Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 18:29

 

vierge-cosmique-copie-1.jpg Sainte Sophie de Constantinople fut érigée en son honneur.  Qui est-elle cette mystérieuse Sainte Sophie qui hante les rêves d’Orient et d’Occident ? Certainement pas une humaine devenue sainte à l’image d’une Thérèse d’Avilla ou d’une Catherine de Sienne.  Non.  Cette Sophia là est tout simplement la Sagesse.  La Sagesse ? Celle que recherche les philosophes depuis l’Antiquité ? Celle, vulgaire, que croient posséder les penseurs actuels lorsqu’ils servent des banalités politiquement corrects et assaisonnées de l’air relativiste du temps ?

Certainement pas.

 

La Sophia est plutôt un lieu ou un état se situant entre Dieu absolument transcendant et le monde matériel immanent.  C’est en Sophia que se déroule toutes les théophanies, toutes les extases, toutes les visions mystiques, c’est en Sophia que prennent corps les noms divins, les anges, les archanges et toutes les réalités spirituelles.  Sophia est l’âme du monde, vibrante et pleine d’une vie spirituelle et divine.  Sophia est le lieu où réside toutes les connaissances où se noue le lien indéfectible entre le l’Univers matériel (phénoménal) et le monde spirituel, la Sophia est ce qui unit toutes les dimensions crées et incréées, visibles et invisibles.

 

Dans le Livre Saint, la Sagesse se présente elle-même : « Le Seigneur m'a engendrée, prémisse de son activité, prélude à ses œuvres anciennes. J'ai été sacrée depuis toujours, dès les origines, dès les premiers temps de la terre. Quand les abîmes n'étaient pas, j'ai été enfantée, quand n'étaient pas les sources profondes des eaux. Avant que n'aient surgi les montagnes, avant les collines, j'ai été enfantée, alors qu'Il n'avait pas encore fait la terre et les espaces ni l'ensemble des molécules du monde.  Quand Il affermit les cieux, moi, j'étais là,

quand Il grava un cercle face à l'abîme, quand Il condensa les masses nuageuses en haut

et quand les sources de l'abîme montraient leur violence ; quand Il assigna son décret à la mer - et les eaux n'y contreviennent pas - quand Il traça les fondements de la terre. Je fus maître d'œuvre à son côté, objet de ses délices chaque jour, jouant en sa présence en tout temps, jouant dans son univers terrestre ; et je trouve mes délices parmi les hommes. » (Pr 8 ; 22 – 31)

 

L’enjeux d’une réflexion sophiologique est primordial dans le monde désenchanté dans lequel nous vivons.   Peu avant de passer à la Lumière Eternelle, Henri Corbin avait insisté sur la nécessité de « reconquérir une vision perdue qui permette la médiation entre la théologie négative et la théologie affirmative par la présence de Sophia, intermédiaire essentielle entre l’homme et Dieu, permettant un monothéisme pluridimensionnel capable de dissoudre les dualismes et de déterminer un monde médian à la fois corporel et spirituel, l’Ame du monde comme médiatrice entre le transcendant et l’immanent.    

 

N’y aurait-il pas un rapprochement à faire entre le refus borné des autorités ecclésiales catholiques et orthodoxes de consacrer les femmes à la prêtrise et le peu de mise en valeur, dans ces Eglises, de cette tradition de la Sophia pourtant authentique ?

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

N’y aurait-il pas un rapprochement à faire entre le refus borné des autorités ecclésiales catholiques et orthodoxes de consacrer les femmes à la prêtrise : Très sincérement, bien que partisan à cette ouverture, je ne crois pas !
Commentaire n°1 posté par Xavier Cuvelier-Roy le 26/07/2010 à 20h17

Oui, je pose la question et j'ouvre la réflexion sans être convaincu à 100% d'un lien de cause à effet.  Pourtant il faut bien qu'il y ait une raison à ce blocage, ou bien n'a-t-on qu'un pur et bête machisme atavique camouflé sous des prétextes vaseux...?

Réponse de Galahad le 27/07/2010 à 09h21
frere galahad je te salut.je n ai pas put resister a l envie dexprimer mon point de vue sur la sophia au dela d un certain feminisme ronflant.la sophia represente pour moi l homme dans sa purete,sa virginite et sa chastete anterieure au peche originel.elle n est pas separable de sa conception de l androgyne.la perte de la sophia celeste correspond a la naissance de l eve terrestre, la feminite.la vierge marie represente particulierement la sophia et la sophianite renvoie a l androgyne du christ.il y a donc double polarite vierge_eve et christ adan.d autre part,la sophia rend fondamentale la naissance du christ de la vierge.la mere de dieu signifie rien moins que le retour sur terre de la vierge-sophia.la vierge n est pas vierge par eve,mais par la descente de la sophia qui s incarne en marie, il est donc primordiale que jesus naisse d elle et de nulle autre.l affranchissement de la sexualite terrestre implique le retablissement de l androgyne primitive.cette doctrine de l androgyne celeste nous permet d eviter les tentations ascetiques qui tend vers l asexue,mais de nous diriger vers l androgyne integrale et originelle.je pense pour finir que la mystique sophianique est solidaire d une anthropologie spirituelle qui renvoi dos a dos puritains et libertins.effectivement les orthodoxes et les catholiques peuvent eventuellement mediter sur cette question , mais a mon avi ce n est pas gagner.paix et amours a toi mon frere dans le christ.
Commentaire n°2 posté par julien le 26/07/2010 à 21h50

Un grand merci Julien, pour ce profond, riche et précieux commentaire à lire, relire et à méditer.

Paix et amour,

En Christ,

Réponse de Galahad le 27/07/2010 à 09h23

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés