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Bible.gifQuel chrétien n’a jamais lu la Bible et souhaité qu’en plus des commentaires historiques et grammaticaux qui émaillent les plus sérieuses versions, ne se trouvent des commentaires présentant les différentes interprétations du passage lu ? Un Talmud chrétien en somme.  Et bien c’est maintenant chose faite… ou presque.

En 1999, dans la continuité de La Bible de Jérusalem, les dominicains de l’Ecole archéologique et biblique française de Jérusalem ont lancé un projet baptisé La Bible en ses Traditions (Best).

 

Sylvain Stauffer du site Protest Info a eu le privilège d’interviewer l’instigateur du projet, le père Olivier-Thomas Venard :


"Nous voulons présenter non seulement le texte encadré par des notes historico-critiques, comme dans les éditions actuelles, mais aussi toute l’histoire de sa réception, à savoir la manière dont il a été lu depuis qu’il a été produit. Idéalement, ce serait la Bible du 21e siècle, une synthèse de la sagesse qui s’est développée à partir de l’Ecriture dans les siècles qui nous précèdent, et où tout est bien classé, de façon analytique, en trois zones. »

La première partie porte directement sur le texte. Elle propose les variantes de différentes traductions ainsi qu’une annotation philologique. La deuxième traite du contexte, géographique, historique et culturel de production des Ecritures. Enfin, la troisième zone restitue la manière dont les textes ont été lus et produits, dans les traditions juive, patristique, médiévale ou artistique notamment. Un volume de démonstration est déjà disponible sur le site de la Best. On y trouve douze extraits passés au crible selon cette méthode.

On l’aura compris, l’ouvrage est colossal. Des millions d’euros, des centaines de collaborateurs et plusieurs dizaines d’années seront indispensables à l’édification de ce monument. Pour les trois chapitres de la passion selon Matthieu, une vingtaine de scientifiques et cinq ans de travail ont été nécessaires.

 

« Nous avons mis dix ans à élaborer le modèle et plusieurs années à créer le site internet qui va permettre à des savants de toutes origines et de toutes disciplines de collaborer pour fabriquer cet objet », confie le frère dominicain. Les progrès technologiques et l’utilisation d’internet jouent donc un rôle considérable. D’une part, cela permet à des spécialistes du monde entier de s’associer. D’autre part, les fruits de leurs recherches seront intégralement publiés, sans problèmes de stockage.

Enfin, la Best ne restera pas figée et des travaux ultérieurs pourront venir se greffer aux premiers. Et Hervé Ponsot, actuel directeur de l’Ecole, de conclure: « L'École biblique, pour toutes ses activités et recherches comme la Best, vit de dons, selon la tradition mendiante des religieux dominicains qui l'animent. » Les collaborations scientifiques pour la Best sont également recherchées."


Pour avoir une idée de quoi il en retourne, c'est ICI

Tag(s) : #Lifestyle - Société & Ecologie

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