Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 10:49

marianne.jpeg Petite réflexion sur la notion de fraternité inspiré par le livre de Régis Debray, « Le moment fraternité » :

 

La république française lie, dans sa devise, la notion de « Liberté » et d’ « Egalité » à celle de « Fraternité ».  Si on prend les trois termes séparément, on se rend compte qu’il n’implique pas forcément l’utopie qu’on leur prêterait au premier abord. 

En effet, imaginons une société basée uniquement sur la liberté.  La liberté pure, sans frein est le règne absolu de l’ego, chacun fait ce qui lui plait sans aucune restriction.  Dans ce modèle, comme la liberté ne s’arrête pas où commence celle du voisin, les gens les plus expansifs, les plus égoïstes seraient sur le devant de la scène.  Si la liberté est totale, c'est-à-dire qu’il n’y a pas ou peu de lois répressives, on arrive rapidement à un monde « à la Mad Max », où règne l’anarchie totale.  Dans ce modèle, seul régnerait ce que Régis Debray appelle « l’égoïsme des forts ».  C'est-à-dire une société, pas très éloignée de celle que l’on connaît, régie par un libéralisme total et ultime, où plus rien ne protège les faibles (que la faiblesse soit physique, psychique ou économique) car ceux-ci sont condamnés à être détruits par les forts.  

 

Si l’on imagine une société basée sur l’égalité la plus totale, on arrive rapidement à la dystopie communiste poussée à son extrême.  L’égalité nivelle par le bas car il est plus facile de rabaisser un discours que de faire l’effort de se hisser vers des strates supérieures.  Si l’on vivait dans un monde d’égalité pure, on porterait tous les mêmes vêtements, on aurait des goûts formatés pour la grande distribution, on ne penserait plus qu’à l’aulne du plus petit commun dénominateur.  Plus aucune personne ne pourrait faire montre de sa supériorité créative ou intellectuelle, on en arrive au totalitarisme, chacun devant se fondre dans la masse et disparaître parmi la foule indifférenciée de ses voisins. 

 

Ces deux modèles sont, on s’en rend compte, cauchemardesques et bien des aspects de notre société actuelle emprunte aux côtés négatifs de la liberté et de l’égalité.  Bien sûr, il n’y a pas que du négatif aujourd’hui en Occident l’égalité de droit est respecté (du moins en principe) et la liberté d’expression également.

Mais en réalité, seule la fraternité peut amener une synthèse entre les deux.  Car la fraternité est précisément d’accepter la différence de l’autre, voir par delà les apparences pour y trouver ce qui nous unit : notre nature humaine commune.  La fraternité, c’est aussi jouir de sa liberté tout en faisant preuve d’empathie en respectant l’espace vital de l’autre. 

 

Mais le respect ne va pas de soi et la nature humaine n’est apparemment pas suffisante pour cimenter le sentiment de fraternité.  C’est qu’il faut avoir conscience que pour se dire frères (et sœurs), il faut un père.  Or pour éviter des systèmes dictatoriaux à la Staline petit père du peuple, il faut un Père qui transcende les limitations humaines par son Amour absolu, modèle total de Lumière et d’Altruisme.  Dans un monde matérialiste, sans idéaux ni spiritualité, il n’est sans doute pas possible d’instaurer un sentiment fraternel à grande échelle. 

 

Par ailleurs on remarque également que la fraternité existe toujours par une opposition à un ennemi commun.  Celui-ci peut-être de chair et de sang ou spirituel, comme l’ennemi qui cimente les fraternités monastiques.

Bien que beaucoup rêvent d’un monde « peace and love » comme les utopies hippies le proposaient, je pense qu’il est vain de l’espérer sur Terre, ne fut-ce que parce qu’il faudra toujours se battre pour sa survie personnelle ou celle de l’espèce (ne fut-ce que contre la faim, les maladies, etc…).  A moins de faire corps face à une menace extérieure de type extraterrestre ou à moins de subir la contrainte de l’égalité pure, l’humanité sera toujours dans les oppositions d’identités ou dans les conflits d’intérêts.  La guerre est inévitable, ne fut-ce que parce que certains rêvent d’expansion au détriment des autres ou d’uniformisation du monde à leur image comme les tenant du jihad.

 

Je pense qu’il est réaliste et vrai de dire que ce monde en Exil est celui de la guerre, tant individuelle que géostratégique ou spirituelle.

Je ne crois donc pas à une fraternité universelle sauf « forcée » comme dans le cas d’une dictature totale, ce qui est sans doute pire que tout. 

 

Néanmoins, tout doit être mis en œuvre pour étendre la synergie des notions d’égalité, de liberté et de fraternité car si l’idéal ne saurait être atteint, on peut du moins s’en rapprocher.

On peut espérer qu’une certaine idée de fraternité finisse par transcender les identités illusoires (comme cette stupide notion de race) et les identités égocentrées (nationalisme) pour atteindre la conscientisation d’une identité terrienne.  Identité dans la commune identité terrienne riche de sa diversité et acceptant pleinement celle-ci. 

Par Galahad - Publié dans : La marche du Monde - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 01:25

Dans l’antiquité, les sibylles étaient des oracles par lesquelles s’exprimaient les dieux.  Une série de livres connus sous le nom d'Oracles Sibyllins circulent en Méditerranée dès le IIIe siècle avant notre ère. Ces livres, au nombre de douze, comprennent des oracles antiques, des oracles juifs et des écrits chrétiens. C'est dans le 8ème livre que l'on trouve des vers, attribués à la Sibylle Érythrée, annonçant le jour du Jugement Dernier sur une terre couverte de ténèbres, où à la fin, grande guerre oppose les armées angéliques aux légions démoniaques.

Le christianisme incorpore ces textes à son corpus et  Saint-Augustin en offre une version traduite du grec qui commence ainsi : Iudicii signum : tellus sudore madescet (le signe du jugement : la terre s'inondera de sueur...) Cette version est lu à la veille de Noël, au moment où, juste avant la renaissance de la lumière et l’Incarnation de la Lumière, les ténèbres sont les plus profondes.

 

Des versions musicales du Iudicii signum ont été retrouvées dans des manuscrits de divers monastères. Dans la péninsule ibérique, le sermon comprenant la prophétie de la Sibylle apparaît dès le XIème siècle. À partir du XIIIème siècle, le Chant de la Sibylle est exécuté en langue vulgaire, occitan, castillan et catalan. Voici un extrait des paroles interprétées ici par Montserrat Figueras :

 

Le soleil perdra son éclat les étoiles leur clarté
la lune fera erreur et deviendra noire
Les monts s'affaisseront et les vallées se dresseront
les lignages se perdront plus de Comtes ni de Rois
Ponts et fleuves s'embraseront et la mer flambera
puis une voix retentira, Dieu ! Quel triste son !
La terre s'ouvrira, l'enfer apparaîtra
ils pleureront ses tourments et on plaindra les méchants.
Le jugement sera prompt et inflexible,
du ciel descendra le souffre brûlant et le feu ardent.

 

Que cette fête de Noël apporte Lumière et Paix dans votre foyer !

Quelle soit source de joie pour vous et pour vos proches

Afin qu'inspiré et guidé par la flamme d'En-Haut,

Vous puissiez vous réaliser pleinement et connaître le bonheur !!!!

 


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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 00:36

fraternite.jpgJ’avais commencé cet article comme un simple article devant prendre une page tout au plus.  Puis, en faisant des recherches et emmené par ma réflexion, j’ai remarqué que je m’embarquais sur des terres beaucoup plus vaste que celles auxquelles je m’attendais.  Initier une réflexion sur la Fraternité et sur l’établissement idéal d’une fraternité sur Terre implique énormément de paramètres et d’études sur les différentes prises de positions au cours des âges et sur les différentes approches contemporaines qui ne sauraient être traités en une page.  J’enrichirai donc de temps en temps ce blog de réflexion sur les différents systèmes proposés dans notre société actuelle.  Quel rapport avec l’ésotérisme judéo-chrétien me direz-vous ? Il est double.  D’abord parce que c’est le christianisme qui invente ou du moins qui popularise la notion de fraternité mêlée d’égalité ;  lorsque Saint Paul dit « Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3 :28), c’est une véritable révolution.  Toutes les distinctions si fortement affirmées pendant l’Antiquité s’effondrent devant l’égalité d’êtres humains unis par leur origine divine commune.  Ce concept fait encore œuvre de précepte révolutionnaire aujourd’hui face à la concurrence et à la loi du marché qui par essence est génératrice d’inégalités profondes.

Et puis l’ésotérisme a toujours cherché à matérialiser sur Terre un certain idéal fraternel, que cela soit dans les loges maçonniques ou rosicruciennes, ou au travers d’écrits humanistes comme ceux de Comenius popularisant la notion de citoyen du monde.

