Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 00:04

Un jour, un maître de taï-chi m’a confié que le véritable maître d’art martial est à la fois un philosophe et un mystique.  En tant que philosophe, il cultive la sagesse, en tant que mystique, il recherche la paix du cœur et de l’âme.  Possédant l’art du combat jusque dans ses moindres subtilités, il est sûr de sa force et ne craint rien.  Cette force qui est sienne, lui donne une telle assurance qu’il n’a pas besoin de se battre, le combat et les ennuis le fuient comme les moineaux s’égaillent devant la foulée du tigre.

 

La  véritable force et la véritable puissance donnent plus de devoirs que de droits et seul le fort peut-être réellement non violent ou pacifique.

Ainsi, l’Empereur est le symbole par excellence de la force et de l’autorité.  L’une de ses mains porte un globe terrestre surmonté d'une croix, tandis que l’autre porte un sceptre (et non une épée).  Ses pieds sont croisés devant lui comme s’il s’empêchait de bouger car s'il règne sur le monde (le globe), il le fait par la Sagesse du sceptre et l’autorité de l’Esprit (la croix) et non par la force du glaive et la peur.


Lorsque le Roi des rois fut crucifié, certains le mirent au défi d’utiliser le pouvoir qui était le sien en tant que Dieu incarné : « Les passants l'insultaient, hochant la tête et disant : « Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient : « Il en a sauvé d'autres et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est Roi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui » (Matthieu 27 ; 39-43).


Il est évident que le Christ avait le pouvoir de foudroyer ses adversaires, de les subjuguer ou de les terrasser et que s'il l'avait fait, tout le monde aurait cru.  Mais quel exemple aurait-il donné ? Quelle philosophie abjecte l’humanité en aurait-elle tiré ? Celle du fort qui écrase le faible, celle de la puissance érigée en idole, celle du dieu qui foule aux pieds ses pauvres fidèles.  Et Dieu sait que l’humanité a déjà trop tendance à tomber dans ce travers, combien l’histoire ne nous donne pas d’exemples de tyrans, hiérophantes, et autres prélats gorgés de leur puissance et en abusant sur les bases de la pyramide hiérarchique… et je ne parle même pas des patrons d’entreprise actuels méprisants leurs employés taillables et corvéables à merci.


Par sa présence dans le jeu du Tarot, la carte de l’Empereur, nous enseigne l’autorité et le bien-fondé du modèle hiérarchique mais une hiérarchie fondée sur le service et sur l’Amour et non sur la compétition, l’abus de pouvoir et le mépris.  Si Jésus appelait Dieu « son Père », ce n’est pas par machisme ou sexisme déplacé, c’est parce que Dieu présente les aspects de force et d’Amour qu’on relie à la paternité.  L’Empereur apporte la structure bienveillante de la vie et de la pensée, structure nécessaire à la réalisation du Soi et à la construction de l’harmonie.  Mais il montre également la Force infinie du pouvoir soumis à l’Amour.  Cette carte pourrait avoir comme devise « la volonté mais la volonté soumise à l’Amour ».  Car c’est seulement quand les hommes mettront leur volonté et leur force au service de l’Amour que la blessure provoquée par l’Exil pourra être guérie et que l’Univers pourra être transfiguré.  Comprendre cela, c’est comprendre la beauté infinie du sacrifice du Fils du Dieu, c’est comprendre le Mystère de la Passion.  Comprendre cela, c’est comprendre que ce Mystère ne possède en lui nulle trace de masochisme, de légalisme et qu’il est autre chose qu’une représentation sanguinolente.  Car la Passion, c’est l’expression ultime du Pouvoir et de la Force, c’est Dieu qui se donne en entier par Amour comme la Lumière subtile descend au cœur des ténèbres grossières.


Il appartient à l’humanité qui est à l’image de Dieu de ne faire rien de moins : régner par la force de l’Amour, actualiser sa fonction de prêtre-roi de la Création. 

