Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /2010 17:03
Une brève présentation du travail artistique de Moshé Tzvi Berger, remarquable !

Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Le Monde Spirituel
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 17:18

spiritualite.jpg La bienfaisance est un concept très important pour certains mouvements ésotériques chrétiens et chevaleresques.  Chacun pourra, le temps venu, réfléchir sur la résonance que ce terme trouve en lui.  Quelle définition donner à la bienfaisance ? La bienfaisance est-elle synonyme de compassion ou de charité ? Quels sont les liens entre bienfaisance et amour ? Qu’implique de vouloir œuvrer avec bienfaisance ?

 

Chacun pourra méditer ces questions avant d’en appliquer les fruits concrets.  Concret car la bienfaisance est avant tout l’action concrète de celui qui, inscrit dans le monde, agit pour le rendre meilleur, pour devenir co-rédempteur du monde, co-créateur de l’érection de la Jérusalem Céleste.

Pour ma part, je pense que la bienfaisance doit être vue comme l’expression de l’Amour divin.  Loin d’être un concept ou une abstraction, l’Amour de Dieu pour la Création est, en vérité, la force sublime qui donne vie à chaque chose dans l’Univers. 

Pierre Teilhard de Chardin disait «L'Amour est la plus universelle, la plus formidable et la plus mystérieuse des énergies cosmiques.»

Quoi de plus concret que l’Amour divin ? Présent dans chaque atome, dans chaque cellule, Dieu donne sans cesse. Seul les limitations psychiques et spirituelles que nous plaçons nous même dans notre conscience font office d’écran entre la Pure Lumière et nous. 

L’une des premières tâches de l’homme est de dire oui à Dieu, de l’accepter dans son cœur, de tourner ses actions vers Lui, d’accepter de ressentir Sa Présence et de la cultiver lui-même.  La bienfaisance est une voie royale ouvrant le cœur à Dieu, transformant le plomb en or, le cœur de pierre en cœur de chair sensible aux réalités subtiles de ce monde.

 

Faire œuvre de bienfaisance, c’est donc d’abord devenir en conscience un canal par lequel l’Amour divin va pouvoir s’exprimer sur Terre. 

Ensuite, l’action de bienfaisance revêtira plusieurs formes : participation financière ou bénévole à une œuvre ou ong quelconque, dons divers, elle se traduira également par une ouverture et une écoute aux autres.  C’est en effet, dans la vie quotidienne, au contact de nos semblables qu’on va pouvoir faire œuvre de bienfaisance, en cultivant l’empathie et en parvenant à abaisser les barrières qui entretiennent la désunion de l’espèce humaine.

 

Action physique, action « psychologique » ou psychique, il ne faut oublier non plus l’action spirituelle de bienfaisance.

Trop souvent négligée, l’action spirituelle n’est pourtant pas moins concrète ou efficace que les autres formes d’agir.

Les techniques de visualisation, d’harmonisation, ou de prière agissent, chacune à leur manière,  au niveau de l’essence spirituelle des choses. 

La visualisation ancrera dans l’astralité immédiate (yetsirah) des pensées de bienfaisances et d’Amour qui formeront un réservoir spirituel de pensées et de sentiments harmonieux. Ce réservoir influencera certains événements, neutralisera certaines pensées de haine et participera à la mise en place d’un égrégore positif autour de la Terre.

L’harmonisation permettra d’être soi-même plus réceptif à l’énergie divine, de lancer en conscience un processus d’alchimie spirituelle intérieur devant transmuter nos ombres en lumière. En nous transformant, en nous éveillant, en réparant les brisures en nous, nous participons à l’élévation de la planète tout entière, nous réparons un peu la trame d’or de l’Univers endommagée par la Chute.

Enfin la prière fait descendre la Grâce de Dieu sur une communauté humaine et non-humaine (règne végétal, règne animal mais aussi règne invisible) afin d’élever la Création tout entière.

 

L’action spirituelle est malheureusement souvent oubliée lorsqu’on parle de bienfaisance car l’homme ne se contente souvent que d’effets tangibles et matériels. Pourtant, elle est un moyen privilégié de manifester l’Amour divin sur Terre et d’accélérer le processus de réintégration dans le Royaume des Cieux.             