 

Lorsqu’on regarde autour de soi dans ce monde en crise, on remarque qu’aujourd’hui, nous nous trouvons dans un bouillonnement d’idées, certaines sont bonnes et d’autres carrément effrayantes.  L’horreur communiste ayant été éradiquée, le monstre capitaliste s’en donne à cœur joie et certaines sectes font ouvertement l’apologie d’un monde où les plus forts réduiraient les plus faibles en esclavage, où l’égoïsme règnerait en maître absolu, où une race de seigneurs domineraient l’humanité gémissante.  Ces visions cauchemardesques, qui ne sont pas sans rappeler celles des théoriciens nazi, sont aujourd’hui défendues par une myriade de groupements satanistes, d’ordre lucifériens ou vampiriques, adeptes de la magie noire, des rites de sang et de la goétie.

Notre société rationaliste pourrait sourire de pareils groupes « granguignolesques », ceux, ésotéristes, mystiques ou religieux qui ont un tant soit peu approchés la réalité spirituelle du mal riront moins.

 

On rira d’autant moins, que le modèle hiérarchique satanique néo-nazi est fort semblable à celui défendu par les tenants du jihad islamique qui ne rêvent que d’un monde plongé dans l’obscurantisme et dirigé d’une main de fer par un calife tout puissant.

On rira encore moins lorsqu’on prendra conscience, qu’en réalité, notre société néo-capitaliste post-moderne fonctionne en grande partie sur les préceptes du « tout individualiste » et du « tout égoïste » défendu par des gens comme Ayn Rand, philosophe qui inspira autant Alain Greenspan que le fondateur de la « Church of Satan », Anton LaVey. 

 

Dans le même ordre d’idée, les promoteurs du courant de pensée Neo-Tech dont le but avoué est la destruction de toute trace de spiritualité de l’esprit humain et de l’établissement d’une société basée sur la compétitivité individuelle et la recherche de l’immortalité biologique commercialisable me semble bien prêt d’enfanter un cauchemar digne des plus grandes dystopies de science-fiction…

Par Galahad - Publié dans : La marche du Monde - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 22:21

DionFortune Dion Fortune (Violet Mary Firth) est l’un des grands noms de l’histoire de l’ésotérisme occidental.  Initiée au sein du fameux Ordre de la Golden Dawn, elle fonde son propre mouvement en 1924, la Fraternité de la Lumière Intérieure. La même année, elle découvre Glastonbury, haut lieu du paganisme celtique où elle reviendra souvent pour s’harmoniser avec l’Autre Monde Celte.  

Dans son livre sur la Cabale, Dion Fortune montre ce que le système de l’Arbre de Vie Cabalistique ou Séphirotique a d’Universel.  Car ce qu’il y a d’étonnant, c’est que ce système mystique juif s’adapte aussi bien au monothéisme du judaïsme qu’au mode de pensée occultiste qui s’accommode volontiers de la force de la symbolique païenne.

Les dix Séphira sont les dix émanations de la Source de Dieu que l’occultisme à relié aux noms du Créateur, aux anges ou aux dieux symboliques.   

De plus chaque Séphira se trouve sur l’une des trois colonnes, masculine, féminine ou androgyne, ce qui est une source infinie de réflexion sur les polarités et la complémentarité Masculin/Féminin.  L’Arbre de Vie est par conséquent un schéma ou une carte du monde spirituel dont on aurait tort de se priver car les applications tant philosophiques que pratiques sont innombrables.

Tous les ordres initiatiques occidentaux reposent d’ailleurs sur sa structure, depuis la Golden Dawn, en passant par le rosicrucianisme et la maçonnerie jusqu’à certains « covents » du néo-paganisme.

La première partie de l’ouvrage présente la structure de l’Arbre de Vie et nous donne une bonne vue d’ensemble de sa symbolique globale et de son organisation. 

La seconde partie reprend longuement chaque Séphira et détaille sa symbolique, ses symboles, les lames de Tarot associés,…

Ce livre ne se lira probablement pas d’une traite.  Il est plutôt un outil de travail qu’on prend et qu’on reprend au fil des années, sans jamais le trouver dépassé car notre perception évoluant, on y porte à chaque fois un regard neuf.

 

Verbum

 

Dès qu'il cherche à formuler sa philosophie pour la communiquer aux autres, l'occultiste est confronté par le fait que ce qu'il sait des formes les plus hautes de l'être st obtenu par un autre procédé que celui de la pensée; procédé qui commence seulement où la pensée cesse. Par suite, c'est seulement dans cette région de l'esprit qui dépasse la pensée que la forme supérieure des idées trans­cendantes est comprise et connue; et c'est seulement à ceux qui peuvent aborder cette région qu'il peut commu­niquer ces idées dans leur essence originale. Quand il veut en faire part à qui n'a aucune expérience de ce mode de conscience, il lui faut ou les cristalliser dans une forme, ou renoncer à en donner aucune impression adéquate. Les mystiques ont imaginé toutes les comparaisons possibles dans leur effort pour transmettre leurs découvertes; les philosophes se sont perdus dans une masse de mots; tout cela en vain en ce qui concerne les âmes qui ne sont point illuminées. Les Cabalistes, cependant, se servent d'une autre méthode. Ils ne cherchent pas à expliquer à l'esprit ce qu'il n'est pas préparé à comprendre; ils Iui proposent une série de symboles sur lesquels il pourra méditer; et ceci lui permet de monter degré par degré aux régions où ses ailes ne peuvent le porter. L'esprit ne peut pas plus concevoir la philosophie transcendante que l'oeil ne peut voir la musique.

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 15:28

RoueLa roue de la fortune tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sens de rotation de la Terre.

 

A gauche, une sorte de démon bestial (un singe dans le Tarot de Marseille) semble chuter, tandis qu’à droite un dieu semblable à Thot (un chien dans le Tarot de Marseille) s’élève vers un sphinx qui se situe, bien stable, sur un plateau au sommet de la roue.

La roue, c’est le temps et le monde.  La roue, c’est l’univers matériel dans lequel l’âme humaine a chuté et qui est lui-même en exil, loin de Dieu.

Le démon représente le mystère de cette chute et ses conséquences : l’être humain (ainsi que l’Univers tout entier) est désormais soumis au temps, à la souffrance, à la maladie, à la mort apparente et à l’illusion des sens de chair.  Etrange mystère de l’Univers conservant en son sein l’étincelle de son origine divine mais déchiré par la loi d’entropie, écrasé par la limitation de sa condition !

 

Face à ce monde où tout est vain, où tout est douleur… Face à ce monde si opposé à l’Eternité de notre nature profonde, on peut, au risque de caricaturer, dégager cinq attitudes spirituelles possibles : l’indifférence, la résignation, le détachement, l’ivresse ou la transmutation.  Bien sûr, au cours de la vie, on passera souvent d’une attitude à l’autre, parfois même sans s’en rendre compte.

 

1) L’indifférence est l’attitude la plus commune.  Elle est souvent le produit de l’athéisme mais peut être aussi le fait de croyants à l’ego surdéveloppé ou de personne à la doctrine vague et superficielle.  L’indifférence consiste à fermer les yeux, à ignorer ou à vouloir ignorer la roue sur laquelle on se trouve.  L’indifférence caractérise bien notre civilisation occidentale qu’un sociologue pertinent à qualifié de civilisation du « bof ».  Elle a souvent comme corollaire le relativisme : la Vérité n’existe pas (même en tant que concept métaphysique), le bien et le mal n’existent pas, on ne s’engage pour rien, rien ne vaut la peine d’être milité, plus aucune cause ou idéal ne subsiste.  C’est aussi le tout tolérant, l’égalitarisation de toutes les religions, de toutes les philosophies, tout se vaut sans esprit critique aucun, sans hiérarchisation des valeurs.  Une civilisation basée sur ces valeurs est une civilisation qui aspire à exister sur une roue statique, une roue qui ne tourne plus, c’est une attitude profondément autodestructrice car le statisme l’est toujours.   

 

2) La résignation est celle des âmes guettée par l’acédie, cette étrange maladie spirituelle dont les symptômes sont aussi variés que terrible : cynisme, déprime, spleen, paresse ou hyper activité.  L’âme perd de vue son but sur Terre, ne percevant plus la Lumière, elle est engloutie par la ténèbre, elle ne voit plus que l’absurde de l’existence qui pèse sur elle comme une chape de plomb.  Cette état d’être est considéré comme pêché mortel par la théologie catholique.  En effet, pêcher signifie « manquer sa cible », sous entendu « manquer sa raison d’être », or la raison d’être de l’Homme, c’est rejoindre sa propre nature, c’est à dire Dieu.  En se laissant aller à la résignation, on devient comme le Roi Salomon à la fin de sa vie : aigri, amer, tellement amer que même le goût de Dieu devient insignifiant, sans intérêt. 

 

3) Le détachement est la troisième attitude dans ce monde en exil.  Elle est celle de Siddhârta Bouddha et de ses disciples.  Nier l’illusion, nier la pensée, sortir de maya et du monde, briser le cercle infernal des réincarnations impersonnelles.  Le bouddhiste compte sur ses propres forces afin de se parfaire et atteindre le Nirvana, état ultime du non-être.

