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La Chronique du Lundi : Toujours la femme...

Sous les concepts fallacieux et les discours alambiqués, sous les déclarations d'intentions hypocrites clamant haut et fort "défendre la juste différence sexuelle" nul n'est dupe, la contre manifestation devant l'école de Nantes (VOIR ICI) est motivée par une vision du monde cloisonné ou les femmes resteraient bien à leur place.... pardon... à la place que les hommes ont déterminé pour elles.
Comme lu sur un site protestant (VOIR ICI) : "Or, qui peut le mieux « laver les pieds des autres » spirituellement parlant, qu'une femme soumise ?" (sic !) : Tout est dit !

Et la femme toujours, au Soudan avec cette ignominie où une femme enceinte de huit mois a reçu plus de cent coups de fouets et est condamnée à mort pour apostasie (VOIR ICI). Et aux Nigeria où les lycéennes enlevées sont probablement violées et maltraitées et menacent d'être vendues comme esclave (à signaler la réaction de la Grande Mosquée de Paris - ICI).
En Inde, ce sont les viols collectifs qui atteignent des proportions abyssales (VOIR ICI)
Selon l'ONU, plus de 70 % des femmes seront victimes de violence au cours de leur vie !!! (VOIR ICI)


A des degrés divers, dans chacun de ces cas, c'est le même poison qui infecte les esprits des uns et des autres. Derrière les différences culturelles et les niveaux de violence, c'est la même mentalité qui motive les défenseurs de la ségrégation sexuelle, les abuseurs et les fous de Dieu.
Qui se cache derrière la religion, qui se cache derrière son "bon droit", qui se cache derrière une supposée loi naturelle, qui se cache derrière des raisons philosophiques ou culturelles fallacieuses...
Mais quelle est donc la source de ce fleuve fétide ? Je n'ai pas de réponse toute faite.

Peut-être est-ce les reliquats des cultures grecque, romaine et babylonienne qui oppressaient les femmes contrairement aux cultures celte, germaine ou égyptienne ?
Peut-être est-ce dû à cette image ridicule d'un Dieu sexué, "Père" de la Création - alors que Dieu n'est évidemment pas plus masculin que féminin étant au delà de la dualité mais l'incluant tout entière ?

Peut-être que le rejet de la part féminine de Dieu (la Shekina, Sophia ou âme du monde) par les institutions officielles a refoulé la sacralité du féminin ?

Peut-être est-ce dû à un complexe d'infériorité existentielle inhérent au sexe masculin qui pour se sentir exister doit écraser sa parèdre ?

Peut-être que l'homme ayant du mal à gérer ses pulsions préfère en porter le blâme sur l'autre sexe ?

Peut-être que la compréhension bêtement littérale de "la faute d'Eve" a jeté l’opprobre sur l'ensemble des femmes ?
Peut-être est-ce dû à une volonté bien consciente et bien calculée de certaines castes de maintenir leur pouvoir temporelle en écrasant la moitié de l'humanité ?

Déjà la mythologie hébraïque encourageait rejet enfermement avec la mise au ban de la société de la libre Lilith qui refuse la domination d'Adam et est de ce fait accusé de tous maux.


D'une manière générale le problème de la femme est lié à celui de la sexualité et de la liberté. On déshumanise la femme, on la transforme en chose, en concept qui ne serait pas maître de son corps et de ses sens, de sa vie et de ses désirs. Dans l'âme infectée, la femme est un être sans cervelle, sans discernement, sans libre arbitre, elle est réduite à un rôle de jouet ou de matrice reproductrice. Ce faisant, en détruisant la moitié de l'humanité, on détruit ce qui fait la magie de la sexualité qui est rencontre et partage - comment partager avec un objet ? Toutes les dictatures ont toujours fait en sorte de contrôler la sexualité des gens sur lesquels elles voulaient étendre leur pouvoir. La dictature est fondée sur les notions de culpabilité, de jugement de soi et de l'autre, de haine, de ressentiment et de contrôle. C'est pourquoi tout pouvoir coercitif tente de contrôler ce qui se passe dans la vie intime. C'est pourquoi tout mouvement contestataire, spirituel ou politique, exprime souvent un érotisme réel ou symbolique.

Le problème endémique du rabaissement de la femme intoxique la civilisation depuis trop longtemps. Que dis-je ! Ce problème endémique, loin d'être anodin, empêche la vraie civilisation d'advenir car on ne construit pas une civilisation digne de ce nom sur le malheur, la mort ou la douleur physique et psychologique de son prochain.

Fils d’hommes, combien de temps encore aurez-vous le cœur si dur ? (Ps 4,3)

La Chronique du Lundi : Toujours la femme...
Tag(s) : #Lifestyle - Société & Ecologie, #Féminin sacré - l'Eglise et la femme, #Chronique du Lundi

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