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3-1166.JPG« Heureux celui qui se plaît à la loi du Seigneur et récite sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près des ruisseaux : il donne du fruit en sa saison et son feuillage ne se flétrit pas ; il réussit tout ce qu'il fait.»

 

Se plaire à la loi du Seigneur, c'est trouver plaisir à Sa compagnie, c'est rechercher activement Sa présence car la loi du Seigneur est simple : « Jésus lui déclara : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est là le grand, le premier commandement. Un second est aussi important : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes.   » (Mtt 22 ; 37 - 40)   Voilà la seule loi que reconnaît le chrétien : un amour exprimé avec l'être dans son entier. Répondant à l'Amour de Dieu, l'aimant en réciprocité, il se laisse brûler par cet amour, il lui ouvre son cœur. Un lien se tisse alors avec Dieu et les énergies divines viennent irriguer le cœur, le purifiant de ses scories, de ses pêchés. Se sachant aimer, libre, léger, réellement bien dans notre peau, dans notre âme, on en vient à s'aimer soi-même, à porter sur soi un regard plein de tendresse et de charité. Mais loin d'emmurer cette amour de soi, on l'amplifie et on le déverse vers l'extérieur, vers le prochain qui est comme un autre soi-même. On devient alors un véritable agent de Dieu, incarnant la Présence jour et nuit ! On donne alors les véritables fruits, les seuls qui aient réellement de la valeur. La Grâce se manifeste en bénédiction à tous les niveaux d'existence spirituel, psychologique, et aussi, pourquoi pas matériel. On réussit tout ce qu'on entreprend pour peu que nos actions soient harmonisées avec le vouloir divin.

 

Tel n'est pas le sort des méchants :ils sont comme la bale que disperse le vent. Lors du jugement, les méchants ne se relèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Car le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perd.

 

Il est impérieux et primordial de se retirer de la tête et de nos âmes une idée fausse : Dieu ne punit jamais ! Dieu ne châtie pas, pas plus qu'il ne crée le mal. Cette idée vient de la peur face à l'inexplicable et à l'absurde : peur des phénomènes naturels, de la maladie, du malheur, de la méchanceté, de l'invisible... La peur nous pousse à imaginer un Dieu barbu et sévère, autocratique et vengeur. Tout cela est faux. Dieu n'est qu'amour. Encore qu'il faille s'entendre sur ce terme. L'amour de Dieu n'est pas un vague sentiment mièvre, un fade sentimentalisme, une tolérance plate et facile dont on se gargarise tant aujourd'hui. L'amour de Dieu est une énergie terrible qui transperce notre âme comme une lance, une énergie qui brûle impitoyablement nos manques et nos faiblesses. L'amour de Dieu est terrifiant car il est vrai, pur et sans complaisance. Il est la véritable force, la pleine présence qui désintègre le vide. Or, si notre cœur n'est pas suffisamment entraîné à cette Présence redoutable, si notre volonté n'est pas tendue par le désir de Lui, on peut alors s'écarter, se recroqueviller dans nos ténèbres intérieures comme la vermine recule devant la chaleur et la lumière du soleil. Ce n'est pas Dieu qui puni mais c'est le chemin des méchants qui se perd.

Le méchant est celui qui ferme son cœur à l'amour de Dieu, qui le refuse, qui pétrifie son être et se ferme. Son chemin se perd, non parce qu'il est rejeté par Dieu mais parce qu'il fait le choix délibéré de s'écarter de sa Source et de l'amour divin.

Mais qui serait assez fou pour faire ce choix ? Même au plus profond du désespoir, au plus profond de la folie, au plus profond du cynisme, n'y a-t-il pas toujours une part de l'âme qui gémit et qui tend toute sa nature, toute son essence vers Celui à même de la soigner, de la guérir ?

C'est pourquoi je ne suis pas convaincu qu'il y ait grand monde en enfer, par contre je suis intimement persuadé que le méchant duquel il est question dans le psaume est aussi le méchant en nous. Cette part de nous qui refuse précisément l'amour divin, cette part de médisance, de bas instincts, d'égoïsme, de pulsions mortifères que nous portons tous... Si on le veut, si on s'ouvre à Son action, tout cela finira par se disperser sous l'action bienfaisante du soleil divin, tout cela se dispersera comme bale sous le vent.

 

Photo Odalis Duncan

Tag(s) : #Théologie et spiritualité

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