Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 17:07

 

unefemme.jpgJe dois reconnaître que j'ai une affection toute particulière pour les ouvrages de Jean-Yves Leloup. Si au niveau de l'âme, le Christ s'est un jour imposé à moi comme une évidence salvatrice, c'est l'autobiographie de Leloup (L'Absurde et la Grâce) qui a parachevé au niveau intellectuel une conversion aussi soudaine qu’inattendue.

Ce que j'apprécie le plus chez cet auteur, c'est son parler vrai. Loin des abstractions intellectuelles mais également aux antipodes d'un sentimentalisme creux, Leloup a su me séduire. Cultivé, au verbe raffiné, on sent qu'il vit sa spiritualité Leloup. Ses mots, ses idées, sa verve est celle de quelqu'un qui sait de quoi il parle, quelqu'un dont l'âme a pu se hisser à un certain niveau de compréhension. Je le dis d'autant plus librement que, n'ayant jamais eu le plaisir de rencontrer l'écrivain, je ne pourrais être suspecté d'une quelconque Lelouplâtrie démesurée.

Bref, il y a des auteurs avec qui on se sent sur la même longueur d'onde et qui ont le chic de vous hisser jusqu'au sommet de votre propre réflexion.

 

Une femme innombrable ne fera pas exception à la règle. Ce « roman de Marie Madeleine » raconte l'histoire de cette femme qui ne finira jamais de fasciner. Pourquoi une telle fascination au cours des âges pour cette femme archétypique ? Simplement, parce qu'elle est sans doute la chrétienne par excellence. Marie Madeleine fut la première à voir le Christ ressuscité, par conséquent, elle est la première chrétienne. Pourtant, celle qu'on affubla de tous les noms d'oiseaux dû vaincre ses multiples démons intérieurs qui nous habitent tous. Et elle ne pu le faire que grâce à la présence de l'Amour absolu.

Cette histoire est celle de tous les hommes et de toutes les femmes, elle est celle de toute l'humanité luttant pour rejoindre le Créateur. Et elle est magnifiquement narrée par Jean-Yves Leloup dans ce livre qui vaut le détour !

 

Jean Yves Leloup, Une femme innombrable : Le roman de Marie-Madeleine, Albin Michel, 2009.

 

 

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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 18:14

 

levisagededieu.gif En 1992, le physicien Georges Smoot présente les images de l'Univers les plus anciennes jamais vues par des yeux humains. Cette lumière des origines, contemplée par un parterre atterrés de savants et de journalistes est la preuve tangible que l'Univers n'est pas éternel, qu'il a un commencement à la Création. Smoot lance alors une phrase qui fera date : « C'était comme de contempler le visage de Dieu ». Une partie de l'assemblée outrée quitte la salle tant cette figure de style choque leur conception athée de l'Univers.

Ce livre des frères Bogdanov raconte l'extraordinaire épopée de l'astro physique, de la notion de Big Bang et de cette quête de la Lumière des origines de plus en plus précise et incroyable. Car au fur et à mesure que cette aventure progresse, les découvertes sont de plus en plus prodigieuses et rejoignent les spéculations les plus spirituelles.

Dans un style passionnant et accessible, les frères Bogdanov soulève un coin de voile de cette science réservée aux esprits de haut vol.

Les frères Bogdanov expliquent dans leur préface qu'ils furent soumis à des pressions à la sortie de cet ouvrage, voire à des menaces personnelles. Et pour cause ! Les conséquences que suggèrent les récentes découvertes en astro physique sont colossales. Ce livre bouscule les idées reçues sur la science et sur la réalité de notre Univers. Il confortera également les croyants dans leur foi car ils se rendront compte que ce que les satellites de pointe observent aujourd'hui est singulièrement proche de leur texte sacré !

