Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 23:08

helmut-schuller.JPGJ'avais déjà eu l'occasion de parler de l'extraordinaire mouvement progressiste qui rassemblait en Allemagne l'élite des théologiens et des prêtres appelant à des réformes rapides et profondes dans la manière catholique de voir le monde.  Apparement le mouvement s'étend en Autriche mené par l'ancien vicaire général de l'archidiocèse de Vienne, Helmut Schüller (photo).  Voici le manifeste du mouvement auquel je ne peux qu'apporter mon soutien tout spirituel et intellectuel soit-il.  Il va de soi qu'une Eglise qui s'éloigne du pharisianisme et de la sécheresse de coeur et d'âme ne peut que gagner en profondeur spirituelle et en Lumière :

 

Appel à la désobéissance 

 En juin, un groupe de prêtres mené par le P. Helmut Schüller, ancien vicaire général de l'archidiocèse de Vienne, publiait un texte (Pfarrer Initiative) dont TC publie la traduction française.

Le refus romain de s'atteler à une réforme de l'Église rendue depuis longtemps indispensable et l'inaction de nos évêques nous autorisent, et même nous poussent, à suivre notre conscience et à agir de nous-mêmes :

Nous, prêtres, voulons poser des jalons pour l'avenir :

Nous exprimerons lors de chaque culte une prière pour la réforme de l'Église. Nous prenons au sérieux la parole biblique : demandez, et vous recevrez. Devant Dieu, c'est la liberté de parole qui prévaut.

Nous ne refuserons pas l'eucharistie aux croyants de bonne volonté. Cela vaut spécialement pour les divorcés-remariés, pour les membres des autres Églises chrétiennes et dans certains cas aussi pour ceux qui ont officiellement quitté l'Église (1).

Nous éviterons autant que possible de célébrer plusieurs fois les dimanches et les jours de fête, ou d'engager des prêtres mobiles ou inconnus des communautés où ils viennent célébrer. Mieux vaut des célébrations organisées sur place par les communautés elles-mêmes que des tournées liturgiques.

Nous considérerons comme « eucharistie sans prêtre » et désignerons comme telles les célébrations de la parole avec distribution de la communion. Nous remplirons ainsi le devoir dominical dans une période pauvre en prêtres.

Nous ne prendrons pas en compte l'interdiction de prêcher qui a été faite aux laïcs formés et aux professeurs de religion (2). C'est justement dans les temps difficiles qu'il est indispensable d'annoncer la parole de Dieu

Nous nous engagerons pour que chaque paroisse ait un responsable : homme, femme, marié ou non, à temps plein ou non. Nous appelons à revoir l'image du prêtre plutôt que de fusionner les paroisses.

C'est pourquoi nous saisirons toute occasion de nous exprimer publiquement en faveur de l'ordination des femmes et des hommes mariés. Nous souhaitons d'avance bienvenue à ces collègues dans le ministère.

Par ailleurs, nous nous déclarons solidaires avec ces autres collègues qui, en raison de leur mariage, n'ont plus le droit d'exercer leur sacerdoce, mais aussi avec ceux qui continuent leur ministère tout en entretenant une liaison avec une autre personne. Ces deux groupes suivent leur conscience, tout comme nous qui nous exprimons ici. Nous les considérons comme nos frères, tout comme le pape et les évêques.

Nous n'avons qu'un maître, et, entre chrétien(ne)s, nous devrions tous nous appeler frères et soeurs. (3) C'est pour cela que nous voulons nous lever, pour cela que nous voulons nous engager, pour cela que nous voulons prier. Amen. Dimanche de la Trinité, 19 juin, 2011

Notes de TC

(1) « Ausgetretene » : i-e ceux qui ont déclaré aux autorités civiles ne plus faire partie de l'Église catholique. Cette déclaration se fait auprès de l'administration fiscale.
(2) En Allemagne et en Autriche, il existe des professeurs de religion, qui enseigne dans le cadre de l'école laïque.
(3) Le texte allemand comprend un petit développement sur le mot « Mitbruder » utilisé dans les milieux religieux à la place de « Bruder » pour parler des clercs. Les deux mots veulent dire « frère », mais n'ont pas la même connotation.

SOURCE : Témoignage chrétien
Par Galahad - Publié dans : Reliance Chrétienne - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 13:09

 

6a00d8341bffb053ef010535b900b3970b-500wi.jpgLes disciples du Christ, troublés par la parabole du bon grain et de l'ivraie demande des explications à leur maître : « Alors, laissant les foules, il vint à la maison, et ses disciples s'approchèrent de lui et lui dirent : « Explique-nous la parabole de l'ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les sujets du Royaume ; l'ivraie, ce sont les sujets du Malin ; l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l'on ramasse l'ivraie pour la brûler au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde : le Fils de l'homme enverra ses anges ; ils ramasseront, pour les mettre hors de son Royaume, toutes les causes de chute et tous ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise de feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Entende qui a des oreilles ! » (Mt 13 ; 36-43)

L'homme seul, au discernement engourdi, ne peut rien pour éliminer définitivement l'ivraie. Celle-ci pousse, repousse, se multiplie à l'infini en des espèces nombreuses toutes plus résistantes les unes que les autres : mensonge, haine, tromperie, illusion, perversité, désespoir, ignorance, peur, angoisse,... Pire encore, l'ivraie s'insinue partout, pousse partout, dans les esprits, dans les cœurs, dans le ventre des inconscients qui se laissent séduire par elle. Ceux-là finissent par être complétement intoxiqués, par s'identifier complétement avec elle.

Toutefois, les moissonneurs sont là pour aider l'homme. Car l'homme ne peut déraciner l'ivraie de la Création qui s'est si habilement mêlé au bon grain transformant la Nature en champ de bataille. Qui sont-ils ces moissonneurs ? Ce sont les anges restés fidèles au Roi de l'Univers : Séraphims aux ailes de feu, Chérubim aux épées flamboyantes, Archanges de Lumière... Leur action n'est pas à venir, leur action est constante. Nous sommes dans les derniers temps depuis la venue de Dieu dans le Monde. Depuis cet instant, les créatures célestes nous aide à faire le tri entre le bon grain et l'ivraie. Sans oublier notre fidèle compagnon, notre ange gardien, guide patient toujours prompt à nous guider pour peu qu'on se fasse réceptif à sa voix.

L'homme est-il pour autant inactif, laissant les anges faire tout le travail ? Certainement pas ! L'homme se doit de collaborer avec les puissances célestes, d'agir en bonne intelligence avec elles et sous leur direction.

 

L'homme doit agir, il est fait pour l'action et la première action est sur lui-même: «Prends garde, ô homme ! de faire la prière du lâche, et de vouloir tout obtenir sans travail. Quelle autre prière que l'action ? Ange terrestre, gouverne l'homme, attache sur lui les actions pures et salutaires. Préserve-le, dirige-le, surveille-le, sois son gardien et son mentor. »  (Louis Claude de Saint Martin, L'Homme de Désir p72)

Mais le champ dont il est question dans la parabole n'est pas seulement le monde extérieur.  Le Royaume est au-dedans, le champ est aussi et surtout l'âme de l'homme ! 

Et tout s'éclaire ! Celui qui a des oreilles entendra que le Royaume de Dieu, le Champ divin est au dedans de nous. C'est donc là que les anges viendront si on les appelle. Comme autant de légions de Lumière, ils plongeront dans notre cœur et notre âme afin de les débarrasser de l'ivraie qui y pullule.

 

Par la prière, par la volonté de purification, par l'appel aux armées angéliques et la force du Seigneur, l'homme renoue peu à peu avec sa vraie nature, il s'arme de courage pour mener le bon combat, il ouvre son être intérieur à la force invincible qui vient d'En Haut   . 167921_493008426967_563251967_6580152_8197080_n.jpg

Alors, lorsqu'il est parfaitement ouvert à Dieu, celui-ci peut faire irruption, brûler les graines d'ivraie et les mauvaises herbes qui polluent son cœur et qui forment un écran masquant la Lumière du Soleil. La fin des temps est alors là pour lui, il se régénère, il devient un homme nouveau, il renaît, il resplendit comme le Soleil.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 22:51

 

800px-Cathedrale_alexandrie_8.JPGInauguration d'une nouvelle rubrique sur ce blog : Eglise Indivise et Eternelle. 

 

L'unité de l'Eglise est le défi majeur des chrétiens depuis mille ans.  Il devient urgent aujourd'hui de réunir ce qui est épart et de rassembler l'ensemble des ouvriers du Christ. Pourquoi plus urgent encore que dans les siècles passés ? Parce qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde où les mentalités évoluent à la vitesse de la lumière et que la géopolitique religieuse mondiale fluctue et évolue à la vitesse électrique des transmissions internets. Parce que l'athéisme, s'il a eut la bonne idée de trancher les liens malsains entre l'Eglise et l'Etat, a laissé un vide dans les âmes de nos contemporains. Vide qu'il est urgent de combler de lumière, car quel chrétien peut supporter de voir son frère humain errer dans l'obscurité ?

Urgent aussi la réunion des chrétiens car les chrétiens n'ont plus été persécuté de la sorte depuis Néron. Loin des discours policés, notre communauté souffre. Se joue devant nous, le combat entre les valeurs de Vérité, de Charité et de liberté chrétiennes et les principes obscurantistes dictatoriaux des uns et des autres.

Mais pour illuminer le monde, il faut que l'Eglise exorcise ses propres démons. Toutes ces idées parfois étriquées, parfois condamnatoires, souvent tellement humaines qui encombrent l'esprit des membres du corps du Christ doivent se dissoudre comme les ténèbres au Soleil. Chaque maison chrétienne, chaque branche, doit s'ouvrir aux palpitations du cœur qui bat en elle. Car ce cœur est celui de Dieu, celui de la Vie et celle-ci est Une dans toutes les églises particulières.

