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human_enhance_0908.jpgIl y a quelques années, je travaillais pour une organisation écologiste mondialement connue. On ne parlait pas encore à ce point de réchauffement climatique et j’avais réellement le sentiment d’œuvrer pour une cause juste.

Toutefois, très rapidement, je fus échaudé par la mentalité qui régnait dans l’ONG en question. Si comme partout, il y avait des gens très biens, très idéalistes, je fus rapidement confronté à un fondamentalisme vert qui a beaucoup en commun avec l’extrémisme religieux le plus dogmatique.

En effet, comme dans tout fondamentalisme, on se plaît à répéter à l'envi certaines phrases clés, de brandir certains concepts fards en rejetant avec agressivité quiconque remettrait les leitmotivs chéris en cause.

Ainsi, il est de bon ton dans ce genre de milieu d’avoir de la sympathie pour tout ce qui s’oppose au « capitalisme », qu'on assimile volontiers à l’occident chrétien en général et particulièrement bien sûr aux Etats Unis.

Ainsi, j’ai pu, effaré, rencontrer là des personnes exprimant ouvertement leur sympathie aux FARC ou à Ben Laden.

Les positions écologistes des ayatollahs verts sont bien sûrs aussi outrées que leurs positions politiques et certains vont jusqu’à prôner le plus sérieusement du monde une Terre débarrassée de son fléau humain.

Dans cet ordre d’idée, le Courrier International relève la proposition de trois éminents philosophes américains proposant des solutions aussi radicales que dérangeantes pour résoudre la crise écologique.

Ainsi, non content des progrès technologiques accomplis afin de diminuer notre empreinte écologique, nos brillants penseurs proposent ni plus ni moins de modifier l’être humain. Par exemple, afin de diminuer l’impact de l’élevage sur l’environnement, il est proposé de provoquer chez l’être humain une aversion pour la viande. Et le philosophe scientifique d’expliquer le plus sérieusement du monde que par l’absorption d’un médicament ou l’application d’un patch, il serait très facile de provoquer un rejet des protéines bovines chez l’homme qui serait violemment pris de nausée lors de l’absorption de celles-ci. Dans la liste des solutions miracles, les philosophes proposent également de modifier génétiquement les embryons afin que l’humanité soit composée d’individus plus petits ayant moins d’impact sur l’écologie.

Ce qui est rassurant, c’est que l’article des philosophes en question, paru dans la revue Ethics, Policy & Environment a suscité une levée de boucliers de l’intelligentsia américaine.

Ce qui l’est beaucoup moins, c’est de se dire qu’une fois de plus l’esprit humain peut engendrer « de bonne foi » des idées proprement monstrueuses . Une fois de plus, l’on voit dans quel abîme glacée peut plonger une pensée athée uniquement mue par une optique de froide efficacité.

Bien sûr que l’écologie est importante, cette Terre nous a été confiée par le Créateur et partout en elle, dans sa sauvage beauté et dans son harmonie, on peut y voir Sa présence. Mais pas au détriment de l’Homme, jamais au détriment de l’Homme. Le radicalisme vert est comme tout les radicalismes, une négation fondamentale de l’Etre et de la Vie. Bien sûr je crois fermement à l'avancée scientifique comme voie de connaissance du monde et de la Création mais aussi à l'avancée scientifique comme outil pour résoudre bons nombres de fléaux.

Toutefois, l'avancée scientifique qui est ici utilisée pour contrôler les masses devenant un outil de coercition et déshumanisant complétement l'individu, n'est pas sans rappeler le mode de pensée des pires dictatures.

Lorsque sous couvert d'éthique, la science se met au service d'une philosophie fondamentaliste et cyniquement déshumanisée, elle devient réellement, n'ayons pas peur des mots, œuvre luciférienne.

Tag(s) : #Lifestyle - Société & Ecologie

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