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Un jeune homme se tient entre deux femmes.  L’une d’entre porte une couronne et semble sérieuse, l’autre a des fleurs dans les cheveux et s’affiche de manière plus frivole.  Au dessus de la scène, Cupidon, entouré de flammes éclatantes, tend son arc vers le jeune homme hésitant.


Certains auteurs interprètent cette lame comme une hésitation face à la tentation.  Le jeune homme va-t-il choisir la voie difficile, ardue mais promettant la stabilité ou va-t-il choisir la voie facile, superficielle ?


Yechoua disait : « Entrez par la porte étroite. Large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux ceux qui s'y engagent ; combien étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux ceux qui le trouvent. » (Mt 13-14)

Cette voie dont parle Yechoua est la voie du milieu, dont il est souvent fait allusion dans la symbolique Judéo-Chrétienne. 

Lorsqu’on regarde l’arbre séphirotique, la voie du milieu se situe entre la colonne de la Miséricorde et la colonne de la Rigueur, c’est la voie de la Tempérance, celle qui mène le plus rapidement à la réintégration en Dieu Trine (Kether – Hochmah – Binah).  Cette voie du milieu est celle qui passe par la Sephira Tiphereth, cœur de Vie de l’Arbre Sephirotique, cœur de Vie de l’Univers, expression parfaite de Yechoua. 


La Voie du Milieu est la Voie de l’Amour, la Voie du Christ ! Si on relie la lame de l’Amoureux à la lettre hébraïque correspondante, Vav, on comprend que cette Voie du Milieu doit être comprise, non pas comme une voie de tiédeur, une voie d’hésitation ou de non-choix mais comme une voie de conjonction des contraires.


C’est la dualité qu’il faut dépasser, la voie entre le noir et le blanc n’est pas une voie grise ou terne mais une voie qui englobe le blanc et le noir pour créer une couleur autre, invisible au sens commun car englobant et dépassant l’ensemble du réel, le connu et l’inconnu, le créé et l’incréé…  L’enjeu ici dépasse le simple fait de trouver un équilibre entre différente facette de sa personnalité, entre la révolte et l’obéissance, entre l’action et la contemplation, entre l’individu et la collectivité…Tous ces équilibres sont bons mais ils ne sont que des pré-requis pour atteindre le but ultime : la complète ouverture à la Grâce qui ravit l’âme et l’emmène chez elle dans le temps en dehors du temps, dans l’espace en dehors de l’espace, là où « tout est » et « rien n’existe », là où règne le « Je suis le Je suis ».


L’Amour est donc la Voie Royale menant à la conjonction ultime des contraires, cet Amour dont Saint François de Sales disait « le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour ».  Cet Amour universel qui n’est pas compris du plus grand nombre est, en dernier recourt, la seule Vérité, la Vraie religion et la source ultime d’Illumination. 

Tag(s) : #Art et Culture

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