Cela sous-entend de régner en premier lieu sur notre royaume intérieur avec fermeté mais avec également avec foi et Amour, afin de transmuter nos manquements en forces de lumière, de guérir nos brisures et de devenir des Chevaliers du Christ : « Pour finir, armez-vous de force dans le Seigneur, de sa force toute-puissante. Revêtez l'armure de Dieu pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable. Ce n'est pas à l'homme que nous sommes affrontés, mais aux Autorités, aux Pouvoirs, aux Dominateurs de ce monde de ténèbres, aux esprits du mal qui sont dans les cieux. Saisissez donc l'armure de Dieu, afin qu'au jour mauvais, vous puissiez résister et demeurer debout, ayant tout mis en œuvre. Debout donc ! A la taille, la vérité pour ceinturon, avec la justice pour cuirasse et, comme chaussures aux pieds, l'élan pour annoncer l'Evangile de la paix. Prenez surtout le bouclier de la foi, il vous permettra d'éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Recevez enfin le casque du salut et le glaive de l'Esprit, c'est-à-dire la parole de Dieu. » (Ephésiens 6 ; 10-17)


L’homme est par nature le Prince de la Création mais, chargé de ramener celle-ci à Dieu, il est un prince qui se doit d’exercer son pouvoir comme un sacerdoce sacré et non comme une tyrannie.  Seulement alors la Création gémira de plaisir et non plus de douleur : « Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu :livrée au pouvoir du néant — non de son propre gré, mais par l'autorité de celui qui l'a livrée —, elle garde l'espérance, car elle aussi sera libérée de l'esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. »  (Rom 8 ; 19-21)

 

La carte de l'Empereur est symboliquement reliée à la lettre Daleth.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Le Monde Spirituel
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 18:01

Après avoir vaincu la Mort et donné ses ultimes enseignements pendant 40 jours, le Christ rejoint le Royaume des Cieux, le monde spirituel et invisible ; « Donc le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu » (Marc 16 ; 19).

Ensuite, les disciples s’en retournent rassérénés vers Jérusalem « Quant à eux, après s'être prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie ; ils étaient constamment dans le temple et bénissaient Dieu. » (Luc 24 ; 52-3)

 

La Crucifixion et la Résurrection sont des moments cruciaux dans l’histoire de l’Humanité.  Pendant ces deux moments clés, l’Histoire de l’humanité se trouve bouleversée, la Mort est vaincue par l’Envoyé qui nous montre que notre situation misérable d’humains exilés et mortels n’est pas irrémédiable.  Tout au long de sa vie, le Christ enseigne mais c’est dans la mort vaincue qu’Il nous montre la Voie…Voie de la Vie foulant la mort aux pieds…Voie de la Lumière chassant la ténèbre…Voie de l’Amour mouvant l’Univers... Voie banissant la grisaille quotidienne pour nous faire participer au Royaume...

 

Quoiqu’ « enlevé au ciel », le Christ n’en reste pas moins parmi nous comme Il le montre quelques jours plus tard en envoyant le Feu de la Pentecôte sur ses disciples.  Malgré les horreurs, malgré la maladie, la faim et la guerre, malgré le fanatisme, la douleur et les discriminations, malgré le froid, la folie et l’ignorance qui frappent notre planète à chaque instant, nous devons prendre conscience que le Christ, Lumière Eternelle est partout présent.

 

Dans notre époque cynique et matérialiste, ces mots peuvent sembler vains, creux, voire niais.  Il n’en est rien.  Certes l’Exil a enfermé la conscience dans des formes figées qui n’évoluent que par leur destruction progressive (vieillesse) et définitive (mort).  Plutôt que de pouvoir évoluer à la vitesse de la pensée et de la lumière comme c’était le cas avant la Chute, nous sommes pris dans ces tuniques de chair qu’il nous appartient de transfigurer, tout comme le monde qui nous entoure. 

Et certes, plutôt que d’être en permanence en communion avec Dieu et Sa gnose, la souffrance fait trop souvent œuvre de briseur de conscience.

Pourtant, le bonheur est à portée de main pour qui sait vivre pleinement, c'est-à-dire celui qui sait allumer son feu intérieur et s’ouvrir à la Lumière qu’il porte pour devenir un porteur d’Amour.

Il ne s’agit pas de devenir mièvre, endormi ou allumé mais bien de pouvoir répondre à l’appel ultime, celui du Verbe divin qui retentit en tout endroit, à chaque instant.  Celui qui veut tendre l’oreille dans le silence et plonger son regard dans les profondeurs de son océan intérieur pourra toucher du doigt cet Amour Ineffable que l’Eternel nous offre en permanence, celui-là se rendra compte de l’extraordinaire pouvoir purificateur et transformateur de cette Lumière, il prendre conscience que la Présence est partout en permanence et loin d’être une idée vaine, c’est la plus pure et la plus forte des réalités.

