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Kabbale-extatique-500x700.jpgCet ouvrage se divise en deux parties.   La première nous plonge dans la richesse de la pensée kabbalistique : loi des correspondances, signification ésotérique des lettres hébraïques, principe de la Sagesse (H’ockmah), création de l’Univers, Ein Sof et Sephiroths.  Les concepts pas toujours aisés à comprendre sont exprimés avec clarté par un Georges Lahy qui possède décidément un sens didactique prononcé.

La seconde partie de l’ouvrage reprend les exercices de méditation pratiques de la tradition kabbalistique exposés magistralement par Abraham Aboulafia (XIIIe siècle).

Ces exercices consistent en la vocalisation de lettres hébraïques ou de nom de pouvoir (comme les noms de Dieu) assortie de techniques de concentration.  Ces pratiques ouvrent les centres psychiques et élèvent la conscience au travers des plans d’existence jusqu’à atteindre le Royaume.  Certains ordres initiatiques se sont d’ailleurs inspirés de ces techniques pour en faire la base de leur pratique. 

Même si l’on a pas été élevé dans la culture juive, les notions abordées ici seront facilement assimilables, preuve que notre culture est bien judéo-chrétienne, preuve aussi que nul n’a besoin d’aller chercher quelque obscur mantra hindou dont le sens profond restera pas définition obscur, tout est ici pour qui sait regarder.

 

Extrait

 

La pratique du Tserouf, l'art combinatoire, ouvre les portes de la Kabbale extatique. Cette extase provoquée par le kabbaliste est un ravissement de l'esprit fusionné par la méditation et détaché du monde sensible. Ceci est sans rapport avec la transe qui est plutôt une perte de contrôle de soi entraî­nant un état médiumnique, Alors que l'extase du kabbaliste est parfaitement contrôlée et attachée à un état prophétique. Par la pratique du Tserouf, les degrés de l'extase sont  progressivement expérimentés, le kabbaliste ne s'y oublie pas mais au contraire s'y rencontre. Il découvre en lui le prophète vivant dans le Olam ha Ba (le monde futur), ce que l'on peut comparer à «l'Age d'Or» spirituel. L'homme simple représente le passé tendant à se perdre dans l'ombre, et le prophète le futur s'éclairant continuellement devant lui. En quelque sorte, l'homme simple est un «verre à moitié vide» et le prophète «un verre à moitié plein» ; car le pessimiste se cherche dans l'ombre de son passé et l'optimiste dans son futur. Ces deux aspects de l'être se rencontrent durant l'extase, le mystique tente alors de les rapprocher davan­tage et de rendre permanente leur réunion. Ceci est comparable à un miroir dont les deux côtés seraient réels, l'homme simple marchant vers le miroir voit venir vers lui le prophète avec son futur et ce dernier tout aussi réel avance vers l'homme simple chargé de son passé.

Tag(s) : #Coin lecture

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