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Mercredi 26 septembre 2012 3 26 /09 /Sep /2012 23:27

JohnNewtonColour.jpg Amazing Grace est l'un des chants chrétiens les plus populaires dans le monde anglophone.  Les paroles furent écrites aux environs de 1760 par le pasteur John Newman, ancien trafiquant d'esclave reconverti et devenu champion de la cause abolitionniste.

 

D'abord chanté sur des airs populaires de l'époque, Amazing Grace est, depuis 1835, portée par un air traditionnel celtico-anglais dont l'origine se perd dans les brumes de l'histoire.

 

Ci-dessous les paroles originales suivies d'une traduction maison.  Trois interprétations terminent ce post :

 

- La première est l'interprétation du Royal Scots Dragoon Guards qui fait vibrer mon âme celtique !

 

- La seconde est par la chanteuse Leann Rimes, vibrante de sincérité et d'authenticité.

 

- La troisième est celle du Soweto Gospel Choir pleine de chaleur et de ferveur, comme un beaume au coeur.

 

Trois interpétations différentes pour un morceau aux paroles et à la musique devenues universelles.

 

 

Amazing Grace, how sweet the sound,
That saved a wretch like me.
I once was lost but now am found,
Was blind, but now I see.

 

T'was Grace that taught my heart to fear.
And Grace, my fears relieved.
How precious did that Grace appear
The hour I first believed.

 

Through many dangers, toils and snares
I have already come;
'Tis Grace that brought me safe thus far
and Grace will lead me home.

 

The Lord has promised good to me.
His word my hope secures.
He will my shield and portion be,
As long as life endures.

 

Yea, when this flesh and heart shall fail,
And mortal life shall cease,
I shall possess within the veil,
A life of joy and peace.

 

The earth shall soon dissolve like snow,
The sun forbear to shine;
But God, who call'd me here below,
Will be forever mine.

 

When we've been here ten thousand years
Bright shining as the sun.
We've no less days to sing God's praise
Than when we've first begun.

 

Grâce extraordinaire, combien est doux le son

Qui sauva un pêcheur comme moi

Autrefois, j'étais perdu mais à présent je suis retrouvé

J'étais aveugle mais à présent je vois

 

Ce fut la Grâce qui apprit à mon cœur à craindre

Et la Grâce qui me délivra de mes peurs

Combien précieuse fut cette Grâce

A l'heure où je commençai à croire

 

De nombreux dangers, filets et pièges

J'ai déjà traversé

La Grâce m'a toujours protégé

Et la Grâce me conduira à la maison

 

Le Seigneur m'a promis du bien

Sa parole affermit mon espoir

Il sera mon bouclier et une partie de moi

Tant que me vie durera

 

Oui, quand cette chair et ce cœur failliront

Et que la vie mortelle cessera

J'aurai, par delà le voile,

Une vie de joie et de paix.

 

La Terre fondera comme la neige

Le soleil cessera de briller

Mais Dieu qui m'a appelé ici-bas

Sera toujours avec moi

 

Quand nous serons là depuis dix mille ans

Brillant comme des soleils

Nous n'aurons pas moins de jours pour louer Dieu

Que lorsque nous avons commencé.

 

 

 


 

 


 

 


 

 


Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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Mardi 25 septembre 2012 2 25 /09 /Sep /2012 09:58

bose_2012.jpg Le 5 au 8 septembre 2012, se tenait, à Bose, le XXe congrès oecuménique de spiritualité orthodoxe.  Ce congrès réunissait plusieurs théologiens de renom et portait sur le thème "L'Homme, gardien de la Création".  L'enjeu des travaux et réflexions étaient majeurs.  L'humanité ne pourra en effet sortir de la crise écologique (et économique) que par une vision spirituelle juste de son rôle sur Terre et de la situation présente.  Loin des dérives gnostiques diabolisant la matière ou de l'idôlatrie de la Nature, la tradition chrétienne orthodoxe propose une vision positive à la fois humble et grandiose, replaçant l'Homme comme lien entre le visible et l'invisible, entre la Nature bonne et chérie et le Dieu Amour.  Ci-dessous, on pourra lire le compte rendu de cette extraordinaire rencontre :

 

L’homme est-il vraiment le gardien et l’intendant de la bonne et belle création de Dieu ? La grave crise écologique qui frappe notre humanité, et qui va s’aggravant, interpelle les Églises chrétiennes. La Communauté de Bose, pour ce XXe Colloque international de spiritualité orthodoxe, a voulu faire sienne une des préoccupation majeures et prioritaire de Sa Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée Ier. (Pour lire la suite de l'article...)