Et quoi, faut-il que nous ayons l'esprit à ce point étriqué pour que nous ne puissions pas accepter les différences de nos frères ? Sur le chantier du Temple de Dieu, n'y a-t-il pas place pour des sculpteurs, des forgerons, des contremaîtres, des verriers, des maçons... Tous ont leurs spécificités, leurs manières de faire, leurs traditions, leur identité mais n’œuvrent-ils pas au même ouvrage ?

 

Dans cette rubrique, je choisirai chaque semaine une ou plusieurs news chrétiennes assorties d'un commentaire plus ou moins long et inspiré. Non dans une perspective d'exhaustivité mais dans l'idée de jeter un éclairage particulier sur le présent et le futur de la communauté des filles et fils de Dieu.

 

Pour commencer, voici un texte de Bartholomé, Patriarche de Constantinople à l'occasion de la nouvelle année ecclésiale. Texte des plus enrichissants sur les relations entre christianisme et écologie. Dans ce texte, se trouve posé les bases d'une écologie sainte et sacrée.

 

 

BARTHOLOMEE

Par la grâce de Dieu

Archevêque de Constantinople, Nouvelle Rome et

Patriarche OEcuménique

Que la grâce et la paix

De Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ,

Auteur de toute la Création,

Soient avec le plérôme de l’Eglise

 

Enfants bien-aimés dans le Seigneur,

Aujourd’hui, la grâce de Dieu nous honore, alors que s’ouvre une nouvelle année ecclésiastique, un nouveau cycle de fêtes, à l’intérieur duquel nous puisons aux sources de la bénédiction. Nous sommes ainsi appelés à mener un combat spirituel afin de réaliser la promesse de devenir des Saints, c’est-à-dire « à la ressemblance » de Dieu.  Cependant, aujourd’hui, le 1er septembre, premier jour de l’année ecclésiastique, est dédié, à l’initiative du Patriarcat OEcuménique, à la prière en faveur de l’environnement. Une telle décision n’est en rien opposé au début de la nouvelle année ecclésiastique ; il s’agit, avant tout, d’un combat spirituel qui conduit au bon changement de l’homme et contribue à l’amélioration de ses relations avec l’environnement et de la sensibilité de l’homme en faveur de sa protection et de sa sauvegarde.

Ainsi, nous louons aujourd’hui le saint nom de Dieu, car Il gratifie l’humanité du don de la nature, le maintient et le soutient, en tant qu’il constitue l’environnement le plus approprié à l’intérieur duquel l’homme se développe, corps et âme. Simultanément, nous ne pouvons pas demeurer silencieux devant le fait que l’homme n’honore plus, comme il le faut, ce don de Dieu et qu’il détruit l’environnement par avidité, ou encore à des fins purement égoïstes.

Notre environnement est constitué, comme nous le savons, de la terre, de l’eau, du

soleil, de l’air, tout comme de la faune et de la flore. L’homme a la possibilité d’exploiter la

nature pour son propre bien, mais jusque dans certaines limites. En effet, son action doit être

considérée par le prisme du développement durable, de la possibilité de reproduire l’énergie

consommée, de la protection de tous les êtres vivants, des animaux et de la création. En outre, la bonne manière d’envisager l’exploitation de la nature est aussi un commandement de Dieu à l’homme, qui lui fut donné aussi bien avant qu’après la chute. Le franchissement de cette limite, cependant, est malheureusement caractéristique de ces deux derniers siècles de l’histoire du genre humain. Ce phénomène détruit l’harmonie des systèmes naturels de l’environnement, il mène à la saturation et à la nécrose de la création, mais aussi à celle de l’homme, lequel ne peut survivre à l’intérieur d’un écosystème dont l’équilibre a été irrémédiablement détruit. Le résultat d’un tel phénomène s’ouvre sur la prolifération et la propagation des maladies, sur la pollution des denrées alimentaires, conséquences de l’action de l’homme.

