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Zayin est la septième lettre de l’alphabet hébreu et renvoie au septième jour de la Création.  Fameux jour que celui-là : « Dieu acheva au septième jour l'œuvre qu'il avait faite, il arrêta au septième jour toute l'œuvre qu'il faisait.  Dieu bénit le septième jour et le consacra car il avait alors arrêté toute l'œuvre que lui-même avait créée par son action. » (Gn 2 : 2-3)

Ce septième jour récapitule les précédents car le 7 est la récapitulation du Tout, la synthèse du monde matériel (symbolisé par le 4) et du monde spirituel (symbolisé par le 3).

 

Intégration du matériel et du spirituel, Zayin est une lettre de force, de puissance, de totalité et de gnose.  Car celui qui a pu unir en lui le Ciel et la Terre, celui qui a pu faire de son corps de chair un temple de l’Esprit, non en rejetant le matériel mais en l’acceptant et en le sublimant, celui-là est adoubé par le Seigneur des seigneurs et reçoit son épée.  Zayin est une épée.

 

L’intellect de celui qui a été adombré par l’Esprit est pareil à une épée.  Prompt à discerner, il tranche les illusions et les faux semblants, il sait séparer l’erreur de la vérité, il peut combattre l’ennemi, c'est-à-dire l’ombre qui n’est ombre que parce qu’elle s’est éloignée de la Lumière.  Celui qui a reçu l’épée du Seigneur peut construire le Temple de l’humanité en étant vigilant et  en se gardant des ignorants et de la barbarie toujours prête à submerger l’humanité, ainsi est-il dit dans le Livre de Néhémie :

« Ceux qui bâtissaient la muraille et ceux qui portaient et chargeaient les fardeaux travaillaient d'une main et de l'autre tenaient une arme.  Quant à ceux qui bâtissaient, chacun bâtissait, une épée attachée à ses reins. Le sonneur de cor était à côté de moi. » (Ne 4 ; 11-12)

 

Dans le contexte actuel, toute rhétorique associant spiritualité et symbole guerrier suscite une juste méfiance.

Pourtant, l’épée est le symbole de l’action, de la protection des plus faibles par les plus forts et de la justice, l’épée est comme la torche, portée haut, elle reflète les rayons du soleil et fait reculer les ténèbres qui ne peuvent résister.

Pourtant, l’épée est l’arme du combat intérieur, celle qui sert à terrasser nos démons, à faire rendre gorge à nos peurs, à nos préjugés, à nos aveuglements. 

 

La quête de Dieu est le but de toute vie sur Terre. Quête de la connaissance qui libère, elle se conquiert avec le cœur autant qu’avec la clarté d’esprit.  Quête de la transformation et de la transmutation, elle élève autant qu’elle relie à nos semblables.  Quête de la victoire de la Lumière, elle demande la force intérieure : force d’être heureux, force de s’émerveiller, force de se dépasser, force de faire éclore les graines plantées en nous et surtout force de repousser les attaques de l’entropie, de la facilité et de la stagnation.

 

La quête spirituelle demande d’être bien armé.  Hommes et femmes de Bonne Volonté, adoubés par le Christ et ouvert à la Grâce, il nous appartient de porter les armes de la Vie et de nous battre pour le Royaume des Cieux, c’est-à-dire pour la transformation de la mort en Vie et la sublimation du monde qui nous a été confié.

Tag(s) : #Art et Culture

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