Art et Culture

Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 09:37

Daleth est la porte des mondes manifestés.  Elle mène dans le plan des quatre éléments, des quatre points cardinaux, des quatre vents, des quatre saisons et des quatre mondes : Atzilouth – Beriah – Yetsirah et Assyah.

Daleth est souvent associé à la pauvreté car avec la manifestation matérielle, la lumière provenant de l’Aïn Soph se densifie et est voilée par la matière.  Et avec la manifestation vient le cercle de la vie et ses quatre étapes : naissance – croissance et plénitude – flétrissement – mort. 

Toutefois, cette densification n’est pas négative car elle sert de support à l’évolution de l’âme et permet à la volonté de s’exercer, de se renforcer.

Car si une porte est un espace intermédiaire entre deux états d’être, on peut la franchir dans les deux sens.  En tout endroit, dans le désert écarlate, dans les villes de métal, dans les forêts d’émeraude et sur les mers de saphir, on peut franchir la porte et revenir au monde divin, renouer avec la Présence.  La Lumière, l’Aïn Soph se trouve partout.  Dans la Bible, cette porte menant au Royaume des Cieux est symbolisée par la tente d’assignation que les hébreux emportent partout : « Moïse, Aaron et ses fils campaient devant le tabernacle, à l'orient, devant la tente d'assignation, au levant; ils avaient la garde et le soin du sanctuaire, remis à la garde des enfants d'Israël; et l'étranger qui s'approchera sera puni de mort. (Nbr 3 :38) »

L’ « étranger » est celui qui est devenu étranger à la présence de Dieu, car si Dieu est partout présent, il se cache néanmoins sous le voile de la manifestation.  Et cela pour notre bien, car depuis l’Exil, nos yeux ne sont plus capables de regarder en face son étincelante Beauté.

  

Dans le même ordre d’idée, le monde manifesté contient l’ensemble de la Création comme le montre la tetraktys : 1 + 2 + 3 + 4 = 10.  Autrement dit en déroulant le chiffre 4 et en additionnant ses parties constitutives, on arrive à 10, chiffre symbolisant la création dans son entièreté.

 

Pour le théosophe Franz von Baader, la Création est deux fois double : masculine et féminine, chacune des parties contenant l’autre polarité comme dans le Tao où le yin est présent dans le yang et vice-versa.

De plus, la divinité est androgyne, Père et Mère mais aussi trinitaire, Père – Fils – Esprit.  Le processus de création et de fondation, lui ne peut être que quaternaire car seul la quaternité exprime l’accès au Soi et à la personnalité de Dieu dans les trois Personnes égales et distinctes car « le quatrième terme, passif, n’ajoute rien à la Trinité car il ne crée ni ne génère ; il reflète seulement la génération, renvoie aux puissances génératrices leur image dans laquelle elles peuvent se saisir en leur unité et leur distinction. » (L.P.Xella, Filosofia Erotica, p38).

 

Autrement dit, le quaternaire est la Création en tant que miroir du Créateur, reflet imparfait du monde d’En haut mais qui évolue sans cesse car « l’inférieur, admirant le supérieur, sort de sa propre infériorité, se soulève en quelque sorte ; le supérieur, se mirant et se contemplant dans l’inférieur, le soulève jusqu’à soi sans pour autant s’abaisser à son niveau.  Le supérieur est un miracle pour l’inférieur et l’inférieur est un miroir pour le supérieur : ainsi ils se rencontrent sans se confondre » (L.P.Xella, op.cit., p40) 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Le Monde Spirituel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 22:33

Le monde est constamment irrigué par la Présence de Dieu qui régit, via ses esprits agents, l’ensemble de la Création, de l’infinitésimal microcosme au macrocosme universel.  Toutes les constellations sont sous la direction d’un régent, lui-même placé sous l’autorité suprême de l’Esprit Saint représenté par l’Impératrice dans le Tarot.  Ainsi sur la lame dessinée par Oswald Wirth, voit-on cette Impératrice majestueuse entourée de douze étoiles symbolisant les douze constellations sur lesquelles elle règne.

Toujours chez Wirth, l’Impératrice porte des ailes d’ange, on trouve également une aile figurée sur son trône dans le tarot de Marseille.  Ces ailes nous rappellent que l’Esprit Saint est souvent figuré par une colombe : « Jean rendit ainsi témoignage: J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. » (Jean 1 : 32), Esprit qui est là depuis le commencement des temps, « La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu planait au-dessus des eaux » (Gn 1 : 2).

Accomplissant la volonté divine, c’est l’Esprit Saint qui va consacrer la chair de Marie afin qu’elle donne naissance au Roi des rois, le Christ symbolisé ici par l’aigle.  Christ-Aigle qu’il nous faut devenir à notre tour, en cultivant les vertus inspirées du Saint Esprit car la figure de l’aigle indique la royauté, la tendance vers les cimes, le vol rapide, l’agilité, la promptitude, l’ingéniosité à découvrir les nourritures fortifiantes, la vigueur d’un regard tendu librement, directement et sans détour vers la contemplation de ces rayons, que la générosité du Soleil théarchique multiplie (Pseudo Denys, Œuvres Complète, Paris, 1943, 242).     

 

Après le Bateleur qui manifeste l’Unité du monde dans la diversité et le sublime destin de l’âme humaine, après la Papesse qui nous invite à pénétrer les secrets de la Nature qui nous entoure, voici venir l’Impératrice manifestant les forces nobles de l’Intellect souverain et de la Grâce divine qui ordonne, transmute et donne la Vie éternelle.  Car s’il s’agit de devenir par Grâce ce que Dieu est par Nature, encore faut-il que nous utilisions notre libre arbitre afin de tendre consciemment vers le sublime. 

Par les vertus du discernement et du détachement, par l’adombrement de l’Esprit, nous pourrons, à notre tour, porter notre propre sceptre surmonté d’un globe et d’une croix symbolisant la maîtrise de l’Esprit sur les passions, l’ascension de l’âme vers les régions célestes.

 

L’Impératrice, Esprit Saint et Mère Cosmique a, chez Oswald Wirth, la tête dans les étoiles mais son pied sur la lune, faisant le lien entre les régions les plus hautes de l’Univers et notre cadre de vie soumis aux émotions et aux passions, symbolisées par l’astre de la nuit.  L'Impératrice nous donne la force de dominer celles-ci afin de nous élever spirituellement.

Et s’il est de notre devoir, en tant qu’être humain, de nous élever en conscience vers Dieu, c’est pour notre propre évolution mais aussi pour celui de toute l’humanité car un sage qui se réveille répare la trame endommagée de l'Univers et favorise l'éveil de mille autres. 

L’Esprit Saint rend possible la manifestation de l’Ineffable, l’incarnation de la Lumière divine dans cet espace limité qu’est la Terre.  Qui se purifie lui-même, qui évolue personnellement, incarne la Présence et participe à l’évolution de l’ensemble     

 

La Lame de l’Impératrice est liée à la lettre hébraïque Guimel.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 16:19

Des centaines de tarots ont été réalisé à travers les âges et ces dernières années en voient l’explosion.  Pour ce qui est de ma petite analyse personnelle du tarot, je me base sur le tarot de Marseille et celui d’Oswald Wirth qui, selon moi, en respecte l’esprit tout en enrichissant le symbolisme.

 

La Papesse est la deuxième lame du tarot, elle est donc reliée à la lettre Beith.  Rappelons que cette lettre, deuxième de l’alphabet, est la première lettre de la Bible.  Alef était une sorte d’inspiration divine précédent la Création mais la contenant tout entière.  De même le Bateleur représente la Création et le but à atteindre, but ou destinée déjà fixée avant la Création.  De même la Papesse est le commencement de cette Création, de ce monde matériel qui est de nature féminine mais qui porte en lui la dualité. 

Ainsi, la Nature est la Mère sacrée de toutes choses, elle porte en son sein le germe divin symbolisé dans le Tarot de Marseille par la tunique rouge enveloppé du manteau bleu.   

 

La Papesse est donc cette Nature, cette Création qui contient et manifeste Dieu car si Dieu est transcendant, il est aussi immanent et présent en chaque chose. Adam, l’âme humaine, est en Exil dans l’Espace et le Temps.  Dans cet état, nous n’avons plus accès à la vision des choses divines dont la route est désormais gardée, « C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. »(Gn 4, 24).

On ne saurait trop insisté sur la pureté d’intention nécessaire à la recherche d’initiation.  C’est avec sincérité, respect, amour, confiance et sens du sacré que le postulant approchera la Papesse, sinon la sphinge cachée sous son trône et symbolisant le féminin bafoué, le mettra en pièces : « Ta crainte de Dieu n'est-elle pas ton soutien? Ton espérance, n'est-ce pas ton intégrité?

Cherche dans ton souvenir: quel est l'innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés? Pour moi, je l'ai vu, ceux qui labourent l'iniquité et qui sèment l'injustice en moissonnent les fruits; Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère. » (Jb 4 : 6-10)  

Pourtant, la Connaissance, la Gnose qui nous rétablira dans nos origines premières, est accessible en permanence pour celui qui se donne la peine, car l’Univers la reflète et n’attend qu’une seule chose, que nous la découvrions tout comme Dieu désire que nous le trouvions.  Ainsi, la Papesse nous tend-elle le livre du Savoir, le Liber Mundi qui contient tous les secrets du Monde, la Mère des Livres Saints.             

 

La lecture de ce Livre sublime nous permettra de soulever le voile et nous livrera les clés d’or et d’argent, ouvrant les portes du Royaume des Cieux et les fonctions royales et sacerdotales.  Il ne s’agit pas d’un livre physique bien sûr mais de la Parole perdue, la divine Sagesse de laquelle procède tous les Livres Saints.    

Celui qui parvient à découvrir les trésors qui se cachent dans la Nature, renoue avec son origine et se rapproche de Dieu.  Il marche alors entre les carrés noirs et blancs qui dallent ce monde, il emprunte la voie du milieu et peut avancer entre les colonnes, « Il dressa les colonnes sur le devant du temple, l'une à droite et l'autre à gauche; il nomma celle de droite Jakin, et celle de gauche Boaz. » (2 Ch 3 :17). 

Celui qui a pu voir Dieu à l’œuvre partout, qui a révéré la Nature comme la Papesse, l’Epouse de Dieu qu’elle est, celui qui s’est ouvert à sa partie féminine et trouvé la Lumière en son cœur, celui-là reçoit la Grâce de pouvoir soulever le voile d’Isis et d'y découvrir des merveilles sans nom.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 13:05

Le Bateleur ou le Mage est la première lame du Tarot, elle ouvre le chemin et résume à elle seule le parcourt à effectuer.  Le Tarot étant relié aux connaissances kabbalistiques, cette première carte correspond à la première lettre de l’alphabet hébreu Alef et le symbolisme de l’arcane s’applique à la lame.

 

Le Bateleur ouvre le jeu de tarot comme il ouvre le chemin initiatique, celui qui va amener l’impétrant à entrer de plus en plus en profondeur dans la Lumière, jusqu’à atteindre l’état de Gnose, d’Eveil spirituel.

Le Bateleur est un homme sans âge se trouvant devant une table sur laquelle est posé trois objet : une épée, un denier et une coupe, tandis qu’il tient une baguette en main.  Dans la symbolique traditionnelle, ces quatre objets symbolisent les quatre éléments : le denier représente la terre, la coupe représente l’eau, la baguette représente le feu et l’épée représente l’air.

Ces quatre éléments sont les principes constitutifs du monde manifesté.  Monde manifesté représenté par la table, aux limites finies et définies comme l’est le monde matériel.  Mais cette table, comme nous le verrons, est aussi un autel, c'est-à-dire une préfiguration du monde céleste dont l’extrémité sort du cadre de l’illustration et nous échappe. 

