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Le récit de la Table Ronde et plus particulièrement celui de Perceval n’est pas un récit comme les autres.  Plongeant ses racines dans le vieux fond celtique dont il prend la couleur, il est avant tout un texte symbolique et hautement spirituel.  C’est le texte de Chrétien de Troyes qui popularise les aventures des chevaliers. S’ensuivra quinze ans plus tard celui de Wolfram von Eschenbach  qui y décrira l’Ordre de Graal, ordre chevaleresque mû par des valeurs hautement spirituelles et qui inspirera le jeune Ordre des Templiers ainsi que celui des Teutoniques.  Le roman de Perceval est un joyau de la spiritualité occidentale, Robert Jacques Thibaud découpe le récit pour nous en livrer une analyse symbolique pertinente, montrant bien les évolutions du mythe et les raisons de cette évolution.   

 

Verbum

 

« On peut supposer que l'auteur de Parzival imagine Ie Graal comme une météorite possédant une énergie telle que tout ce qui en approche est régénéré et ne vieillit plus. Ainsi, le Graal tient à la fois de l'Arche de l'Alliance des Hébreux, du chaudron magique des celtes, de la Corne d'Abondance, mais aussi du Palladion d'Athéna, météorite que Zeus avail lancé sur la terre et qui depuis protégeait et donnait tout son pouvoir à la ville de Troie qui ne fut vaincue que lorsque Ulysse la jeta hors des murs. Comme le futur Graal, le Palladion associait l'énergie divine, la Connaissance et la sagesse (d'Athéna). Cette remarque souligne à quel point l'Enéide de Virgile fut une des sources de Wolfram von Eschenbach (Voir Glossaire : Enée). L'origine divine et stel­laire du Graal justifiait les soins avec lesquels on dissimulait (par l'invisibilité) le lieu où il était honoré et la pureté que l'on exigeait des chevaliers qui le gardaient. »

Tag(s) : #Coin lecture

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