Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 12:42

experiencedesmondes-copie-1.jpg Il est des livres qui arrivent à point nommé pour celui qui les lit, des livres qui marquent et sèment les germes d’une réflexion, ouvrent les portes du changement.  Je dois reconnaître que ce livre est arrivé entre mes mains au moment où il fallait.  Mais de quoi s’agit-il ?

L’auteur, Gareth Knight, fut l’élève de la célèbre occultiste Dion Fortune dont on appréciera son ouvrage magistral sur les Séphiroths : « La Cabale Mystique » publié aux éditions Adyar.

Motivé donc de lire ce livre par la filiation spirituelle de l’auteur, je n’en reste pas moins méfiant de nature et je m’attendais à trouver ici une somme de réflexions occultes mêlant, comme souvent, des considérations pseudo-théosophico-hindouisto-bouddhiste mal digérées avec de la kabbale à la sauce chrétienne.

Il n’en fut rien.  En fait, il s’agit même exactement de l’inverse.  D’emblée, l’auteur explique et dénonce cette invasion de l’extrême orient dans la pensée ésotérique occidentale.  D’emblée, avec clarté, pertinence, intelligence et sans complexe, Gareth Knight explique en quoi le christianisme se suffit à lui-même et n’a pas besoin de l’Inde ou de l’Himalaya pour être une tradition mystique pleine et entière.  Mieux, l’auteur montre en quoi le théisme personnel révélé par Dieu et proposé par le christianisme est de loin supérieur au monisme spéculatif d’origine humaine des traditions d’extrême orient. 

Point d’ethnocentrisme ici mais un simple raisonnement logique car si les traditions monistes explorent et entretiennent les relations avec l’âme du monde, elles pensent souvent à tort avoir atteint là le sommet de la spiritualité.  Or, si l’âme du monde existe bien, elle n’est jamais qu’un monde intermédiaire entre Dieu et les hommes.

L’auteur plaide donc pour cette transcendance divine mais insiste également sur la richesse spirituelle de l’expérimentation mystique personnelle qui peu à peu fait gravir l’échelle menant au divin. 

Dans le reste de l’ouvrage, Gareth Knight met en relief l’héritage des grands mystiques chrétiens médiévaux, de la mystique rhénane au roman du Graal.  Pic de la Mirandole et Marcile Ficin sont également étudiés et à leur suite, l’auteur plaide pour une magie chrétienne qui s’inscrirait dans l’orthodoxie de la théologie.  D’habitude, les auteurs plaidant pour un rapprochement entre l’Eglise et l’ésotérisme (occultisme) chrétien ont tendance à le faire en se plaçant du point de vue de l’ésotériste demandant à l’Eglise de s’adapter à lui et de l’accueillir.  Gareth Knight fait l’inverse.  Prônant ce même rapprochement, il demande aux ésotéristes de se mettre à niveau par rapport à la théologie officielle et justifie le rejet par l’Eglise de ceux qui ne le font pas.  Une position courageuse qui risque de déplaire à certains mais qui est lumineuse de parce qu’elle replace les choses dans leur juste perspective.

 

Pour vous procurer l’ouvrage, c’est ICI

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 12:02

saintluc.JPGNous sommes tous des artistes, le problème c’est que les gens ne le savent pas et qu’ils n’ont pas construit une société dans cette optique là, m’a dit un jour un ami, réalisateur et musicien de son état.

J’ai longuement réfléchi à cette phrase et finalement je crois qu’il avait raison.  Dans la Genèse, Dieu donne à l’homme le pouvoir de nommer les créatures.  Or, dans la pensée sémitique, nommer une chose ou un être c’est lui donner l’existence, c’est décider de sa fonction, de son destin.

Dieu a donc placé l’humain dans un rôle de co-créateur car s’Il crée toutes choses, l’univers dans son ensemble, l’homme est chargé de transformer cette Création avant de Lui rendre.

L’homme a pour le pire et le meilleur transformé son paysage, après les désastres écologiques de l’ère industrielle et des débuts de la société de production de masse, une manière plus responsable de gérer la planète et ses ressources semble s’imposer. L’on ne peut s’empêcher de penser aux éoliennes et à tous les moyens qui transforment l’énergie naturelle proprement et de manière sans doute plus conforme à notre rôle premier.

