Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Au dire de certains auteurs, Teith est une lettre à part.  Elle est en effet, la seule absente des 10 commandements et des noms des dix Séfiroth.  Teith se signale donc par son absence apparente, apparente car souvent dans la pensée ésotérique, l’absence est une façon de mettre en évidence, l’absence indique la présence.  Ainsi l’absence apparente de Dieu hurle sa Présence pour celui qui a des yeux pour voir.

 

Teith est la neuvième lettre de l’alphabet hébreu, or le neuf est le chiffre du changement car il est celui qui précède le commencement d’un nouveau cycle représenté par le 10.  Theith est donc cette force de changement invisible mais pourtant active au plus profonde de notre être.  Cette force de changement est la conséquence de la vie intérieur « il vous faut, renonçant à votre existence passée, vous dépouiller du vieil homme qui se corrompt sous l'effet des convoitises trompeuses ; il vous faut être renouvelés par la transformation spirituelle de votre intelligence et revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité. » (Ep 4 ; 22-24)

Ouverte vers le haut, la lettre suggère la réception de la Grâce, c’est en effet par l’ouverture à l’Esprit Saint que le vrai changement pourra s’opérer.  Peu à peu, le Christ vient habiter le cœur ou plutôt, peu à peu nous prenons conscience de la présence du Christ en nous et nous nous mettons à son diapason, lui permettant une véritable action en profondeur.

Cette action à des conséquences radicales sur l’être conscient, peu à peu les passions (colère, jalousie, orgueil) se dissolvent, peu à peu le regard s’ouvre, on voit le monde avec les yeux du cœur.  Accueillir le Christ en soi, s’ouvrir à la grâce, c’est aussi faire sienne l’exhortation de Sainte Thérèse d’Avila « Nada te turbe ! » : « Que rien ne te trouble, que rien ne t'épouvante ! ». 

Et la Sainte de poursuivre « Tout passe, Dieu ne change pas. La patience triomphe de tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit ! » 

 

S’ouvrir à la Grâce sanctifiante, c’est entamer un processus de transformation, de transmutation, une alchimie spirituelle qui va changer notre plomb intérieur en or pur.  Ou pour mieux le dire, nettoyer notre âme et révéler l’or caché sous les tâches provoquées par nos manquements, par nos faiblesses, par notre lâcheté et notre ignorance.  L’agent solvant universel est le Christ, en lui permettant d’agir, nous nous reposons sur Dieu qui est parfait dans l’éternité.  En permettant à la Grâce de nous transformer, nous nous rapprochons de l’Eternité immuable et parfaite, infinie et rayonnante…

 

A la fin, le superficiel est abandonné, l'illusion est détruite, le voile d'ignorance est déchiré.  A la fin tout passe… les douleurs, les bonheurs superficiels.  Tout se dilue… les angoisses, les richesses, les mesquineries, les caprices… Tout s’efface… la maladie, la mort, les limites, le temps… Seul reste l’homme régénéré, le Soi, roc d’éternité immuable au centre de l’océan cosmique, à jamais unit sans confusion à l’Autre qui est notre Père, notre Mère, notre Source Ultime.      

Tag(s) : #Art et Culture

Partager cet article

Repost 0