 

Igor et Grichka Bogdanov, Le visage de Dieu, J'ai Lu, 2011 - 6.36 € au lieu de 6.70 €

 

Pour vous procurer l'ouvrage, c'est ICI

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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 17:33

 

bigbang.jpegL'Univers naquit en un instant dans un rayonnement primordial d'une violence et d'une chaleur inouïe. Une fraction de non temps auparavant (le temps naît à l'instant même du Big Bang) la réalité est tassée, compressée dans une poussière de 20 microgrammes perdue dans le néant. Qu'on prenne quelques instants pour prendre conscience de cela... Il y a le noir absolu, la ténèbre totale, le néant infini... et quelque part dans ces ténèbres... se trouve...20 microgrammes de lumière. Un flocon de lumière tellement petit que le microscope le plus puissant ne peut le pressentir. Or, dans cette étincelle de lumière se trouve condensé toute la réalité telle que nous la connaissons.

Qu'est-ce à dire ? Que dans ce point d'une taille ridicule, se trouve contenu toute la Terre avec ses lacs, ses rivières, ses océans, ses montagnes et toutes les créatures vivantes... Mais pas seulement... Dans cette peluche se trouve aussi notre soleil et toutes les planètes de notre systèmes solaires... Plus impressionnant encore, toujours dans ce même point incandescent se trouvent toutes les étoiles qu'on peut voir les soirs d'été, ainsi que les milliards de milliards d'autres qu'on ne peut voir en raison de leur éloignement. Enfin, et l'idée donne le vertige, en même temps que l'ensemble de cette Création matérielle, le temps prend aussi naissance à cet instant précis. Dans une explosion lumineuse d'une chaleur inconcevable, 100.000 milliards de milliards de milliards de degré pour être précis, la Création prend naissance : Fiat Lux ! Et la Lumière fut !

Aujourd'hui, l'on sait à quel point ce jaillissement, ce dégagement d'énergie ultime, loin d'être une réaction chimique et physique anarchique fut incroyablement réglé et précis. c'est ce que les scientifiques appellent le point d'équilibre ou le réglage fin. Dans cet ordre d'idée, il faut savoir que l'Univers repose sur un ensemble de lois mathématiques, de constantes, ce que signalons-le au passage, les mystiques grecs comme Pythagore avaient déjà intuitivement compris. Or ces constantes interagissent les unes sur les autres, chacune des mesures influençant toutes les autres. La moindre modification dans l'une de ces constantes et la Création n'existe tout simplement pas. A titre d'exemple si les atomes tiennent ensemble pour former des corps et des objets cohérents, c'est parce qu'il existe la « force nucléaire forte » qui agit comme une sorte de colle à l'intérieur des atomes. Sans elle, l'Univers serait une espace de soupe informe. Or non seulement, cette force existe mais si elle n'avait pas précisément la puissance qu'elle a, si elle était 1 ou 2 % plus forte, la fusion de l'hydrogène serait impossible rendant l'Univers inhabitable. De même si la force d'expansion de l'Univers avait été plus lent de 1 sur 1 milliard, le cosmos se serait effondré sur lui-même. Si elle avait été plus rapide dans les mêmes proportions, tout se serait désagrégé... (chiffres et exemples cités par les frères Bogdanov dans leur excellent ouvrage « Le Visage de Dieu »). On peut multiplier les exemples à l'envi. Plus on observe l'Univers, plus on se rend compte que s'étendant dans toutes les directions, il est fantastiquement ordonné, hiérarchisé et structuré.

Fantastique équilibre permettant à la Vie de s'exprimer ici, permettant aux étoiles de naître là-bas. Lois universelles et cosmiques réglant tout le réel, donnant 6 pointes aux flocons de neige, distribuant les pétales des fleurs selon une loi immuable et éternelle.

Avec comme point de départ, une Lumière née avant le commencement des temps : et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. (Jn 1 ; 5)

Cette Lumière qui jaillit avec le commencement des temps est aussi l'organisatrice de cette Création, la source du réglage fin. Elle est le Logos, terme qu'on traduit par Verbe. Or qu'est ce qu'un verbe sinon celui qui organise la phrase ? Le verbe est son, fréquence, longueur d'onde et vibration, il est également information. Information ? Le mot est à la mode car on se rend compte que toute la base de l'Univers est information codée, depuis la chaîne d'ADN jusqu'à l'essence même de l'Univers (on parle d'ailleurs maintenant d'ADN de l'Univers pour décrire l'ensemble des lois immuables qui semblent inscrites dans la texture même de la réalité).

Le Verbe, Celui qui organise l'Univers : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement tourné vers Dieu. Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui. (Jn 1 ; 1-3)

Comme dans une phrase prononcée de voix d'homme, le verbe organise le réel, il en est le centre et le pivot, il en est... l'Architecte.

Or ce Verbe, Grand Architecte de l'Univers, s'incarna dans un corps d'homme, dans ce temps et cette histoire qu'il a lui-même créé : il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu. (Jn 1 ; 10)

C'est avec ce Verbe structurant la Création que chaque chrétien travaille afin de se structurer lui même. Ouvrier œuvrant en bonne intelligence et en bonne synergie avec la volonté du Grand Architecte. Car chaque homme, créé à l'image de Dieu, est un petit univers et un logos unique : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas dit la Table d’Émeraude.

Microcosme dans le macrocosme, la Chute nous a déboussolé et aveuglé. Il nous faut donc remettre de l'ordre en nous, nous rectifier, assurer notre propre « réglage fin », trouvant notre propre « point d'équilibre », afin de prendre part à la construction de cette belle et bonne Création en développement permanent.

Chaque chrétien est un ouvrier du GADLU en même temps que l'un gadlu.jpg de ses matériaux privilégié, pierre brute à tailler afin de parfaire la Création.

Chaque homme est un Univers qui attend un nouveau Big Bang, celui de  l'âme et de la conscience qui va lui permettre de s'étendre vers l'Infini afin de retrouver sa nature essentielle. 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 19:14

431px-Georges_bizet.jpg De retour de vacances, voici mon dernier coup de coeur musical : "Je crois entendre encore" extrait des Pêcheurs de perles de Bizet.  Bon d'accord, c'est assez nostalgique mais qu'est ce que c'est beau !!! La version ci-dessous est interprêtée par le tenor Alain Vanzo.  Et pour les inconditionnels du rock dont je fais partie, une seconde interprétation par David Gilmour qu'on ne présente plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 11:18

 

entretien.jpgIssu d'une prospère famille marchande russe, Séraphim de Sarov entend très vite l'appel de l'Eternel et entre au monastère vers l'âge de vingt ans. Bientôt l'Amour du Christ l'attire encore un peu plus et il se décide à se retirer comme ermite au fond de la forêt. Là, coupé de toute civilisation, il se lie d'amitié avec un ours et vit en parfaite intelligence avec les bêtes sauvages qui peuplent la région. Ce Saint François oriental passera trois ans de sa vie, assis sur un rocher en invoquant sans cesse en son cœur le Nom sacré du Christ. Cette vie ascétique lui permettra d'ouvrir complétement son cœur au Saint Esprit et de recevoir l'illumination. Vers la fin de sa vie, le peuple viendra voir ce saint afin de recevoir ses précieux conseils. Séraphim ayant en effet reçu le don de discernement, il pouvait guider les âmes dans leur vie quotidienne. Nicolas Motovilov viendra le voir et consignera son entretien dans ce petit ouvrage. Comme il presse l'ermite de lui expliquer ce qu'est l'Esprit Saint, Séraphim décille le regard de Motovilov afin que celui-ci puisse Le contempler dans toute sa splendeur. La description que Motovilov fait de cette expérience illuminatrice mérite à elle seule la lecture de ce petit ouvrage par ailleurs riche des réflexions profondes de ce grand saint.

