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RELIANCE UNIVERSELLE
Esotérisme Chrétien
Entre Tradition et modernité: franc-maçonnerie chrétienne - kabbale - martinisme - rose+croix... Une vision libre de la spiritualité.
Après avoir réalisé la conjonction des contraires
dans la carte de l’Amoureux, l’initié arrive ici dans un stade de plénitude. Car la septième lame du Tarot est celle de la « maîtrise ». Maîtrise contenue intrinsèquement
dans le nombre « 7 » car le 4 est le chiffre de la perfection matérielle et le 3, celui de la perfection spirituelle. On retrouve d’ailleurs cette idée dans le chariot de forme
cubique (4) et des 4 colonnes soutenant le dais au centre desquelles se trouve l’initié.
Le 3 est présent sur la carte de Wirth par les trois étoiles surmontant la couronne et par celles brodées sur chaque élément du dais. Le « 7 » est également une manière de dire la totalité du réel, de l’espace et du temps : 7 jours de la création, 7 jours de la semaine, 7 couleurs de l’arc-en-ciel, 7 aspects du nom du Christ, 7 notes de l’octave…
De là vient, dans les légendes traditionnelles que le 7ième fils est toujours celui qui a un destin hors du commun, à l’image de Perceval qui trouvera le Graal.
Ayant réalisé l’harmonie de ses côtés opposés, symbolisé par les deux montures qui tirent le chariot, l’initié a trouvé la Paix profonde. Ayant conjugué et marié ses paradoxes intérieurs, tel la lune et le soleil qui se trouvent sur ses épaules, l’initié a atteint un nouveau niveau de conscience. Il se trouve au centre du monde, dans le temps éternel et sacré. Il a fait sienne la connaissance du monde invisible, symbolisée par la lettre Zayin à laquelle cet arcane est reliée.
Parfaitement centré sur lui-même, il a pu transcender la banalité du quotidien, su briser le cycle infernal des causes et des conséquences entropiques. Il n’est plus cet Homme du Torrent balayé par les événements comme une pierre au fond de l’eau, il est devenu un Nouvel Homme empli du désir de Dieu.
Toutefois, un danger continue de le guetter : celui, ô combien redoutable, de l’orgueil. Car celui qui est véritablement devenu roi en son cœur prend conscience de l’infinie grandeur divine et cela le rend humble et simple vis-à-vis de ses semblables.
Né à lui-même, l’initié du Chariot ouvre les yeux sur ses contemporains et voit l’étincelle qui les habitent tous sans exception. Il ne se cache pas les malheurs du monde mais il perce la brume nauséabonde de son regard numineux. Se dégageant du jugement, il opère une conversion du regard, première grande résurrection, il devient un amant de la Beauté et rejette tout naturellement l’ignorance et le sordide. N’accordant plus le vil et le glauque ne peuvent plus l’atteindre,
Et force est bien de reconnaître que dans le milieux ésotérique, on rencontre parfois ces gens qui se donnent des airs affectés, toisant le reste de la population (et leurs frères des degrés précédents) comme si eux-mêmes étaient sortis de la cuisse de Jupiter.
Or, ces frères prétentieux et ces profanes bourrés de caricatures se trompent d’adresse car l’autosuffisance et la mythomanie sont absentes du sentier initiatique chrétien. Au contraire, l’humilité et la générosité sont de mises.
En effet, le chemin initiatique a fait sien la connaissance chrétienne de l’Amour gratuit. Dieu ne refuse sa Lumière et son Amour à personne et ceux-ci émanent en permanence de Lui à l’adresse de tous les êtres. De même que le soleil se pose indifféremment sur la pierre, la rose, le paysan ou le roi, de même Dieu pose son Amour indéfectible sur le bon et le méchant, le riche et le pauvre, l’endormi ou l’éveillé. Notre tâche n’est pas de susciter la Grâce mais d’en prendre conscience et de l’accueillir comme la rose accueille la rosée du matin.