 

Dieu est réellement présent dans notre vie quotidienne, pas comme une idée consolatrice mais comme un être réel, un Etre qui s’incarna et ne quitta plus l’Histoire mais aussi notre histoire personnelle.  Celui qui réussi à tendre la main vers Yechoua, ne sera pas déçu car Il lui enverra alors les Feux de la Pentecôte qui illumineront sa conscience et sa vie, la transformant en Grand Œuvre et l’élevant vers Dieu dans une préfiguration de Vie Eternelle au quotidien.

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 22:01

Le Soleil est au centre de l’Univers comme le cœur est au centre de l’homme.  Sans Soleil, pas de chaleur ni de vie sur Terre.  Sans cœur, pas de chaleur ni de vie en l’homme.

Du centre de l’Univers, le Soleil darde ses rayons sur la Terre.  Ceux-ci apportent l’énergie invisible qui va permettre à la vie de s’exprimer.  Plus une région est exposée au Soleil, plus la vie éclos dans une multitude de formes, dans une luxuriance d’expressions.

 

« Observe que la Nature parle plus haut le jour que la nuit, vérité que la moindre expérience te confirmera et ton intelligence en apprendra aisément la raison.  Elle t’apprendra que le Soleil est le Verbe de la Nature.  Que quand il la prive de sa présence, elle ne jouit plus de l’usage de ses facultés.  Mais que, quand il vient lui rapporter la vie par sa parole de feu, elle redouble ses efforts pour manifester tout ce qui est en elle. » dit le Philosophe Inconnu dans son livre « Le Ministère de l’Homme Esprit ».

 

Si l’âme n’a pas son siège dans un endroit particulier du corps mais est partout présente, c’est néanmoins dans le cœur que se situe le pont qui mène au Royaume des Cieux.  Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, le cœur est le centre de vie de l’homme comme l’astre du jour est celui du système dans lequel nous vivons. C’est du cœur que s’écoulent les rayons de lumière qui vont permettre à la vie spirituelle de mûrir et d’exprimer sa luxuriance.  Tout comme le Soleil est l’image physique du Dieu Ineffable, le cœur est le contenant du Verbe qui vient apporter la vraie Vie par sa parole de feu.

 

Mais de peur d’être comme le pays trop exposé au Soleil qui se transforme en désert, il nous faut irriguer notre royaume intérieur aux eaux vives de l’Amour.  Dans les tréfonds de notre cœur, par la grâce de la prière.  S’opère alors l’alchimie merveilleuse entre le feu divin et les eaux de la miséricorde divine – entre la Force et l’Amour.  Car comme disait Saint Paul « Quand je parlerais les langues des humains et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis une pièce de bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi qui transporte des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens, quand même je livrerais mon corps pour en tirer fierté, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien. » (1 Corinthiens 13 :1).

 

Par la Grâce du Verbe présent en chaque cœur, l’alchimie intérieure mêle l’Amour et la Force pour donner naissance à la sublime Lumière qui va irradier dans la conscience et le corps tel le Soleil resplendit dans l’Univers.  Le cœur de chair devient un cœur de feu qui réchauffe mais ne brûle pas, qui éclaire mais n’aveugle pas, tout l’être est transfiguré et fait un pas vers sa réintégration, vers l’état où il sera unit à Dieu sans confusion ni séparation, il est devenu un cœur de Soleil !

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 09:37

Daleth est la porte des mondes manifestés.  Elle mène dans le plan des quatre éléments, des quatre points cardinaux, des quatre vents, des quatre saisons et des quatre mondes : Atzilouth – Beriah – Yetsirah et Assyah.

Daleth est souvent associé à la pauvreté car avec la manifestation matérielle, la lumière provenant de l’Aïn Soph se densifie et est voilée par la matière.  Et avec la manifestation vient le cercle de la vie et ses quatre étapes : naissance – croissance et plénitude – flétrissement – mort. 

Toutefois, cette densification n’est pas négative car elle sert de support à l’évolution de l’âme et permet à la volonté de s’exercer, de se renforcer.