 

Si le Bateleur se tient devant la table, c’est qu’il s’apprête à y travailler, à agir sur le monde manifesté.  Pour ce faire, il possède la baguette de feu, ce feu divin dont la Grâce lui a fait dont : « Moi, je vous baptise d'eau pour la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne d'enlever ses sandales: lui vous baptisera de l'Esprit Saint et de feu » (Matthieu 3 :11).  Ce feu qui brûla un jour au désert pour Moïse et qui se posa sur l’esprit des premiers apôtres : « Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux » (Actes 2 : 3).  Ce Feu bénit celui qui tourne son cœur (le Bateleur tient la baguette de la main gauche, celle du cœur) vers Dieu.  Mieux, qui ouvre son cœur à Dieu, qui en fait un Temple où la Lumière peut venir reposer.

Feu du commandement, feu de l’action, le Bateleur montre le ciel de sa main gauche et la terre de sa main droite.  Comme les derviches qui tournent sur eux-mêmes une main tendue vers le ciel et l’autre vers la terre, il est le médiateur entre le Ciel et la Terre, entre Dieu et la Création, il recueille l’Amour divin et le répand sur Terre. 

 

Ayant atteint la Gnose, le Bateleur devient co-créateur et pilier du monde, ses vêtements rouge vif et bleu indiquent cet équilibre réalisé entre le monde matériel et le monde spirituel.  Ses chaussures noires sont le symbole de la Materia Prima et expriment sa maîtrise des passions les plus basses (jalousie, cupidité, peur, ignorance, haine,…).

Et de fait, ses pieds sont sur la Terre mais sa tête est dans le monde nouménale comme indique son chapeau dont le bord de lumière dorée est un lemniscate, symbole cosmique de l’infini.  Ce faisant, il réalise ce qui est dit : « Soyez dans le monde et non de ce monde ».

Car seul celui qui aura réussi à se détacher des passions délétères de ce monde pourra se consacrer au véritable travail auquel l’humanité tout entière est appelée : réaliser la divinité qui est en soi, conscientiser l’Esprit afin de bâtir le Temple de Dieu sur Terre : « Car nous sommes collaborateurs de Dieu; vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu. » (1.Cor.3 :9) « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous? » (1.Cor.3 :16)

 

Lorsqu’il réalise cet état, le Mage-Bateleur se transforme lui-même atteignant cette sérénité de l’âme qui se lit sur son visage et qui est l’apanage de ceux qui savent et qui ont reçu la Grâce.  Il transforme également le monde qui l’entoure et la table qui accueille les éléments devient alors un autel soutenu par les trois pieds de la Force, Sagesse et Beauté, et du quatrième invisible dont on ne peut rien dire.   

Les yeux bleus profond du bateleur qui se posent avec amour sur l’humanité, sont mis en valeur par ses cheveux blonds et blancs, couleurs de lumière.  Ils expriment que la volonté humaine est soutenue par la volonté divine car le Mage n’est qu’un agent, une extension libre de la volonté de Dieu.

 

C’est par l’action et l’éveil du Bateleur que le profane devient sacré, que la Nature se divinise, que l’Homme réalise la Théosis et accomplit son destin : " Car telle est la raison pour laquelle le Verbe s’est fait homme, et le Fils de Dieu, Fils de l’homme : c’est pour que l’homme, en entrant en communion avec le Verbe et en recevant ainsi la filiation divine, devienne fils de Dieu " (S. Irénée, hær. 3, 19, 1).  L’Homme devient ainsi participant à la Nature Divine et co-créateur du Monde. 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Le Monde Spirituel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 18:02

Guimel est un canal par lequel s'écoulent la Force et l'Amour de Dieu sur Terre. Sans cette force divine qui irrigue constamment la création, celle-ci cesse absolument d'exister, à l'image d'une plante coupée de ses racines : « Guimel ressemble à une gouttière évacuant l'eau du toit d'une maison, qui canalise l'eau accumulée par son bec relevé et l'amenant au sol. Parallèlement, le Bienfaiteur Eternel déverse Sa bonté et Son affection débordantes vers le bas. » (Maguèn David) ou comme le dit le Rabbi Akiva : « Sans Guimel, le monde ne pourrait exister ne serait ce qu'un instant. Constamment, Il nous accorde le Souffle de Vie, la sagesse et la force, l'usage de nos membres, les sensations et la parole. »