Mais il n’y a pas que la gestion énergétique.  Par la célébration, l’eucharistie, la prière et la charité l’homme transforme également la Création.  Il la sanctifie, spirituellement, mystiquement, la préparant pour le jour des noces, pour la transfiguration universelle.

Et puis, il y a l’art.  Par l’art, par la création, par la créativité, l’homme réagence le réel, transforme les mots, les sons et la matière brute en chants, en histoires, en chef d’œuvre… Se faisant, il ouvre sa conscience au souffle de l’Esprit et ensemence le monde créé de la Présence vivifiante.

On dit souvent que chaque homme est un prêtre et un roi.  C’est la vérité mais l’homme est aussi fondamentalement un artiste au service de Dieu.

Le Pape Paul VI avait eu ces mots justes en s’adressant à une délégation d’artistes : « Notre ministère a besoin de votre collaboration. Car, comme vous le savez, Notre ministère est celui de prêcher et de rendre accessible et compréhensible, et même émouvant, le monde de l'esprit, de l'invisible, de l'ineffable, de Dieu. Et dans cette opération... vous êtes des maîtres. C'est votre métier, votre mission ; et votre art est celui de saisir du ciel de l'esprit ses trésors et de les revêtir de mots, de couleurs, de formes, d'accessibilité » (Insegnamenti II, [1964], 313)

 

Evidemment, comme pour toute chose, il faut faire preuve de discernement et ne pas sombrer dans ce relativisme facile qui sévit aujourd’hui et qui consiste à mettre sur un pied d’égalité Mozart avec n’importe quelle « junk music » aux accords disharmonieux ou les réalisations de Michel Ange avec l’art de renverser les pissotières.  Pour capter les subtiles fragrances de l’Esprit, l’artiste doit être ouvert, réceptif à la Grâce sinon il ne fera qu’exprimer les fantasmes et les désirs refoulés de son inconscient plus ou moins sain ou troublé.  Ce qui, empressons-nous de le dire, n’est pas inintéressant dans le cadre d’un travail de purification intérieure mais doit être reconnu comme tel sous peine de perdre la référence à la transcendance.

Le poète polonais Cyprian Norwid exprimait d’ailleurs très bien cette ambivalence de l’art : « Parce qu'il est recherche de la beauté, fruit d'une imagination qui va au-delà du quotidien, l'art est, par nature, une sorte d'appel au Mystère. Même lorsqu'il scrute les plus obscures profondeurs de l'âme ou les plus bouleversants aspects du mal, l'artiste se fait en quelque sorte la voix de l'attente universelle d'une rédemption… La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance »

 

Je m’étonne d’ailleurs que ce thème fut tellement peu développé en théologie (ce qui fut nommé via pulchritudinis dans le christianisme romain).  Si l’on a malheureusement à certaines époques agité l’épouvantail d’un Dieu vengeur, beaucoup plus souvent fait entrevoir l’Amour et la Lumière du Vrai Dieu, on a assez peu parlé du Dieu artiste.  Pourtant que l’on ouvre les portes des sens, quelle œuvre magistrale que cet Univers !

Dieu est un pianiste ayant conçu lui-même son piano et chaque touche projette à la fois des notes et des couleurs, des sons et des formes, des odeurs et des matières et le tout s’harmonise les uns avec les autres dans une gigantesque symphonie qui n’a de cesse d’enchaîner les mouvements depuis que la première note, « Fiat », fut lancée !

 

Tenter de percevoir ou de refléter cette symphonie est nous rapprocher du Royaume.

Simone Weil le décrivait très bien : « Dans tout ce qui suscite en nous le sentiment pur et authentique de la beauté, il y a réellement la présence de Dieu. Il y a presque une incarnation de Dieu dans le monde, dont la beauté est le signe. La beauté est la preuve expérimentale que l'incarnation est possible. C'est pourquoi chaque art de premier ordre est, par essence, religieux »

 

En tant qu’homme, nous sommes invités à écouter pleinement cette symphonie de Vie, à l’écouter avec les yeux du cœur.  Mais en tant qu’homme, nous sommes également invité à prendre une part active dans la symphonie globale, à développer nos dons, nos talents et notre créativité, nous sommes invités à jouer, à peindre, à écrire et à sculpter avec le Maître afin d’ajouter notre touche à Son chef d’œuvre…  

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 13:59

chevetogne.jpgChère société contemporaine,

 

Les lecteurs de ce blog, portant comme sous titre « une vision libre de la spiritualité » me connaissent : je me définirais plutôt comme libéral et souvent opposé au sursaut réactionnaire présent dans toutes les familles du christianisme. 

