIAN TODAY

Par Galahad - Publié dans : Reliance et Société - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 13:37

 

King-Arthur-Butler-L.jpg Un rôle cosmique

 

Le christianisme est la vie des forts ! Comment pourrait-il en être autrement ? L'homme fut créé par Dieu tout puissant. Par cet Être personnel qui fut avant le commencement des temps, avant le Big Bang. Mais Dieu n'a pas créé l'homme comme un animal décervelé, pauvre petite amibe perdu dans l'immensité du Cosmos infini. Dieu a créé l'homme comme une extension de lui-même, lui donnant l'être, l'éternité, la puissance, la bonté et la sagesse.

L'Homme, chaque homme dans son identité et son individualité propre est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, crée pour vivre en Dieu. Imagine-t-on plus grande force que celle-là ? Plus grande dignité ? Chaque humain résidant sur cette Terre, qu'il soit président, roi, chef d'entreprise, petit employé, paysan ou mendiant dans la rue, porte en lui ce lien inaltérable qui le relie à Dieu !

Certes l'Homme n'est pas un être autonome, dans le sens où pour être pleinement lui-même, il doit se relier à sa Source Éternelle. Mais cela n'en fait pas un être faible, au contraire. Si on le veut, nous avons tous la capacité de nous relier réellement, j'allais dire presque tangiblement, à l’Être Suprême et conscient qui est la Réalité même. Si nous le voulons, nous pouvons devenir pleinement nous-mêmes en vivant en pleine conscience proche de Celui qui attise le feu des étoiles et qui donne à la réalité sa vie et sa cohérence.

 

Imagine-t-on plus grande force ?

 

 

Les Rois Libres

 

Le christianisme est la vie des forts !

 

« Mais vous, vous êtes la race élue, la communauté sacerdotale du roi, la nation sainte, le peuple que Dieu s'est acquis, pour que vous proclamiez les hauts faits de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière,  » (1 P 2, 5.9)

Le christianisme est la religion des Rois. Chaque homme est, par son baptême, roi, prêtre et prophète. Lors d'une vision mystique, l'un des plus grands saints chrétiens, Syméon le Nouveau Théologien, voit le Christ en gloire qui lui dit : « Je suis le Dieu qui s'est fait homme par amour de toi. Comme tu m'as désiré et cherché de toute ton âme, désormais tu seras mon frère, mon ami, le cohéritier de ma gloire »

A celui qui cherche réellement Dieu. A celui qui possède réellement la volonté d'ouvrir son cœur, Jésus ne refuse pas son secours. Au contraire, Il s'empresse de lui venir en aide, il s'empresse de se révéler à lui.

Chaque homme est un roi au service du Grand Roi, Celui qui règne sur l'Univers. Mieux, Dieu l'appelle Son frère, Son ami, le cohéritier de Sa gloire. Et si l'homme sait se faire le vassal de Dieu, c'est à dire se mettre corps et âme au service de son Créateur, non seulement celui-ci accourt pour l'aider mais en plus, il l'élève petit à petit à son niveau pour le faire co-régent du monde.

L'homme devient alors l'égal de Dieu, non dans une ivresse insensée de pouvoir, non dans un orgueil égoïste mais dans l'accomplissement de sa nature profonde. L'homme devient l'égal de Dieu dans un partage total avec Celui qui est, avec l’Étern ité, avec l'Infini. L'homme devient l'égal de Dieu dans une relation d'amour indissoluble, dans une force de partage et dans une union qui offre à l'homme de vivre et d'exprimer pleinement ses potentialités.  399px-Stgeorge-dragon.jpg

 

 

Imagine-t-on une plus grande force ? (à suivre...)

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 21:08

 

800px-Cathedrale_alexandrie_8-copie-1.JPGLe christianisme est la vie des forts !

 

Voilà une assertion qui devrait en choquer plus d'un, tant nous sommes habitués à ce que, toutes tendances chrétiennes confondues, l'on nous serve le couplet sur « la nécessité d'être faible, sur la vertu de l'humiliation, etc... ».