De nos jours, il est de bon droit de souligner le sens important des forêts et de la flore en général en faveur de la durabilité de l’écosystème terrestre, de même que celui de la sauvegarde des ressources en eau. Aussi, il ne faut pas sous-estimer la grande contribution des animaux à ce bon fonctionnement. Les animaux ont toujours été les amis de l’homme et répondent à ses besoins, car ils fournissaient et fournissent encore, de la nourriture, des vêtements, des moyens de transport. Ils sont aussi protection et compagnie. Les hommes et les animaux ont des liens très étroits, ainsi que le démontre l’événement même de la création, où hommes et animaux sont créés le même jour (Gen 1, 24-31), ou encore lorsque Dieu ordonne à Noé de sauver du déluge un couple de chaque espèce animale (Gen 6, 19). L’événement est caractéristique. En effet, Dieu montre un soin particulier quant au salut du royaume animal. Dans la vie des Saints, nous découvrons de nombreuses indications s’agissant des excellentes relations entre les Saints et les animaux sauvages. Ces derniers, dans d’autres conditions, ne maintiennent pas des relations amicales avec l’homme. En effet, cela n’est pas dû à leur nature mauvaise, mais bien à la résistance de l’homme à l’égard de la grâce de Dieu et par la suite à sa relation conflictuelle avec les éléments, les animaux et autres êtres vivants de la nature. Par ailleurs, les conséquences de la détérioration des relations d’Adam et Eve à l’égard de leur Créateur influa sur celles avec l’environnement : « le sol sera maudit à cause de toi. C’est dans la peine que tu te nourriras tous les jours de ta vie, il fera germer pour toi l’épine et le chardon et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol car c’est à lui que tu as été pris » (Gen 3, 17-19). La pacification de l’homme avec Dieu implique aussi sa pacification avec les éléments de la nature. Il est évident, en ce sens, que les bonnes relations de l’homme à l’égard de l’environnement se développent quand, parallèlement, ses bonnes relations avec Dieu se développent. Le Synaxaire nous rapporte un événement bien connu de la vie de Saint Antoine le Grand qui, arrivé à l’âge avancé de 90 ans, décida, par l’inspiration d’un ange de Dieu, de s’enfoncer dans le désert et d’aller à la rencontre d’un autre anachorète, Saint Paul de Thybée, afin de recevoir de lui réconfort spirituel. Il chemina pendant trois jours, découvrant des traces de bêtes sauvages, avant de tomber sur un lion. Ce dernier lui fit une calme révérence et conduisit Saint Antoine le Grand à la grotte de Saint Paul, où il le trouva se faisant servir par des animaux sauvages. Un corbeau lui apportait son pain quotidien ! Le jour même de la visite de Saint Antoine le Grand, il déposa une double ration pour lui et son visiteur ! Ces Saints, qui avaient développé de bonnes relations avec Dieu, eurent les même relations avec tous les animaux de la nature. Cette création des bonnes relations à l’égard de Dieu doit constituer notre principale préoccupation, et dans cette perspective nous devons replacer nos propres relations avec le monde animal, végétal et l’ensemble de l’environnement inanimé. Ainsi, l’amour des animaux n’est pas événement social stérile de sympathie pour nos animaux bien-aimés, souvent accompagnés malheureusement d’insensibilité pour les souffrances d’autres hommes, qui sont eux à l’image de Dieu, mais le résultat de nos bonnes relations avec le Créateur de toute chose. Que le Créateur de tout bien, de l’univers et de la terre, de son écosystème, soit pour nous tous une source d’inspiration afin que nous nous comportions de manière miséricordieuse envers tous les éléments de la nature, avec un coeur charitable à l’égard de tous : hommes, animaux et végétaux. Car comme le disait Saint Isaac le Syrien répondant à cette question : « Qu’est-ce qu’un coeur charitable ? » « Un coeur charitable est un coeur qui bat pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux de proie, pour les animaux et pour l’ensemble du créé. Les larmes coulent à leur mémoire et à

bartholome.jpg

leur souvenir. A cause de la grandeur de sa charité, son coeur se serre et il ne lui est pas possible de supporter, ou d’entendre, la plus petite souffrance ou la moindre chose se produisant dans la création » (Saint Isaac le Syrien, Traité Ascétique, 81). C’est avec cet esprit de compassion pour toute la création que nous honorerons le don que Dieu nous a fait en tant que chef de la création, en montrant une affection paternelle pour tous ses éléments, lesquels nous obéiront après avoir senti nos propres dispositions bienveillantes. Ils répondront alors avec philanthropie et serviabilité à nos besoins.

 

 

 

 

SOURCE : ORTHODOXIE.COM

Par Galahad - Publié dans : Reliance Chrétienne - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 13:48

 

multivers-copie-1.jpgIl leur proposa une autre parabole : « Il en va du Royaume des cieux comme d'un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu ; par-dessus, il a semé de l'ivraie en plein milieu du blé et il s'en est allé. Quand l'herbe eut poussé et produit l'épi, alors apparut aussi l'ivraie. Les serviteurs du maître de maison vinrent lui dire : “Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il s'y trouve de l'ivraie ? ” Il leur dit : “C'est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Alors, veux-tu que nous allions la ramasser ? ” — “Non, dit-il, de peur qu'en ramassant l'ivraie vous ne déraciniez le blé avec elle. Laissez l'un et l'autre croître ensemble jusqu'à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d'abord l'ivraie et liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier.”  » (Mt 13 ; 24-30)

 

Et si le seul devoir de l'homme ici-bas était de trier le bon grain de l'ivraie ? Et si effectuer ce tri était la seule façon pour lui d'être heureux, d'être vraiment heureux ?

Dans cette parabole, Dieu sème le bon grain dans son champ. Le champ de Dieu, c'est le Multivers, la Création tout entière, depuis le tréfonds des océans jusqu'aux étoiles de la galaxie la plus éloignée. Chaque parcelle de réalité est le champ de Dieu. Or, il est dit ici que Dieu a semé du bon grain dans l'ensemble de son champ. Tout l'Univers est empli de bon grain, de bonnes graines propres à donner des fruits : graines de connaissance, graines d'amour, graines élevant l'âme, graines de beauté, graines images de la splendeur de la Trinité... A la base, la Création est bonne, totalement bonne, c'est à dire qu'elle est en parfaite synergie, en parfaite harmonie avec les énergies divines. Puis, par distraction, par endormissement, par manque d'éveil et de maturité, les gardiens du champ laissent entrer l'ennemi. Celui-ci jette dans la Création l'ivraie qui se mélange au bon grain. Qu'est ce que l'ivraie ? Une contrefaçon de grain, un simulacre qui pousse anarchiquement.

Alors que le grain nourrit et fortifie le corps, l'ivraie induit l'ivresse et à forte dose, la mort. Autrement dit, alors que la nourriture divine présente dans la Nature élève et fortifie l'âme, la grossièreté de l'ivraie étourdit et tue le développement spirituel.

 

Et voici que l'homme Adam qui n'était autre que celui qui avait été chargé au départ de surveiller le champ regarde, surpris, le tableau qui s'offre à lui : une Création où le Bien et le mal, où la Lumière et les ténèbres, sont si intrinsèquement liés qu'il devient presque impossible de les distinguer. Tellement liés que certains iront même jusqu'à nier leur existence absolue relativisant le blanc et le noir pour ne plus voir qu'un infini dégradé de gris.

L'homme, de bonne volonté, propose à son Créateur de réparer les dégâts, de faire le jardinier et de séparer le bon grain de l'ivraie, la Lumière des ténèbres. Mais Dieu connaît sa créature, Il sait avec tendresse les maladresses dont elle est capable et il l'enjoint à la plus extrême prudence car en voulant séparer l'un de l'autre, elle est capable de tout arracher. Et c'est toute l'histoire de l'homme, de ses manques de discernem vincent-van-gogh-le-semeur-au-soleil-couchant-n-2114466-0.jpg ent, de son absence de subtilité, de sa myopie atavique qui est résumé en une phrase d'Evangile. Inutile une fois de plus, de citer les stations infernales où l'homme se rend en marchant sur des chemins pavés de bonnes intentions. Et Louis Claude de Saint Martin de s'écrier : « Hélas ! l'âme de l'homme est un crible qui devait empêcher le mal de pass er avec le bien : elle a corrompu ses voies, elle n'a servi que de crible au mal, et elle a empê ché le bien de passer. » (L'Homme de Désir, p70) (à suivre...) 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 22:38

 

jesusledieu.gif Didier Decoin fut récompensé en 1977 pour son livre John l'Enfer. On peut, à juste titre en déduire que l'auteur excelle tant dans le style que dans le rythme narratif. De fait son « Jésus, le Dieu qui riait » régale tant par sa verve proche des contes (phrases courtes, emploi du temps présent, rythme rapide) que par la profondeur du vécu. L'auteur suit les Evangiles pour ce qui est de la succession des événements commençant à l'Annonciation et se terminant à la Résurrection. Toutefois, il ne fait pas que suivre le texte sacré, il le vit, de l'intérieur. On sent que Didier Decoin n'a pas fait une œuvre purement intellectuelle ou littéraire, il n'a pas que transcrit l'histoire sainte en conte mais il l'a vécu au profond de son être. Et de sa plume, par delà l'espace et le temps, il parvient à nous transmettre le son à la fois fin et délicat, cristallin et irrésistible du rire de Jésus. Le rire de Dieu parcours ce livre et sa lecture ensoleille réellement la journée. Un jour, un prêtre m'a dit qu'un chrétien véritable ne pouvait qu'avoir le rire aux lèvres car le christianisme est avant tout joie et espoir. Ce livre en est l'illustration parfaite.

 

D'ailleurs, alors que je le lisais dans le tram me menant au boulot, un homme, curieux, se penchait pour voir la couverture. Alors que je lui montrais, il me regarda d'un air interloqué et me dit :

- Ha bon ? Parce qu'il riait ?

- Il paraît.... lui répondis-je.

Et nous rîmes de bon cœur... Non seulement Jésus riait mais son rire se communique encore...

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 22:46

 

JMJ-Madrid1 Je suis sincèrement heureux de voir l'engouement pour les JMJ de Madrid. Malgré quelques rabats joie brandissant les pancartes « crise et coût de la sécurité », rien ne semble vouloir ternir la joie des quelques 500.000 participants enthousiastes. Pour une fois, les médias grand public relayent l'événement sans chercher à le ternir. Et en voyant les images, on se laisserait presque aller à s'écrier comme le Père Javier Igea « « Ces JMJ vont marquer la fin d’une époque : celle de la sécularisation de notre société !»

On peut rêver ! Rêver d'une société qui serait imprégnée par une spiritualité fervente, vrai élan du cœur vers le Créateur.

Rêver d'une société où la prière, le chant et la danse scanderaient le passage des jours dans l'attente joyeuse et active de la transfiguration du monde.

Rêver d'une société où l’Église aurait le rôle central et capital d'éveilleur d'âme, où l'institution religieuse mènerait chacun vers son propre accomplissement, debout dans la Lumière du Christ....

« Rêvez seulement » diront les esprits chagrins, « demain, lorsque l'événement sera fini, le monde se réveillera avec les cris sanglants dans telle région du monde, avec la grisaille de la crise sapant la société sur ses fondations, rêvez toujours.... »

Peut-être. Mais en attendant les prières seront montées vers le Ciel comme la fumée de l'encens et les mains auront saisi celle que le Seigneur tend en permanence vers son peuple, les larmes de joie auront ruisselé et les anges les auront utilisées comme mortier dans la construction de la Jérusalem Céleste. La crise peut bien revenir sur le devant de la scène, l'Esprit aura soufflé dans le cœur ouvert de chaque croyant, le protégeant d'une armure d'or que rien ne peut percer !

Par Galahad - Publié dans : Reliance Chrétienne - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 22:11

 

stainedgeucharistholyorders.JPGPrisonnier du temps entropique, le sommes-nous de manière irrémédiable ? Dans sa grande bonté, dans son amour infini pour le genre humain, Dieu n'a-t-il pas mis à notre disposition des moyens pour expérimenter le goût de l’Éternité dès notre vie ici bas ? La volonté de Dieu est le Salut individuel et collectif. Autrement dit, Sa volonté est que l'Humanité dans son ensemble (et chaque homme en particulier) arrive à la pleine maturité de l'âme. Maturation qui se fait au cours des âges jusqu'au terme fixé par Dieu qui marquera l'entrée pour la Création dans le temps de la Transfiguration. Mais Dieu ne force jamais, il n'agit jamais par la contrainte mais se met à l'écoute de sa créature et de sa prière.

Donc malgré l’Économie de Dieu qui utilise tous les moyens possibles, dont le temps, pour orchestrer notre Salut en respectant notre liberté, malgré cette Économie, dis-je, le temps reste un facteur d'asservissement et une source d'angoisse pour la plupart. Or il existe des recours pour toucher le temps éternel de notre vivant, pour avoir un avant goût de l’Éternité.

 

Créativité dirigée consciemment vers le haut, instant d'amour vécu avec les proches, don de soi, joie et bonheur complice, tous ces petits et grands moments de la vie changent peu à peu notre perception du temps, nous rapprochant de la conscience de l’Éternité.

 

Néanmoins les deux chemins royaux pour approcher l’Éternité sont : la prière et la liturgie.

 

Par la prière, le chrétien élance son âme vers les cieux, il chevauche l'esprit et galope vers le Royaume. Une vraie prière ne se fait pas du bout des lèvres, elle se vit dans un élan de tout l'être qui aspire à remonter vers sa Source située en dehors du temps.

 

Par la prière assidue, par la mise en sommeil de notre verbiage intérieur incessant, nous pouvons réussir à faire le vide en nous. Dans ce calme intérieur, Dieu viendra habiter car Il n'a d'autre souhait que de venir prier en nous et avec nous. Quand la prière atteint une certaine qualité de pureté et de concentration, un certaine intensité de désir, Dieu estime que le temps est favorable, qu'Il peut agir sans perturber le libre arbitre de l'orant et Il vient alors se poser doucement sur la pointe de son cœur.

 

Quant à la liturgie, elle est, disait Saint Théodore Studite, la récapitulation de l'économie du salut.

La liturgie est à la fois prière commune mais aussi transfiguration de l'espace et du temps tant par les symboles qu'elle met en œuvre que par la Présence réelle de Dieu.

Le symbole est un langage privilégié par Dieu pour communiquer avec l'Homme. Le fameux théologien Constantin Andronikof le rappelait dans son ouvrage « Le sens de la liturgie » : « Tous les éléments de la liturgie sont symboliques, depuis l'invocation initiale du Nom, le signe de la croix, la prière en tant que telle, jusqu'à l'iconographie et l'ordonnance de l'espace. En d'autres termes, si la liturgie se déroule dans le temps, elle figure à tout moment l'éternité. Dans la quantité temporelle, elle place le levain de la qualité transcendante. 

 

Mais, me dira-t-on, les rituels de la maçonnerie et des différents ordres initiatiques ne sont-ils pas aussi symboliques, n'incorporent-ils pas aussi des prières et des temps d'intériorisation ? Certes. Ont-ils pour autant la même fonction que la liturgie ?

 

Pas complètement car les bienfaits de la liturgie ne se limitent pas à « ressentir » l’Éternité au niveau individuel, ils ont une incidence sur la marche du monde. La liturgie sanctifie le temps.

Pour le christianisme, il y a un commencement du temps, un point Alpha mais il y a aussi une fin des temps, un Omega, point d'accomplissement ultime où toute la Création sera transfigurée. La fin du temps terrestre doit advenir, il faut qu'il y ait un jour où « il n'y aura plus de temps » (Ap X,6).

Or le temps ne sera aboli que lorsque l'homme aura réintégré son Principe originel ou pour le dire autrement, que lorsqu'il accédera à l'héritage du Royaume de Dieu, comme fils et cohéritier du Fils.

Dans cette perspective, le temps devient alors vraiment précieux, nous pouvons réellement racheter le temps, le transformer littéralement en le sanctifiant, c'est à dire en le purifiant, en le rendant transparent à la grâce.

 

Et c'est là toute la différence, là où la Tradition initiatique transmute la conscience et fortifie l'âme, la liturgie transforme littéralement la réalité. Dans la pratique initiatique, l'homme s'ordonne, se rectifie, se construit afin de devenir temple et d'accueillir l’Éternité. L'initiation est un outil précieux mis par la Providence dans les mains de l'homme pour lui permettre de devenir en conscience co-bâtisseur de l’œuvre divine.

 

Mais seul la liturgie agit sur la totalité du tissu de la réalité, seul la liturgie accouche de la fin des temps par la présence totale de Dieu dans les sacrements. jerusalemceleste.jpg

En vivant l’Éternité dès ici bas par la prière et la liturgie, nous hâtons la fin des temps qui n'adviendra que lorsque la mesure du temps aura atteint le total prévu par Dieu.

 

A nous de ne pas perdre notre temps, à nous d'extraire l'or des min utes afin de sacraliser le temps et de transformer le temps entropique (chronos) e n t emps sacré (kairé). Ainsi, nous préparons l’avènement de la Jérusalem Céleste, restaurant peu à peu l'image du temps dans sa ressemblance originelle. 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 13:45

 

saturn.gifLa chute de l'Homme marque la sortie hors du temps glorieux, de cet éternel présent et l'entrée dans le fleuve de l'entropie, de la tridimensionnalité et de la mort. Mort qui est paradoxalement la seule porte de sortie de ce monde. Porte de sortie mais source d'angoisse car l'Homme a perdu la conscience de son éternité. Cette peur de la mort était vue comme la principale victoire des forces démoniaques par les Pères de l’Église. En effet, alors que l'Homme est maintenant condamné au parcours pénible de l'enfance, de l'adolescence et de la vieillesse (contrairement à Adam, né adulte), cette crainte de la fin est à juste titre vue comme la source des principales aberrations comportementales : angoisses menant à la dépression, instinct de mort, vertige du néant, ... Saint Paul parlera de « ceux qui leur vie entière, sont tenus en esclavage par la crainte de la mort » (He 3, 15). L’athéisme n'est que la conceptualisation et la cristallisation de cette aveuglement à l’Être. Dans cette optique, le passage irréversible du temps est subi, l'homme est dès sa naissance emporté par un torrent furieux qui ne pourra que le mener à sa mort inéluctable.

 

Ainsi le chanta Baudelaire avec son noir génie :

 

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! "

 

Signalons tout de même que dans ce tableau négatif, cet agent ultime du Mal qu'est Chronos-Saturne n'a pas le dernier mot. En effet, Dieu a tôt fait de l'utiliser à Ses propres fins comme limite et barrière au mal. Car rien ne résiste à la fureur de la faux, surtout pas les vices et les corruptions, les dictatures et les modes destructrices, les archaïsmes et les avatars du vieil homme. Le Christ, ce Champion de Dieu et Dieu lui-même, ne vint-il pas pour renverser la valeur de la mort et la vaincre. Depuis la Résurrection, individuellement, la mort ne finit-elle pas, in fine, par nous libérer de nos cristallisations néfastes et nous ouvrir les portes d'une existence de plus en plus purifiée ? Ainsi que le souligne le premier traité du Corpus Hermeticum : « D'abord, dans la dissolution du corps matériel, tu livres ce corps lui-même à l'altération, et la forme que tu avais cesse d'être perçue et tu abandonnes au démon ton moi habituel désormais inactif, et les sens corporels remontent à leurs sources respectives et sont de nouveau confondus avec les énergies astrales. Et de cette façon l'homme s'élance désormais vers le haut à travers l'armature des sphères planétaires ». Avec la venue de Dieu dans le monde, ce n'est plus la vie qui est porte vers la mort mais la mort qui est porte vers la Vie, comme me le faisait remarquer précédemment une intervenante sur ce blog ou pour reprendre les mots de saint Athanase d'Alexandrie « A présent nous ne mourrons plus comme des condamnés, mais, comme pour nous réveiller, nous attendocanada5.jpgns l'universelle résurrection, que nous montrera en son temps Dieu, qui a aussi réalisé cette dernière et qui nous en fait la grâce »(à suivre...).

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 14:48

Isihia_5600_original.jpg Découverte musicale encore avec le groupe bulgare Isihia.  Formé au début des années 2000, le groupe reprend des chants traditionels médiévaux et emprunte largement à la tradition hésychaste à la fois dans les textes et dans les tons utilisés.  La présence des cornemuses traditionnelles bulgares ne sont pas sans évoquer les racines profondément indo-européennes et les traces du passage des celtes vers -300... Pour ceux qui y sont sensible, frissons garantis !  A écouter avec tout le calme intérieur et extérieur requis.

 

 


 

 

 

 


 

 


 


 

 

 

 


Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 12:32

 

temps.jpg Voici une réflexion sur le temps et l'Eternité que j'ai entamé il y a quelques temps et que je vous livre ici.  Cette réflexion fut également nourrie par un texte d'une qualité rare dont on trouvera la première partie ICI et la seconde, LA .  Ce texte en deux parties est de la plume de "a Tribus Liliis" à qui l'on doit de régulières interventions sur "Reliance Universelle".  J'en profite pour attirer l'attention sur le blog Un Orthodoxe d'Occident qui recèle de nombreux trésors et textes du plus haut intérêt spirituel.

 

Vit-on dans un temps cyclique comme le disent certaines traditions religieuses ou vit-on dans un temps linéaire ? Vit-on de réincarnation en réincarnation dans une ronde infinie cherchant à en sortir pour se fondre dans un Dieu impersonnel ou voyage-t-on d'un point alpha à un point omega correspondant à une transfiguration globale, déification de la Création par le Créateur sans confusion de l'un et l'autre ? La première proposition est celle des religions orientale et de l'ésotérisme s'étant calqué sur celles-ci. Le second paradigme est celui de l'Occident et de l'ésotérisme resté fidèle au judéo-christianisme. C'est que le christianisme, et son aïeul le judaïsme, pose clairement que la Création façonnée par Dieu, défigurée par la Chute des anges rebelles d'abord puis par la Chute de l'homme ensuite, se purifie progressivement au cours des âges, redevenant peu à peu transparente aux énergies divines et participative à l’œuvre divine.

Pour autant, la spiritualité chrétienne admet l'existence de cycles intrinsèques au temps linéaire qui court vers son accomplissement. Ainsi, la venue du Christ inaugure un cycle cosmique nouveau puisque l'Humanité et la Création sont à nouveau réunie à leur Source par l'Incarnation. Cycles existant également dans la Nature et dans toute vie rythmée par des périodes successives de maturation et de déclin. Le grand théosophe Paracelse insiste sur la notion de cycles présents en chacun et dans la Création. En effet, il faudrait être aveugle pour ne pas voir la présence de ces cycles partout autour de nous et la corrélation qu'il existe entre le passage des saisons et la vie humaine, entre les périodes de floraison et nos rythmes biologiques. Pour autant, contrairement aux philosophies païennes, il ne s'agit pas de voir ici une roue répétant sans fin son mouvement, il s'agit plutôt d'y voir une évolution en spirale. Comme le souligne J.-P. Fussler dans son ouvrage sur Paracelse : « L'assimilation de l'existence humaine au cycle naturel des choses veut nous faire voir le processus de maturation et de fructification. Elle ne vise pas à offrir la perspective consolante d'un éternel retour de ces cycles. Ce n'est pas la répétition qui est soulignée mais la différence. Chaque chose doit mûrir selon son temps propre. »

 

La science qui tend de plus en plus à prouver que l'Univers n'est pas éternel mais qu'il existe un moment « 0 » de création remet également en cause la notion stricte de temps linéaire. On découvre qu'il existe plusieurs niveaux de réalité temporelle, qu'il existe même un temps « imaginaire » fait d'information et non de particules temporelles comme le temps quotidien.

Mais avant les scientifiques, les spiritualistes se sont toujours interrogés sur le mystère du temps. Car il y a quelque chose de profondément mystérieux à cette force de vieillissement dans laquelle chacun est plongé dès sa création sans jamais pouvoir en sortir de son vivant. D'où vient ce fleuve mortel qui engloutit tout ? Comment en sortir, comment étancher cette soif d’Éternité qui crie en chaque être ?

 

Car malgré son état déchu, l'Homme garde en lui le brumeux souvenir de sa condition immortelle et éternelle. Pour autant, il ne faut pas croire que l'Homme vivait en dehors du temps avant la Chute puisque la création de la succession de la lumière et de l'ombre marqué par le Soleil précède la Chute :Dieu dit : Qu'il y ait de la lumière ! Et il y eut de la lumière. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », et il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir e sablier1.jpg t il y eut un matin : premier jour. (Gn 1 ; 3-5). Mais il s'agissait alors d'un temps différent, un temps éternel, un temps éternellement présent.

Avant la Chute, l'Homme était en contact direct avec Dieu, Son souffle murmurait à son oreille comme un vent doux et chaud « Alors ils entendirent le Seigneur Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir » (Gn 3, 8) . L'Homme était immergé dans l’Éternité céleste sans fusion aucune avec son Créateur mais en contact direct avec Lui. (à suivre...)

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Présentation

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés