Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Numeriser0001.jpgLe dernier livre de l’auteur à succès Dan Brown mérite qu’on s’y attarde.  Beaucoup plus sobre que ses prédécesseurs, « Le Symbole Perdu » se passe dans un Washington mystérieux au symbolisme maçonnique patent.  Et il est vrai que les Pères de la Nation américaine étaient ouvertement maçons et désireux de créer une terre de tolérance et d’ouverture religieuse.  Ils étaient également chrétien et considéraient l’élévation de l’âme humaine dans une perspective fort proche de la théosis des Pères de l’Eglise.

Qu’on aime ou non Dan Brown, qu’on accroche ou non à ses histoires, force est de reconnaître que l’auteur a l’art de poser les bonnes questions : du rapport entre science et religion dans Anges et Démons, du féminin sacré dans le christianisme dans « Le Code Da Vinci », voici que ce livre aborde la question de la possibilité d’une révolution noétique de notre société.  Question essentielle au devenir sociale et spirituel de la société. 

Les thèmes de la Theosis et de la Noétique sont abordés et mis en scène alors que nous suivons Langdon, le célèbre et sympathique professeur de symbologie, qui aura toutes les peines du monde à se dépêtrer d’une situation impliquant C.I.A, Loges Maçonniques, scientifiques de pointe et de sombres et ténébreuses forces.

Questions essentielles et intrigue palpitante font que ce roman, tout en restant une œuvre de fiction légère, se hisse d’emblée parmi les musts du genre « thriller ésotérique ».

 

Extrait

 

« Maison du Temple 20 h 33

 

L'important, ce n'est pas la mort... mais le chemin. C'était le secret, depuis la nuit des temps.

L'initié, un homme de trente-quatre ans, baissa les yeux sur le crâne humain qu'il tenait entre les mains. Tel un calice, le crâne était creux, rempli d'un vin rouge sang.

Bois, se dit-il. Tu n'as rien à craindre.

Ainsi que l'exigeait la tradition, il avait entamé son voyage initiatique vêtu de la tenue rituelle d'un hérétique que l'on menait à l'échafaud ; la chemise flottante ouverte sur son torse pâle, la manche droite retroussée jusqu'au coude, la jambe gauche du pantalon remontée au-dessus du genou. Un gros noeud coulant pendait à son cou – la corde du Récipiendaire, comme l'appelait la confrérie. Mais, ce soir-là, à l'instar de ses frères qui assistaient à la cérémonie, il portait la tenue des maîtres. Les frères réunis en cercle arboraient les plus riches insignes de l'ordre – tabliers en peau d'agneau, cordons, gants blancs et bijoux de cérémonie qui scin-
-tillaient autour de leur cou tels autant d'yeux fantomatiques dans la lumière tamisée. »

 

Dan Brown, Le Symbole Perdu, JCLattès, 2009.

Tag(s) : #Coin lecture

Partager cet article

Repost 0