Il y a parfois, dans la vie, des causes
et des problématiques auxquelles on ne se serait pas particulièrement intéressé de prime abord. Et puis, le monde et la folie des hommes faisant son chemin, on est forcé de prendre position
tant les passions sont déchaînées, voire violentes. Ainsi en est-il, en ce qui me concerne, de l’homosexualité. Etant désespérément hétérosexuel, j’avoue ne m’être jamais vraiment
intéressé à l’homosexualité, son histoire, son implication sociale, identitaire ou artistique. Faisant partie de la grande majorité d’hétéro, je n’ai pourtant jamais considéré comme
« bizarre » ou « étrange », les gens dont je croisais la route et qui avait fait le choix de l’homosexualité (pour peu qu’il s’agisse d’un choix ?). Après tout, je
fais partie de la petite minorité qui n’aime pas le chocolat et je considérerais comme absurde qu’on me jette la pierre pour ce manque de goût de la fève cacaotée. Les homosexuels ont
toujours été, à mes yeux, comparable à des gens préférant le parfum fraise à celui de vanille… Bref ayant des goûts qui me regardent fort peu et dont, soyons franc, je me contrefiche
totalement !
Or, depuis quelques années, le regain de passion déchaînée vis-à-vis de l’homosexualité est telle que me voilà obligé, chaque fois que l’occasion se présente de prendre la défense de mes frères et sœurs humains ne partageant pas mes goûts, ou comme on dit, mon orientation sexuelle. A écouter certains, la question de l’homosexualité est la plus gravissime menace à laquelle l’humanité est confrontée ?!? Lorsque la remarque vient d’un barbu qui par ailleurs, lapidera sa femme à la moindre incartade, j’hausse les épaules, ne m’étonne de rien et prie pour que l’humanité soit délivrée de son ignorance. Lorsque ça vient du Grand Prêtre de Rome en personne ou de l’un de ses séides, j’avoue que je m’étonne… Le temps, que je croyais révolu, où l’on brûlait des femmes avec une perversité sexuello-machiste se poursuivrait-il par un âge tout aussi sombre où l’on condamne sans raison ceux qui affichent des goûts différents de la majorité, par simple soucis normatif ? Et moi qui pensais vivre dans une civilisation…une vraie, diversifiée, là où tout le monde peut-être soi même, où tout le monde peut-être sincère… non? j'ai dû rêver !
Voici donc, une nouvelle que je considère comme bonne, voire rafraîchissante :
« L'église protestante luthérienne américaine, forte de 4,6 millions de membres aux Etats-Unis, accepte désormais que des pasteurs homosexuels vivant en couple exercent en son sein.
L 'Evangelical Lutheran Church in America (ELCA), formée de quelque 10.000 congrégations aux Etats-Unis, a voté vendredi 21 août à 559 voix contre 451, au terme
d'un débat passionné, un texte autorisant que des pasteurs "vivant une relation homosexuelle durable et monogame" exercent au sein de l'église. Nous avons voté "pour donner la possibilité à des
pasteurs gays et lesbiennes vivant dans une relation engagée d'exercer dans l'église", a indiqué John Brook, porte-parole de l'ELCA. Les protestants luthériens, qui pratiquent l'eucharistie,
acceptaient déjà les pasteurs homosexuels à condition qu'ils vivent dans le célibat.
Des débats intenses
"Nous ne sommes pas les premiers" aux Etats-Unis, a souligné John Brook. Quelques autres églises protestantes, notamment l'Eglise épiscopalienne américaine, autorisent l'ordination de pasteurs
homosexuels.
Les débats relatifs au vote du texte ont été intenses "mais civilisés" selon John Brooke. Parmi les opposants à l'ouverture du ministère pastoral aux homosexuels en couple, le pasteur Richard
Mahan de la congrégation de Virginie Occidentale a estimé que cela était contraire aux enseignements de la Bible. "Je ne vois pas comment l'Eglise que je connais depuis 40 ans peut fermer les
yeux sur ce que Dieu condamne. Il n'est dit nulle part dans les écritures que l'homosexualité et le mariage entre deux personnes du même sexe est acceptable aux yeux de Dieu", a-t-il déclaré au
cours des débats.
Pas de référence au mariage
" C'est ce que Jésus voudrait que l'on fasse" a rétorqué l'évêque d'une congrégation de l'Illinois, évoquant une "question de justice, d'hospitalité". Devant l'écart des positions, des
congrégations ont menacé de quitter l'Eglise. La motion votée ne fait néanmoins pas référence au mariage" homosexuel. »
Source : Agence Reuters.
Nous vivons une étrange période. Internet
apporte énormément de choses positives dont une ouverture sur le monde et une possibilité d’échanges non négligeable. On a ainsi pu dire que la Toile était une grosse épine dans le pied des
dictatures qui ne pouvaient plus cacher aussi facilement leurs exactions que par le passé.
Le revers de la médaille, c’est que les idées les plus néfastes et les plus obscurantistes se répandent tout aussi vite (sinon plus vite) que les perles de la pensée et de la spiritualité humaine.
Faut-il, au nom de la liberté de pensée, laisser dire tout et n’importe quoi sans réagir, au risque de laisser s’enfler une vague nauséabonde rappelant les époques les plus noires de notre histoire ? Ma réponse est un non catégorique car finalement, c’est à force de se taire qu’on laisse tout aller à vaux l’eau.
Donc, aujourd’hui ma palme de la crétinerie aigue va au conspirationisme et plus particulièrement à celui imbibé d’anti-maçonnisme et d’anti-sémitisme crasse.
Je pensais qu’on avait relégué ce type d’histoire dans un vieux tiroir estampillé « idées périmées »… Mais non, la théorie du complot se porte bien, très bien même.
Pour rappel, le conspirationisme est cette attitude très en vogue qui consiste à voir des complots partout. Mieux que cela, c’est devenu une véritable philosophie de vie, une manière de voir et d’interpréter le monde.
Il y a de nombreuses tendances dans le conspirationisme, du plus soft au plus hard, de la plus légitime méfiance par rapport au pouvoir établi et aux cartels financiers aux plus délirantes et débilitantes théories.
« Truth is out there », « La vérité est ailleurs » disait Mulder dans la série phare des années 90, X-files. C’était l’époque où l’on pouvait encore s’intéresser de manière sensée et rationnelle à des phénomènes qui semblaient provoquer le black out des autorités : phénomènes célèstes inexpliqués, manuscrits de la Mer Morte, écrits apocryphes gênants pour Rome et cachés dans la bibliothèque du Vatican, influence de sectes noires dans le IIIe Reich, meurtre de Kennedy et pouvoir réel des corporations, liens entre certaines familles régnantes et la mafia… Autant de faits troublants et de questions légitimes.
Puis tout dérapa, la surenchère commença et la récupération politico-religieuse s’organisa. Très rapidement, il fut de bon ton de dire qu’une élite dirige le monde en sous-main (les Illuminatis) et que cette élite se rencontre, bien sûr, dans les milieux juifs (ben voyons, original comme bouc émissaire) et maçonnique (tout aussi original)…
Les deux boucs émissaires sortis, on peut alors installer tout le décor de carton pâte qui va avec : sombre et satanique rituel, ennemis du genre humain au machiavélisme infini, races extraterrestres reptiliennes infiltrées… Je reste pantois devant autant d’énormités, devant autant d’absurdités assénées comme des vérités indéniables… Tout cela pourrait prêter à rire si, loin de toucher quelques allumés, ces idées ne brassaient pas un si large public. Tout cela pourrait prêter à rire si elles ne traduisaient pas l’anti-maçonnisme et l’anti-sémitisme le plus sombre.
Le pire, c’est qu’on ressort de vieux documents historiques fabriqués par la propagande jésuite, communiste ou nazi et qu’on fait passer pour des vrais. Ainsi les écrits délirants de Léo Taxil, prêtre défroqué soucieux de revenir dans le giron de l’Eglise, ainsi les protocoles des Sages de Sion utilisés à la fin du XIXe siècle en Russie sont présentés comme des documents authentiques….
Puis je repense à la phrase d’un petit moustachu qui disait en substance « plus les mensonges que vous ferez seront énormes, plus on vous croira »… La comparaison n’est pas gratuite car lorsqu’on cherche et qu’on enquête sur les gens qui répandent ce genre de détritus, on se rend compte qu’il s’agit toujours des mêmes milieux nauséabonds : islamistes radicaux, catholiques intégristes, évangéliques excités et bien sûr néo-nazis de tout poil. Finalement, rien n’a changé, les adversaires du genre humain et de la liberté ont toujours le même discours et les mêmes cibles. Il est en effet bien connu que les dictatures et les intégrismes s’attaquent toujours en premier aux maçons (défenseurs de la liberté) et aux juifs (éternels boucs émissaires).
But de la manœuvre ? Nourrir un sentiment anti occident, anti gouvernemental, anti liberté, anti droit de l’homme (considéré comme le manifeste « satanique » judéo maçonnique par excellence), anti ONU, …. Bref de faire ce pourquoi existent ces organisations néfastes : créer la division entre les hommes.
Ce qui me fait le plus rire (jaune), c’est que tous ces groupes rêvent d’instaurer ce que précisément, ils dénoncent soi-disant (procédé classique de transfert psychologique, on accuse l’autre de ce dont on est coupable) : un modèle autoritaire absolutiste et répressif.
Car finalement, quand on creuse la littérature de ces groupes, on tombe toujours sur le même schéma et sur le même dieu (qui ne mérite pas de majuscule). Qu’ils soient djihadistes, lefèbristes ou évangéliques extrêmes, qu’ils soient membres de l’Opus Dei, des Légionnaires du Christ ou d’Al-Quaida, tout ce petit monde défend l’idée du dieu vengeur et sanguinaire !!! Idée malsaine venue du fond des temps, où l’homme tremblait comme une feuille devant les éléments naturels, sacrifiant aux dieux afin d’apaiser leur colère. Le dieu monothéiste vengeur, jugeant et condamnant ses créatures « déviantes » ne vaut pas mieux que les statues de Baal à qui l’on brûlait des bébés ou les statues de Huitzilopochtli que l’on nourrissait du coeur palpitant des sacrifiés.
Le dieu vengeur et légaliste est un blasphème. Il n’est qu’une projection des fantasmes malsains d’un groupe d’hommes qui vocifèrent « en dehors de l’Eglise point de salut ! » et qui se considèrent comme les élus au détriment du reste de l’humanité. Il n’est qu’un instrument pour terroriser les foules et pour étouffer la lumière qui brûle en chacun.
Fantasme de puissance illusoire, blasphème grotesque et morbide, dieu de la lettre morte, coquille morte-vivante, égrégore pathétique, il se nourrit de la peur, de la culpabilité et de la superstition.
Depuis trop longtemps, il hante les cauchemars des hommes tout comme ses sbires hantent l’histoire, gageons qu’un jour, l’humanité pourra se débarrasser de cette idée-démon et des larbins qui la servent.
Une pièce majeure de la spiritualité occidentale
est sans nul doute les romans de la Table Ronde écrit par Chrétien de Troyes au XIIe siècle. Ainsi en est-il également du Parzival de Wolfram von Eschenbach. Ce qui est moins connu du
grand public, c’est l’extraordinaire retentissement spirituel de ces ouvrages au travers de la chevalerie et de l’esprit qui anima celle-ci puis dans les ordres initiatiques dit
« chevaleresque ». L’image archétypale du chevalier exprime encore aujourd’hui les valeurs de justice, de droiture et de proximité avec Dieu.
Un ouvrage tel celui de Dominique Visieux était donc essentiel pour qui s’intéresse à la spiritualité occidentale. L’auteur, adopte ici un le ton de l’exégète et de l’interprète plus que du philologue ou de l’historien.
Se basant sur la connaissance symbolique traditionnelle et sur la mythologie celtique, lointain ancêtre des légendes de la Table Ronde, l’auteur nous livre une analyse profonde et spirituelle sans jamais tomber dans la pédanterie ou le surfait.
D’une manière très claire, chaque chapitre correspond à un personnage majeur de la légende, on alterne entre l’histoire narrée de manière très vivante et l’interprétation donnée par Dominique Visieux.
A la fin de la lecture, on a fait un prodigieux voyage dans l’imaginaire culturel et fondateur de nos régions et mieux que cela, on en est revenu chargé de sens et de réflexions, une graine a été plantée.
Verbum
« L'épée est également l'un des éléments fondamentaux de la Quête. Elle symbolise au sens le plus élevé la Sagesse et la Puissance du Verbe. Elle est par excellence l'arme de la Connaissance et des combats spirituels, et sur ce point, elle n'est pas sans rapport avec la Dame qui, nous l'avons vu représente l'autorité spirituelle et connaissante, « l'oiseau qui regarde sans manger ». C'est pour cette raison que l'épée est souvent remise au héros par la Dame elle-même, et que c'est elle qui indique le moyen de la ressouder si elle vient a se briser. D'autres fois, on trouve l'épée enchâssée dans un roc ou dans un arbre d'où seul le chevalier qualifié peut l'extraire, image de la Connaissance enfouie au centre de l'Etre. et qui ne sera extraite que par le « Connais-toi toi-même ». L'épée est toujours parfaitement adaptée au chevalier et il arrivera ainsi. par voie de conséquence, que celui-ci doive en changer au cours de sa quête, étant parvenu à une étape supérieure dans la Connaissance de Soi. »
Zayin est la septième lettre de l’alphabet hébreu et renvoie
au septième jour de la Création. Fameux jour que celui-là : « Dieu acheva au septième jour l'œuvre qu'il avait faite, il arrêta au septième jour toute l'œuvre qu'il
faisait. Dieu bénit le septième jour et le consacra car il avait alors arrêté toute l'œuvre que lui-même avait créée par son action. » (Gn 2 : 2-3)
Ce septième jour récapitule les précédents car le 7 est la récapitulation du Tout, la synthèse du monde matériel (symbolisé par le 4) et du monde spirituel (symbolisé par le 3).
Intégration du matériel et du spirituel, Zayin est une lettre de force, de puissance, de totalité et de gnose. Car celui qui a pu unir en lui le Ciel et la Terre, celui qui a pu faire de son corps de chair un temple de l’Esprit, non en rejetant le matériel mais en l’acceptant et en le sublimant, celui-là est adoubé par le Seigneur des seigneurs et reçoit son épée. Zayin est une épée.
L’intellect de celui qui a été adombré par l’Esprit est pareil à une épée. Prompt à discerner, il tranche les illusions et les faux semblants, il sait séparer l’erreur de la vérité, il peut combattre l’ennemi, c'est-à-dire l’ombre qui n’est ombre que parce qu’elle s’est éloignée de la Lumière. Celui qui a reçu l’épée du Seigneur peut construire le Temple de l’humanité en étant vigilant et en se gardant des ignorants et de la barbarie toujours prête à submerger l’humanité, ainsi est-il dit dans le Livre de Néhémie :
« Ceux qui bâtissaient la muraille et ceux qui portaient et chargeaient les fardeaux travaillaient d'une main et de l'autre tenaient une arme. Quant à ceux qui bâtissaient, chacun bâtissait, une épée attachée à ses reins. Le sonneur de cor était à côté de moi. » (Ne 4 ; 11-12)
Dans le contexte actuel, toute rhétorique associant spiritualité et symbole guerrier suscite une juste méfiance.
Pourtant, l’épée est le symbole de l’action, de la protection des plus faibles par les plus forts et de la justice, l’épée est comme la torche, portée haut, elle reflète les rayons du soleil et fait reculer les ténèbres qui ne peuvent résister.
Pourtant, l’épée est l’arme du combat intérieur, celle qui sert à terrasser nos démons, à faire rendre gorge à nos peurs, à nos préjugés, à nos aveuglements.
La quête de Dieu est le but de toute vie sur Terre. Quête de la connaissance qui libère, elle se conquiert avec le cœur autant qu’avec la clarté d’esprit. Quête de la transformation et de la transmutation, elle élève autant qu’elle relie à nos semblables. Quête de la victoire de la Lumière, elle demande la force intérieure : force d’être heureux, force de s’émerveiller, force de se dépasser, force de faire éclore les graines plantées en nous et surtout force de repousser les attaques de l’entropie, de la facilité et de la stagnation.
La quête spirituelle demande d’être bien armé. Hommes et femmes de Bonne Volonté, adoubés par le Christ et ouvert à la Grâce, il nous appartient de porter les armes de la Vie et de nous battre pour le Royaume des Cieux, c’est-à-dire pour la transformation de la mort en Vie et la sublimation du monde qui nous a été confié.
Ora et Labora !
L’origine de cette devise se perd dans les brumes de l’histoire. Certains en attribuent la pérennité aux alchimistes, d’autres aux bénédictins…qu’importe !
Ora et Labora ! Ces mots de feu résonnent comme le tintement d’une cloche dans le ciel d’un matin ensoleillé.
Ora et Labora ! Prie et travaille ! Voilà la clé de la vraie Vie, voilà le secret ! Car, c’est maintenant que tout se joue, dans cette vie, sur cette Terre.
Ora – Prie !
Il faudra un jour remettre la prière au cœur de la vie, au cœur du quotidien, au cœur de la civilisation. La prière n’est pas une formalité, elle n’est pas une déclaration administrative ou juridique fait à Dieu. La prière est réellement une ouverture du cœur, une invitation à l’Ineffable. La prière n’est pas une tâche superflue, réservée à ceux qui ont le temps, elle est au contraire essentielle, elle est la respiration de l’âme.
On sous-estime souvent le pouvoir transformateur de la prière, l’âme en paix s’ouvre au langage de l’Esprit et celui-ci opère la conversion, la transformation du regard. L’effet transformateur de la prière change la vie, non parce qu’il fait adhérer à un dogme quelconque mais parce qu’il libère des scories, du superflus. La prière ouvre le cœur à l’essentiel, son action nous purifie des masques, des faux-semblants et du manque de discernement.
On sous-estime souvent le pouvoir inspirant de la prière, la conscience et l’âme reposant dans les mains de Dieu, on s’ouvre aux mondes infinis du dedans. Les eaux de la créativité déferlent au creux de l’âme telles une symphonie magistrale, la vie devient tout entière une œuvre d’art. Le merveilleux de la Création apparaît dans toute sa splendeur, dans toute sa force immense, balayant la mesquinerie comme la mer renverse un château de sable.
Nous vivons notre vie endormi, la prière est un réveil, un feu doré qui jaillit et éclaire la vie de mille feux, la mort s’estompe alors peu à peu, s’inclinant devant le rayonnement d’une Vie éternelle qui germe tel une rose en notre sein.
Labora – Travaille !
Mais on ne saurait se remplir tout entier de la Grâce sans en redistribuer ses bienfaits. Lorsque notre coupe intérieure est pleine de Grâce, il faut que le surplus rejaillisse sur le monde disait Saint Bernard.
La Terre nous a été confiée, à nous de la faire resplendir, à nous de la transformer, d’œuvrer pour en faire le reflet du Royaume. Notre conscience est inscrite dans le temps et l’espace, à nous de les sanctifier.
Travaille ! L’exhortation n’appelle pas à produire plus d’argent, à se tuer pour nourrir le Moloch néo-capitaliste. L’exhortation appelle au don. Le vrai travail, c’est le don. Don d’amour, don de justice, don de charité, don de compassion, don de fraternité, don de liberté responsable, voilà le vrai travail !
Construire un monde fraternel, un monde qui soit un écrin de la Vérité et de la Beauté, un monde où chacun trouve sa place, où chacun puisse s’épanouir pleinement, où chacun puisse exprimer en toute liberté les dons que Dieu lui a donné à sa naissance… Voilà l’idéal vers lequel il faut tendre, voilà le travail nourri par la lumière de la prière, voilà le centre et le sens de la vie humaine, le reste n’est qu’illusion…
Afin de marquer le 150' anniversaire de la parution de
L'Origine des espèces, ouvrage fondateur de Darwin, l'université pontificale grégorienne de Rome a récemment accueilli une conférence sur l'«
évolution biologique, faits et théories », sous le patronage du Conseil pontifical pour la culture. Des scientifiques tels que les Français Yves Coppens et Jacques Arnould étaient conviés à la
discussion. En étaient exclus les partisans affichés du créationnisme ou même du « dessein intelligent » - les organisateurs ne cautionnant pas, au niveau scientifique, théologique ou
philosophique, cette dernière « théorie », considérée comme un phénomène sociologique réactionnaire. Furieux, Bruce Chapman, le président du Discovery Institute, a dénoncé « une parade
d'athées, d'agnostiques ou d'évolutionnistes théistes ». L'objet de la conférence était tout
de même d'établir que la théorie de l'évolution ne peut, en elle-même, prouver l'inexistence de Dieu, ainsi que l'a souligné le directeur du projet Stoq (Science, théologie et quête
ontologique), Gennaro Auletta.
Une position pas toujours lisible
Depuis que jean Paul II a déclaré en 1996, devant l'Académie pontificale des sciences, que « la théorie de l'évolution est plus qu'une hypothèse », l'Église se cherche une position nuancée, pas toujours lisible. Le cardinal autrichien Christoph Schiinborn - proche collaborateur de Benoît XVI - a ainsi estimé en 2005 que ces propos de l'ancien pape étaient « plutôt vagues et sans grande importance ». Benoît XVI a déclaré la même année que la « Parole créatrice » a créé « ce projet intelligent qu'est le cosmos » ; et la formule en italien « progetto inteligente » a parfois été traduite en anglais par « intelligent design ». Le pape estime que « nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution ». Mais l'Eglise ne prend pas position sur des questions scientifiques, a expliqué le cardinal William Levada, ajoutant: « Le Vatican écoute et apprend. »
Voilà une phrase qu'on aurait aimé entendre plus souvent de la part d'un inquisiteur (William Levada est à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la Foi) et d'une Eglise souvent arrogante. Mais comme disait l'autre, "il n'est jamais trop tard pour bien faire !"
Source : Monde des religions.
Un jeune homme se tient entre deux femmes. L’une
d’entre porte une couronne et semble sérieuse, l’autre a des fleurs dans les cheveux et s’affiche de manière plus frivole. Au dessus de la scène, Cupidon, entouré de flammes éclatantes, tend
son arc vers le jeune homme hésitant.
Certains auteurs interprètent cette lame comme une hésitation face à la tentation. Le jeune homme va-t-il choisir la voie difficile, ardue mais promettant la stabilité ou va-t-il choisir la voie facile, superficielle ?
Yechoua disait : « Entrez par la porte étroite. Large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux ceux qui s'y engagent ; combien étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux ceux qui le trouvent. » (Mt 13-14)
Cette voie dont parle Yechoua est la voie du milieu, dont il est souvent fait allusion dans la symbolique Judéo-Chrétienne.
Lorsqu’on regarde l’arbre séphirotique, la voie du milieu se situe entre la colonne de la Miséricorde et la colonne de la Rigueur, c’est la voie de la Tempérance, celle qui mène le plus rapidement à la réintégration en Dieu Trine (Kether – Hochmah – Binah). Cette voie du milieu est celle qui passe par la Sephira Tiphereth, cœur de Vie de l’Arbre Sephirotique, cœur de Vie de l’Univers, expression parfaite de Yechoua.
La Voie du Milieu est la Voie de l’Amour, la Voie du Christ ! Si on relie la lame de l’Amoureux à la lettre hébraïque correspondante, Vav, on comprend que cette Voie du Milieu doit être comprise, non pas comme une voie de tiédeur, une voie d’hésitation ou de non-choix mais comme une voie de conjonction des contraires.
C’est la dualité qu’il faut dépasser, la voie entre le noir et le blanc n’est pas une voie grise ou terne mais une voie qui englobe le blanc et le noir pour créer une couleur autre, invisible au sens commun car englobant et dépassant l’ensemble du réel, le connu et l’inconnu, le créé et l’incréé… L’enjeu ici dépasse le simple fait de trouver un équilibre entre différente facette de sa personnalité, entre la révolte et l’obéissance, entre l’action et la contemplation, entre l’individu et la collectivité…Tous ces équilibres sont bons mais ils ne sont que des pré-requis pour atteindre le but ultime : la complète ouverture à la Grâce qui ravit l’âme et l’emmène chez elle dans le temps en dehors du temps, dans l’espace en dehors de l’espace, là où « tout est » et « rien n’existe », là où règne le « Je suis le Je suis ».
L’Amour est donc la Voie Royale menant à la conjonction ultime des contraires, cet Amour dont Saint François de Sales disait « le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour ». Cet Amour universel qui n’est pas compris du plus grand nombre est, en dernier recourt, la seule Vérité, la Vraie religion et la source ultime d’Illumination.
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