Dans un autre domaine, je suis également peu porté sur l’identitarisme menant souvent à un nationalisme (régional ou national) exacerbé et deviant sur des mécanismes d’exclusions prononcés.

Finalement, je crois qu’en ce qui me concerne, la chose contre laquelle je me bats peut-être ramené à ce terme d’ « exclusion ».

 

Exclusion chez les « tradis » pour qui tous les non chrétiens sont bons pour l’enfer, pour qui même ceux appartenant à d’autres familles chrétiennes représentent l’antéchrist. 

Exclusion chez ceux pour qui la spiritualité consiste simplement à suivre un ensemble de  règles soient disantes « morales » et qui ne font que légitimer leur peur du monde, leur méconnaissance de l’autre et la rigidité de leur esprit étriqué.  Jetant l’anathème sur l’homosexuel, la femme, le joueur de rock’n’roll ou la prostituée, ils se croient un peuple supérieur d’élus au détriment du reste de l’humanité.

 

Ce type de comportement est bien sûr à l’opposé du message du Christ et même de l’humilité première de l’Eglise qui ne connaît pas de distinction entre une Eglise enseignante et une Eglise enseignée, comme le rappelait récemment un ami prêtre sur ce blog.  L’Eglise est au service de tous et de toutes car l’Eglise ne connaît qu’un seul chef, Jésus Christ, Dieu lui-même.  Or Dieu nous aime sans distinction aucune.  Dans son ministère terrestre, le Christ a accueilli tout le monde : du simple pêcheur à la prostituée, du publicain au légionnaire… Quiconque marche avec un cœur ouvert à la Grâce en aimant son Dieu et ses frères humains comme lui même est le bienvenu à la table du Christ.  Est-ce d’avoir oublié cette leçon de Vie toute simple qui a fait que l’Eglise d’Occident devienne si souvent pharisienne ? Au fil des siècles, a-t-elle déçue autant de générations pour qu’on finisse par la rejeter hors de l’orbite de nos vies, l’envoyant lentement dériver vers les limbes cosmiques comme un vulgaire astéroïde. 

 

Encore que l’Eglise catholique pourrait bien perdre de l’audience si c’était au profit de l’orthodoxe, des protestants ou des croyants sans institution car finalement l’Eglise est indivise et l’une des ses manifestations peu bien disparaître sans que l’esprit du Christ ne se perde.

Bon, en réalité, c’est un peu ce qui se passe, de plus en plus de gens rejoigne les rangs protestants et de plus en plus de grands esprits contemporains (Clément, Vergely, Colosimo, Leloup, Souzenelle, Amadou…) choisissent l’Eglise d’orient pour épanouir leur âme.

 

Néanmoins, la sécularisation de la société va bon train et même moi, tout libéral que je suis, cela m’effraye vraiment.  Ainsi en Belgique, une commission est en train de plancher sur la possibilité de supprimer certains jours fériés chrétiens et de les remplacer par des jours fériés laïcs neutres.  Certains vont plus loin, imaginant que même si l’on garde le 25 décembre parmi les jours de congé, on supprimerait les références religieuses de la fête, l’appelant d’un terme neutre comme par exemple le « jour du sapin » (sic) !

A ce compte, en deux ou trois générations, la majorité ne saura même plus l’origine de la fête.  Son sens divin (naissance du Christ) comme son sens cosmique et symbolique (Solstice d’Hiver) se seront perdus.  Ou comment perd-on l’intelligence spirituelle du monde.

Et je me souviens qu’il y a deux ans déjà, un député avait introduit une proposition de loi pour retirer les croix des cimetières « trop connotées » à son goût.

 

Comment en est-on arrivé à ce point de sécularisation ? Pire, de déculturation ? Faudra-t-il bientôt célébrer la messe en secret dans sa cave pour ne pas choquer l’opinion ? Ne peut-on vivre dans une société libre, spirituelle et chrétienne ? Ces trois mots sont-ils antinomiques ? Ne peut-on pas imaginer une société progressiste mais fondée sur l’adoration du Créateur ? Ou faut-il que, par un étrange retour de balancier, des forces laïcistes extrémistes se comportent comme l’inquisition d’hier ? Y a-t-il vraiment une volonté consciente et organisée de certains de couper définitivement le lien à la transcendance et à l’invisible ? Est-on vraiment condamné à sombrer dans la superficialité la plus malsaine, devenant des coquilles vides errant dans une course sans fin à l’argent et à la consommation ? 

Est-ce tellement parce que nous sommes devenus insipides et coupés de notre Sauveur qu’à l’autre bout du monde, on se permet de massacrer nos frères et sœurs en pleine célébration ?  Est-ce tellement parce que le christianisme n’est plus qu’un vague référant culturel se perdant dans les brumes du temps que seuls quelques uns agissent pour aider ceux d’entre nous, en orient, qui vivent un calvaire quotidien ?   

 

Comment renverser la vapeur ? Comment redonner du sens à cette civilisation qui part droit dans le mur du non sens ? Comment nous relier de nouveau à Celui qui est venu nous sauver et au nom de qui nous avons bâti des cathédrales et conduit l’art à ses plus hauts sommets ? Comment conserver, mais plus encore, comment re-glorifier notre culture et notre spiritualité chrétienne sans tomber dans l’exclusivisme renfermé dont je parlais ci-dessus ?  Bref, à partir d’aujourd’hui comme œuvrer pour une civilisation ouverte à la Grâce et reposant sur l’Esprit ?

 

Des générations de spirituels se sont posées ce type de questions.  Ceux qui ne se satisfaisaient pas de l’air du temps, ceux qui ne voulaient pas d’un monde figé par le confort des préjugés, ceux qui n’avaient pas peur de bousculer l’ordre humain des choses et qui avaient conscience que le bonheur de l’homme passait par la satisfaction légitime de ses besoins matériels mais aussi par son éducation et son ouverture à la Lumière d’En Haut sans laquelle tout est vain.  Difficile équilibre à trouver mais Ô combien essentiel, chère société contemporaine, si nous voulons que ce troisième millénaire soit celui d’une humanité à l’âme épanouie.   

 

En Christ,        

 

NB: la photo est celle du monastère de Chevetogne et fut prise et donnée par un frère qui m'est cher et qui se reconnaîtra.


Par Galahad - Publié dans : Reliance et Société - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 13:28

creation02.jpg Trois petites réflexions sur la Création du Monde...

 

Une Création positive

 

Premièrement à chaque étape de la Création, il est dit que Dieu vit que cela était bon.  Il faut donc impérativement éliminer du champ de la pensée, toute idée tentée par une diabolisation de la Création et des plaisirs de l’existence, une vision pessimiste de la Vie ou l’idée que l’existence terrestre puisse être une forme de malédiction lancée par un Dieu fou et sociopathe.  Cette idée véhiculée par certaines sectes ou certains courants doloristes conduit à des aberrations comportementales comme le retrait excessif du monde, des attitudes masochistes ou la haine de la vie. 

Non.  Le monde est tout plein de Dieu, plein de Sa Grâce, orné par Sa Beauté, soutenu par Sa Force, et habité par Sa Sagesse.  Certes, tout n’est pas rose car l’Homme et la Nature sont sortis de la vision béatifique, de la pleine expansion de conscience et nous avons perdu le corps glorieux… mais ces désagréments, cette mort et cette souffrance inhérente à la vie terrestre ne sont que passagers.  Ces difficultés sont là pour nous faire grandir car la Création a un but immanent positif.

 

Les quatre éléments

 

Nous retrouvons dans ce passage de la Genèse les quatre éléments traditionnels qui forment le monde (même si parfois on adjoint un cinquième qui les réunis et les dépasse tous, la Quintessence).

Nous avions vu comment sur la première lame du Tarot, celle du Bateleur, était suggéré la remontée de l’âme humaine vers son Créateur, ou pour mieux le dire, son ouverture progressive à Sa Grâce.  L’âme se devait de triompher de quatre épreuves, comme quatre portes à ouvrir en son sein afin de retrouver ses origines.  Ces portes étaient, dans l’ordre de succession : la Terre, l’Eau, l’Air et enfin, le Feu.

Or, ici on voit que l’acte de Création de l’Univers manifesté suit l’ordre inverse, à savoir logiquement, un ordre de descente du plus spirituel au plus matériel : Ciel (Air), Eau, Terre.  Et le Feu ? Le Feu est la Lumière du premier verset.  Mais le Feu qui est le feu de l’Esprit, imprègne toutes choses car il est la Vie même : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.  Il était au commencement tourné vers Dieu. Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.  En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. » (Jn 1 ; 1-4)

Le Verbe de Dieu est une parole de Feu qui donne vie, qui éclaire, qui organise et structure, qui rayonne depuis le centre de chaque être.     

 

L’apothéose de la Création

 

L’apothéose de la Création est l’homme lui-même crée à l’image de Dieu ou selon certaines traductions « créé à l’image des dieux », le terme Elohim étant pluriel.

Point d’orgue de la Création, l’homme est donc soit à l’image de son Créateur, soit, comme le disait Jacques Cazeaux, à l’image des reflets-énergies puissants et parfaits de ce même Créateur que sont les dieux.  Créé Roi de la Création, l’orgueil fut et reste sans doute la pire faiblesse de l’Homme.

A signaler également que tout maître de la Création qu’il est « qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » (Gn 1 ; 26) allant même jusqu’à nommer les êtres vivants, c'est-à-dire à être co-créateur de l’Univers : « L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme.   Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs » (Gn 1 ; 19-20), tout maître de la Création qu’il soit dis-je, l’homme n’est pourtant pas, au commencement, un maître tyrannique qui s’amuse au dépend de la Nature.  Non, puisque Dieu crée l’homme dès le départ pour qu’il vive en bonne intelligence avec le monde animal et végétal, dépendant de lui pour vivre : Dieu dit : « Voici, je vous donne toute herbe qui porte sa semence sur toute la surface de la terre et tout arbre dont le fruit porte sa semence ; ce sera votre nourriture. » (Gn 1 ; 29)

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 14:37

Genese-SeparationDesMondes-copie-1.jpgAprès avoir décrit une première fois la création du Ciel, de l'Eau et de la Terre, le Genèse décrit à nouveau la création de ces trois éléments. A (re)commencer par le Ciel, ou plutôt le ciel, sans majuscule.  Car dans ce second cycle nous sommes descendu d’un cran de l’échelle de la Création.  Dieu écrit la symphonie de l’Univers en deux fois trois temps comme s'Il voulait faire des paires et mettre le Ciel céleste face au ciel terrestre, que le macrocosme se reflète dans le microcosme.

 

Le ciel

 

Dieu dit : « Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour de la nuit, qu'ils servent de signes tant pour les fêtes que pour les jours et les années, et qu'ils servent de luminaires au firmament du ciel pour illuminer la terre. » Il en fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour présider au jour, le petit pour présider à la nuit, et les étoiles. Dieu les établit dans le firmament du ciel pour illuminer la terre, pour présider au jour et à la nuit et séparer la lumière de la ténèbre. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour. (Gn 1 ; 14 - 19)

 

Dans cette seconde phase, il ne s’agit plus de la Lumière ontologique séparée de la ténèbre qui est son absence mais bien de la création des étoiles et des astres visibles.

 

L’eau

 

Dieu dit : « Que les eaux grouillent de bestioles vivantes et que l'oiseau vole au-dessus de la terre face au firmament du ciel. » Dieu créa les grands monstres marins, tous les êtres vivants et remuants selon leur espèce, dont grouillèrent les eaux, et tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit en disant : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez les eaux dans les mers, et que l'oiseau prolifère sur la terre ! » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. (Gn 1 ; 20 – 23)

 

Après la création des Eaux d’en haut et les Eaux d’en bas, c'est-à-dire après la création et l’ordonnance des multiples plans d’existence, voilà que l’eau tel que nous la connaissons voit le jour.

 

La terre

 

Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, petites bêtes, et bêtes sauvages selon leur espèce ! » Il en fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les petites bêtes du sol selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. (Gn 1 ; 24-25)

 

Le vivant dans son ensemble, sa diversité et sa multitude apparaît ce jour.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 17:01

l_oiseau_d_amerique-2cf6e.jpg L’Oiseau d’Amérique se déroule dans un futur proche à New York.  En ce temps là, la science des hommes a depuis longtemps réussi le tour de force de construire un monde entièrement automatisé.

Plus de vendeurs mais des distributeurs de nourriture, de vêtements, de lingerie… Plus d’hôpitaux mais des distributeurs de médicaments, plus de conducteur de bus mais des véhicules entièrement automatiques qui lisent dans l’esprit de leurs passagers les destinations où ils doivent se rendre…

Plus d’animaux non plus mais des robots peuplant les zoos, plus de sentiments car les émotions ont été jugée dangereuse après les horreurs de la IVe guerre mondiale, plus de rencontres ni d’échanges car les enfants éduqués par des machines, sont conditionnés dès à ne jamais poser de questions, sur rien ni à personne… « Pas de questions, cool » est la devise morale qui règle cette société parfaitement lisse où la seule « culture » subsistante est l’industrie du cinéma porno.

Plus de livres donc, car pourquoi lire ? Tout fonctionne, tout se répare, que demander de plus que du « sexe vite fait », des sopors et un joint entre chaque repas…

Jusqu’au jour où Paul trouve un petit livre d’enfant pour apprendre la lecture, reliquat d’un monde disparu, oublié.  Le simple fait qu’un humain réapprenne à lire va bouleverser les choses…

 

L’Oiseau d’Amérique est un livre très dérangeant de part son actualité.  Ecrit en 1980, ce roman est effrayant de réalisme car on peut sans mal, avec un peu de pessimisme, imaginer que tel sera notre monde dans deux ou trois siècles. 

Personnellement, je ne me considère pas du tout rétrograde ni même opposé à une certaine modernité.  J’accueille les avancées technologiques avec espoir et enthousiasme, en fait je dois même être un peu  « geek ».  Néanmoins, lorsque je vois la déperdition culturelle sur les chaînes grand public et la chute globale du niveau scolaire… je trouve cela fort préoccupant.

Qu’est ce qui fait qu’une civilisation parvienne à redresser la barre, produise de l’art, de la spiritualité et des choses vraies plutôt que de sombrer dans le gouffre de l’abrutissement, de la déliquescence et de l’idiotie ? Je ne cesse de me poser la question depuis la lecture de ce livre.    

 

POUR VOUS PROCURER LE LIVRE C'EST ICI

Par Galahad - Publié dans : Reliance Livresque
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 22:47

Genese.jpgLe Livre de la Création, la Genèse commence donc par la seconde lettre de l’alphabet hébreu, Beith.  Il y a une raison à cela.  On se souvient que les lettres hébraïques ont une valeur numérique correspondant à leur place dans l’alphabet.  La valeur de Beith est par conséquent « 2 ». 

Quand on y pense, il est logique que la Création débute par un « 2 ».  En effet, Dieu est la Source, l’Unique, l’Indifférencié, le « Un » par excellence.  Il crée l’Univers hors de lui, ainsi commence la dualité, le « 2 ».

Le Livre de la Genèse affirme cette dualité puisqu’il commence par la mise en place de couples d’essences de plus en plus autonome : lumière-ténèbres, soir-matin, eaux d’en haut et eaux d’en bas, sec-humide, etc…

Ainsi commence les 7 jours de Création pour initier l’Univers.  7 jours de Création ou plutôt 6 + 1.  6 jours se divisant en deux séries de trois alternant la Création du Ciel, de l’Eau et de la Terre. 

 

Le Ciel

 

En effet, lors du premier jour est créé le Ciel avec la Lumière et la Ténèbre : « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour. » (Gn 1 ; 3-5)

 

L’Eau

 

Lors du second jour, ce sont les Eaux qui sont créées : « Dieu dit : « Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux ! »  Dieu fit le firmament et il sépara les eaux inférieures au firmament d'avec les eaux supérieures. Il en fut ainsi.  Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.