Par Galahad - Publié dans : Esotérisme Chrétien - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 14:59

priere.jpg Alors que l'islam vindicatif n'a de cesse de faire parler de lui en orient comme en occident, alors que l'obscurantisme gagne du terrain.  Alors que les chrétiens du Proche-orient et d'Asie sont de plus en plus victimes de brimades et que la masse silencieuse musulmane donne l'impression de pencher dangereusement vers les partisans du jyhad, l'éminent docteur soufi Muhammad Tahir-ul-Qadri vient de promulguer une fatwa contre le terrorisme. 

Venant d'un soufi, cette fatwa montre s'il le fallait encore, que l'avenir de la spiritualité et de la civilisation (en orient comme en occident) se trouve dans la compréhension intérieure et ésotérique des traditions.  Compréhension qui ouvre la voie du coeur et qui embrasse le monde et l'altérité plutôt que d'emprisonner la conscience dans des dogmes stériles et mortifères. 


 

Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné aujourd'hui les terroristes comme des ennemis de l'islam, dans une fatwa rendue publique à Londres.
Il a souligné que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al Qaïda, dans cette fatwa de quelque 600 pages, présentée au cours d'une conférence de presse à Londres en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.
Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de la Oumma (la communauté musulmane), non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri.
Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman.
Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence.

Muhammad Tahir-ul-Qadri est à la tête du mouvement Minhaj-ul-Quran, une organisation de tradition soufie, qui combat l'extrémisme religieux dans des centres situés dans des dizaines de pays.

 

Source : Le Monde

 

Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 15:41

astronome.jpegL’Astrologie fait partie des arts sacrés universels remontant à la nuit des temps.  De nos jours, jugé suspect de superstition, on ne doit pas la confondre avec les horoscopes que l’on trouve dans les magazines.  Alors que ceux-ci ne reposent que sur la position du soleil, l’astrologie est un travail personnalisé qui tient compte de l’ensemble des planètes et des aspects qu’elles forment entre elles.  Ainsi, à moins d’être nés exactement au même moment, au même endroit, deux personnes ne peuvent avoir la même carte de ciel.

 

L’astrologie est avant tout un outil de connaissance de soi.  Le thème de naissance, qui est un cliché au moment de la naissance, permet de se rendre compte des failles et des forces de l’individu, de ses harmonies et de ses disharmonies, de mettre des mots sur sa part d’ombre et de lumière. 

 

Un vieux proverbe astrologique, attribué à Thomas d’Aquin, dit : « Astra inclinant, non determinant », « les astres inclinent mais ne déterminent pas. ».  Au début de l’ère chrétienne, certains théologiens ont, à juste titre, dénoncé le déterminisme pratiqué par certains astrologues.  De fait, l’homme possède le Libre Arbitre, la liberté totale et absolue de penser, de parler et d’agir comme il l’entend.  L’Astrologie ne doit donc pas être regardée comme un système de pensée déterministe menant à la croyance en un destin figé.  Non, l’Astrologie ne fait qu’exprimer notre potentiel de départ, connaître son thème astral permet de prendre conscience de ses forces et de ses faiblesses, et de dénouer certaines situations

 

Chaque être humain est fait d’une part de splendeur et d’une part de brisure.  Le rôle de l’astrologie est de mettre les deux parts en évidence, en balance.  Le consultant ressort avec matière à réflexion, à méditation.  S’il le désire, il sera alors en mesure de commencer un travail personnel, de séparer le bon grain de l’ivraie en lui, de réparer ce qui est brisé. 

Car le fatalisme n’existe pas en astrologie où l’on considère que l’homme est fait pour évoluer.  Une fois que les forces et les faiblesses sont définies, il ne tient qu’à l’individu de développer les premières et de transmuter les secondes. 

 

L’Astrologie est donc un outil, un instrument qui permet d’initier un chemin une démarche constructive de réparation intérieure.

 

En ce sens le thème astral peut être un bon moyen de faire le point, de démêler certaines émotions contradictoires et de voir les potentialités qui se trouvent enfouies en soi.

La qualité de vie s’en trouve profondément augmentée, la conscientisation du potentiel mène à l’expression et à la concrétisation de celui-ci.

 

L’Astrologie n’est pas une science exacte mais un art.  Autrement dit, n’attendez pas qu’un astrologue vous dise quel chemin emprunter mais plutôt qu’il vous aide à cerner les différentes pistes qui s’offrent à vous.  Le rôle d’un véritable astrologue est de vous aider à actualiser la devise inscrite sur le fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux. »

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 16:10

33-.jpgJe découvre à l’instant la lettre que Dan Brown envoya à la juridiction Sud du suprême conseil du REAA, au mois d’octobre de cette année.  En quelques lignes, l’auteur défini à merveille la maçonnerie :


Messieurs de la Juridiction Sud,

C’est un grand honneur pour moi d’avoir été invité à m’adresser à vous par cette lettre.

J’avais espéré pouvoir vous rencontrer personnellement ce soir, mais le lancement de mon roman The Lost Symbol m’éloigne de Washington.

Comme vous pouvez l’imaginer, au cours de ces dernières semaines, j’ai été interpellé à maintes reprises afin de découvrir ce qui m’attirait si irrésistiblement à la Maçonnerie, au point d’en faire le point central de mon livre. Ma réponse est constante : "Dans un monde où les hommes se battent pour déterminer quelle définition de Dieu est la plus véridique, il est naturel que j’exprime le profond respect et l’admiration que je ressens à l’égard d’une organisation au sein de laquelle des hommes de croyances différentes sont capables de ‘partager le pain’ ensemble dans une alliance fraternelle, amicale et de franche camaraderie. "

Je vous prie d’accepter mes humbles remerciements pour l’exemple noble que vous représentez pour l’humanité. J’espère sincèrement que la communauté maçonnique considérera The Lost Symbol à sa juste valeur, à savoir une tentative sincère d’explorer avec respect l’histoire et la beauté de la Philosophie Maçonnique.
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 17:47

Unicorn.jpg La femme représentée sur la lame de la Force porte un chapeau symbole de l’infini comme en écho à la première lame du Tarot.  Cela signifie qu’elle ne tire pas sa force d’elle-même mais d’une source éternelle plus grande qu’elle-même.

Cette femme est en réalité la Nature.  Non la nature sauvage qui fait régner la loi de la jungle et détruit les inadaptés, mais la Nature non exilée, la Sophia non déchue.  Créée par Dieu mais néanmoins vivante et consciente d’elle-même, la Nature Pure vainc le lion de la violence aveugle.  Cette Nature Eternelle et Vierge est la véritable Harmonie divine, la Shekinah qui fait régner la collaboration, ou la compétition positive entre les éléments de la Création plutôt que la compétition destructrice.  C’est elle, Reine Vierge Cosmique, qui installe l’harmonie entre le corps, l’âme et l’esprit.

 

Cette Reine Cosmique, véritable esprit de Dieu porteuse de l’enfant divin, est « Vierge ».  Il faut insister sur ce qualificatif car, tout comme seule la vierge peut approcher de la licorne, symbole du Christ ou de la plus Grande Lumière, c’est cette virginité, cette pureté intérieure qui est la véritable force.

 

Que veut dire être vierge ? Aucun rapport avec un quelconque statut sexuel ou marital bien sûr, c’est une grande erreur fondamentale que de croire qu’il y a une contradiction entre la sexualité et la gnose, entre une pratique sexuelle équilibrée et la Force Spirituelle.  Non.  La virginité dont il est ici question est la pureté intérieure qui advient après la purification morale.  A nouveau, il ne s’agit pas de se plier à une quelconque moralité venue de l’extérieur, de ployer l’échine devant une normalisation, mais bien de se mettre en harmonie avec la Vraie Morale qui vient de Dieu et qui est Vérité et Amour.  Celui qui est pleinement vrai et dont les actions sont motivées pleinement par l’Amour du prochain, celui-là est juste et droit car la justice vient de la Force.

« Mais que pour nous la force soit la norme de loi, car la faiblesse s'avère inutile. » (Sagesse 2 ;11).

 

L’homme vrai devient un vivant reflet de Dieu.  Alors toutes les adversités, tous les agents d’injustice, toute les ténèbres, s’écartent devant sa numineuse noblesse et se transforme car la Lumière dissipe les ténèbres.  Aussi, il n’y a pas besoin de tuer le lion, tout comme le général en chef des armées angéliques, Michael (Saint Michel) ne tue pas le dragon mais le maîtrise et l’apaise.

