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456px-Saint_george_raphael.jpg« Evangélisation » Voilà un mot qui a mauvaise presse. Pourtant que signifie-t-il sinon annoncer et défendre la « Bonne Nouvelle » et la Vérité. Quelle « Bonne Nouvelle » ? Quelle Vérité ? Dira-t-on dans ce monde relativiste. La Bonne Nouvelle que Dieu existe, qu'Il est venu dans le monde pour nous sortir de la loi d'entropie et vaincre la mort, la Bonne Nouvelle que chacun peut se transformer et mûrir sous Sa protection et avec Son aide et ainsi atteindre un niveau de conscience et d'existence divin. La Vérité de la Lumière qui triomphe toujours des ténèbres, Vérité de l'Amour et de la Vie, Vérité du Dieu Trine bâtissant en permanence des ponts vers notre dimension terrestre, Vérité des vertus forgées comme les lames des épées pourfendant l'ombre, Vérité des vérités...

Evangéliser est avant tout incarner et défendre cette Bonne Nouvelle et cette Vérité. Dans cet ordre d'idée, l'évangélisation est certainement la vocation de la chevalerie spirituelle qui n'a pas peur des « qu'en dira-t-on » ou des coups portés par l'Ennemi car se battant pour la plus noble des causes, sa devise reste « Non nobis domine, non nobis sed nomine tuo da gloriam » (Pas pour nous Seigneur, pas pour nous mais pour la gloire de Ton nom).

Peut-être que le monde n'a-t-il jamais eu autant besoin de véritables porteurs du Feu divin afin de propager la Lumière en ses confins ?



Voici un article partant d'une réflexion du cardinal Stanislaw Rylko, chacun y trouvera matière à réflexion :

L’évangélisation est loin d’être une affaire privée : elle concerne tous les chrétiens qui sont appelés à prendre leurs responsabilités dans la vie et la mission de l’Eglise et à annoncer le Christ.

C’est ce qu’affirme le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, dans un article publié dans L’Osservatore Romano. Il reprend ici des lignes directrices indiquées sur ce thème en l’an 2000 par le cardinal Ratzinger.

« L’invitation de Jésus : ‘Allez vous aussi à la vigne’ » (Mt, 20, 3-4) doit être entendue par un nombre toujours plus important de fidèles laïcs – hommes et femmes – comme un rappel clair à assumer sa propre part de responsabilité dans la vie et dans la mission de l’Eglise, c’est-à-dire dans la vie et dans la mission de toutes les communautés chrétiennes : diocèses et paroisses, associations et mouvements ecclésiaux », affirme le cardinal Rylko.

Il déplore l’existence, parmi les chrétiens aussi, d’« une mentalité relativiste » qui s’enracine, se diffuse et « génère une grande confusion concernant la mission ». Il donne notamment en exemple « la propension à remplacer la mission par un dialogue dans lequel toutes les positions se valent ; la tendance à réduire l’évangélisation à une simple œuvre de promotion humaine ; un concept du respect de la liberté de l’autre qui fait renoncer à tout rappel à la nécessité de conversion ».

« Mandat explicite du Seigneur, l’évangélisation n’est pas une activité accessoire, mais plutôt la raison d’être de l’Eglise, sacrement du salut », indique-t-il avec force. « Celui qui connaît le Christ a le devoir de l’annoncer et celui qui ne le connaît pas a le devoir de recevoir cette annonce ».

Le cardinal Joseph Ratzinger, dans une conférence prononcée le 10 décembre 2000 à l’occasion du congrès des catéchistes et des professeurs de religion organisé par la Congrégation pour le clergé, a laissé à ce sujet « des indications très précieuses qui nous invitent à revenir à l’essentiel », explique-t-il.

« Le vrai problème de notre époque, c’est la ‘crise de Dieu’, l’absence de Dieu camouflée par une religiosité vide (…), c’est pourquoi l’évangélisation doit avant tout parler de Dieu, annoncer l’unique vrai Dieu ».

A partir de là, le cardinal Ratzinger a formulé trois lois : « La première est celle qu’il appelle ‘loi d’expropriation’. Nous chrétiens, nous ne sommes pas patrons, mais humbles serviteurs de la grande cause de Dieu dans le monde ». Le cardinal Ratzinger soulignait avec force : « évangéliser n’est pas simplement une manière de parler, mais une manière de vivre : vivre dans l’écoute et se faire la voix du Père ».

« L’évangélisation n’est donc jamais une affaire privée parce que derrière il y a toujours Dieu et toujours l’Eglise », insiste le cardinal Rylko.

Il cite encore le cardinal Ratzinger : « Ce n’est pas nous qui pouvons gagner les hommes. Nous devons les obtenir de Dieu pour Dieu. Toutes les méthodes sont vides sans le fondement de la prière. La parole de l’annonce doit toujours s’insérer dans une intense vie de prière ».

La seconde loi de l’évangélisation est celle qui ressortde la parabole du grain de sénevé : « La plus petite de toutes les graines qui sont sur la terre mais une295px-Pietro_Perugino_-_Archangel_Michael_-_WGA17307.jpg fois semé, il monte et devient la plus grande de toutes les plantes potagères » (Mc, 4, 31-32). « Les grandes réalités commencent en humilité », soulignait le cardinal Ratzinger. Cette parabole nous dit que « celui qui annonce l’Evangile doit être humble, ne doit pa s prétendre obtenir des résultats immédiats – ni qualitatifs, ni quantitatifs. Parce que la loi des grands nombres n’est pas la loi de l’Eglise ».

La troisième loi est enfin celle du grain de blé qui meurt pour porter du fruit (cfr. Jn, 12, 24). « Dans l’évangélisation, la logique de la croix est toujours présente ». « La portée des devoirs que l’Eglise doit affronter au début du troisième millénaire de l’ère ch rétienne nous fait souvent nous sentir impuissants. La grande cause de Dieu et de l’Evangile dans le monde est constamment entravée et contestée par des forces hostiles  », déplore le cardinal Rylko.

Mais « l’espérance ne doit jamais nous abandonner. Le successeur de Pierre nous assure que Dieu aujourd’hui aussi trouvera de nouveaux chemins pour appeler les hommes et veut nous avoir avec lui comme messagers et serviteurs ». 

 

SOURCE : ZENITH

Tag(s) : #Anges - Vertus & Esprit Chevaleresque

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