Bien que je ne suis absolument pas Nietzschéen, il faut reconnaître qu'une partie de la critique du philosophe allemand envers un certain christianisme est fondée. Le christianisme fut et est encore parfois le prétexte à l'apologie d'un sentiment misérabiliste couplé de pessimisme saupoudré de dolorisme. On a tellement mis l'accent sur la « faiblesse et l'indignité de l'homme », on s'est tellement lamenté sur « l'iniquité de l'homme », sur « l'homme pêcheur » qu'à bien des endroits le christianisme est devenu est champ de ruine. A force de rabaisser l'être humain, à force de le culpabiliser, à force de gémir sur son sort, on a créé des générations d'impuissants, d'hommes et de femmes bouffies de complexes, s'auto-mutilant et n'osant plus exprimer les forces divines qui sont en eux. Pendant des siècles des pauvres ères ont augmenté la puissance de leurs « pêchés », c'est à dire ont élargi le gouffre qui les sépare de Dieu à force de creuser le sillon de la culpabilité...

Toutes ces conceptions sont aussi fausses que... maléfiques. Oui, oui, le terme n'est pas trop fort. Le diable se réjouit de ces hommes qui font son travail en se tordant eux-mêmes l'âme.

Par contre toute l'histoire des Évangiles peut se résumer à Dieu marchant sur Terre pour guérir les hommes. Les aveugles, les impotents, les hémorragiques, les paralytiques, les égarés, les possédés, les fiévreux et même les morts sont relevés par une seule force : celle d'un Dieu d'amour et de force utilisant sa toute puissance à une seule et unique fin : relever l'humanité. Car tous les malades qui peuplent l’Évangile, au-delà de l'anecdote, sont l'ensemble de l'humanité souffrant de ses manques et de ses faiblesses, l'humanité soumise à la mort.

Face à cette mort, face à cet adversaire aux multiples visages qui inéluctablement semblera gagner à un moment, face à cette marée d'entropie qui menace à chaque instant de l'engloutir, l'homme n'a que peu de chose à opposer : sa joie, sa foi, sa confiance en Dieu, sa confiance en lui-même, sa liberté, son bonheur, sa force intérieure, sa capacité d'aimer, sa soif de Vérité, son désir de Dieu, l'ouverture de son cœur, ses prières, sa curiosité, sa compassion, sa créativité artistique, sa volonté de pérennité et sa dignité. Ce ne sont que quelques briques de sable qui semblent rapidement balayées par le vent du temps mais c'est immense car chacune d'elle bâtit l'Univers. En dénigrer une, menace l'ensemble de l'édifice.

 

Malheureusement, dans le désir inconscient de parer leur dépression atavique d'une aura sacrée, certains ont confondu (ou fait semblant de confondre) : joie et superficialité, dignité et orgueil, confiance en la vie et présomption et de condamner ses premiers sous prétexte de lutter contre les seconds... Le résultat ne s'est pas fait attendre : par retour de balancier, on vit maintenant dans une société qui a voulu se déchristianiser et qui, si elle est loin d'être aussi négative qu'on le dit, a rejeté momentanément le nom du Christ. Je suis intimement convaincu que la tâche du chrétien est de puiser dans la force dans l’Évangile, de se faire écho de la Parole, afin d'infuser la Lumière au cœur du monde où nous vivons.

 

Malgré la crise, malgré les voix discordantes, malgré le mal, malgré les tristes sires qui se plaisent à plomber l'âme, malgré la mort qui ricane au bout du chemin, le chrétien sait que le Christ a vaincu la mort, que la joie et la confiance transmute l'âme, que le Bien est le seul à exister ontologiquement et que l'harmonie céleste chante la Vie de l'Esprit pour qui sait écouter.

 

Le chrétien sait que Dieu lui a donner d'être le vainqueur de l'ombre, d'être le relais de la Vie Eternelle, d'être le champion de la Lumière. SaintGeorges-blog.jpg

 

Imagine-t-on plus grande force ? (à suivre...)

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 09:10

 

colonnebrisee.jpg C'est parce que la conscience de l'homme est fragmentée et ne peut plus saisir la Réalité dans son intégralité mais aussi parce que la Création elle-même a perdu de sa qualité originelle que l'Esprit utilise souvent le conte et le mythe pour véhiculer son souffle et que Dieu incarné s'exprima en paraboles à ses disciples ébahis.

Nous vivons dans un monde brisé en de multiples endroits, un monde blessé. Brisures-blessures dans la psyché qui peine à s'équilibrer et à déployer ses ailes, brisures-blessures dans la Nature soumise à la violence, à la mort et à la prédation, brisures-blessures de le vertige du vide qui saisi l'âme au bord du gouffre... Sans faire de bruit mais avec une force invincible, le symbole est l'un des moyens utilisés par la Providence pour guérir l'Univers, pour « recoller les morceaux » et rebâtir des ponts entre les différents plans de réalité.

 

Pour évoluer, l'homme doit s'extraire non de la matière mais de la fange des préjugés, des erreurs, de l'ignorance, des illusions, de l'aveuglement, de la pulsion de mort. La pureté du symbole peut l'y aider comme autant de cordes tendues à celui qui s'enfonce dans le marécage.

Lors de son initiation, la conscience du candidat est mise en présence de symboles qui seront comme autant de torches guidant la psyché hors du labyrinthe de l'illusion. Peu à peu les yeux s'ouvrent sur l'illumination et la Création transfigurée par le Christ.

 

Pour Johan Valentin Andrea, le rédacteur principal des Manifestes Rosicruciens au XVIIe siècle, ce processus sotériologique suit trois étapes.

 

1) Dans la première phase, le candidat à l'éveil doit prendre conscience des défauts du monde dans lequel il vit. Pour chasser les ténèbres, il faut réaliser leur existence afin de ne plus prendre l'illusion pour le vrai. Cette prise de conscience provoque le sentiment soudain et salvateur de se trouver en exil. Une certaine nostalgie s'empare de l'âme qui mesure soudain l'abîme qui la sépare de sa plénitude. Le voile se déchire : la prise de conscience des vanités et des ténèbres dans lesquelles nous sommes empêtrés provoque la recherche impérieuse de la Lumière et de l'essentiel. Le regard se porte alors du sol vers le ciel où il cherche à contempler le soleil. Commence alors la longue route pour retrouver la patrie d'origine où l'on sera délivré de ce sentiment d'errance qui semble chevillé à notre âme et que nous tentons souvent de combler par de creuses mondanités.

Dans sa satyre Peregrini in Patria errores (1618), Valentin Andrea dépeint ces gens qui tournent en rond dans un cirque immense, aspirant toute leur vie à un but qui n'existe pas jusqu'à ce que la vie les abandonne.

Et l'auteur d'insister sur les innombrables ruses que le Malin utilise pour faire tourner ces hommes comme des toupies sans tête : discussions stériles, opinions creuses, passions entravant l'âme, idolâtries, vanités, mensonges, cupidité, confusion, relativisme, naïveté... la liste des chaînes est sans fin.

La vie spirituelle commence par un réveil provoqué par un grand sentiment d'inanité de la vie présente.

 

Le symbole et l'initiation ne sauvent pas, ils ne déifient pas non plus. Par contre, par les questions qu'ils posent, par les structures qu'ils suggèrent, par les voyages et les vertus qu'ils induisent, ils aménagent le temple intérieur afin qu'un jour l'individu débarrassé de ses scories puisse être conscient de la présence en lui de Dieu. Mais pour celui qui veut réellement aller plus loin, le travail purement symbolique et initiatique ne saurait plus suffire.

 

2) Car la seconde étape est le commencement de la régénération. En ouvrant les yeux, l'homme qui commence à se réveiller découvre que sa propre personne qu'il prenait pour un palais n'est en réalité qu'un temple détruit aux murs lézardés. L’œuvre de reconstruction est trop grande pour être entreprise seul. Il nous faut l'aide du seul et unique Grand Architecte des Mondes, le Christ. Celui-ci va venir dès que nous ferons appel à son aide avec un cœur sincère. Dans la Lumière éblouissante qui est la sienne, la Vérité va commencé à se faire jour en nous, nous libérant du mensonge comme la lumière d'un foyer fait reculer les ténèbres : « Ainsi, nous ne serons plus des enfants, ballottés, menés à la dérive à tout vent de doctrine, joués par les hommes et leur astuce à fourvoyer dans l'erreur. » (Eph 4, 14).

Cette seconde étape est celle de la prière et du vide intérieur. L'esprit devient comme les eaux calmes et sereines d'un lac dans lesquelles la lumière du Soleil de Justice et de Vérité vient se refléter.

 

3) La troisième étape est celle de la régénération plénière, la transfiguration, la déification qui est accomplie en Église par l’œuvre de l'Esprit Saint. La conscience ouverte par la fréquentation des symboles est devenue un temple aux proportions parfaites. Mieux encore, le travail symbolique et initiatique a participé à la construction du temple intérieur que la présence du Christ est venue vivifier. L'homme est donc devenu un creuset où Dieu vient se loger, il est devenu un christophore.

L'homme dans ce dernier stade d'évolution est un Renati, un chevalier à la pierre d'or qui assume désormais pleinement son état d'être « dans le m onde mais en dehors du monde ». A ce stade sans doute est-il au-delà du symbole, au-delà de la forme, son esprit est en union sans confusion avec Dieu, il va immatériel à l'immatériel, il connaît la Vérité et accomplit la véritable destinée du genre humain. 0-Transfiguration   

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 13:38

 

EchelleJacobMaconnerie.jpg Dans les milieux maçonnique, on entend souvent parler de la « Méthode Symbolique ». De quoi s'agit-il au juste ?  Et comment replacer cette méthode dans une perspective théosophique chrétienne, perspective de laquelle est très proche une certaine tendance maçonnique ?

Dans une démarche spirituelle chrétienne, on ne peut aborder la problématique du symbole sans en évoquer la source divine. Dieu à l'origine de Tout, s'exprime perpétuellement. En effet Dieu est Logos, Parole, comment imaginer un seul instant qu'il puisse rester muet ?

 

« Que celui qui a des oreilles entendent ! »Encore faut-il savoir où écouter, car la conscience humaine en Chute n'entend plus la voix de son Créateur. Afin de respecter la liberté d'une humanité s'étant momentanément séparé de lui, Dieu s'exprime de manière voilée et indirecte. Dans cet ordre d'idée les symboles sont les révélateurs de l'invisible, les lettres, les sons et la grammaire que Dieu utilise pour s'adresser aux hommes pour la plupart sourds à ses chants.

Or le monde est plein de symboles, la réalité est une forêt de symbole. « Toute réalité sensible est l'épiphanie de l'invisible » s'exclamera l'évêque luthérien Johann Arndt. Et de poursuivre « Dieu n'a rien créé qui ne soit le témoin de l’Éternel, qui ne nous conduise à Dieu et qui ne nous révèle le Royaume des Cieux. »

Dans cette perspective, le symbole est comme une porte ouvrant sur une autre réalité, sur un autre monde plus proche du Royaume que ne l'est la dimension terrestre quotidienne.

C'est évidemment tout le propos de l'initiation maçonnique : bousculer le rapport au monde ordinaire empêtrée dans la monotonie du quotidien pour faire surgir dans le champ de la conscience un état autre, un état au-delà des mots mais plus proche de la Parole qui avait cours lors de l'état édénique.

L'ébranlement des structures spatio-temporelles habituelles permettent une distanciation avec le monde qui elle même provoque un réarrangement de la conscience qui va percevoir le monde d'une autre manière.

 

La mise en présence de symbole permet donc l'accès à une métaréalité invisible aux sens communs. Pour reprendre les mots de Jung : « Le symbole est l'image d'un contenu qui, pour la plus grande part, transcende le conscient. »

Le symbole rend donc sensible ce qui ne l'est pas, il rend visible l'invisible, il rend l'infini accessible, il rend présent le numineux, raison pour laquelle on ne peut jamais complètement expliciter un symbole. Plongeant ses racines dans l'infini et l'incréé, il reste à jamais insaisissable pour la raison finie.

En réalité le symbole est le lien entre le transcendant et l'immanent, ce que signifie d'ailleurs l'étymologie du mot « symbole » : réunir, rassembler. Le mot vient du grec « symballein » et désignait au départ un tesson de poterie cassé en deux entre deux contractants. Pour faire valoir sa qualité de contractant, il fallait faire s'emboîter parfaitement les deux morceaux de poterie. Spirituellement, le symbole est donc la partie visible de la Réalité mise côte à côte avec sa partie invisible.

 

Notons au passage que l'antonyme du mot « symbole » est le mot « diable » qui signifie diviser, séparer, rendre confus. Un « diable » est donc un facteur de confusion14264 1252733113706 1090880866 795265 1990196 n, de division, une illusion qui sépare de la Réalité une de la Création. Autrement dit, la conséquence de la Chute pour l'homme est que les sens, l'esprit et l'âme sont si souvent le jouet de la confusion et de l'illusion. Le symbole est alors le remède qui rassemble ce qui est épart .    C'est dire, pour utiliser une analogie informatique, que le symbole défragmente la consci ence de l'homme qui réalise alors que le monde physique et spirituel sont une seule et même réalité 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 14:24

AidonslArgent.png Quatre organisations catholiques s'allient afin de lutter contre la corruption de la haute finance et les paradis fiscaux.  Il s'agit de CCFD, Justice et Paix, le Secours Catholique et le CERAS.  Quand on sait que 800 milliards de dollars sont ainsi évadés des pays du tiers-monde chaque année alors que la mise en place de programmes efficaces pour éradiquer la faim dans le monde est estimé à 30 milliards, il y a de quoi se poser des questions.


Le site de cette action peut-être consultés ICI.  La vidéo de la campagne vaut le détour :

 

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance et Société - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 23:37

 

tresor.jpg En comparant les âmes à la vigne, le Christ nous demande de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d'elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos cœurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l'amour de ce monde et l'attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde. (Saint Basile IVe siècle)

 

Tout passe. Nous venons au monde, nous vivons, puis nous quittons momentanément ce monde sans rien prendre de nos richesses et de nos médailles. Tout passe. Bien sûr il faut vivre, bien sûr tout le monde n'a pas la vocation d'être moine, bien sûr il faut mettre sa famille à l'abri du besoin, bien sûr chacun a droit à jouir des biens matériels et des plaisirs de ce monde.

Bien sûr... Mais le problème, c'est l'addiction. Addiction qui perverti notre recherche légitime de force intérieure en soif de pouvoir à jamais inassouvie. Addiction qui perverti notre aspiration légitime à la propriété privée en cupidité à jamais insatisfaite. Addiction qui entraîne l'accoutumance, plus on est cupide, plus on devient cupide... plus on a du pouvoir sur l'autre, plus on veut du pouvoir sur l'autre...

Comme un drogué prêt à tout pour sa dose, l'âme plonge dans le tourbillon du monde, dans les soucis du monde pour grappiller plus de richesses, plus de glorioles, plus de pouvoirs d'opérette... Si l'on avait conscience de ce qu'est réellement la vraie Richesse, le vrai Pouvoir et la vraie Gloire, cette course absurde nous semblerait tellement dérisoire et creuse... juste un peu de vent et un peu de bruit dans l'espace infini.

En réalité, tout vient du vide béant qui est en chaque être là où devrait se trouver le cordon qui le relie à Sa Source. Le problème c'est notre insécurité, le sens que l'on ne perçoit plus, le plein qui nous échappe. Alors pour combler le vide, on prend ce qu'on a sous la main alors qu'on devrait puiser dans le cœur. On se bat pour des bouts de métal ou de papier alors qu'on devrait se hisser mutuellement vers la Lumière.

Puissions-nous nous tourner un jour vers Celui qui est et non plus vers ce vide qui n'est pas et qui nous aspire dans des abîmes d'absurdité !

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 20:40

rose-3.jpg

Très beau chant juif espagnol du XIV siècle, à inscrire en lettres d'or au patrimoine de la société judéo-chrétienne.

 

Voici la traduction des paroles :

 

"Au moi de mai,
Fleurit la rose,
Mon âme s’obscurcit,
Elle souffre d’amour.

Le rossignol chante,
Et soupire d’amour,
La passion me tue,
Ma douleur redouble.

Viens plus vite, ma colombe,
Plus vite viens à moi,
Plus vite toi mon âme,
Car je me sens mourir.

Je me suis enamouré d’un courant d’air,
De l’air d’une femme,
D’une femme très belle,
Belle de mon cœur."

 

Trois versions (et oui, toujours par trois !) de la dite chanson, la première par l'excellent groupe Annwn et l'autre par l'ensemble Galileo, plus traditionnel mais non moins talentueux.  La troisième version est celle de la chanteuse bien connue Esther Lamandier.

 

 


 

 


 
 

 

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 08:35

 

volcan.jpgAussi impétueuse que les aquilons déchaînés, aussi ardente que les feux d'Etna, aussi persévérante que le mouvement des astres: Telle doit être la prière de l'homme; elle ne doit pas plus connaître le repos et l'interruption, que l'éternité ne connait le temps et les intervalles.

(Louis-Claude de Saint-Martin, L'Homme de Désir 19)

 

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon un mouvement de l'âme, un élan de notre part sacrée pour rejoindre sa Source éternelle.

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon une charge pour dissiper la nuée ténébreuse qui nous cache la vision du Sanctuaire saint où se trouve notre véritable demeure.

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon une larme d'or posée dans le calice de la Jérusalem Céleste, là où se trouve le Trône de Dieu, là où converge les pensées et les œuvres bonnes des hommes.

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon l'acte le plus pur, le meilleur, le plus élevé et le plus efficace que l'homme puisse poser.

 

On s'en doute, il n'est point ici question de mots énoncés du bout des lèvres. Point non plus de litanies bigotes pleines de craintes superstitieuses, encore moins d'invocations creusent aux faux dieux.

La prière, la vraie est un alignement parfait entre l'esprit, la volonté et le cœur de l'orant.

Esprit animé par un désir sans limite, une soif inextinguible pour Dieu, pour la Vérité, pour la Lumière... seules aspirations capables de déployer les ailes.

Volonté tendue, focalisation parfaite de la conscience vers son but qui est l'appel de Dieu, tension de tout l'être qui bande l'arc et fait voler la flèche jusqu'à l'autre côté de l'arc-en-ciel, dans la Sainte demeure.

Cœur chauffé à blanc, portant à ébullition les émotions purifiées afin qu'elles puissent se fondre dans l'espace et le temps et sacraliser toute la Création.

Esprit, volonté et cœur de l'homme qui prie et qui se fait obombrer par l'Esprit, la Volonté et le cœur de Dieu.

 

C'est par ce type de prière que l'homme anticipe et hâte l'accomplissement des temps. Car il y aura à nouveau un jour où le temps sera hors du temps et où la Création regagnera son cocon d'Eternité et sa véritable nature où il fera à jamais bon vivre.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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