Car si une porte est un espace intermédiaire entre deux états d’être, on peut la franchir dans les deux sens.  En tout endroit, dans le désert écarlate, dans les villes de métal, dans les forêts d’émeraude et sur les mers de saphir, on peut franchir la porte et revenir au monde divin, renouer avec la Présence.  La Lumière, l’Aïn Soph se trouve partout.  Dans la Bible, cette porte menant au Royaume des Cieux est symbolisée par la tente d’assignation que les hébreux emportent partout : « Moïse, Aaron et ses fils campaient devant le tabernacle, à l'orient, devant la tente d'assignation, au levant; ils avaient la garde et le soin du sanctuaire, remis à la garde des enfants d'Israël; et l'étranger qui s'approchera sera puni de mort. (Nbr 3 :38) »

L’ « étranger » est celui qui est devenu étranger à la présence de Dieu, car si Dieu est partout présent, il se cache néanmoins sous le voile de la manifestation.  Et cela pour notre bien, car depuis l’Exil, nos yeux ne sont plus capables de regarder en face son étincelante Beauté.

  

Dans le même ordre d’idée, le monde manifesté contient l’ensemble de la Création comme le montre la tetraktys : 1 + 2 + 3 + 4 = 10.  Autrement dit en déroulant le chiffre 4 et en additionnant ses parties constitutives, on arrive à 10, chiffre symbolisant la création dans son entièreté.

 

Pour le théosophe Franz von Baader, la Création est deux fois double : masculine et féminine, chacune des parties contenant l’autre polarité comme dans le Tao où le yin est présent dans le yang et vice-versa.

De plus, la divinité est androgyne, Père et Mère mais aussi trinitaire, Père – Fils – Esprit.  Le processus de création et de fondation, lui ne peut être que quaternaire car seul la quaternité exprime l’accès au Soi et à la personnalité de Dieu dans les trois Personnes égales et distinctes car « le quatrième terme, passif, n’ajoute rien à la Trinité car il ne crée ni ne génère ; il reflète seulement la génération, renvoie aux puissances génératrices leur image dans laquelle elles peuvent se saisir en leur unité et leur distinction. » (L.P.Xella, Filosofia Erotica, p38).

 

Autrement dit, le quaternaire est la Création en tant que miroir du Créateur, reflet imparfait du monde d’En haut mais qui évolue sans cesse car « l’inférieur, admirant le supérieur, sort de sa propre infériorité, se soulève en quelque sorte ; le supérieur, se mirant et se contemplant dans l’inférieur, le soulève jusqu’à soi sans pour autant s’abaisser à son niveau.  Le supérieur est un miracle pour l’inférieur et l’inférieur est un miroir pour le supérieur : ainsi ils se rencontrent sans se confondre » (L.P.Xella, op.cit., p40) 

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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 16:45

« Il dit ensuite à ses disciples : C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez ni, pour votre corps, de ce dont vous serez vêtus. Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. » (Luc 12 : 22-23)

 

Dans notre société ultra matérialiste et consumériste, peu ont conscience que la vie, la vraie, celle avec un grand « V », dépasse largement le cadre quotidien, que les enjeux collectifs et individuels sont de plus grande importance que d’entretenir cette terrible et froide machine dans laquelle on vit. 

C’est la réalisation spirituelle qui devrait être au cœur des préoccupations de nos contemporains car, contrairement à ce que beaucoup croient habituellement, c’est dès cette vie que se gagne le Royaume des Cieux.  Comment ? Par l’ouverture du cœur à Dieu, par le changement de regard qui cherche à voir avec les yeux d’en-haut, par la conversion de l’âme aux valeurs divines, par la synergie consciente instaurée avec Dieu, par la recherche de la Terre Promise intérieure, par l’établissement de la Jérusalem Céleste au cœur de l’être.

Pour cela, il faut qu’une partie de nous meure : notre vision égoïste, étriquée et mesquine.  A nouveau, on serait tenté de citer ce fameux verset de Jean : « Celui qui tient à sa vie la perd, et celui qui déteste sa vie dans ce monde la gardera pour la vie éternelle » (Jean 12 : 25)

 

Lorsqu’on a pris conscience de l’Infini qui habite en nous comme au dehors de nous, le monde et la vie prennent une autre coloration, ils deviennent plus riches.  Riches de sens, riches de potentiels, riches d’une beauté sans fin.  Tout devient prétexte à l’émerveillement, on ne manque, intérieurement, plus de rien.  L’inquiétude de l’avenir disparaît.  D’autant, qu’elle est souvent générée par des désirs mal placés ou des ambitions menant à l’insatisfaction perpétuelle :

 

« Qui de vous peut, par ses inquiétudes, rallonger tant soit peu la durée de sa vie ? » (Luc 12 : 25)

 

