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Sur certains blogs et sur certains forums, on voit souvent des auteurs qui s’insurgent contre la vague « bien-être » et qui entendent marquer la distinction radicale entre « bien-être » et spiritualité.

 

Nous vivons dans un monde de combats et dans une société de compétition extrême, pourtant notre âme à besoin d’une ambiance harmonieuse pour s’épanouir.

 

La tension nerveuse et le stress sont autant d’agressions qui mettent à mal notre bien-être et qui nous freinent sur le chemin de l’évolution spirituelle.  Car s’il est évident que la spiritualité est infiniment plus que le « bien-être », celui-ci n’est pas moins la condition de base pour une spiritualité seine et épanouie.  Ce n’est que serein et fort qu’on peut emprunter la voie étroite de l’Illumination qui est la seule véritable spiritualité.  Car les délires culpabilisateurs et masochistes qu’on a trop vu en occident, ne sont finalement que l’expression de névroses pathologiques et d’hystérie psychosomatique aussi dangereuse pour le corps, que pour l’âme et l’esprit. N’en déplaise aux amateurs de cilices et autres disciplines sanglantes…  Bien sûr,  certains saint chrétiens ou autres, choisissent parfois de prendre sur eux la souffrance de l'humanité mais tout le monde n'a pas ce charisme.  Et bien sûr, toute vraie spiritualité implique également un dur combat intérieur pour affûter la lame de l’esprit ainsi que parfois des nuits obscures aux ténèbres moites où se dépêtre l’imprudent voyageur intérieur.  Depuis l’Exil, toute recherche de la Grâce divine se heurte à l’opposition de l’ennemi tapi dans les marécages putrides d’un inconscient non encore purifié.  Et la rencontre avec ces adversaires là, prendra souvent des allures de champ de bataille intérieure pour lesquelles il faudra être préparé et équipé.  Mais quiconque a combattu, sait qu’on ne peut gagner une guerre qu’en étant serein, fort et stable.  

 

Sérénité donc, à rechercher dans les techniques mystiques développées aux cours des siècles par la Tradition, prière du cœur, hésychasme, oraisons, méditation, autant de techniques qui nous permettent de pacifier la conscience, de l’éclaircir, de la rendre plane et transparente à la Lumière du fond.

 

Pour cela nous devons commencer par développer dans notre quotidien, une attitude de détachement par rapport aux multiples frustrations dont nous sommes l’objet.  Ce détachement n’est pas un « je m’en foutisme » ou une indifférence au monde mais plutôt une mise en perspective, une prise de conscience de ce qui est vraiment important et de ce qui ne l’est pas, de provoquer un relâchement des tensions.  Ce détachement est la condition sine qua non pour passer à l’étape suivante : l’Amour de soi et des autres.

En effet, tant qu’on reste dans un émotionnel emprunt de culpabilité, la tentation est forte de céder également à un émotionnel de jugement, sentant la paille, on ne voit que la poutre.  Il faut donc pacifier cet émotionnel basique afin de s’aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres (car on ne peut donner que ce que l’on a).  Détaché de tout jugement, on n’est plus agressé par les travers d’autrui, on peut voir au-delà et accueillir les autres comme l’âme pure en devenir qu’ils sont.

 

Tout cela peut paraître évident à dire, moins à faire mais dans la synergie censée nous rapprocher de Dieu, il est important de faire céder le mur qui nous sépare de Lui, des autres et de nous-même.  Mur dont les briques sont les innombrables frictions et tensions de nos journées de courses éperdues, nos préjugés discriminatoires, nos illusions culturelles relatives, et nos passions tout aussi illusoires. 

 

Dans la tradition première du christianisme, le repentir n’était pas le larmoiement geignard qu’on en a souvent fait, le repentir était le fait de « voir les choses telles qu’elles sont ». 

 

Lorsque notre corps et notre esprit sont en « bien-être », le flux des pensées se calme, on peut laisser venir à soi la « Vision Vraie ».

En voyant les choses telles qu’elles sont, avec sincérité, en perçant le voile des apparences, on fait tomber le mur qui nous sépare de Dieu.  Soudain le calme s’installe, on peut alors tendre vers les étoiles et s’élancer dans le ciel sur les ailes de la prière ou de la méditation flèche.  Dieu nous trouve le cœur ouvert, prêt à l’accueillir.

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