 

4) L’ivresse est l’attitude de celui qui décide de se marier au démon, il fait sien tout les travers de ce monde, y prenant appui afin de se conquérir un royaume.  Désir de puissance, exacerbation de l’ego au détriment d’autrui, mépris du monde, utilisation des autres,… Ivre de puissance, ivre de son ego, celui qui choisi cette voie n’avance pas vers la Lumière de la Theosis mais vers l’éclat malsain du surhomme nietzschéen le menant le plus souvent vers sa destruction vers celle de ceux qui l’entourent.

 

5) La transmutation est l’attitude alchimique proposée par le christianisme en général et par l’ésotérisme chrétien en particulier.  Celui qui marche sur ce chemin, n’est pas seul.  Dieu l’accompagne à chaque instant, transformant progressivement, par Grâce, ses vices en vertus, ses faiblesses en forces.  Se présentant devant Dieu avec humilité, c'est-à-dire avec vérité (notion rappelée par la lettre Yod associée à cette lame), l’être se place d’emblée sur le côté ascendant de la roue.  Se faisant, il sait qu’il ne parviendra pas à gravir les rayons seuls, car « avec vérité » il a vu que sa puissance n’était rien comparée à celle de Dieu, rien comparée à l’état d’avant la Chute.  Or, c’est justement cette prise de conscience qui lui donne la force de s’accrocher à la roue qui, poussée par Dieu, entame sa montée vers le sphinx.  Ce sphinx est l’Etre transmuté, l’Etre déifié qui a pu rassembler ce qui est épars en lui.  Car nous sommes tous constitués de plusieurs personnalités, de plusieurs tendances qu’il est souvent difficile de rassembler de façon homogène. Parce qu’il est à la fois Lion, Aigle, Taureau et Homme, le Sphinx est celui qui a pu faire Un de la multiplicité et se faisant, il se trouve lui-même et en se trouvant lui-même, profondément, essentiellement, il trouve Dieu.  Seul et unique but de l’Humanité.             

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 17:25
Vierge-cosmique02.gifTrès beau discours du Pape place d'Espagne à l'Immaculée Conception.  Je ne peux qu'approuver cette réflexion sur l'ambiance médiatique et psychique délétère qui nous entoure, faisant l'apologie de l'égoïsme, de l'égocentrisme ,de la cupidité et surtout d'un dangereux cynisme.  Tant il est vrai que nous vivons dans la civilisation de l'indifférence, du "bof" et du relativisme et que trop souvent les contingences du monde nous font plonger dans une morosité matérialiste grise et dépressive.  Je ne résiste pas à citer ce texte in extenso (source: Zenith) :

"Il y a une « pollution » tout aussi « dangereuse » que la pollution de l'air : « c'est la pollution de l'esprit », a dénoncé Benoît XVI en s'élevant contre « le mécanisme pervers » des médias qui répercutent le mal, habituant l'homme « aux choses les plus horribles ».

Pour y faire face, le pape a invité à écouter « la voix de Marie » qui « rappelle aux hommes de notre temps » que « Jésus a vaincu le mal ». 

Comme le veut la tradition, en ce 8 décembre, solennité de l'Immaculée Conception, Benoît XVI s'est rendu place d'Espagne à Rome pour vénérer la Vierge Marie. Le Saint Père s'est recueilli quelques instants devant la haute colonne de l'Immaculée avant de prononcer son discours.

Chaque jour, « à travers les journaux, la télévision, la radio, le mal est raconté, répété, amplifié, nous habituant aux choses les plus horribles, nous rendant insensibles et, en quelque sorte, nous intoxiquant parce que le négatif n'est pas pleinement éliminé et qu'il s'accumule de jour en jour », a-t-il affirmé.

« Voilà pourquoi la ville a besoin de Marie, qui par sa présence nous parle de Dieu, nous rappelle la victoire de la grâce sur le péché, et nous conduit à espérer dans les situations humainement les plus difficiles ».

Dans son discours, le pape a évoqué ces « personnes invisibles » qui « vivent - ou survivent - dans la ville, qui parfois se retrouvent en première page des journaux ou sur les écrans, et sont exploitées jusqu'au bout, jusqu'à ce que la nouvelle et l'image attirent l'attention ». « C'est un mécanisme pervers auquel on a malheureusement du mal à résister ». « La ville commence par cacher puis par exposer au public. Sans pitié, ou avec une fausse pitié ».

« Il y a au contraire en chaque homme le désir d'être accueilli comme une personne et considéré comme une réalité sacrée, parce que chaque histoire humaine est une histoire sacrée, et demande le plus grand respect », a poursuivi le Saint Père.

Ainsi, « les médias cherchent à nous faire nous sentir toujours comme ‘spectateurs', comme si le mal ne concernait que les autres et que certaines choses ne pouvaient jamais nous arriver ». « Au contraire, nous sommes tous ‘acteurs' et, dans le mal comme dans le bien, notre comportement a une influence sur les autres », a-t-il insisté.

« Nous nous plaignons souvent de la pollution de l'air qui est irrespirable dans certaines parties de la ville », a poursuivi Benoît XVI. « C'est vrai : il faut l'engagement de tous pour rendre la ville plus propre ». « Et toutefois, il y a une autre pollution, moins perceptible aux sens, mais aussi dangereuse ». « C'est la pollution de l'esprit ; c'est ce qui rend nos visages moins souriants, plus sombres, qui nous pousse à ne pas nous saluer entre nous, à ne pas nous regarder en face... ».

« Marie Immaculée nous aide à redécouvrir et à défendre la profondeur des personnes, parce qu'il y a en elle une transparence parfaite de l'âme dans le corps », a-t-il ajouté.

Benoît XVI a enfin souhaité rendre hommage « publiquement à tous ceux qui en silence, non par des paroles mais par des faits, s'efforcent de pratiquer cette loi évangélique de l'amour qui pousse en avant le monde ». « Ils sont nombreux, ici aussi à Rome, et ils font rarement la couverture des journaux ». « Des hommes et des femmes de tous âges, qui ont compris que cela ne sert à rien de condamner, de se lamenter, de récriminer, mais qu'il vaut mieux répondre au mal par le bien », a-t-il expliqué. « Cela change les choses ; ou mieux, cela change les personnes et, par conséquent, améliore la société ».

« Prêtons l'oreille à la voix de Marie. Ecoutons son appel silencieux mais pressant », a rappelé le Saint Père. « Elle dit à chacun de nous : là où le péché a abondé, la grâce peut surabonder, à partir justement de ton cœur et de ta vie ! Et la ville sera plus belle, plus chrétienne, plus humaine »."

Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Le Monde Spirituel
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 17:44

Toi, petit homme, tu es un enfant

Prisonnier des cycles du temps

Les chaînes qui t’enferment sont au-dedans

Tu attends ton épanouissement

 

Tes ennemis seront nombreux

Guerriers d’ombre, cruels et obséquieux

Il te faudra être courageux

Dans ta longue quête vers les cieux

 

Car les tristes anges noirs sont en toi

Vois leurs visages, pâles et narquois

Ils rient, chuchotent et se moquent de toi

Leurs noms sonnent et résonnent comme le glas :

 

Dague, sang et fanatisme

Esclave, pouvoir et fatalisme

Poison, mort et despotisme

Mensonge, venin et égoïsme

 

Les secondes et les heures passent

Le Temps et sa faux terrassent

La vie et le souffle fugace,

Le sang et les larmes se glacent

 

C’est pourquoi, part sans tarder

L’amour des autres sera ton épée

La tolérance, ton destrier

La sincérité, ton bouclier

 

Les dragons en toi, tu les vaincras

Ta quête finie, le Graal tu trouveras

Prisonnier des cycles du temps

Tu attends ton épanouissement

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Le Monde Spirituel
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 16:54

Yod est la plus petite lettre de l’alphabet hébreu.  Première lettre du tétragramme sacré, Yod est la lettre qui contient le plus de puissance.  En effet, petite parmi les petites, simple point, elle est l’élément constitutif de toutes les autres lettres et donc de l’Univers.  Noyau de la création, elle est la main agissante et créatrice de Dieu qui produit des univers entiers à partir de la semence la plus petite. 

Ainsi de la petitesse naît la grandeur et la puissance ultime, ainsi parle le Rabbi Akiva : « A celui qui s’humilie en ce monde, se verra accordée sa pleine part dans le Monde à Venir, car le monde a été créé avec l’humble lettre Yod »

La lettre Yod est sans conteste liée au principe de kénose, concept essentiel de la pensée chrétienne.  Dieu dans sa toute puissance et dans sa toute grandeur a accepté, par amour, de s’incarner, c'est-à-dire de vivre toute les vicissitudes de la vie terrestre, jusqu’à mourir sur la croix après d’innommables tortures.  Saint Paul l’explique très bien : « Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit (kénose) lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! » (Philippiens 2, 6)

 

Dieu se laisse crucifier, non par faiblesse, non par dolorisme mais par amour, pour pouvoir connaître l’ensemble des souffrances physiques et morales que connaît le genre humain. A partir de cet instant, étymologiquement, Dieu n’est plus que compassion pour le genre humain (cumpatire = souffrir avec).

Plein de sa puissance infinie, Dieu s’abaisse au niveau de sa créature, pour l’accompagner et la servir.  Déjà Jésus en avait fait la démonstration : « Il se lève de table, dépose ses vêtements, et prenant un linge, il s'en ceignit. Puis il met de l'eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il vient donc à Simon-Pierre, qui lui dit: "Seigneur, toi, me laver les pieds?" Jésus lui répondit: "Ce que je fais, tu ne le sais pas à présent; par la suite tu comprendras." Pierre lui dit: "Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais!" Jésus lui répondit: "Si je ne te lave pas, tu n'as pas de part avec moi." Simon-Pierre lui dit: "Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!"

Quand il leur eut lavé les pieds, qu'il eut repris ses vêtements et se fut remis à table, il leur dit: "Comprenez-vous ce que je vous ai fait? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j'ai fait pour vous. » (Jean 13, 4-16)

C’est parce qu’il s’abaisse au niveau de sa créature et qu’en même temps, il la rehausse que le Créateur et la créature peuvent être à égalité et se parler face à face à l’instant où l’âme épouse Dieu.  Mais pour arriver à ce moment, l’homme devra mourir à lui-même car comme il est dit « Nul homme ne peut voir Dieu et demeurer en vie. ».  Or mourir à soi-même, c’est précisément abandonner tout orgueil, toute prétention, c’est devenir toute humilité.  Etre humble, c’est être vrai, transparent, savoir ce que nous sommes en vérité : « connais-toi même et tu connaîtras l’univers et les dieux. ».  Notre but eschatologique est de devenir semblable à Dieu, donc de faire preuve d’une kénose semblable à la sienne.  Plus qu’une énumération de traits de caractère, la connaissance de soi consiste à admettre notre condition de créature, à prendre conscience de l’infini qui nous sépare de Dieu, à plonger aux tréfonds de notre être afin d’atteindre le noyau divin et de brûler les scories de notre âme, s’anéantissant dans une fulgurance d’ouverture à l’Amour divin.  Alors seulement ne reste que l’essentiel de notre être et nous pouvons contempler Dieu face à face.      

Par Galahad - Publié dans : Symboles Traditionnels - Communauté : Le Monde Spirituel
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 16:13
Si le Grand Orient de France n'est pas spiritualiste per se (certains membres sont croyants à titre individuel), il n'en reste pas moins qu'il est l'obédience non rattachée à Londres la plus importante numériquement en France.  Ce qui s'y passe a donc des répercutions dans l'ensemble du monde initiatique.  Alors que nous vivons dans un monde où les droits de la femme sont loin d'être acquis, où certaines coutumes souhaitent les reléguer sous un voile, pour ne pas dire un sac, il est curieux et dommage pour une institution se voulant extrêmement laïque et à la pointe du "progrès",  de rester dans les travers sexistes et de refuser la non-mixité.  Certains frères de haut vol partage apparement ce point de vue, puisque la décision de maintenir la maçonnerie fermée aux femmes vient d'être cassée, voici un extrait de la circulaire du Grand Maître parue dans l'Express :

Le 20 novembre, la Chambre suprême de justice maçonnique (CSJM) a annulé tous les votes du Convent du Grand Orient (GO), réuni à Lyon du 3 au 5 septembre, concernant la mixité de la première obédience française forte de 50 000 membres. Une telle décision, rarissime, est liée à de graves erreurs de procédures au moment de la consultation des 1 200 délégués, qui ont porté atteinte à la sincérité du scrutin. Les partisans de l’initiation des femmes au GO n’avaient été que 44% (au lieu de 49% en 2008).

Le Conseil de l’ordre du GO se réunira le 26 novembre, exceptionnellement à huis clos ( »en Comité secret »), pour décider des conséquences à tirer de cette grave décision de la CSJM. Un convent exceptionnel pourrait être convoqué dans les prochains mois. Le GO peut-il en effet attendre la prochaine assemblée générale annuelle des loges, en septembre 2010 pour faire à nouveau voter les frères sur cette question qui les divise, alors que des femmes ont d’ores et déjà été initiées dans cinq loges, au printemps dernier. Ces soeurs se trouvent désormais en sursis, alors qu’elles avaient été priées d’aller pratiquer leurs rituels maçonniques dans une obédience mixte ou féminine, après le vote de septembre 2009.

Les hauts dignitaires du GO commenceraient-ils à prendre conscience des ravages du statut quo pour leur obédience ? Elle est toujours qualifiée de progressiste, mais sa fixation névrotique sur le refus de la mixité lui donne une image de plus en plus rétrograde. C’est pourquoi le Conseil de l’Ordre pourrait « prendre une initiative ambitieuse destinée à régler définitivement la question de la liberté des loges d’initier des femmes et/ou d’affilier des soeurs dans le cadre d’un processus de fédération de la Franc Maçonnerie libérale et adogmatique française ». C’est ce que l’on peut lire dans le courrier du Grand maître Pierre Lambicchi aux vénérables maîtres, en date du 6 novembre 2009, que L’Express est parvenu à se procurer. En clair, le GO se transformerait en confédération de trois fédérations de loges, une mixte, une féminine et une masculine. Cette perspective, souhaitée depuis plusieurs années par d’anciens grands maîtres, devient aujourd’hui plus crédible.

    
Par Galahad - Publié dans : Bonnes nouvelles, culture et écologie ! - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 18:03

Pour le génial J.R.R. Tolkien, écrire, inventer des mythes, est exercer notre pouvoir créateur qui nous rend semblable à Dieu. Et cela d’autant plus si consciemment nous cherchons à transmettre la Vérité.  Tolkien, très catholique (on connaît son amitié avec C.S.Lewis, qui deviendra l’un des plus grands théologien du XXe siècle à son contact), a très vite l’idée de former une grande mythologie,  moyen puissant et efficace pour imprégner la culture de valeurs chrétiennes.


Selon le site « Catholique.org » : « on peut même dire que le Seigneur des Anneaux est une œuvre de « pré-évangélisation » : son contenu, ses valeurs, sont non seulement compatibles avec la foi, mais en constituent la toile de fond. Tolkien, dont la carrière littéraire avait commencé avec les histoires qu’il racontait à ses enfants avant de s’endormir, se rend compte du bien énorme que pourrait porter une grande épopée fantastique : le conte dépasse en effet toutes les limites culturelles et religieuses et peut permettre à tous les hommes sans distinction de « savourer sans le savoir » les valeurs inhérentes à la foi chrétienne. »

Tolkien ne cachait pas en effet que le Seigneur des Anneaux est « une œuvre fondamentalement religieuse et catholique ; elle l’était inconsciemment au début, mais consciemment dans sa révision ». Bien sûr, il ne s’agit pas d’une transposition originale de l’Evangile ou d’une simple allégorie, mais d’une histoire propre, archétypale, qui reprend de nombreux éléments mythologiques en lui ajoutant une dimension transcendantale et humaine plus importante. Car le Seigneur des Anneaux traite des questions religieuses fondamentales de toute l’humanité : la Création, la Chute, la mort, l’éternité et le destin de l’homme.

Les héros du Seigneur des Anneaux sont indéniablement humains et faibles devant la tentation.  Comment ne pas faire le rapport entre les petits hobbits et les paroles du Maîtres « Celui-là donc qui se fera petit comme cet enfant, voilà le plus grand dans le Royaume des cieux. » (Mt 18 ;4)

De même la vertu principale du noble Aragorn, pourtant roi tout puissant, est l’honnêteté sur lui-même.  Reconnaissant ses faiblesses, Aragorn refuse de s’approcher de l’anneau maudit.

 

Tolkien avait également développé la notion d’ « eucatastrophe ».  Selon ce principe, toute histoire à vocation spirituelle doit provoquer un sentiment de joie indicible par son dénouement final.  Ce retournement heureux est loin de l’happy end fade de certaines productions.  L’ « eucatastrophe » doit en effet atteindre profondément le lecteur (ou le spectateur) et l’amener à anticiper la Vérité qui est profondément Amour et Espérance :   « Pour cela j’ai créé le terme ‘eucatastrophe’, le soudain retournement heureux d’une histoire qui vous transperce d’une joie qui apporte des larmes (ce que je déclare être la fonction la plus haute que le conte doit produire). Et je fus conduit à cette idée qu’elle produit cet effet particulier parce que c’est un rayon soudain de la Vérité... »

 

Faire pressentir au lecteur, la Lumière et la Vérité, une fonction missionnaire semblable à celle des Evangiles qui après les affres de la passion baigne le lecteur dans la lumière pascale.  Et Tolkien de conclure :

  « La naissance du Christ est l’eucatastrophe de l’histoire de l’homme... la Résurrection est l’eucatastrophe de l’histoire de l’Incarnation… bien sûr, je ne veux pas dire que les Evangiles ne sont qu’un conte ; mais je tiens avec force qu’ils racontent un conte : le plus grand ».

Par Galahad - Publié dans : Réflexions sur le chemin - Communauté : Autres Mondes...
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