Souvent, dans ces cas là, la Providence pourvoit à nos besoins minimums car lorsqu’on a pressentit le Royaume des Cieux en-dedans, on se rend compte que Dieu nous donne en permanence et que nous ne le voyions pas.  Et lorsqu’on le réalise et qu’on en éprouve de la reconnaissance, plus rien ne s’oppose au bonheur :

 

« Considérez comment poussent les lis : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas ; cependant je vous dis que pas même Salomon, dans toute sa gloire, n'a été vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe qui est aujourd'hui dans les champs et qui demain sera jetée au four, à combien plus forte raison le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi ! Et vous, ne cherchez pas ce que vous allez manger ou ce que vous allez boire, et ne vous tourmentez pas. Tout cela, en effet, c'est ce que les gens de toutes les nations du monde recherchent sans relâche ; votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt son règne, et cela vous sera donné par surcroît. N'aie pas peur, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume. » (Luc 12 : 27-32)

 

Ce n’est pas tant que les biens matériels affluent mais que la conversion du regard a opéré un changement, nous rendant dérisoires les contingences matérielles et replaçant les épreuves dans leur contexte évolutif.  On sait, non pas par éducation ou par auto persuasion mais par vécu personnel continu, que quoiqu’il advienne, la divine Lumière nous a en sa protection.  Même la misère, la souffrance et la mort ne tiennent pas devant la Force du Ressuscité.  Et cette force, par Amour, il la fait nôtre à chaque instant.  A nous d’en prendre conscience.   

Par Galahad - Publié dans : Théologie et spiritualité - Communauté : COEUR DE LUMIERE
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 22:33

Le monde est constamment irrigué par la Présence de Dieu qui régit, via ses esprits agents, l’ensemble de la Création, de l’infinitésimal microcosme au macrocosme universel.  Toutes les constellations sont sous la direction d’un régent, lui-même placé sous l’autorité suprême de l’Esprit Saint représenté par l’Impératrice dans le Tarot.  Ainsi sur la lame dessinée par Oswald Wirth, voit-on cette Impératrice majestueuse entourée de douze étoiles symbolisant les douze constellations sur lesquelles elle règne.

Toujours chez Wirth, l’Impératrice porte des ailes d’ange, on trouve également une aile figurée sur son trône dans le tarot de Marseille.  Ces ailes nous rappellent que l’Esprit Saint est souvent figuré par une colombe : « Jean rendit ainsi témoignage: J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. » (Jean 1 : 32), Esprit qui est là depuis le commencement des temps, « La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu planait au-dessus des eaux » (Gn 1 : 2).

Accomplissant la volonté divine, c’est l’Esprit Saint qui va consacrer la chair de Marie afin qu’elle donne naissance au Roi des rois, le Christ symbolisé ici par l’aigle.  Christ-Aigle qu’il nous faut devenir à notre tour, en cultivant les vertus inspirées du Saint Esprit car la figure de l’aigle indique la royauté, la tendance vers les cimes, le vol rapide, l’agilité, la promptitude, l’ingéniosité à découvrir les nourritures fortifiantes, la vigueur d’un regard tendu librement, directement et sans détour vers la contemplation de ces rayons, que la générosité du Soleil théarchique multiplie (Pseudo Denys, Œuvres Complète, Paris, 1943, 242).     

 

Après le Bateleur qui manifeste l’Unité du monde dans la diversité et le sublime destin de l’âme humaine, après la Papesse qui nous invite à pénétrer les secrets de la Nature qui nous entoure, voici venir l’Impératrice manifestant les forces nobles de l’Intellect souverain et de la Grâce divine qui ordonne, transmute et donne la Vie éternelle.  Car s’il s’agit de devenir par Grâce ce que Dieu est par Nature, encore faut-il que nous utilisions notre libre arbitre afin de tendre consciemment vers le sublime. 

Par les vertus du discernement et du détachement, par l’adombrement de l’Esprit, nous pourrons, à notre tour, porter notre propre sceptre surmonté d’un globe et d’une croix symbolisant la maîtrise de l’Esprit sur les passions, l’ascension de l’âme vers les régions célestes.

 

L’Impératrice, Esprit Saint et Mère Cosmique a, chez Oswald Wirth, la tête dans les étoiles mais son pied sur la lune, faisant le lien entre les régions les plus hautes de l’Univers et notre cadre de vie soumis aux émotions et aux passions, symbolisées par l’astre de la nuit.  L'Impératrice nous donne la force de dominer celles-ci afin de nous élever spirituellement.

Et s’il est de notre devoir, en tant qu’être humain, de nous élever en conscience vers Dieu, c’est pour notre propre évolution mais aussi pour celui de toute l’humanité car un sage qui se réveille répare la trame endommagée de l'Univers et favorise l'éveil de mille autres. 

L’Esprit Saint rend possible la manifestation de l’Ineffable, l’incarnation de la Lumière divine dans cet espace limité qu’est la Terre.  Qui se purifie lui-même, qui évolue personnellement, incarne la Présence et participe à l’évolution de l’ensemble     

 

La Lame de l’Impératrice est liée à la lettre hébraïque Guimel.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 17:58

Merci à Oussama, à Benoît, aux réactionnaires, aux apparatchiks de la pensée sacrée et aux intégristes de tous horizons pour nous montrer combien le sens rigide de la lettre fige la pensée et l’Esprit, combien la pauvreté du dogme pétrifie la richesse de la doctrine, combien la religion peut facilement n’être qu’un ensemble froid et légaliste de coutumes creuses.

 

Merci de nous montrer comment la soumission servile à une morale subjective éloigne de la véritable éthique qui est alimentée par la compassion et la compréhension numineuse des voies divines.  Merci de nous rappeler que le Christ lutta sans répis contre ceux qui, comme vous, servaient une loi sèche, vindicative et dénuée de la moindre empathie.  Merci de montrer combien est archaïque cette conception d’un Dieu assoiffé de formalisme. Combien kafkaïen est cette conception d’un être absolument transcendant et tout puissant se permettant de juger sans pitié les misères dans lesquelles sont plongés ses créatures.  Combien sont bas ceux qui se prétendent ses intercesseurs, excommuniant – tuant – lapidant – jugeant ou méprisant en son nom, ne faisant en cela que laisser libre cours à leurs pulsions de domination les plus sordides.

 

Merci de nous rappeler que les Eglises sont des structures bien humaines, bouffies d’autocratisme, de volonté coercitive qu’il faudra bien purger un jour.  Merci de nous montrer que ceux qui devaient protéger la Lumière, l’accueillir comme un écrin en leur sein, n’ont souvent fait que l’étouffer, la délimiter et lui ont retiré toute sa chaleur.  Merci de nous montrer combien il est important aujourd’hui que ces Eglises évoluent sous peine pour les hommes de bonne volonté de s’engager sur une quatrième voie qui ne sera ni celle des institutions hiérarchisées et gigantesques, ni celle du matérialisme desséchant, ni celle des sectes décérébrantes mais de communautés fraternelles d’amis de Dieu cherchant à vivre de manière immanente la reliance à Dieu. 

 

Merci de nous rappeler combien la sexualité pose problème chez certains. Combien d’ailleurs elle est bannie dans les tyrannies religieuses et les dictatures politiques. Combien l’obsession vulgaire pornographique et la pudibonderie hypocrite ressortent d’une même pathologie psychologique, d’un même déséquilibre.  Merci de nous rappeler combien il est important de sainement jouir des plaisirs terrestres et de se sentir bien dans son corps.  Merci aussi de nous rappeler combien les sociétés machistes et les schémas patriarcaux sont l’expression d’un déséquilibre sociétal total.

 

Merci de nous rappeler que la spiritualité n’est pas l’observance de règles mais l’épanouissement de la Lumière en soi, que le but de l’homme n’est pas de se conformer au troupeau mais d’explorer, dans le respect d’autrui, les spécificités et les dons qui sont les siens.

 

Merci de nous rappeler combien un représentant religieux se doit avant tout d’être un maître, habité par la Grâce et touché par l’illumination.  Merci de nous rappeler combien nous manquons de pareils êtres en Occident et combien les vrais guides spirituels sont rares en notre société.  

 

Merci enfin de nous rappeler que la reliance ne peut être pleinement vécue que dans la liberté car seul la prise de conscience pleinement libre peut mener au tutoiement avec Dieu et ce, sans intermédiaires aucun !       

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 16:19

Des centaines de tarots ont été réalisé à travers les âges et ces dernières années en voient l’explosion.  Pour ce qui est de ma petite analyse personnelle du tarot, je me base sur le tarot de Marseille et celui d’Oswald Wirth qui, selon moi, en respecte l’esprit tout en enrichissant le symbolisme.