Au niveau matériel, Guimel symbolise le chameau. Monture privilégiée des hommes du sud, le vaisseau du désert est celui qui porte l'être humain à travers le désert sans fin. Guimel est la monture de l'énergie divine, la portant au travers des espaces infinis de l'Univers.
Guimel est donc l'expression même de la prospérité et de la richesse, spirituelle d'abord mais aussi matérielle puisque celle-ci est la densification de l'énergie divine d'abondance.

 
Sans Guimel, pas de pleine compréhension, tout comme sans la création support de l'incarnation des âmes, il n'y aurait pas d'évolution animique. Dans cet ordre d'idée, il faut comprendre que la « Chute Primordiale» ne fut pas la conséquence d'une désobéissance à un Dieu autocratique mais bien une nécessité voulue par un Dieu aimant, afin de faire évoluer l'âme adamique.

Troisième lettre de l'alphabet hébraïque et intermédiaire entre Dieu et les hommes, Guimel peut-être rapprocher de l'Esprit Saint ou du paraclet tel que décrit dans l'Evangile de Jean : Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. (Jean, 14 : 16-17).

Guimel est la dernière composante de la Sainte Trinité sans laquelle il n'y a pas de création car le chiffre trois est le symbole de l'harmonie, de l'ordre et du mouvement en ce qu'il est l'expression ou le véhicule de l'Unité. En réalité le trois brise l'équilibre statique de la dualité pour produire les formes infinies de la Création.
D'un point de vue psychologique, on peut considérer que Alef est la thèse, Beith est l'antithèse et Guimel est la synthèse. Autrement dit, la pensée pose le problème en 1, l'analyse en 2 et compare et solutionne en 3.


Guimel, en tant qu'intermédiaire entre les hommes et Dieu est bien sûr relié à l'Archange Gabriel, message privilégié entre notre monde et la Source de toutes choses et dont elle est la première lettre : « Les deux lettres reviennent alors à leur place et sont absorbées par la vibration qui passe par ces deux portes. Parallèlement, par deux autres portes sur la gauche et à l'ouest, passent deux lumières radiantes ; desquelles sont projetées deux autres lettres scintillantes flamboyantes, l'une est Guimel et l'autre Noun ; et quand les deux lettres précédentes reviennent à leur place, ces deux lettres flamboyantes émergent du centre de leur rayonnement et paraissent au-dessus de cet âme. Alors, encore, émergeant de deux autres portes, s'avancent deux autres légions, une sous la domination du grand chef Gabriel, et l'autre sous celle du grand chef Nouriel » (Sepher haZohar 2:210a)

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 23:53

Je décide de rendre compte de certaines infos glânées à gauche ou à droite concernant les civilisations antiques ou l'art en général.   Les deux faisant parties de mes centres d'intérêts principaux.

Une pyramide vieille de 4.300 ans a été découverte à la nécropole de Saqqara, à une vingtaine de kilomètres au sud du Caire, a annoncé mardi le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni.
Haute de cinq mètres, la pyramide pourrait avoir eu une hauteur initiale de 15 mètres, selon le ministre. Elle a été construite pour la reine Sechséchet, mère du roi Teti, premier roi de la VIe dynastie de l'Ancien Empire, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Saqqara.
L'immense nécropole de Saqqara, qui été utilisée de manière quasi continue durant toute l'Egypte antique, jusqu'à l'époque romaine, abrite la première pyramide jamais construite, la pyramide à degrés édifiée par Imhotep pour le roi Djéser vers 2.700 avant J.-C.
La base de la pyramide a été découverte à « 20 mètres de profondeur sous le sable et un passage donnant accès à la sépulture a également été découvert », a ajouté le ministre de la Culture.
Il semblerait, a-t-il dit, que la pyramide ait été pillée.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 18:20
« Je les mènerai à ma sainte montagne, je les comblerai de joie dans ma maison de prière. Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison (Beith) sera appelée maison de prière pour tous les peuples. » (Isaïe 56 : 7)

Beith est la première lettre de la Bible. Celle qui commence le premier mot : Bereshit. Le nom de cette lettre signifie littéralement « Maison ».
Beith est l'archétype de la maison, celle qui accueille la vie, la chaleur, la famille et le sacré.
Beith est la matrice qui va accueillir la Présence divine invisible manifestée par Alef, la première lettre de l'alphabet hébreux.

