Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 11:58

Il est aujourd'hui commun de dire que le fondamentalisme est souvent la conséquence d'un manque de repère chez les jeunes (ou les moins jeunes) qui se raccrochent à ce qu'on leur « vend » pour de la spiritualité, mais qui n'est en réalité qu'un ensemble de règles aussi arbitraires que ridicules.

Pourtant, cela ne date pas d'hier, Yeshoua lui-même dû faire face de nombreuse fois à l'esprit rigoriste et mesquin :

« De là, il se dirigea vers leur synagogue et y entra. Or, se trouvait là un homme qui avait une main paralysée, ils lui posèrent cette question : « Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat ? » C'était pour l'accuser. Mais il leur dit : « Qui d'entre vous s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n'ira la prendre et l'en retirer. Or, combien l'homme l'emporte sur la brebis ! Il est donc possible de faire le bien le jour du sabbat. » Alors il dit à cet homme : « Etends la main. » Il l'étendit et elle fut remise en état, aussi saine que l'autre. Une fois sortis, les pharisiens tinrent conseils contre lui, sur les moyens de le faire périr. » (Mt 12, 9-14)


On imagine la scène suivante, un « bon » croyant est assis sur un banc dans un parc, face à lui un lac dans lequel un homme se noie.


- Au secours ! Je me noie !
- Désolé mon vieux, on est dimanche, c'est le jour du Seigneur et du repos, fallait vous noyer un lundi.
L'absurde de cette situation n'échappera à personne et pourtant elle n'est pas fort éloignée de l'exemple donné par l'Evangile. Et pourtant, n'est-ce pas le même mécanisme mental qui, poussé à son extrême, motive à se faire sauter au milieu de la foule, persuadé qu'on détient la Vraie Loi, Celle écrite noire sur blanc par Dieu et qu'on ne peut interpréter ?


Dans l'exemple ci-dessus, on voit bien comment les Pharisiens opposent leur loi à l'Envoyé, la faisant passer pour décret divin afin de préserver leur pouvoir temporel et leur influence.
Dès que l'Envoyé a tourné le dos, voilà les vilains bougres qui se mettent à ourdir de noirs complots, planifiant de faire couler le sang. Typique. En bouleversant leurs petites habitudes et en remettant en cause la toute puissance de leur jugement divin auto-proclamé, Yeshoua fait vaciller leur monde et s'attire leur haine infinie.

Car ce n'est pas tant qu'ils estiment que Yeshoua s'est rendu coupable d'une hérésie quelconque, c'est qu'Il balaye d'un revers de la main (au sens propre) leurs petits schémas acquis, répétés inlassablement depuis des siècles.
Il y a une capacité chez l'humain à se construire des structures mentales illusoires, à se fabriquer des psychés de sable mais à être prêt à tuer ou à se faire tuer pour les conserver.

On est alors convaincu que ces vérités de papier sont la Vérité Absolue, comme si celle-ci pouvait s'enfermer dans des concepts humains forcément limités.

Aujourd'hui, comme hier, le monde est plein de Pharisiens prisonniers de leurs schémas et tentant, pour se rassurer, d'y enfermer les autres.
Aujourd'hui comme hier, la parole de l'Envoyé reste juste :

« Il est donc possible de faire le bien le jour du sabbat »

Yeshoua, simplement et magistralement, nous rappelle « qu'à nulle heure, il n'est interdit de faire le bien » car faire réellement œuvre de Lumière et d'Amour est la Loi Suprême, la Vérité d'Or qui prime sur toutes les autres, car c'est elle qui fait palpiter le cœur même de l'Univers.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 14:02

La Conversion n'est pas l'acceptation formelle et froide d'un dogme ou d'une doctrine. La Conversion est un mouvement intérieur, un « retournement » de l'âme qui prend conscience de son désir ardent de se baigner dans la Source Ineffable de Lumière.

A un moment foudroyant ou comme une longue et lente symphonie, un appel se fait ressentir, comme si l'âme déployait ses ailes et voulait tendre vers les cieux infinis.

Ecouter cet appel, c'est s'ouvrir à la Source et à son Envoyé, c'est tremper ses lèvres dans le vin mystique du Saint Calice. Une fois l'enivrement sacré goûté, on ne peut plus faire marche arrière, le processus de Conversion est lancé. On est transpercé par un glaive de feu qui laisse sa brûlure de lumière à l'intérieur de notre cœur, on en ressent parfois les effets physiques, frissons intérieurs, chaleureux et lumineux.

Se convertir, c'est vivre le divin en conscience, l'accueillir en nous, dans notre tabernacle intérieur, le cultiver, le faire s'épanouir.
On ne se reconvertit pas à une religion, on se reconvertit à Dieu, à l'Amour, à la Force de Vie et au Soi qui nous mène vers la Lumière.


Se convertir, c'est accepter de ne plus vivre une vague croyance, une vague foi mais au contraire de sentir et baigner constamment dans la Présence, Celle qui déchire le voile des illusions. Se reconvertir, c'est accepter de voir les choses telles qu'elles sont, accepter de vivre dans le monde mais n'être pas de ce monde.
Ce n'est pas se réfugier en de vaines rêveries illuminées mais au contraire vivre pleinement et sacraliser toutes les dimensions de sa vie.


Se convertir, c'est revêtir l'armure scintillante, ceindre l'épée dont le pommeau est une gemme ayant toutes les couleurs de la Terre et partir dans une quête du Graal bousculant notre confort et nos certitudes.


Se convertir, c'est accueillir la Présence en Soi et transfigurer notre vie, ne plus avoir peur d'abandonner le manteau du vieil homme mais au contraire devenir reflet de la pure Lumière.
Et Celle-ci est joie, humour, force, beauté, sérénité. Elle s'accorde mal des airs contrits, des attitudes coincées et creuses, de l'hypocrisie mesquine, de la culpabilisation doloriste et du fanatisme dévorant.


La vraie Conversion nous rend pareil au derviche qui accueille d'une main la Grâce pour la redistribuer de l'autre et répandre ses bienfaits sur la Terre.


La Conversion nous fait vivre dans une prière perpétuelle, tout entier tendu vers Dieu et vers le cœur sublime de notre être. Mais aussi tout entier tendu vers les autres et le monde car en tant que convertis, nous avons pris conscience que tout est lié et que tout participe du Tout. Cette prise de conscience nous fait sortir avec empathie de nos schémas égocentriques et nous fait vivre le divin à travers la moindre de ses expressions minérales, végétales, animales et humaines.


Se convertir, c'est devenir un lien, lien entre le Ciel et la Terre, lien entre le Cœur et l'Intellect, lien entre les hommes et les êtres. Se reconvertir, c'est chercher à réaliser la conjonction des contraires, à devenir un être harmonisé, à sublimer ses particularités en réalisant son Unité.


Se convertir, c'est accomplir son destin d'être humain et marcher chaque jour avec confiance vers la Lumière de l'Incréé.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 10:37

L'Evangile de Marie est contemporain des Evangiles Canoniques. A sa lecture, on se demande pourquoi les fondateurs du dogme ne l'ont pas repris et inclus dans leur corpus de textes ? Que de choses auraient été différentes si l'Evangile de Marie avait été connu tout au long des siècles. A commencer par le machisme paternaliste qui aurait eu beaucoup moins d'emprise. En effet, dans cet Evangile, on apprend que Marie Madeleine aurait été la confidente de Yechoua, celle à qui il aurait confié les parties les plus spirituelles de son enseignement car elle aurait été la seule à avoir la maturité nécessaire pour les vivre de l'intérieur.
Et d'abord en quoi est-ce si étonnant, ne fut-elle pas la première à voir le Ressuscité après la crucifixion ?
Au-delà de l'anecdote, l'Evangile de Marie est une somme spirituelle. Le texte, admirablement traduit et commenté par Jean-Yves Leloup, nous donne à méditer sur le pourquoi et le comment du monde matériel et spirituel. Loin d'apporter des réponses toutes faites, il invite à l'intériorisation des paroles de l'Enseigneur. A lire de toute urgence.

Extrait

 

Pierre lui dit : « Puisque Tu te fais l'interprète
Des éléments et des événements du monde, dis-nous :
Qu'est-ce que le péché du monde ? »
L'Enseigneur dit :
« Il n'y a pas de péché.
C'est vous qui faites exister le péché
Lorsque vous agissez conformément aux habitudes
De votre nature adultère ;
Là est le péché. »

 

Qu'est ce qu' »agir conformément aux habitudes d'une nature adultère » ? Il s'agit d'abord d'agir conformément à des habitudes, à des modes de pensée qui, selon l'expression populaire, sont devenues comme notre « seconde nature », une nature qui s'est superposée à notre nature véritable, innocente, un revêtement de projections, d'a priori, de jugements plus ou moins hérités de notre entourage et que nous utilisons sans le moindre soucis d'analyse ou de vérification pour savoir si ce prisme à travers lequel nous décryptons le réel nous renseigne bien sur le Réel ou au contraire nous le cache. Le mot adultère n'a ici évidemment aucune connotation sexuelle... »

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 18:09

Voilà une très bonne nouvelle pour l'avancée du christianisme et de l'humanité en général.  Faut-il rappeler que les femmes exercèrent un rôle de premier ordre dans la spiritualité et dans la religion et ce, même dans la Bible puisque les 7 matriarches eurent un rôle prépondérant dans la genèse du monothéisme.   Comment les responsables de l'Eglise Catholique peuvent-ils encore promouvoir une attitude aussi réactionnaire et pathétiquement paternaliste ?  Comment n'ont-ils pas encore compris que pour devenir un pur reflet de la Lumière divine et gagner le Royaume des Cieux, l'homme et la femme doivent devenir Humain, c'est-à-dire marier leur aspect féminin et masculin et ce, quelque soit leur sexe ou leur préférence sexuelle.

"L'Eglise anglicane, réunie en synode, a approuvé par vote le principe de l'ordination de femmes évêques, après un vif débat entre conservateurs et libéraux. De son côté, le Vatican dit regretter la décision qui constituera "un nouvel obstacle à la réconciliation" entre les deux Eglises.
Avant le vote, plus de 1.300 membres du clergé ont menacé de quitter l'Eglise anglicane si le Synode Général votait en faveur de l'ordination de femmes évêques. Le Synode Général a rejeté des mesures de compromis visant à tenir compte de ceux qui n'acceptaient pas cette réforme. Les trois chambres du Grand Synode, les laïcs, les évêques et le clergé, ont participé au vote. Les évêques ont voté en faveur de cette mesure par 28 contre 12, le clergé par 124 contre 44 refus, et les laïcs par 111 votes favorables contre 68, indique le quotidien the Times. Le Grand Synode a notamment refusé un compromis qui visait à concilier libéraux et traditionnalistes. Il s'agissait de créer un groupe de "super-évêques" qui auraient été chargés d'officier dans les paroisses refusant les femmes évêques. Il a également voté contre la création de nouveaux diocèses pour les paroisses refusant d'accepter des femmes évêques. Cette question de l'ordination des femmes menace de provoquer un schisme au sein de l'Eglise, forte de 77 millions de fidèles dans le monde, et déjà divisée sur l'homosexualité. Le synode est réuni à York, au nord de l'Angleterre, la deuxième ville la plus sacrée dans l'Eglise après Canterbury. L'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, à la tête de l'église anglicane et son numéro 2, l'archévêque de York, John Sentamu, étaient en faveur d'un compromis, afin d'éviter un exode des fidèles, selon le Times. Mais ils restaient opposés à toute solution mettant en péril l'ordination des femmes. Des voix s'étaient également faites entendre pour qu'une décision sur le sujet soit reportée de quelques mois. L'autorité de Rowan Williams a été affaiblie par la formation fin juin à Jérusalem d'une nouvelle communion au sein de l'Eglise, par quelque 300 évêques et archevêques conservateurs dénonçant sa ligne libérale envers l'homosexualité et un "déclin spirituel" en Occident. Les dissidents, qui disent représenter 35 millions de fidèles, affirment cependant que leur initiative n'est pas un schisme mais la création d'"une Eglise dans l'Eglise" destinée à faire avancer la réforme de l'intérieur. Rowan Williams a invité ces religieux "à réfléchir attentivement aux risques encourus". L'Eglise anglicane connaît de profondes divisions depuis l'ordination et la consécration en 2003 de Gene Robinson, un Américain ouvertement homosexuel, comme évêque du New Hampshire.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Chrétienne
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