 

La Papesse est la deuxième lame du tarot, elle est donc reliée à la lettre Beith.  Rappelons que cette lettre, deuxième de l’alphabet, est la première lettre de la Bible.  Alef était une sorte d’inspiration divine précédent la Création mais la contenant tout entière.  De même le Bateleur représente la Création et le but à atteindre, but ou destinée déjà fixée avant la Création.  De même la Papesse est le commencement de cette Création, de ce monde matériel qui est de nature féminine mais qui porte en lui la dualité. 

Ainsi, la Nature est la Mère sacrée de toutes choses, elle porte en son sein le germe divin symbolisé dans le Tarot de Marseille par la tunique rouge enveloppé du manteau bleu.   

 

La Papesse est donc cette Nature, cette Création qui contient et manifeste Dieu car si Dieu est transcendant, il est aussi immanent et présent en chaque chose. Adam, l’âme humaine, est en Exil dans l’Espace et le Temps.  Dans cet état, nous n’avons plus accès à la vision des choses divines dont la route est désormais gardée, « C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. »(Gn 4, 24).

On ne saurait trop insisté sur la pureté d’intention nécessaire à la recherche d’initiation.  C’est avec sincérité, respect, amour, confiance et sens du sacré que le postulant approchera la Papesse, sinon la sphinge cachée sous son trône et symbolisant le féminin bafoué, le mettra en pièces : « Ta crainte de Dieu n'est-elle pas ton soutien? Ton espérance, n'est-ce pas ton intégrité?

Cherche dans ton souvenir: quel est l'innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés? Pour moi, je l'ai vu, ceux qui labourent l'iniquité et qui sèment l'injustice en moissonnent les fruits; Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère. » (Jb 4 : 6-10)  

Pourtant, la Connaissance, la Gnose qui nous rétablira dans nos origines premières, est accessible en permanence pour celui qui se donne la peine, car l’Univers la reflète et n’attend qu’une seule chose, que nous la découvrions tout comme Dieu désire que nous le trouvions.  Ainsi, la Papesse nous tend-elle le livre du Savoir, le Liber Mundi qui contient tous les secrets du Monde, la Mère des Livres Saints.             

 

La lecture de ce Livre sublime nous permettra de soulever le voile et nous livrera les clés d’or et d’argent, ouvrant les portes du Royaume des Cieux et les fonctions royales et sacerdotales.  Il ne s’agit pas d’un livre physique bien sûr mais de la Parole perdue, la divine Sagesse de laquelle procède tous les Livres Saints.    

Celui qui parvient à découvrir les trésors qui se cachent dans la Nature, renoue avec son origine et se rapproche de Dieu.  Il marche alors entre les carrés noirs et blancs qui dallent ce monde, il emprunte la voie du milieu et peut avancer entre les colonnes, « Il dressa les colonnes sur le devant du temple, l'une à droite et l'autre à gauche; il nomma celle de droite Jakin, et celle de gauche Boaz. » (2 Ch 3 :17). 

Celui qui a pu voir Dieu à l’œuvre partout, qui a révéré la Nature comme la Papesse, l’Epouse de Dieu qu’elle est, celui qui s’est ouvert à sa partie féminine et trouvé la Lumière en son cœur, celui-là reçoit la Grâce de pouvoir soulever le voile d’Isis et d'y découvrir des merveilles sans nom.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 19:13

Dans les légendes celtiques, la Déesse Ceridwen supplia les druides de lui donner la recette d’un breuvage apportant la Sagesse ultime à qui en boirait.  La Déesse réservait ce divin liquide à son fils Afagddu pour compenser la laideur de celui-ci.  Comme la potion était très longue à préparer, Ceridwen demanda au jeune Gwion de surveiller le chaudron dans laquelle elle cuisait.  Il était connu que seules les trois premières gouttes du chaudron étaient bénéfiques, le reste du breuvage, un poison virulent. 

Mais Gwion, très distrait, mit trop de bois sous le chaudron et le liquide se mit à bouillir méchamment.  Trois gouttes tombèrent sur la main du jeune homme qui la porta à ses lèvres et qui acquis instantanément l’illumination.

Furieuse que le breuvage destiné à son fils fut gâché, Ceridwen se jeta sur le jeune homme.  Pour s’échapper, Gwion mit à profit sa nouvelle connaissance de toute chose pour se changer en lapin, mais la Déesse se changea en chien.  De lapin, Gwion sauta dans une rivière et se transforma en poisson, la Déesse le suivit sous forme de brochet.

