Partager l'article ! Avancée considérable dans les relations entre juifs et chrétiens: La vieille idée du peuple déicide aurait-elle vécu ? On ne peut ...
La vieille idée du
peuple déicide aurait-elle vécu ? On ne peut que le souhaiter. Abjecte en elle-même, cette idée populaire au Moyen Age fut à l'origine des grandes vagues d'anti sémitismes qui
entachèrent les relations de la Chrétienté avec ceux que Jean Paul II devait appeler "nos frères ainés dans la foi". Car il n'est que naturel pour les chrétiens d'entretenir des relations
plus que fraternelles avec le peuple juif, témoin vivant de la Première Alliance et écrin dans lequel Dieu se manifesta en Paroles d'abord puis en Chair et en Sang.
La déclaration signée le 6 décembre entre un haut responsable de l'Eglise Orthodoxe et le Grand Rabbin d'Israël marque une étape de plus dans la normalisation des
relations entre les deux grandes religions monothéistes. Alors que l'Eglise Catholique a rejeté cette idée en 1965 (Nostra Aetate), alors que beaucoup d'Eglises protestantes entretiennent
des relations amicales avec Israël, c'est la première fois qu'une Eglise Orthodoxe rejette officiellement l'abberation du "peuple déicide". La déclaration est donc historique et on ne peut
que souhaiter que les autres Eglises auto-céphales emboitent le pas de nos frères chypriotes :
Le 6 décembre, à Nicosie, l'archevêque Chrysostome de Chypre et le grand rabbin d'Israël Yona Metzger ont signé une déclaration commune pour affirmer le développement de nouvelles relations mutuelles entre les chrétiens orthodoxes et la communauté juive. Dans cette déclaration, l'idée d'une culpabilité collective des juifs pour le déicide (la crucifixion du Christ) est explicitement rejetée.
SOURCE : JERUSALEM POST