 

« Pourquoi Beith succède-t-il au Aléf ? Parce qu'il est au commencement de la création du monde. » Sépher haBahir 18.


Alef et Beith, c'est un peu le masculin et le féminin, le Souffle et la matière, la seconde est fécondée par le premier. Sans Alef, il n'y a pas de vie, pas de spiritualité, pas de souffle. Sans Beith, il n'y a pas de création, pas d'endroit où se reposer, pas de lieu où se transformer.
Car si Beith, au sens microcosmique, symbolise la maison familiale et le foyer, au sens macrocosmique, elle est l'univers manifesté en tant que principe matriciel où s'exprime et se révèle Dieu.

 

La valeur guématrique de Beith est le 2. Beith est donc le premier dédoublement de l'Unité, la rupture de l'équilibre afin que le mouvement puisse commencer, que l'espace et le temps puissent exister. On peut donc dire que Beith est la Création dans son entièreté tandis qu'Alef (dont la valeur était 1) est le Créateur, Unité primordiale précédant la création.
Un texte (le Métsaréf Dahavah) cité par Virya dans l'Alphabet hébreu et ses symboles, illustre parfaitement ce propos : « Il apparaît symboliquement que les mots « Ab », père et « Am », mère, commencent par un Alef tandis que Bén, fils et Bath, fille, commencent par un Beith. »

 

Autrement dit avec Beith, on tombe dans la génération et dans le temps mais aussi dans la Révélation divine puisque la Torah commence par Beith. C'est comme si pour comprendre pleinement la parole de Dieu, l'homme avait dû nécessairement passer par la Création et la vie dans le monde matériel afin d'exercer pleinement son intelligence et sa puissance de discernement, Binah en hébreu qui commence également par la lettre Beith.
C'est donc par l'étude de la Création que nous pouvons nous approcher de l'Ineffable qui ne peut-être connu par une simple abstraction intellectuelle.

 

« La lettre Beith (=2) désigne deux choses réunies, nottament deux points, un enseveli dans le mystère et un capable d'être révélé ; et comme ils sont inséparables ils sont tous deux réunis dans un seul terme : reshit, commencement. » Sépher haZohar 1 :7b.

 

En conclusion, Beith est l'image de l'énergie divine créatrice de mondes, l'essence de la matière où va se manifester le divin. Identité s'exprimant même dans le dessin de la lettre : « R.Judah dit : Beith a deux lignes parallèles et une troisième les réunissant. A quoi correspondent-elles ? Une pour le ciel, une pour la terre et une pour le Saint, béni soit-Il, qui les unit et les reçoit. » Sépher haZohar 3 :36a

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 16:43

Le Christ rebelle, mourut un jour sur la Croix, pour avoir apporté la Lumière dans un monde de ténèbres.
Dans un ultime geste d'Amour, le sang divin coula et lava le monde de l'obscurité, un cri de rage déchira l'Univers.
Le Prince des Ténèbres ne s'avoua pas vaincu, ses griffes gigantesques et corruptrices s'étendirent à l'infini.
Inspirant les âmes faibles, les tyrans, les oppresseurs, les inquisiteurs et les légions noires qui déferlèrent à travers l'espace et le temps.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


L'Epée Lumière fut maintes et maintes fois forgée, comme elle fut maintes et maintes fois portée.
Sur son pommeau, sur sa lame, on peut lire qu'elle ne peut être portée que par ceux à qui elle est destinée.
Les champions de Lumière luttent toujours pour ceux qui les dénigrent car l'aveuglement et la stupidité,
Sont les poisons dont Satan use le mieux, ceux qui imprègnent le plus facilement l'esprit humain.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


