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Il est aujourd'hui commun de dire que le fondamentalisme est souvent la conséquence d'un manque de repère chez les jeunes (ou les moins jeunes) qui se raccrochent à ce qu'on leur « vend » pour de la spiritualité, mais qui n'est en réalité qu'un ensemble de règles aussi arbitraires que ridicules.

Pourtant, cela ne date pas d'hier, Yeshoua lui-même dû faire face de nombreuse fois à l'esprit rigoriste et mesquin :

« De là, il se dirigea vers leur synagogue et y entra. Or, se trouvait là un homme qui avait une main paralysée, ils lui posèrent cette question : « Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat ? » C'était pour l'accuser. Mais il leur dit : « Qui d'entre vous s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n'ira la prendre et l'en retirer. Or, combien l'homme l'emporte sur la brebis ! Il est donc possible de faire le bien le jour du sabbat. » Alors il dit à cet homme : « Etends la main. » Il l'étendit et elle fut remise en état, aussi saine que l'autre. Une fois sortis, les pharisiens tinrent conseils contre lui, sur les moyens de le faire périr. » (Mt 12, 9-14)


On imagine la scène suivante, un « bon » croyant est assis sur un banc dans un parc, face à lui un lac dans lequel un homme se noie.


- Au secours ! Je me noie !
- Désolé mon vieux, on est dimanche, c'est le jour du Seigneur et du repos, fallait vous noyer un lundi.
L'absurde de cette situation n'échappera à personne et pourtant elle n'est pas fort éloignée de l'exemple donné par l'Evangile. Et pourtant, n'est-ce pas le même mécanisme mental qui, poussé à son extrême, motive à se faire sauter au milieu de la foule, persuadé qu'on détient la Vraie Loi, Celle écrite noire sur blanc par Dieu et qu'on ne peut interpréter ?


Dans l'exemple ci-dessus, on voit bien comment les Pharisiens opposent leur loi à l'Envoyé, la faisant passer pour décret divin afin de préserver leur pouvoir temporel et leur influence.
Dès que l'Envoyé a tourné le dos, voilà les vilains bougres qui se mettent à ourdir de noirs complots, planifiant de faire couler le sang. Typique. En bouleversant leurs petites habitudes et en remettant en cause la toute puissance de leur jugement divin auto-proclamé, Yeshoua fait vaciller leur monde et s'attire leur haine infinie.

Car ce n'est pas tant qu'ils estiment que Yeshoua s'est rendu coupable d'une hérésie quelconque, c'est qu'Il balaye d'un revers de la main (au sens propre) leurs petits schémas acquis, répétés inlassablement depuis des siècles.
Il y a une capacité chez l'humain à se construire des structures mentales illusoires, à se fabriquer des psychés de sable mais à être prêt à tuer ou à se faire tuer pour les conserver.

On est alors convaincu que ces vérités de papier sont la Vérité Absolue, comme si celle-ci pouvait s'enfermer dans des concepts humains forcément limités.

Aujourd'hui, comme hier, le monde est plein de Pharisiens prisonniers de leurs schémas et tentant, pour se rassurer, d'y enfermer les autres.
Aujourd'hui comme hier, la parole de l'Envoyé reste juste :

« Il est donc possible de faire le bien le jour du sabbat »

Yeshoua, simplement et magistralement, nous rappelle « qu'à nulle heure, il n'est interdit de faire le bien » car faire réellement œuvre de Lumière et d'Amour est la Loi Suprême, la Vérité d'Or qui prime sur toutes les autres, car c'est elle qui fait palpiter le cœur même de l'Univers.

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