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Le Livre de la Création, la Genèse commence donc par la seconde lettre de l’alphabet hébreu, Beith. Il y a une raison à cela. On se souvient que les lettres
hébraïques ont une valeur numérique correspondant à leur place dans l’alphabet. La valeur de Beith est par conséquent « 2 ».
Quand on y pense, il est logique que la Création débute par un « 2 ». En effet, Dieu est la Source, l’Unique, l’Indifférencié, le « Un » par excellence. Il crée l’Univers hors de lui, ainsi commence la dualité, le « 2 ».
Le Livre de la Genèse affirme cette dualité puisqu’il commence par la mise en place de couples d’essences de plus en plus autonome : lumière-ténèbres, soir-matin, eaux d’en haut et eaux d’en bas, sec-humide, etc…
Ainsi commence les 7 jours de Création pour initier l’Univers. 7 jours de Création ou plutôt 6 + 1. 6 jours se divisant en deux séries de trois alternant la Création du Ciel, de l’Eau et de la Terre.
Le Ciel
En effet, lors du premier jour est créé le Ciel avec la Lumière et la Ténèbre : « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour. » (Gn 1 ; 3-5)
L’Eau
Lors du second jour, ce sont les Eaux qui sont créées : « Dieu dit : « Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux ! » Dieu fit le firmament et il sépara les eaux inférieures au firmament d'avec les eaux supérieures. Il en fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : « Que les eaux inférieures au ciel s'amassent en un seul lieu et que le continent paraisse ! » Il en fut ainsi. Dieu appela « terre » le continent ; il appela « mer » l'amas des eaux. Dieu vit que cela était bon.» (Gn 1 ; 6-10)
La Terre
La Terre est le dernier élément créé par Dieu : « Dieu dit : « Que la terre se couvre de verdure, d'herbe qui rend féconde sa semence, d'arbres fruitiers qui, selon leur espèce, portent sur terre des fruits ayant en eux-mêmes leur semence ! » Il en fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe qui rend féconde sa semence selon son espèce, des arbres qui portent des fruits ayant en eux-mêmes leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour. » (Gn 1 ; 11-13)
(à suivre...)
Au fond, quand Dieu est en question, il ne peut être saisi que dans le silence.
Tout dépend du point de vue selon lequel on se place, ou plutôt tout dépend du système de référence. Comme vous dites, Platon et ses successeurs l'expriment de cette manière, les kabbalistes aussi par la sefira Kether...
Mais Dieu est aussi présent dans l'ensemble des Sephiroths, donc dans toute la Création, Il pourrait donc être appelé aussi le Mutiple (cfr le très bon livre d'Erik Hornung, le Un et le Multiple dans la pensée egyptienne.)
A l'inverse, Il est aussi au delà de tout, du numérable, du discible, du conceptualisable, c'est l'Aïn Soph Aur, la Lumière sans fin... là où l'on rejoint la théologie négative d'Eckhart...
Parler de Dieu, c'est aussi une manière d'honorer Sa présence, d'en prendre conscience... Quoique in fine, je suis assez d'accord avec cette idée : Dieu se vit et ne se conceptualise pas... !
Assurément ! ;-)