L'étoile du berger n'est pas qu'un signe pour les mages des civilisations disparues recherchant le Messie.
Elle est un fanal pour la Chevalerie et pour ceux qui se laissent imprégner par l'Esprit illuminateur.
Mais des nasaux du Prince, sort un brouillard nauséabond, cachant la Lumière éternelle comme un linceul opaque.
Voile à la trame malsaine, tissé par les araignées infernales aux noms bien connus : peur, médiocrité, injustice, préjugés et ignorance.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


A chaque instant, à chaque endroit, la mer de l'évolution vient frapper les digues de la stagnation.
A chaque instant, à chaque endroit, la Source chante et les notes s'envolent comme des perles de cristal.
A chaque instant, à chaque endroit, la Fleur de l'âme tente de percer la neige des illusions afin de s'épanouir à la chaleur du Soleil Invaincu.
A chaque instant, à chaque endroit, on tente de repousser la gangue de boue informe et chaotique et de se vêtir de l'armure de Lumière.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


Et nous, nous galopons avec panache, portés par le vent de l'Infini...

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 18:35
Quelqu'un de peu familier avec le mode de pensée mystique pourrait s'étonner de l'intérêt porté au symbolisme des lettres hébraïques. Après tout, nous ne sommes pas habitués à ce que nos lettre usuelles expriment autre chose que des sons qui, mis ensemble, vont former des phrases exprimant des idées.
Le symbolisme des lettres est pourtant aussi vieux que celles-ci et fut de tout temps le support d'une profonde réflexion mystique. L'alphabet hébreux fut particulièrement le véhicule de la théosophie chrétienne (à ne pas confondre avec la Théosophie de Blavatsky) depuis la venue du Fils de Dieu.
Pour comprendre l'intérêt porté à cet alphabet, il faut entrer dans un mode de pensée différent du rationalisme quotidien, à savoir le mode de pensée symbolique.
Chaque lettre est un symbole. Autrement dit, elle a une signification autre que purement sonore. Par sa place dans l'alphabet, par sa forme et par le son qu'elle émet, elle prend une signification mystique. Celle-ci, loin de rester froide et intellectuelle, invite à plonger en nous même et de nous mettre en résonance avec les concepts figurés. La lettre devient alors le support pour toucher à l'ineffable, la porte qui mène à la connaissance intuitive, celle qui peut nous rapprocher de l'Absolu.
Au fil du temps et de la méditation sur les lettres, un schéma commence à prendre forme. La relation entre les lettres prend sens, et chacune d'elles devient aussi consistante qu'une étoile. Elles forment alors de véritables constellations de savoir. C'est alors qu'on peut parler d'arcane car on voit à cet instant les signes comme des idées-racines inexprimables, véritables matérialisations sur le papier de l'énergie divine.

Aussi faut-il tenter d'intégrer le pouvoir symbolique des arcanes non seulement avec la raison mais aussi avec les yeux du cœur et de l'esprit.

 

Alef


Alef est la première lettre de l'alphabet hébreu, le premier arcane de la tradition judéo-chrétienne.
Aleph n'a pas de son et se vocalise par une voyelle, pouvant être indifféremment o,a,é,i, ou.

 

Première lettre, elle a la valeur numérique 1, elle est donc le symbole de l'unité, de la Source, de la puissance, de la stabilité et de l'équanimité.

 

Source de l'Esprit divin, elle est aussi le lien entre la Terre et le Ciel, entre le matériel et le spirituel, entre les hommes et Dieu.
Sa valeur numérique est Un, l'unité parfaite, le centre éternel du Tout. Le « Un » est cette tête d'épingle surgie silencieusement du néant et qui contient toute chose en potentiel, puissance absolue capable de passer de l'unité (1) à la multiplicité infinie (10,100,1000,10000, etc...)

 

« ...de même que pour prononcer Alef, on ouvre simplement la bouche (sans produire de son), la pensée s'étend à l'infini et sans terme. » (Sepher haBahir §70) »

 

« Mais du milieu du mystère impénétrable, de la première descente d'Ein Sof, scintille une indiscernable lumière comme le chas d'une aiguille, profondeur cachée de pensée, qui demeure inconnaissable jusqu'à ce que sorte d'elle une lumière... Tout d'abord, il y a Alef, le commencement et la fin de toutes les catégories, sur lequel toutes les catégories sont inscrites et qui est toujours appelé « un », informant que malgré le fait que le divin contienne beaucoup de formes, il demeure unique. Le premier point du Alef symbolise la pensée suprême occultée, dans laquelle est potentiellement contenue l'extension du firmament suprême. »

 

Aleph est la force médiane, qui unit les contraires. Cette fonction d'unification en fait le symbole idéal de l'Adam Qadmon, l'Homme Primordiale et Universel, régentant la Création.
Aleph est le commencement (en tant que Source) et le but à atteindre, le Sepher haBahir dit d'ailleurs : « Pourquoi Alef est-il placé en tête ? C'est parce qu'il a tout précédé, même la Torah ».
De fait, la première lettre du Livre Sacré est la deuxième de l'alphabet, Alef est donc le non manifesté, le « vide empli de potentiel ».

 

Enfin, Alef est aussi le principe masculin (H'okhmah) fécondant le principe féminin (Binah) afin que la Création puisse exister.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 13:09
Il existe un lieu où je me rends régulièrement, tous les jours, toutes les heures, tous les instants.
Un lieu hors du temps, hors de l'espace, hors des limitations matérielles.
Un lieu fait de marbre blanc, d'herbe grasse, d'embrun vivifiant et de lumière éclatante.
Un lieu qui est le reflet spirituel de l'Incréé, un écho de Son chant, une syllabe de Sa pensée.


Lorsque je m'y rends, je me sens serein, en paix comme un exilé sur le chemin du retour,
Car ici, ma pensée est libre des soucis mesquins, ici tout est clair, limpide, droit et juste.
Lorsque je m'y rends, une gerbe de couleurs étincelantes illumine mon esprit et mon cœur,
Car ici, tout est Force, Sagesse et Beauté à l'image du Créateur qui fait toute chose.


Il existe un lieu où je peux trouver toutes réponses à toutes mes questions, à toutes mes interrogations, à tous mes doutes.
Un lieu où il me suffit d'écouter pour entendre Sa voix, comme le murmure du vent dans les arbres.
Un lieu où il me suffit d'ouvrir les yeux pour voir Sa présence, comme la lumière donnant vie à un vitrail de feu.
Un lieu où je suis vêtu du manteau blanc d'Elie, au cœur du silence intérieur, au cœur du Cœur, au centre du Soleil.

 

Lorsque je m'y rends, c'est par un battement d'aile de l'Esprit qui me fait traverser les espaces infinis.
Car ici, Il est partout présent, dans le centre de la Rose, dans les motifs des tapis brodés d'or et d'argent.
Lorsque je m'y rends, c'est porté par le vent, par l'écume de la Mer Insondable, par l'étincelle brillante et les galets de granit blanc.
Car ici, je Le bois dans le Saint Calice serti d'émeraudes pures, je Le vis dans l'air d'un matin frais.

 

Il existe un lieu infusé de liberté, qui donne l'ivresse sacrée, celle qui ravit le cœur et l'âme comme le vent la flamme de la bougie.
Un lieu d'éternité, là où la vie et la mort ne signifie plus rien, là où mon âme déploie ses ailes aux plumes écarlates.
Un lieu où tombe parfois des cascades de perles de lumière, un lieu entre Rigueur et Miséricorde.
Un lieu d'échange avec l'Autre, Celui qui est le Je suis pour des siècles et des siècles.

 

C'est ici que la couronne sera ceinte,
Que le chevalier recevra son épée,
Que l'étincelle embrasera l'Univers.

 

C'est ici que tout finira.
C'est ici que tout a commencé.
C'est ici que tout Est.

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés