Partager l'article ! La crise et l'inversion des valeurs: On a parfois l'impression que l'on vit dans un monde qui s'écroule de toute part. Et ce n'est pas fau ...
On a parfois l'impression que l'on vit dans un monde qui s'écroule de toute part. Et ce n'est pas faux ! Depuis la Chute, ce monde n'est plus pleinement relié à sa Source de Vie. et
est donc soumis à la mort. Toutes les époques sont donc plus ou moins reliées, plus ou moins coupées de la Lumière. Aujourd'hui, beaucoup ayant fait le choix de l'athéisme ou du
fanatisme, ils tissent une nuée empêchant la Lumière du Soleil d'irriguer la société. Sans espoir, sans conscience d'Eternité, sans perspective sacralisante, la part belle est laissée à
l'égoïsme, à la cupidité et à l'absence totale d'amour. Sans conscience de son but sur Terre, l'homme ne peut qu'être mû que par un instinct de survie exacerbé menant à tout les excès, à
l'hédonisme le plus superficiel masquant mal son angoisse existentielle et au darwinisme social le plus impitoyable.
Ci-dessous une réflexion d'un moine athonite trouvée sur le net. Ce père du nom de Moïse livre ici une réflexion que je ne peux que soutenir.
"Il est vrai qu'il y a une grave crise financière en cours et que certains de nos frères passent un moment difficile. Mais il faut remarquer que le mode de vie des Grecs de ces dernières années montre de sérieuses failles. La seule optique du grec moderne a été de savoir comment faire de l'argent, se rassasier, dépenser, abuser et avoir du bon temps. Il adore l'argent, l'hédonisme, l'amour de soi et l'ambition. Jeunes comme vieux, rendent un culte à l'argent, au corps et à l'ambition. Leur seul objectif est de savoir comment se faire plaisir, bien vivre et s'occuper d’eux-mêmes exclusivement. Le confort apporte l'ennui. L'Occident nous avertit que nous nous épuisons à force de repos. Les seules choses qui valent quelque chose pour le grec moderne sont l'argent, les immeubles, les terrains et les voitures. Le matérialisme a gagné. La frugalité est considérée comme de la misère, la simplicité comme de la bêtise, la pauvreté comme une malédiction, la maîtrise de soi comme une folie. La fourberie est considérée comme de l'intelligence, le mensonge comme de la sagesse, l'adultère comme de la vitalité, l'honnêteté comme de la frivolité. Cette crise est notre juge. La crise n'est pas seulement financière, mais surtout spirituelle. En tout cas, nous ne devons jamais perdre courage, perdre notre espoir, devenir paresseux et/ou nous asseoir en déplorant nos malheurs. Faisons ce que nous pouvons et très probablement quelque chose de plus agréable sortira des épreuves. Nous pouvons à un moment donné avoir le sentiment que nous ne sommes pas venus sur cette terre pour acheter une nouvelle voiture de luxe, que cela ne vaut pas le coup de vivre pour quelque chose comme cela, ni que Dieu nous a mis sur cette terre seulement à cette fin..."
L'avenir est ouvert pour les religions. On s'émerveille devant le regain de vitalité de l'islam, vieux de 14 siècles. Mais le christianisme, que je sache, vieux lui de 21 siècles, n'est pas mort ! Nos sovciétés occidentales repues n'en tiennent plus compte ? Et ces innombrables jeunes enthousiastes que drainent les JMJ, d'où viennent-ils ? De ces mêmes sociétés repues et corrompues ! Ce sont eux qui vont obliger l'eglise - toutes les Eglises - à se mettre en question, à faire leur "aggiornamento", plus réussi, espérons-le, que l'autre, qui a été humain et non pas spirituel.
Je suis convaincu du parralèle entre la fin de l'empire romain d'Occident et notre époque. Non, le christianisme n'est pas mort et dans ces trois familles, l'on assiste à l'émergence de mouvements parfois réellement prophétiques. L'Esprit souffle bien sur les braises mais j'ai hâte que le feu soit déjà allumé ;-)