Partager l'article ! Saint Grégoire Palamas et la mystique orthodoxe: Saint Grégoire Palamas marqua l'histoire spirituelle de la chrétienté e ...
Saint Grégoire Palamas marqua l'histoire spirituelle de la
chrétienté en prenant la défense de l'approche mystique hésychaste face à la tentation humaniste représentée en Orient à l'époque par un certain Barlaam.
L'enjeu de cette controverse était grand : l'homme peut-il dès son vivant être en communion avec Dieu ? Mieux encore, peut-il rencontrer son Créateur, le pressentir, lui parler, le rencontrer ? La mystique orthodoxe a toujours répondu par l'affirmative à ces questions contrairement au rationalisme issu de l'aristotélisme qui prend l'humain comme mesure de toute chose et qui débouchera sur l'humanisme.
D'un côté, on a une conception du monde imprégnée par un Dieu transcendant mais vivant et présent par ses énergies et de l'autre un Dieu lointain, totalement inaccessible.
C'est le triomphe des idées de Palamas en Orient qui permis à l'orthodoxie de conserver une riche tradition mystique s'abreuvant aux sources de l'expérience chrétienne première.
Le petit livre de Meyendorff a le mérite d'être clair et concis. Avec le talent didactique qui est le sien, l'auteur dresse un portrait complet de la mystique orthodoxe. Car Grégoire Palamas n'est ici que le prétexte et le pivot permettant de balayer près de deux mille ans d'une tradition intemporelle de rencontre avec le transcendant.
Jean Meyendorff, Saint Grégoire Palamas
et la mystique orthodoxe, Points Sagesse.
Que Dieu inaccessible puisse se communiquer par ses énergies incréées, c'est impossible à concevoir, DONC irréel. Si l'on est poli, on vous écoute en silence, mais on n'en croit pas un mot...
La grande difficulté, c'est que nos contemporains sont à la fois rationalistes et irrationnels.
Que faire ? Comme l'apôtre Paul le recommande à son "fils" Timothée : prêcher à temps et à contre-temps, "opportune et importune".
Que faire ? Voici une question qui me taraude quotidiennement. Que faire pour que nos contemporains ouvrent leur coeur à la Vérité ? Ce midi, j'ai eu l'occasion de discuter avec un ami philosophe et athée. Comment réagir à des certitudes arrêtées comme les siennes ?
"Moi je suis athée car je recherche la Vérité et je veux vivre cette Vérité même si elle est plus dure." me dit-il. "Croire, c'est se bercer d'illusions"... "Il nous faut une spiritualité athée"...
J'ai tenté de le mettre face à la contradiction qu'était une spiritualité athée et tenté de jeter quelques graines mais je ne suis pas sûr que cela ait eu un effet. Les personnes dans son genre me font vraiment pitié, elles ont délibérément coupé le canal les reliant à la Source et se déssèchent peu à peu, merci à l'existentialisme athée... beurk !
Chose curieuse, cet ami en question a énormément de sympathie pour l'Islam. Religion qui semble recueillir les suffrages d'une grande partie de la frange athée et laïque de la population bien pensante, un comble !
Et si au moins, tous les chrétiens parlaient de la voix de ceux qui se sont ouverts à l'Esprit. Mais malheureusement, comme vous dites, c'est loin d'être le cas. Parfois, je l'avoue cela me décourage et je réalise que je suis bien impuissant face à ce sarcophage de plomb dans lequel notre société s'est enfermée...
Merci pour ce riche développement mon cher frère chrétien ! Je suis certain que Tribus Liliis (ou d'autres) se fera un plaisir d'y réagir ! ;-)
Devant toute volonté pure, il y a un chemin.
Car à tout coeur pur, Dieu sourit.
Laissez à votre ami et à tous ceux qui vous désolent le temps de comprendre cela et d'agir librement, par eux-mêmes.
Aussi, ne noyez pas le flambeau dans les larmes. Au contraire, attisez-le. Qu'il soit encore plus fort et encore plus brillant.
;-)
Bien fraternellement.
Merci pour ce message plein d'optimisme. Optimisme que je partage malgré parfois mes "coups de gueule" contre la part d'ombre du monde. Mais comme le dit le proverbe chinois attribué à Confusius : "Plutôt que de maudire les ténèbres, allume une bougie" ;-)
Bien fraternellement en Sa Lumière
Je n'ai rien à ajouter ni à retrancher à l'analyse très fouillée de Julien. Elle est parfaite.
Mais ce qui me préoccupe le plus, en tant que pasteur, c'est la perte, ou la non acquisition des valeurs évangéliques par la plupart des gens qui se disent chrétiens, mais considèrent le christianisme comme une sorte de parti politique dont on prend la carte...
Le Christ a dit : je suis le chemin, la vérité et la vie. S'il est la vie, il faut que ses enseignements nous vivifient, nous transforment en "vivants". Or combien de fois constatons-nous qu'on enseigne une religion mortifère ! Cela me stupéfie, et même me révolte.
Je ne suis pas contre "l'institution Eglise", car elle a été voulue et fondée par le Christ, elle est "théandrique". Mais le Malin s'ingénie à la fausser en enténébrant les coeurs de beaucoup de ceux qui le composent, voire la dirigent...
Mais il ne faut pas céder à la résignation fataliste, autre tentation. Jésus a vaincu le monde, il l'a affirmé et sa parole est véridique. Et nous ne serons victorieux avec lui qu'en étant pour le monde des modèles. Modèles de quoi ? De charité ! C'est tout, et c'est immense. Et la charité dans les petits détails de la vie, c'est le plus difficile...
Merci pour ce beau développement ! C'est vrai, la charité, c'est "peu" et c'est immense... Et très difficile au quotidien !