Là se trouve, l’une des clés du Gand Œuvre : la transformation.  Par ce travail de purification, véritable raison d’être de l’Homme, nous devenons plus fort, nous nous rapprochons de Dieu et ce faisant, nous purifions et entraînons toute la Création avec nous. 

 

En cultivant le regard humble, c'est-à-dire le regard de vérité, en faisant grandir l’amour des autres et l’amour de Dieu, en appelant l’aide du Créateur et en participant à l’action de la Nature sacrée et non déchue, nous crucifions notre « moi » imparfait.  Ce faisant, nous nous transmutons, nous devenons réellement puissant, armé de la Force Vraie qui est toujours le prolongement de l’Amour et de la Vie divine.

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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 10:50

Martinisme-Vivenza.jpgJean Marc Vivenza est l’un des spécialistes contemporains de la pensée martiniste.  Comme l'un des dignes successeurs de Robert Amadou qu'il est, Vivenza parle de son sujet de prédilection avec le sérieux d’un chercheur universitaire accompli et avec la facilité de celui qui vit la pensée de l’intérieur. 

Double attitude fort commode lorsqu’on aborde l’étude de cette théosophie martiniste qui n’est pas forcément accessible à tout le monde.

« Le Martinisme, l’enseignement secret des Maîtres » est divisé en trois parties chacune centrée sur l’un des maîtres : Martines de Pasqually, Louis Claude de Saint Martin et  Jean Baptiste de Willermoz. 

Dans cet exposé clair et précis, on suit le cheminement de cette pensée traditionnelle parfois étrange, parfois pessimiste mais souvent surprenante de luminosité et de pureté spirituelle.  De la théurgie préconisée par Pasqually à la voie du cœur toute intérieure de Louis Claude de Saint Martin, on ne peut que se laisser entraîner à la suite de ces hommes d’exception, sur le sentier exigeant de la Réintégration vers notre Source originelle, Dieu.

Il est intéressant de voir comment, au cœur du XVIIIe siècle, en pleine remise en question du pouvoir de l’institution ecclésiale, des hommes de bonne volonté, des maîtres spirituels ont légué au monde une démarche mystique et concrète replaçant l’homme comme acteur de sa réconciliation et de son rapatriement dans le Royaume Divin.

Dans la dernière partie, l’auteur montre bien comment Willermoz va, de manière heureuse, poursuivre l’œuvre de son maître au travers de la Franc-Maçonnerie et particulièrement du Rite Ecossais Rectifié qu’il met en place.

En conclusion, un ouvrage essentiel pour qui s’intéresse à la spiritualité occidentale, à la Tradition ou simplement à l’histoire de la pensée.

 

Extrait

 

Voilà, pour Saint-Martin, quelle est l'oeuvre authentique, quel est l'itinéraire rigoureux et sévère dans lequel nous devons nous engager, en écartant de nous les mensonges trompeurs, les larges routes spacieuses conduisant aux précipices et à la perte, car «malheur à celui qui ne fonde pas son édifice spirituel sur la base solide de son coeur en perpétuelle purification et immolation par le feu sacré ». (Portrait, 427.) II nous est demandé de nous saisir tout entier, de nous abandonner et de plonger avec confiance dans les bras du Seigneur sans essayer de vouloir encore s'accrocher à de vieilles branches mortes, de nous soumettre au mystère de l'amour infini et d'entrer dans la pure communion du Ciel, suivant, en cela, le précieux conseil que nous donne le Philosophe Inconnu : « Âme humaine, unis-toi à celui qui a apporté sur la terre le pouvoir de purifier toutes les substances; unis-toi à celui qui, étant Dieu, ne se fait connaître qu 'aux simples et aux petits, et se laisse ignorer des savants. » (L'Homme de désir § 201.)

 

Pour vous le procurer, c'est ICI 

Par Galahad - Publié dans : Coin Lecture - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 19:21

La-Force.jpgUne femme, d’un calme olympien maîtrise un lion qu’on devine déchaîné.  Vraisemblablement, la dame n’a aucun mal à venir à bout de l’animal furieux.  Qui est cette femme incarnant la Force dans toute sa majesté ? Et qu’est ce que la Force ?

 

Il existe deux types de force : la force illusoire, orgueilleuse et celle représentée par cette carte qui est la Force vraie, invincible.

 

La première, la force orgueilleuse est celle contre laquelle bon nombre de sages nous ont mis en garde, et ce d’une manière parfois très véhémente : Gardez-vous de l’orgueil et de l’égoïsme, sans quoi vous êtes perdus.  Rappelez-vous que vous n’êtes rien, que vous ne pouvez rien, que vous êtes moins que les autres, disait le maître Philippe de Lyon.

Et de fait, l’orgueil et l’égoïsme sont les parents de tous les vices mais aussi de véritables freins à l’illumination spirituelle.  La force illusoire est la force bêtement coercitive, qui domine avec destruction, qui écrase gratuitement, par plaisir pervers.  Qui n’a jamais rencontré de brute sans cervelle terrorisant les frêles premiers de classe dans la cour de récréation ou dans ces arènes modernes que sont les bureaux d’entreprise ? Et qui n’a jamais rencontré de ces personnes dont la fatuité n’a souvent d’égale que l’hypocrisie et la superficialité ?  Ecrasant tout sur leur passage, ces personnes arrivent parfois à de très hauts postes dans la société des hommes.  Elles se croient alors au sommet de leur force et ce sentiment ne fait qu’accentuer leur orgueil et les emmurer encore un peu plus dans une vision du monde dont elles sont le centre absolu.  Comme un mur qui se referme sur lui-même, marquant le commencement de leur propre néant, les égoïstes finissent par se fermer complètement à toute forme d’empathie et lorsqu’ils leur arrivent de participer à une œuvre quelconque de charité, c’est encore pour renforcer l’opinion extrêmement haute qu’ils ont d’eux-mêmes.  Ces personnes se croient fortes.  Pourtant elles sont d’une faiblesse totale.  Enfermées dans une vision fabriquée et fausse d’elle-même, devenues incapables de se remettre en question et d’évoluer, elles sont désormais prisonnières d’un ego cristallisé.  Et derrière les murs de cette prison intérieure et dorée, plus aucun rayon de soleil divin ne vient éclairer leur âme, leur cœur est devenu de pierre.  Cette fausse force, cette force d’apparence mais qui n’est en réalité que la dureté de l’égoïsme est, en vérité, une faiblesse majeure, un handicap profond sur le chemin de l’évolution spirituelle car elle enferme plutôt qu’elle libère, car elle est le signe d’un manque de force vraie.

 

La Force Vraie est bien une qualité nécessaire à acquérir sur le chemin de l’éveil spirituel.

La Force est tellement importante que la lame du tarot qui la représente est la onzième et ouvre de ce fait un nouveau cycle. 

La Force Vraie est indissociable de l’humilité, qui est « regard vrai posé sur soi et le monde ».  En effet, la Force est avant tout la capacité à évoluer, la capacité à cheminer vers Dieu, à marcher sur le chemin.  Or, pour se faire, pour pouvoir lancer la dynamique d’évolution animique, il faut se voir tel que l’on est, il faut avoir la Force de porter sur soi un regard perçant, sans sévérité outrancière mais aussi sans concession aucune.  En portant ce regard sur soi, on prend conscience, sans peur ni culpabilisation de nos scories.  Première étape de l’alchimie spirituelle qui purifiera notre âme la faisant devenir pareille à du cristal reflétant les rayons du soleil divin.

Ensuite, quittant notre point de vue étriqué, voyant l’Univers comme il est réellement, nous prenons conscience de notre condition humaine et, mesurant l’immensité infinie qui nous sépare de Dieu, nous ne pouvons pas faire autrement que de Lui tendre la main et de l’appeler à notre secours.  Cet appel, venu du tréfonds de l’âme, est la condition essentielle pour notre réintégration au sein de la Divinité.  Car Dieu, Amour absolu, y répondra toujours, jetant des arcs-en-ciel et nous faisant franchir l’abîme qui nous sépare du Royaume des Cieux.  Ce n’est qu’à cet instant de notre évolution que notre véritable nature se révèle dans sa splendeur. (à suivre…)

Par Galahad - Publié dans : Symboles Traditionnels - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 13:31

Sourire marionne0002Le « Sourire des Marionnettes » raconte l’histoire du célèbre poète persan, Omar Khayyam. 

La légende raconte qu’Omar Khayyam, Nizam al Mulk et Hassan Sabbah étudiaient ensemble sous la direction d’un maître et qu'un pacte légendaire aurait été conclu entre les trois étudiants : « Celui d'entre nous qui atteindra la gloire ou la fortune devra partager à égalité avec les deux autres ».  

Plus tard, Nizam al Mulk devient grand vizir de Perse et les deux autres se rendent à sa cour. Hassan Sabbah, ambitieux, demande une place au gouvernement ; il l'obtient immédiatement et s'en servira plus tard pour essayer de prendre le pouvoir à son bienfaiteur. Il devient après son échec chef des hashishins (la célèbre secte des Assassins). Khayyam, moins porté vers le pouvoir politique, ne demande pas de poste officiel, mais un endroit pour vivre, étudier la science et prier. Il reçoit alors une pension de 1 200 mithkals d'or de la part du trésor royal ; cette pension lui sera versée jusqu'à la mort de Nizam al-Mulk tué par un assassin.  Le Sourire des Marionnettes s’ouvre sur cet assassinat.

 

C’est avec ce genre d’album que la bande dessinée mérite son titre de neuvième art.  En effet, Jean Dytar a choisi de traiter ce thème comme une miniature persane du 12e ou 13e siècle : couleurs vives, dessin en 2D et en aplats, l’album est un véritable chef d’œuvre esthétique, un vrai régal pour les yeux.  Au niveau de la narration, l’histoire est centrée sur la rencontre entre Omar Khayyam et le Vieux de la Montagne, Hassan al-Sabbah le redoutable maître des assassins.  S’il faut appréhender cette histoire comme un conte et non comme une aventure, on reste tout de même un peu sur sa faim avec un petit goût de trop peu, on aurait aimé que la philosophie de Khayyam soit plus présente ainsi que ses liens avec les soufis qui ne sont pas évoqués.  Néanmoins, « le Sourire des Marionnettes » est un très bon livre à se procurer si l’on aime les belles choses et les récits intelligents. 

 

 

Jean Dytar, Le Sourire des Marionnettes, Delcourt. 

Par Galahad - Publié dans : Coin Lecture - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:08

cover-clip-wicca-sacred-flame-lg.jpg Corbeau noir, ailes de suie, yeux de nuit, bec d’acier

Déesse rouge, entrelacs, serres de feu, lame de sang

Vent de Vie, Vent de Mort, à nos âmes attachée

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Fureur noire, transe blanche, verbe et secrets voilés

Reine Fantôme, Reine sauvage, tu prends, tu donnes, tu prends

Frisson d’amour, ivresse des sens, corps et âme, volupté

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Déesse Noire, Déesse Rage, Déesse Rouge, Coupe d’Argent

Cheveux de feu et de jais, tu inspires les amants

Eternelle, jeune et vieille, tisseuse aux fils d’Argent

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Déesse Inspire, Déesse Expire, Déesse Blanche

Etoile du matin aux feux d’acier chatoyants

Eternelle, des milliers de noms et d’apparences

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Gouttes de Savoir, chair et sang, belle Sophia

Etoile du soir aux pures gerbes de feux mourants

Chaudron de naissance appelé Shekinah

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Lumière d’Ombre, Mère du Tout, Arbre du Monde

Eclat lumineux dans le cœur de tes enfants

Toi qui rends nos vies spirituelles fécondes

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Divine Inspiratrice, compagne des mages véritables

Le poète fou aux mille noms est ton amant

Lumière éclairant les pas des infréquantables

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Air fugace et bâton du Feu-vivacité

Tu règnes sur le monde et les quatre éléments

Eau, Terre, Coupe des sentiments et prospérité

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Humain, je suis Dieu et Dieu est en moi

A toi la Mère, l'amante, la Belle, je te suis dévoué

En Terre d’Emeraude, sur la montagne des crânes de la foi

Tu m’as donné l’Epée et adoubé chevalier !

 

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Autres Mondes...
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