Dans un bruissement d’ailes, le pauvre Gwion s’extrait de l’eau sous la forme d’un oiseau, bientôt suivit par un redoutable faucon.  Enfin, Gwion aperçoit un tas de grain et devient un grain parmi les grains, espérant échapper à la vengeance de Ceridwen.  Mais celle-ci se transforma une dernière fois en poule et avala tous les grains.  Elle tomba enceinte et neuf mois plus tard, Gwion renaquit à lui-même et devint Taliesin, le Barde des bardes.

 

La signification de la légende est plutôt claire : l’Inspiration Divine se trouve dans le chaudron, symbole féminin par excellence.  Le Chaudron est la part féminine de l’Etre, celle qui se trouve en chacun de nous, qu’on soit homme ou femme car « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; male et femelle il les créa. (Gn 1 :27) »

 

Dans notre état d’exil, nous sommes séparés de cette partie de nous, de cette moitié inspiré et inspirante.  Car c’est dans cette partie inconnue, créative, surconsciente que se trouve caché la source d’inspiration capable de nous relier à la Source de toute chose, notre partie féminine est notre fil d’Arianne capable de nous guider hors du labyrinthe des illusions. 

Il nous appartient d’épouser cette partie féminine au cours des Noces Chymiques, autre manière de désigner le mariage entre la partie rationnelle et spirituelle de notre être, entre notre côté humain et notre côté divin, entre notre corps et notre esprit…

 

Avant d’atteindre cette partie profonde de notre être, encore faut-il en passer les épreuves, échapper aux gardiens qui en protègent le seuil et qui sont ne sont jamais que nos peurs de grandir, nos peurs de l’inconnu, nos peurs d’évoluer.   

Cette résistance au changement, à l’exploration de nous même nous fait rejeter notre Féminin des Profondeurs.   Alors Eve devient Lillith, démon plein de rancœur qui se tapi dans les tréfonds de notre conscience et surgit sous forme de cauchemars, d’aigreurs inconscientes, de dépressions ou de psychoses. Erreur ! Car oublier ou dénigrer l’autre partie de nous, revient à refouler l’inspiration, à nous fermer au créatif et finalement à rejeter le divin.

 

Quoique peu mis en valeur aux cours des âges, le féminin sacré et intérieur est partout présent dans la Bible, dans l’Ancien Testament sous les traits d’Eve, des Matriarches et des autres femmes présentes (voir à ce sujet l’excellent livre d’Annick de Souzenelle, Le féminin de l’Etre) et dans le Nouveau sous les traits de Marie Madeleine et surtout de Marie, quintessence de la Féminité Sacrée portant l’Enfant Dieu, Roi du Monde.    

 

En épousant notre Féminin Sacré, nous nous renouvelons, nous accouchons de notre enfant divin intérieur et nous nous préparons aux noces ultimes, celles qui nous consacrerons en tant qu’épouses de Dieu.

Par Galahad
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 19:30
La pensée orthodoxe se distingue d'autres pensées chrétiennes par son aspect résolument spirituel, voire mystique.
Dans ce petit ouvrage, Olivier Clément nous dresse les grandes lignes de la philosophie orthodoxe.  Le style est clair mais bien sûr concis, comme le demande cette collection Que Sais-je.
Ce livre donne, en tout cas, l'envie d'en savoir plus et de se jeter sur les autres ouvrages de l'auteur.

Verbum

"La Théosis

La déification est réelle: la lumière et la vie que l'Esprit nous communique désignent une présence ontologique de Dieu lui-même.  Mais cette présence est une pure grâce, par laquelle Dieu se révèle comme il le veut, quand il le veut, sans cesser d'être, dans sa révélation même, l'Inaccessible: voilé par la profusion de sa lumière... Plus l'homme, en effet, est empli de la lumière divine, plus il reçoit "l'identité par grâce", et plus la source de cette lumière lui apparaît au-delà, dans une bienheureuse altérité.  Plus Dieu est connu, plus il est inconnu (et il en est de même pour le prochain).  Tout entier Dieu est inacessible et tout entier il se rend participable, disent saint Maxime le Confesseur et Saint Grégoire Palamas.  La communion-participation est une épectase (saint Grégoire de Nysse), une enstase-extase, le dynamisme infini de l'amour.
Telle est l'antinomie que la pensée orthodoxe a su préserver..." 


Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
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