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Ordre_du_Saint-Sepulcre.svg.pngL'esprit chevaleresque persiste de nos jours.  Mieux, il est plus que jamais vivace, notamment (mais pas seulement) dans la survivance des grands ordres nés au Moyen Age.

Ainsi l'Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem est toujours bien vivant et actif, présent dans 32 pays, il compte plus de 23.000 membres. Et si la légende voudrait qu'il fut fondé par Godefroid de Bouillon en personne, c'est deux siècles plus tard que l'ordre d'aujourd'hui place sa fondation.

 

« Après la perte de Saint Jean d’Acre (1291), les Franciscains s’efforcèrent d’assurer une présence à Jérusalem ; c’est en 1333 grâce à la générosité de Robert 1er d’Anjou, roi de Naples et de Sicile, le retour définitif des Frères Mineurs en Terre Sainte. Les premières chroniques mentionnant des adoubements au Saint Sépulcre datent de 1336. De cette époque jusqu’à la fin du 15ème siècle, les adoubements seront pratiqués par un chevalier ; puis le Pape Alexandre VI donne le pouvoir de « collation » au Custode de Terre Sainte ; ceci est confirmé par différents papes, jusqu’au 10 décembre 1847 ou ce rôle fut attribué au Patriarche latin du siège rétabli de Jérusalem. Monseigneur Guiseppe Valerga, nouveau Patriarche, fut le dernier a être adoubé par le Custode le 16 janvier 1848. L’Ordre est refondé par un bref du Pape Pie IX en janvier 1868 avec l’approbation de nouveaux statuts de l’Ordre. »

 

Le site de la lieutenance de France est moderne, sobre, clair et agréable à parcourir. On y trouve pas mal d'articles sur la structure de l'Ordre et ses activités en Terre Sainte mais aussi une belle réflexion sur la chevalerie au XXIe siècle :

 

« Justice et bien commun sont les deux critères de l’engagement social chrétien au XXIe siècle, dans notre société « en voie de mondialisation ».

Ces critères ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont de tous les siècles depuis deux mille ans. Ils furent les piliers de la civilisation chrétienne de l’Europe... Justice et bien commun ? si l’on y joint la solidarité fraternelle, une comparaison saute aux yeux : ce que l’Eglise du XXIe siècle recommande aux acteurs du monde économique, l’Eglise du XIe siècle le recommandait aux acteurs du monde féodal ! La justice et la solidarité pour servir, humblement et difficilement, un bien commun supérieur : ce fut l’idéal proposé par l’Eglise au chevalier de l’An Mil. Un idéal que le guerrier n’aurait pas conçu de lui-même (pas plus que l’agent économique aujourd’hui), mais un idéal qui répond aux aspirations de l’être humain : donc capable de renaître au fil des siècles, sous d’autres formes.

D’où le fait que l’image – sublimée – du « chevalier » puisse garder un sens, dix siècles plus tard, dans un univers sans rien de commun avec le Moyen Âge ! Au XXIe siècle comme au XIe, il s’agit toujours de justice et de solidarité pour un bien commun : une Paix de Dieu à réinventer pour le salut de la société. »

 

L'Ordre est toujours très présent en Terre Sainte où il œuvre sans relâche pour la protection des chrétiens pris entre deux feux.

Mais pour autant, l'Ordre est actif en Occident où il se sent appelé à la Nouvelle Évangélisation ainsi qu'à la mise en œuvre d'une société plus sobre, aux antipodes du consumérisme absurde.

 

"L’Eglise assigne à notre Ordre (depuis la lettre refondatrice de Pie IX) la forme chevaleresque. Ce n’est pas un luxe ornemental. L’âme chrétienne d’une chevalerie est l’engagement – humble et irréversible – à militer par le don de soi : ceci conduit à une responsabilité sociale et à une vie spirituelle, qui répondent paradoxalement à des attentes très contemporaines : l’esprit de pauvreté surmontant le matérialisme, la gratitude surmontant le doute, l’espérance surmontant l’absurde.

 

L'espérance est la spiritualité du Saint Sépulcre. Au coeur de la nuit s’accomplit l’oeuvre de la Résurrection, à l’insu des disciples et sans mérite de leur part : au contraire ils sont en proie au doute et au désespoir... Jusqu’au bouleversement de l’Godefroi_4.jpgaube de Pâques. Alors la gratitude les soulève ! Dans une Europe devenue presque étrangère à la culture chrétienne, et où la foi doit être à nouveau révélée, la Nouvelle Évangélisation passe par la découverte de cet élan de gratitude, qui comble imprévisiblement la soif et l’angoisse de l’homme."

 

Voir leur site ICI

 

Le blason utilisé en illustration de cet article est l'oeuvre de Mathieu Chaine.

Tag(s) : #Reliance Internet

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