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Lundi 24 septembre 2012 1 24 /09 /Sep /2012 09:38

 

pelerin.jpg Qui est ce pèlerin russe dont le témoignage est publié aux alentours de l'année 1865 ? Nul ne le sait. Par contre, ce qui est sûr, c'est que ce petit opuscule, écrit comme un conte, est un condensé de la spiritualité orthodoxe se fondant sur la pratique de la prière du cœur. Mystique et réaliste par essence, cette pratique est simple dans son application : il s'agit d'éduquer le cœur à prier sans cesse. Sans cesse, le cœur se doit d'invoquer le Saint Nom du Christ afin que Celui-ci s'y grave en lettre de Lumière. Tout le reste est ensuite donné de surcroit, puisque le cœur accueille la présence de Dieu qui le purifie. L'esprit du priant, ses inclinaisons profondes, sa vie même se mettent alors en harmonie avec la volonté de Dieu qui n'a d'autres désirs que de s'unir à Sa création.

Le « Récits d'un pèlerin russe » vaut réellement le détour, qu'on soit orthodoxe, chrétien ou tout simplement cherchant, il s'agit ici d'un petit concentré de sagesse pratique enraciné dans le christianisme premier.

 


Anonyme, Récits d'un pèlerin russe, Point Sagesse, 2004

Par Galahad - Publié dans : Coin lecture - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 21 septembre 2012 5 21 /09 /Sep /2012 08:05

 

Psyche.jpgLe christianisme qu'on appelle bien improprement l'  « une des trois religions du Livre », n'est en réalité ni une religion, ni une pensée du Livre.

Les Évangiles, texte inspiré certes, ne fut toutefois rédigé que plusieurs décennies après les événements qu'il raconte et le canon des écritures ne fut fixé qu'à la fin du IV e siècle. Or, durant tout ce temps, il y eut des chrétiens débordant de foi et de charismes et des communautés où soufflait l'Esprit et où s'épanouissaient les âmes.

Si demain, toutes les Bibles disparaissaient de la surface de la Terre, le christianisme survivrait pourtant et continuerait à s'épanouir. Pourquoi ? Parce que le christianisme n'est pas une construction humaine et mentale. Le christianisme est un lien personnel à la Vérité et non une invention de l'homme pour rejoindre le divin, le christianisme est une relation avec la Vérité, sans médiation aucune. La Vérité ? La Vérité est la relation  d'amour personnel librement acceptée et vécue entre chaque individu et Dieu. La Vérité est Dieu incarné, qui a marché parmi les hommes et qui continue à leur chuchoter Sa Parole afin de les hisser vers Lui, afin de les rendre réceptif à Sa présence.

Le christianisme est un rapport de chaque instant avec le Dieu Vivant. Rapport libre, personnel, transfigurateur, adapté à chacun selon son esprit. Le chrétien n'idolâtre pas des lois, des concepts, des interdits ou des tabous. Le chrétien tisse un lien de Lumière insécable avec son Créateur, il établit un dialogue dans les régions inconnues de son cœur, là où se livre le véritable combat, là où se déroule le long et lent travail de purification.

Par l'eucharistie et les sacrements, Dieu se communique. Par la prière, Il s'enracine et chasse le limité qui fait stagner l'homme pour le transfigurer en illimité. Par le contact de Sa Présence, Dieu transmute le mortel en immortel. Reposant sur les fondations solides transmises par l’Église, le chrétien s'ouvre à Dieu et Celui-ci, répondant à l'invitation de sa créature vient s'installer en elle et la divinise.

 

Dans le christianisme, Dieu n'est pas un vague principe abstrait, une idée trouble, un principe impersonnel et lointain, un absent maître d’œuvre de l'Univers. Non. Dieu est présent à chaque instant. Dieu est un Dieu en trois personnes dont l'une naquit et mourut parmi nous. Pourtant, Dieu n'est pas que cela, Dien n'est pas que le « bon » Dieu. Car Dieu est aussi insaisissable, intangible, incognoscible dans son essence. Dieu est un mystère, LE mystère.

 

Et la seule manière d'approcher le mystère absolu de Dieu, la seule manière de porter les yeux sur Sa Lumière, la seule manière de tendre l'âme et d'être ouvert à Lui, c'est de se consumer de désir pour Lui. Le langage des âmes, c'est le désir disait Grégoire le Grand.

Désir pour le mystère, désir du Mystère, désir de l'embrasser, de le vivre, de s'y baigner, de s'y immerger.

Eros de l'appel de Dieu pour sa créature : « Dieu sort de lui-même lorsqu'il captive tout les êtres par le sortilège de son amour et de son désir. » (Denys l'Aréopagite) Et « bienheureux celui dont le désir de Dieu est devenu semblable à la passion de l'amant pour sa bien-aimée » (Jean Climaque).

 

La chrétienté doit retrouver le désir de Dieu, la sublimation d'un éros plongeant vers l'infini et le Bien Aimé. La chrétienté doit retrouver la ferveur, non d'un légalisme froid ou d'un moralisme sec mais la fraîcheur et l'émerveillement de l'amant habité par le désir et par l'amour. Le chrétien doit redevenir un amant au cœur débordant que rien n'arrête, seul gage de la jeunesse éternelle.

 

Ainsi, au jour du passage, au jour de la Pâques, assurément jeune, joyeuse et exaltée du désir de l'Epoux divin, l'âme pourra entrer dans la chambre nuptiale et se faire enlacer par le divin Mystère qui jamais ne s' épuise.

 

Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,

Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.

J'ai désiré m'asseoir à son ombre,

Et son fruit est doux à mon palais.

Il m'a fait entrer dans la maison du vin;

Et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour.

Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins,

Fortifiez-moi avec des pommes;

Car je suis malade d'amour.

Que sa main gauche soit sous ma tête,

Et que sa droite m'embrasse! (Ct 2;3 – 2;6)

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Jeudi 20 septembre 2012 4 20 /09 /Sep /2012 07:38

 

raymond-lulle.jpg La noblesse du coeur ne la demande pas à la parole car à toutes les heures, elle ne dit pas la vérité ; ne la demande pas plus aux vêtements car sous de beaux manteaux se cache souvent les cœurs vils et faibles, les poltrons, les malveillants et les trompeurs. La noblesse ne la demande pas au cheval car il ne peut te répondre ; la noblesse du cœur ne la demande pas plus aux armures ni aux harnachements, car sous les grandes armures peuvent se cacher les cœurs vils et malveillants. Donc si tu veux trouver la noblesse, demande-la à la fois, à l'espérance, à la charité, à la justice, à la force, à la loyauté et aux autres vertus ; car en elles demeurent la noblesse et par elles le cœur noble du chevalier lutte contre la malveillance, la tromperie et contre tous les ennemis de la chevalerie. Raymond Lulle (1232 - 1315)

 

Photo : Statue de Raymond Lulle à l'entrée de la cathédrale de Palma de Majorque

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Mercredi 19 septembre 2012 3 19 /09 /Sep /2012 08:50
Hospitalite-dAbraham.jpgCourte et pertinente réflexion sur la place de la pensée symbolique dans l'Eglise Orthodoxe et dans le christianisme.  A méditer et à développer... :

Le Christ Pédagogue

Le Dieu Homme a parlé en paraboles, méthode des rabbins. Il apprend à ses disciples la pensée symbolique, les invitant à déchiffrer le sens des signes et des symboles. La culture juive et arabe, celle de l’Inde et de tant d’autres civilisations, utilisent ce langage pour ouvrir à l’esprit l’accès aux vérités profondes. De nombreuses figures de style y concourent : image, métaphore, allégorie, comparaison…(lire la suite de l'article...)
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Mardi 18 septembre 2012 2 18 /09 /Sep /2012 08:46

Petite cantiga médiévale joliement illustrée, un parfum d'âme européenne :

 

 


 
Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Lundi 17 septembre 2012 1 17 /09 /Sep /2012 09:46

 

lelivrede.jpg Le livre de l'Ordre de la chevalerie est un opuscule rédigé dans le dernier quart du XIIIe siècle par Raymond Lulle. Écrit par un vrai chevalier, il est le premier code de chevalerie dont nous disposons.

Les sept chapitres qui le composent traitent de l'origine du chevalier, de son rôle dans la société médiévale, des qualifications requises pour devenir un vrai chevalier, de la cérémonie d'adoubement, de la symbolique des armes, des règles de vie et de l'honneur...

 

Au XIIIe, Raymond Lulle vivait en plein âge d'or de la chevalerie. Cela n'empêche nullement l'auteur de porter sur son institution un regard aussi affûté que le fil d'une bonne épée et de dénoncer les abus commis par certains hommes qui n'ont de chevaleresque que les armes et le nom. Partant de là, l'auteur rappellera la grandeur spirituelle de l'ordre de la chevalerie voué à combattre le mal sous toutes ses formes. Car si la chevalerie est avant tout un métier de combat et d'action, il demande également une disposition intérieure du cœur afin d'agir sous la direction de l'Esprit.

Malgré un style médiéval parfois un peu surfait, ce petit traité sera d'une grande utilité à ceux qui veulent mener encore aujourd'hui une vie conforme aux nobles idéaux de la chevalerie.

 

Raymond Lulle, Le Livre de l'ordre de la chevalerie, 1990, Guy Tredaniel

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Vendredi 14 septembre 2012 5 14 /09 /Sep /2012 08:13

 

prier_10.jpg On a souvent voulu voir les mystiques comme des exceptions. Il est de mode de distinguer une acceptation intérieure de la religion et une autre extérieure. D'un côté, on aurait ceux qui établissent un contact avec Dieu, qui le vivent au profond de leur être, de l'autre ceux qui respecte les règles morales de manière souvent sèche sans avoir le cœur transfiguré par la Grâce.

Cette distinction qui existe dans certaines religions a-t-elle sa raison d'être dans le christianisme ?

Non. Répondre « oui » à la question signifierait qu'il existerait d'une part des chrétiens « basiques » vivant leur christianisme comme un certain moralisme et les dogmes comme des schémas imposés par une autorité extérieur. Ensuite, que d'autre part, certains autres auraient le droit et le privilège de vivre consciemment la Présence, de vivre la pleine communion avec Dieu.

Si certaines époques, ou certains courants du christianisme ont vu cette configuration exister, si le rationalisme hérité de la scolastique a eu pour conséquences de maintenir la majorité hors du sentiment de Grâce, ce n'en est pas moins une situation anormale pour un chrétien.

 

Car la situation qui devrait être la norme dans le christianisme, c'est précisément le mysticisme c'est-à-dire le vécu conscient et permanent en Dieu. Si Dieu s'incarna dans cette réalité spatio-temporelle, c'est précisément pour nous ouvrir les portes du Royaume. Le Christ Sauveur est aussi le Christ Pont qui fait la jonction entre la Création et la Trinité Créatrice.

Or chaque chrétien, de par son baptême et de par l'eucharistie est constamment relié au Christ.

 

Tous les chrétiens sont donc potentiellement des mystiques qui se doivent d'actualiser ce potentiel en eux. Par potentiel mystique, j'entends une capacité à vivre la Grâce de Dieu en pleine conscience. Dieu donne à tous la même part car il fait briller le soleil de la même manière sur les bons comme sur les méchants. La tâche du chrétien est donc de se tendre vers le soleil, de se tourner vers lui et de ne plus alimenter les couches de pêchés qui masquent la Lumière.

 

Mais la lumière du Soleil est puissante. Elle a parfois pour effet secondaire d'emballer l'âme, et de rendre folle la boussole de l'esprit. Il faut être stable et bien enraciné pour approcher l’Ineffable, pour faire un pas en dehors de la sphère rassurante de la raison. D'autant que ce qui est sagesse pour Dieu est folie pour les hommes. La doctrine, le dogme transmis par l’Église sert de garde fou, d'antidote à la divagation, car seul, sans guide, on risquerait rapidement de sombrer dans un mélange de ressentis vrais et de délires illusoires, on risquerait de glisser dans le subjectivisme, la superstition ou les troubles obsessionnels.

 

Il n'y a pas de clivage entre les mystiques chrétiens et les autres chrétiens, chaque chrétien est un mystique de par sa naissance en Dieu le jour de son baptême. Ce jour là, il est entré dans une autre modalité d'être, dans une autre réalité. Tout en étant pleinement dans le monde, il marche désormais vers la déification qui n'est autre que sa véritable et unique vocation.

 

Le mysticisme du chrétien ne s'exprime pas nécessairement par des visions, des extases, des pouvoirs extraordinaires, bien que toutes ces choses existent pour la plus grande gloire de Dieu. Le mysticisme du chrétien s'exprime encore moins par des stigmates, des pulsions mortifères et autres états pathologiques d'une conscience à la dérive. Non. Le mysticisme du chrétien est la conscience permanente de la Présence, l'acquisition progressive et certaine de l'Esprit Saint, l'expression de plus en plus assurée des dons qui sont les siens, le raffinement de son regard sur le monde jusqu'à fondre sa vision dans celle de Dieu.

 

Parce que le christianisme est avant tout une relation ave The_Transfiguration_f.jpg c un Dieu inscrit dans l'Histoire et présent dans sa Création, parce qu'il fait partie de Son corps comme cellule, tout chrétien est un mystique dont l'état normal est de ressentir en permanence l'amour et la force de Dieu qui le guide et le soutiennent. Tout chrétien est un mystique qui vit en permanence une histoire d'amour avec Dieu, jusqu'à s'unir sans se confondre à Lui. 

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Jeudi 13 septembre 2012 4 13 /09 /Sep /2012 08:26

Gregory_of_Nyssa.jpg « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Mt 5,8). Nous croyons facilement qu'un cœur purifié nous fera connaître la joie suprême. Mais cette purification du cœur semble aussi illusoire que la montée au ciel. Quelle échelle de Jacob (Gn 28,12), quel char de feu semblable à celui qui a emporté le prophète Élie dans le ciel (2R 2,11), trouverons-nous pour mener notre cœur vers les beautés célestes et le dégager de tout son poids terrestre ?...

      Nous ne parvenons pas sans peine à la vertu : que de sueurs et d'épreuves ! Que d'efforts et de souffrances ! L'Écriture nous le rappelle souvent : « étroite et resserrée » est la voie du Royaume, tandis que le péché nous mène à notre perte par une route large, unie et inclinée (Mt 7,13-14). Et pourtant la même Écriture nous assure que l'on peut arriver à cette existence supérieure... Comment devenir pur ? Le Sermon sur la montagne nous l'enseigne presque partout. Lisez-en les commandements les uns après les autres, vous découvrirez l'art véritable de la purification du cœur...

      En même temps donc que le Christ nous promet la béatitude, il nous instruit et nous forme au succès de cette promesse. Sans doute ne parvient-on pas sans peine à la béatitude. Mais compare ces peines à l'existence dont elles t'éloignent, et tu verras combien le péché est plus pénible, sinon dans l'immédiat, au moins dans la vie future... Que sont malheureux ceux dont l'esprit s'obstine dans les impuretés ! Ils ne verront que la face de l'Adversaire. L'existence d'un juste au contraire est marquée de l'effigie de Dieu... Nous savons quels traits revêt d'un côté une vie de péché et de l'autre une vie de justice, et devant l'alternative nous avons la liberté de choisir. Fuyons donc le visage du démon, arrachons son masque odieux et, revêtus de l'image divine, purifions notre cœur. Ainsi nous possèderons la joie et l'image divine brillera en nous, grâce à notre pureté dans le Christ Jésus notre Seigneur. Saint Grégoire de Nysse (335 - 395)

Par Galahad - Publié dans : Théologie et spiritualité - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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