 

Seraphim de Sarov, L'Entretien avec Motovilov, Arfuyen, 2002

 

Pour vous procurer l'ouvrage, c'est ICI

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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 08:45

dixcommen.gif Cet ouvrage est une réflexion profonde sur chacun des dix commandements ou plutôt des dix paroles reçues de Dieu par Moïse. Fin connaisseur du texte et de sa sémantique, l'auteur explore de multiples pistes interprétatives pour chacune des paroles de la Table de la Loi.

On découvre alors l'incomparable richesse herméneutique du livre biblique qui plonge au plus profond de notre âme et touche notre être dans sa totalité. Car ces paroles sont loin de n'être que des prescriptions morales. Non, elles sont des véritables chemins, des véritables guides qui nous invitent à nous transformer en profondeur afin de redevenir conforme à notre images divine.

L'ouvrage est présenté de manière claire, un chapitre par commandement assortit d'une petite bibliographie pour ceux qui voudrons compléter la réflexion sur tel ou tel aspect.

Le style clair et sincère de l'auteur, sa profondeur de pensée, font des Dix Commandements, un livre auquel on revient sans cesse !

 

 

Marc Alain Ouaknin,  , Les Dix Commandements Editions Point, 2009 - 7.12 € au lieu de 7.5 €

 

Pour vous procurer l'ouvrage, c'est ICI

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 19:45

sword-of-deliverance2.JPG Quelques instants plus tard, ils sortent du palais. Dans son empressement, l'homme accapare l'attention du souverain qui en oublie de prévenir la garde. S'en rendant compte après être sorti, le roi hausse les épaules.

Ils me reconnaîtront bien quand je voudrai rentrer, pense-t-il.

Après plusieurs heures de marche, les deux hommes arrivent à un village.

- Nous y voilà, dit l'homme mystérieux.

- Ce village ? Je m'y suis arrêté hier. Rien ne me semblait aller mal.

- Allez-y, vous verrez...

Et l'homme invite le souverain à entrer dans le village. Celui-ci s'exécute et se dirige vers la place. Une musique joyeuse l'accueille et il voit le village en liesse pour la naissance d'un enfant. Tout le monde porte des couleurs vives, tout n'est que rires, musiques et chansons.

Lorsqu'ils voient entrer le roi, les villageois froncent les sourcils, étonnés de son accoutrement mais ils ne s'en formalisent pas outre mesure et l'entraîne dans une danse joyeuse et harmonieuse.

- Tu vois étranger, tout va pour le mieux ici...

L'étranger n'est plus l'homme affable en haillon que le roi a accompagné. Il le toise maintenant d'un air narquois et agressif.

Surpris, le souverain s'en étonne.

- Pourquoi tu.... ?

Mais l'homme disparaît sans dire un mot. Pris d'une terrible angoisse, le roi quitte le village et court vers le château. Lorsqu'il arrive devant la herse, il voit ses soldats d'élite monter la garde, armés de leur épée de feu.

- C'est moi le roi, ouvrez-moi !

Les gardes échangent un regard avant d'éconduire cet homme à l'accoutrement étrange.

- Passe ton chemin manant ! Tu n'as pas ta place ici.

- Mais non, vous ne comprenez pas, il n'y a pas de manant dans ce royaume, c'est moi votre souverain !

- Passe ton chemin ou nous te réglons ton compte !

Comprenant que cela ne sert à rien d'insister, le souverain déchu s'en retourne au village. Il raconte sa mésaventure au peuple et on lui offre l'hospitalité.

Il vit là un temps mais comme plus personne ne s'occupe de gérer les terres et d'envoyer les bâtisseurs royaux au bon endroit, la situation du village périclite et bientôt tout le monde doit se mettre au travail, les personnes qui le logent ne peuvent plus subvenir à ses besoins car la famine ne tarde pas à s'installer. Bientôt, la terre finit par ternir la couleur des habits, le rude travail déchire les vêtements et le soucis du lendemain creuse les visages. Se sentant coupable, le roi tente de gérer le problème de l'intérieur, de reprendre ce monde en main. Mais peu à peu, privé de ses conseillers, privé de ses ressources, privé de ses moyens d'action, il ne peut plus grand chose pour aider les gens, pire les décisions qu'il prend semble parfois aggraver la situation. La population le rejette et bientôt il finit comme un pauvre mendiant dans la rue, victime des puces, des tiques et d'une étrange maladie de langueur, nostalgique conséquence de sa gloire perdue.

Dans ces conditions précaires, les souvenirs de sa vie passée ressemblent aux brumes d'un rêve, sa mémoire s’effiloche et il finit par ne plus connaître sa véritable identité. C'est dans cette misère la plus sombre, alors que confronté aux gredins de la pire espèce sa vie n'est plus que survie, qu'un homme vient le voir.

L'ancien roi est frappé par l'apparence de l'homme. Alors que tout le monde porte des vêtements ternes depuis longtemps, les étoffes de cet homme, pourtant aussi simples et pauvres que les siennes, semblent rayonner et éclater comme la promesse d'un jour de soleil.

- Qui es-tu ?

- Tu ne te souviens pas ? demande l'homme.

Il a une voix douce et vaguement familière au mendiant.

- Non... Enfin pas vraiment.

- Je t'ai confié un royaume autrefois, ce royaume.

- Ha bon... C'est possible... Alexandrie

Et soudain tout lui revient, le Royaume, les jours heureux, la ruse de l'homme sombre, la déchéance....

- Je... J'ai tout perdu... J'ai tout gâché, le mendiant fond en larmes.

L'homme pose une main sur son épaule. Et lui parle avec un amour où ne perle aucune condescendance.

- Tu n'as rien perdu. Tu n'a rien gâché. Tu as tout appris. Malgré toi et de la manière la plus rude, tu as acquis une maturité dont je n'osais rêver. Je suis fier de toi.

- Vraiment....Mais tout le malheur dont je suis responsable ?

- C'est triste, mais tu en as tiré les leçons. Viens, suis-moi, nous rentrons à la maison.

Sans se retourner, ils avancent sur le chemin. L'homme guide le roi-mendiant, au loin une douce lumière les appelle comme le fanal guide le navire en détresse.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 00:37

Tout simplement prodigieux !

 

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 17:19

 

Louis-Felix-Amiel--Charlemagne--Empereur-d-Occident--742-8.jpg En ce début d'été, alors que le soleil commence à se montrer, voici que je suis inspiré d'écrire un petit conte en deux parties. Toute ressemblance avec une situation existante n'est pas vraiment fortuite ;-)

 

« Il était une fois un roi très puissant qui avait reçu en héritage le plus beau des Royaumes. Les terres sur lesquelles portait son pouvoir étaient sans fin, elles s'étendaient à perte de vue sous la voûte étoilée qui, la nuit, les berçait de mille feux scintillants. Le jour, c'est un soleil bienfaiteur qui réchauffait le sol et donnait aux choses une couleur vive qui élevait les sens.

Le pouvoir du roi était infini, non seulement parce qu'il possédait une armée innombrable d'ouvriers, de chevaliers et de mages à son service qui pouvaient accomplir tout ce que désirait le souverain mais aussi car il pouvait commander aux êtres et aux choses. On disait que même les astres se pliaient à sa volonté. Malgré sa puissance, le roi n'abusait jamais de son pouvoir, il l'utilisait toujours pour maintenir l'harmonie dans son royaume et faire le bonheur de ses sujets.

Un jour un homme étrange demande une audience. Les gardes hésitent à le faire entrer. Malgré un indéniable charisme, l'homme est en effet bien sombre, étrangement vêtu et ses intentions ne sont pas claires. Le roi, curieux et généreux, veut donner sa chance à l'étranger et le reçoit dans la salle du trône. L'étranger entre, fait quelques pas et s'incline bien bas. Il est vêtu de haillons, ce qui est fort curieux pour le roi qui a toujours veillé à ce que ses sujets ne manquent de rien.

- Qui es-tu ? demande le roi.

- Je suis l'un de vos sujets, Majesté, comme toutes les créatures de ce royaume.