Dieu dit : « Que les eaux inférieures au ciel s'amassent en un seul lieu et que le continent paraisse ! » Il en fut ainsi.  Dieu appela « terre » le continent ; il appela « mer » l'amas des eaux. Dieu vit que cela était bon.»  (Gn 1 ; 6-10)

 

La Terre

 

La Terre est le dernier élément créé par Dieu : « Dieu dit : « Que la terre se couvre de verdure, d'herbe qui rend féconde sa semence, d'arbres fruitiers qui, selon leur espèce, portent sur terre des fruits ayant en eux-mêmes leur semence ! » Il en fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe qui rend féconde sa semence selon son espèce, des arbres qui portent des fruits ayant en eux-mêmes leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour. » (Gn 1 ; 11-13)

 

   (à suivre...)

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 12:36

Intervention du maître sur les myhes fondateurs et la nécéssité de trouver le véritable Moi... superbe !

 

 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 13:29

Les Gnawas sont à l'Islam ce que la Santeria est au Christianisme : l'ancienne religion animiste Yoruba qui s'est mêlée au monothéisme ambiant.  Connus pour leur musique traditionnelle (de très bonne qualité), les Gnawas se mettent aussi au "rap".  Ici une chanson en l'honneur de Lella Aicha Kandisha, Reine des djinns et vengeresse des épouses bafouées.  Un culte lui fut rendu sans interruption pendant des siècles où son nom n'était que murmuré par crainte non seulement des représailles islamiques mais aussi parce qu'à l'image de la Reine des Fées de nos contrées, elle est un esprit ambivalent, très puissant et parfois dangereux... Aujourd'hui, les Gnawas lui rendent hommage de plus en plus ouvertement...

 

 


 
Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 19:22

la-Vie.jpg Très belle initiative que celle du journal "La Vie" que de convoquer des spécialistes de tous les domaines à l'Université de Lille (théologiens, philosophes, scientifiques,...) afin de réfléchir sur la situation actuelle du christianisme et d'examiner son rôle dans la société d'aujourd'hui.

 

Ci-dessous le programme : Pour ceux qui n'ont pas la chance d'y assister, les débats sont retransmis sur le site de La Vie, ICI 

 

========================== JEUDI ==============================

 

18h à 20h30Ouverture des Etats généraux + Grand Forum du Jeudi: Quelle présence chrétienne dans le débat public? François Soulage, président du Secours catholique, Bruno Cazin, vice-recteur de  l'Université catholique de Lille, et Jean-Michel Ducomte, président de la Ligue de l’enseignement

========================== VENDREDI ===========================

9h30 à 11h00 : S'aimer toute une vie, une utopie ? Xavier Lacroix et Pascal Bruckner

11h30 à 13h : Faut-il un nouveau concile?  Bernard Podvin et Jean-Pierre Mignard

14h30 à 16h00 :  Quelle forme d'engagement aujourd'hui ? Guy Aurenche et Laurent Landete

16h30 à 18h : La science a-t-elle du sens ? Axel Kahn et Thierry Magnin

20h30 à 22h30 : Grand Forum du vendredi Notre vie a-t-elle un sens ? Alexandre Jollien, philosophe et écrivain. Frédéric Lenoir, sociologue des religions. Fabrice Hadjadj, écrivain. Christophe André, psychiatre.

=========================== SAMEDI ============================

9h30 à 11h00 : Les chrétiens ont-ils un problème avec le sexe ? Jacques Arènes et Camille de Villeneuve

11h30 à 13h00 : Changer l'église, oui, mais dans quel sens ? Christine Pedotti et l'abbé Vincent Ribeton

15h à 18h30Grand Forum du samedi Évangéliser, est-ce provoquer ? Philippe Bancon, délégué général des Scouts et Guides de France. Marc de Leyritz, président d’Alpha France. Nathalie Becquart, directrice adjointe du service national pour l’évangélisation des jeunes. Étienne Lhermenault, président du Conseil national des Évangéliques de France

Conclusion des Etats généraux

Par Galahad - Publié dans : Reliance Culturelle - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés