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Loin du dolorisme

Qui n'a jamais frémit devant ces représentations du Christ décharnée pendu à sa croix ? Qui, devant le goût douteux et doloriste d'une certaine époque n'a pas eu ce mouvement de recul ? Qui n'a jamais été écœuré par le discours visqueux de certains « théologiens » célébrant la souffrance et la douleur comme moyen d'expiation ? De tels erreurs théologiques ont éloigné des générations d'âmes de l'Eglise. Pourtant une simple lecture de l'Evangile, un simple regard sur l'histoire globale du Catholicisme montre une religion profondément optimiste, profondément joyeuse, profondément amoureuse de l'existence. Dans notre religion, Dieu déteste la souffrance et ne la souhaite jamais, il va jusqu'à la vivre et l'assumer par compassion totale (compatere = souffrir avec). Elle n'est pas une punition divine ou mécanique à l'image du karma, notion asiatique largement reprise dans le new-age. La souffrance a donc un caractère profondément abject, maléfique et absurde mais parce que Dieu l'a habité, le chrétien sait qu'il est soutenu dans sa souffrance et ses limites, que Dieu y compatit et ce faisant lui donne mystérieusement un sens. Le chrétien ne cherche donc pas la souffrance et cherche à la guérir par tous les moyens mais si elle survint, il sait qu'elle peut-être, paradoxalement, une occasion de résurrection et de renforcement de l'âme. Quel apport plus grand d'optimisme et d'espérance ?

Tag(s) : #Eglise de Vie, #Théologie et spiritualité, #Catholicisme

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