- Pourquoi es-tu vêtu de la sorte ? questionne le roi, la curiosité piquée à vif.

- Nous sommes nombreux à porter des haillons Votre Majesté. Vous ne sortez jamais de votre palais mais, là dehors, tout n'est pas rose.

- Comment ? Pourtant mes envoyés, mes ambassadeurs et les garants de mes décrets me disent que nul ne manque de rien !

- Ils vous mentent, Majesté.

- Impossible ! J'ai moi même été chevaucher dans les plaines d'or ce matin, je n'y ai rien vu d'alarmant.

- Sauf votre respect, vous avez mal regardé Majesté. Les choses vont très très mal. Regardez mes haillons, croyez-vous que je les porte pour mon plaisir ?

- Non bien sûr, mais....

- Écoutez, je vous propose quelque chose, venez avec moi et je vous montrerai la misère de votre Royaume, vous pourrez ainsi arranger les choses. De plus, vous verrez, régner d'en bas est bien plus grisant.

- Ha bon ?

- Mais oui, de là bas tout est beaucoup plus jouissif, on peut vraiment connaître la vie telle qu'elle est. De plus, vous verrez, vous serez vraiment acclamé comme un Roi puissant et admiré.

- Mais je le suis déjà, j'aime mes sujet et mes sujet m'aiment.

- Bien sûr qu'il vous donne l'impression de vous aimer. Mais comment en être sur ? Comment savoir s'ils ne font pas semblant juste parce que vous êtes dans ce grand palais... ?

Le roi fronce les sourcils. Soudain le doute s'installe en lui. Et si l'étranger avait raison ? Et si tout n'était pas vraiment parfait ? A cet instant, il sait qu'il faut qu'il vérifie, que plus jamais il ne pourrait vivre en paix sans savoir si les propos de l'homme sont vrais.

- Bon, très bien, je fais prévenir ma cour et l'on vous suit.

- Mais non, Majesté. Il faut que vous veniez seul. C'est là tout le but de l'exercice. Il faut que vous veniez seul et que vous revêtiez des habits pareils au mien afin de vous fondre dans la population, sinon vous ne pourrez jamais vous rendre compte de la véracité de mes paroles.

Les mots de l'étranger sonnent justes. Il est logique qu'il faille se fondre dans la foule pour prendre conscience des conditions de vie de celle-ci.

- Très bien, je vais prévenir mes couturiers et je vous suis.

- Ne vous donnez pas cette peine, j'ai tout prévu. Voici un habit de mendia 157011_181716435188647_100000508766154_633279_8225694_n.jpg nt.

- Vous êtes vraiment prévoyant, vous alors.

- J'ai à cœur votre situation Majesté, conclus l'homme avec un sourire mystérieux. (à suivre...) »

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 21:53

 

Tapis-de-Loge-RER.jpg Un examen superficiel pourrait donner la fausse impression que le cherchant de la Vérité spirituelle se dirige toujours de l'exotérisme vers l'ésotérisme, de la surface vers le noyau. Or, cette assertion n'est vraie qu'à condition de savoir ce que l'on met exactement dans ces deux termes flous que sont « exotérisme » et « ésotérisme ».

 

Si l'on considère que l'exotérisme est une branche de l'Eglise « officielle » avec sa liturgie, ses chants, sa doctrine et ses traditions et que l'ésotérisme consiste en la réunion de loges maçonniques, rose+croix ou martinistes œuvrant à des rituels symboliques, alors c'est une erreur que de croire que le chemin spirituel est celui d'un exotérisme menant à un ésotérisme avec celui-ci comme finalité. Autrement dit, croire que la liturgie officielle est un sous rituel par rapport aux rituels des ordres ésotériques est une erreur. Celui qui pense embrasser l'ésotérisme comme religion de substitution et désormais se limiter à celle-ci fait une erreur. Du moins, celui qui suivrait un tel parcours aurait raté quelque chose car il se limiterait à l'aspect humain sans s'ouvrir complétement à la transcendance. En réalité, c'est le chemin inverse qui est censé se produire.

 

Le but de toute vie spirituelle est de devenir un relais parfait de la force d'évolution divine, de l'amour divin. Le but de la vie terrestre est de devenir pleinement, chacun selon sa nature, une lampe faisant rayonner la Lumière de Dieu. Ce faisant, l'homme recouvre sa dignité et sa fonction primordiale qui est celle de co-créateur et de régent de l'Univers, il se déifie, devenant un dieu en union sans confusion avec Dieu.

Or, pour se faire, pour devenir ce miroir poli reflétant parfaitement les rayons du soleil, il faut se débarrasser de tout ce qui nous encombre et qui nous cache les rayons : peurs, pulsions de mort, angoisses, chaos intérieur... Tous les dévoiements et agitations vaines de notre esprit qui nous coupent en permanence de notre Source.

Se débarrasser de tout cela demande un constant travail de réorientation de la conscience, de réorganisation et de pacification de l'esprit afin de devenir un temple vivant et serein qui pourra accueillir l'Esprit Saint qui à son tour transfigurera l'être tout entier.

Dans cette perspective, le travail symbolique de la maçonnerie ou celui plus mystique d'autres ordres initiatiques est précisément d'induire cette réorganisation de l'être. Loin d'être en opposition avec la liturgie sacrée, loin d'être un approfondissement de cette même liturgie, ce travail est l'outil permettant à certains d'opérer cette transformation intérieur qui les fera mieux saisir la quintessence spirituelle de l’Église. Pour mieux le dire, les ordres ésotériques offrent les clés qui ouvrent la conscience à la Lumière transmise par l’Église. Dès lors, opposer ésotérisme et exotérisme n'a aucun sens, tout comme opposer Eglise et loges ou croire que la loge remplace l’Église est contre nature, à la limite de l'absurde. Rappelons qu'initialement, la loge jouxte la cathédrale en construction, elle n'a pas pour vocation de remplacer la cathédrale ou de lui être supérieur mais de former et d'unir les ouvriers afin qu'ils s'appliquent à la construction du bâtiment sacré !

Bien sûr, tout le monde n'a pas pour vocation de faire partie d'une loge. Chacun étant différent, chaque chrétien aura la manière qui lui est propre pour recevoir la Lumière. Ainsi, certains vont choisir la méthode symbolique, d'autres la voie mystique, d'autres encore le monachisme. Tel chemin d'approfondissement n'est pas meilleur qu'un autre, un moine n'est pas forcément plus évolué spirituellement qu'un laïc. De même, s'imaginer que les membres d'ordres initiatiques sont forcément une élite plus loin sur le chemin de la réalisation que ceux qui se trouvent en dehors revient à s’illusionner gravement. Tout est simplement une question de nature profonde. Nous sommes tous différents, avec des natures et des vocations différentes et Dieu, dans Sa sagesse, a permis l'existence d'un certain nombre d'outils pour nous reconstruire afin que nous puissions saisir Sa Lumière et la transmettre.

 

Les ordres ésotériques offrent donc un travail préparatoire à celui, spirituel et saint, de l’Église. On le remarque d'ailleurs, beaucoup de cherchant avancés sur les voies ésotériques vont ou reviennent à un moment donné vers la liturgie « officielle » improprement appelée exotérique. Grâce au travail ésotérique, ils ont mis de l'ordre en eux, ont aplani leurs passions, sont descendus au fond d'eux-mêmes, ont appris à se connaître et ont pu extraire la vivifiante racine divine qui sommeille en chacun. Se faisant, ils ont cultivé une réceptivité à l'Esprit qui leur permettra d'appréhender pleinement le mystère liturgique.  

 

Et c'est à ce moment, au sein même de l’Église, dans une liturgie hebdomadaire que le véritable ésotérisme, qui est Lumière ineffable, se révèlera et que le sacré se manifestera indisciblement.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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