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« Je les mènerai à ma sainte montagne, je les comblerai de joie dans ma maison de prière. Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison (Beith) sera appelée maison de prière pour tous les peuples. » (Isaïe 56 : 7)

Beith est la première lettre de la Bible. Celle qui commence le premier mot : Bereshit. Le nom de cette lettre signifie littéralement « Maison ».
Beith est l'archétype de la maison, celle qui accueille la vie, la chaleur, la famille et le sacré.
Beith est la matrice qui va accueillir la Présence divine invisible manifestée par Alef, la première lettre de l'alphabet hébreux.

 

« Pourquoi Beith succède-t-il au Aléf ? Parce qu'il est au commencement de la création du monde. » Sépher haBahir 18.


Alef et Beith, c'est un peu le masculin et le féminin, le Souffle et la matière, la seconde est fécondée par le premier. Sans Alef, il n'y a pas de vie, pas de spiritualité, pas de souffle. Sans Beith, il n'y a pas de création, pas d'endroit où se reposer, pas de lieu où se transformer.
Car si Beith, au sens microcosmique, symbolise la maison familiale et le foyer, au sens macrocosmique, elle est l'univers manifesté en tant que principe matriciel où s'exprime et se révèle Dieu.

 

La valeur guématrique de Beith est le 2. Beith est donc le premier dédoublement de l'Unité, la rupture de l'équilibre afin que le mouvement puisse commencer, que l'espace et le temps puissent exister. On peut donc dire que Beith est la Création dans son entièreté tandis qu'Alef (dont la valeur était 1) est le Créateur, Unité primordiale précédant la création.
Un texte (le Métsaréf Dahavah) cité par Virya dans l'Alphabet hébreu et ses symboles, illustre parfaitement ce propos : « Il apparaît symboliquement que les mots « Ab », père et « Am », mère, commencent par un Alef tandis que Bén, fils et Bath, fille, commencent par un Beith. »

 

Autrement dit avec Beith, on tombe dans la génération et dans le temps mais aussi dans la Révélation divine puisque la Torah commence par Beith. C'est comme si pour comprendre pleinement la parole de Dieu, l'homme avait dû nécessairement passer par la Création et la vie dans le monde matériel afin d'exercer pleinement son intelligence et sa puissance de discernement, Binah en hébreu qui commence également par la lettre Beith.
C'est donc par l'étude de la Création que nous pouvons nous approcher de l'Ineffable qui ne peut-être connu par une simple abstraction intellectuelle.

 

« La lettre Beith (=2) désigne deux choses réunies, nottament deux points, un enseveli dans le mystère et un capable d'être révélé ; et comme ils sont inséparables ils sont tous deux réunis dans un seul terme : reshit, commencement. » Sépher haZohar 1 :7b.

 

En conclusion, Beith est l'image de l'énergie divine créatrice de mondes, l'essence de la matière où va se manifester le divin. Identité s'exprimant même dans le dessin de la lettre : « R.Judah dit : Beith a deux lignes parallèles et une troisième les réunissant. A quoi correspondent-elles ? Une pour le ciel, une pour la terre et une pour le Saint, béni soit-Il, qui les unit et les reçoit. » Sépher haZohar 3 :36a

Tag(s) : #Art et Culture

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