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Des centaines de tarots ont été réalisé à travers les âges et ces dernières années en voient l’explosion.  Pour ce qui est de ma petite analyse personnelle du tarot, je me base sur le tarot de Marseille et celui d’Oswald Wirth qui, selon moi, en respecte l’esprit tout en enrichissant le symbolisme.

 

La Papesse est la deuxième lame du tarot, elle est donc reliée à la lettre Beith.  Rappelons que cette lettre, deuxième de l’alphabet, est la première lettre de la Bible.  Alef était une sorte d’inspiration divine précédent la Création mais la contenant tout entière.  De même le Bateleur représente la Création et le but à atteindre, but ou destinée déjà fixée avant la Création.  De même la Papesse est le commencement de cette Création, de ce monde matériel qui est de nature féminine mais qui porte en lui la dualité. 

Ainsi, la Nature est la Mère sacrée de toutes choses, elle porte en son sein le germe divin symbolisé dans le Tarot de Marseille par la tunique rouge enveloppé du manteau bleu.   

 

La Papesse est donc cette Nature, cette Création qui contient et manifeste Dieu car si Dieu est transcendant, il est aussi immanent et présent en chaque chose. Adam, l’âme humaine, est en Exil dans l’Espace et le Temps.  Dans cet état, nous n’avons plus accès à la vision des choses divines dont la route est désormais gardée, « C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. »(Gn 4, 24).

On ne saurait trop insisté sur la pureté d’intention nécessaire à la recherche d’initiation.  C’est avec sincérité, respect, amour, confiance et sens du sacré que le postulant approchera la Papesse, sinon la sphinge cachée sous son trône et symbolisant le féminin bafoué, le mettra en pièces : « Ta crainte de Dieu n'est-elle pas ton soutien? Ton espérance, n'est-ce pas ton intégrité?

Cherche dans ton souvenir: quel est l'innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés? Pour moi, je l'ai vu, ceux qui labourent l'iniquité et qui sèment l'injustice en moissonnent les fruits; Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère. » (Jb 4 : 6-10)  

Pourtant, la Connaissance, la Gnose qui nous rétablira dans nos origines premières, est accessible en permanence pour celui qui se donne la peine, car l’Univers la reflète et n’attend qu’une seule chose, que nous la découvrions tout comme Dieu désire que nous le trouvions.  Ainsi, la Papesse nous tend-elle le livre du Savoir, le Liber Mundi qui contient tous les secrets du Monde, la Mère des Livres Saints.             

 

La lecture de ce Livre sublime nous permettra de soulever le voile et nous livrera les clés d’or et d’argent, ouvrant les portes du Royaume des Cieux et les fonctions royales et sacerdotales.  Il ne s’agit pas d’un livre physique bien sûr mais de la Parole perdue, la divine Sagesse de laquelle procède tous les Livres Saints.    

Celui qui parvient à découvrir les trésors qui se cachent dans la Nature, renoue avec son origine et se rapproche de Dieu.  Il marche alors entre les carrés noirs et blancs qui dallent ce monde, il emprunte la voie du milieu et peut avancer entre les colonnes, « Il dressa les colonnes sur le devant du temple, l'une à droite et l'autre à gauche; il nomma celle de droite Jakin, et celle de gauche Boaz. » (2 Ch 3 :17). 

Celui qui a pu voir Dieu à l’œuvre partout, qui a révéré la Nature comme la Papesse, l’Epouse de Dieu qu’elle est, celui qui s’est ouvert à sa partie féminine et trouvé la Lumière en son cœur, celui-là reçoit la Grâce de pouvoir soulever le voile d’Isis et d'y découvrir des merveilles sans nom.

Tag(s) : #Art et Culture

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