Partager l'article ! Temps et Eternité (1/3), cycles et linéarité: Voici une réflexion sur le temps et l'Eternité que j'ai entamé il y a quelqu ...
Voici une réflexion sur le temps et l'Eternité que j'ai entamé il y a quelques temps et que je vous livre ici. Cette réflexion fut également nourrie par un texte d'une qualité rare
dont on trouvera la première partie ICI et la seconde, LA . Ce texte en deux parties est de la plume de "a Tribus Liliis" à qui l'on doit de
régulières interventions sur "Reliance Universelle". J'en profite pour attirer l'attention sur le blog Un Orthodoxe d'Occident qui
recèle de nombreux trésors et textes du plus haut intérêt spirituel.
Vit-on dans un temps cyclique comme le disent certaines traditions religieuses ou vit-on dans un temps linéaire ? Vit-on de réincarnation en réincarnation dans une ronde infinie cherchant à en sortir pour se fondre dans un Dieu impersonnel ou voyage-t-on d'un point alpha à un point omega correspondant à une transfiguration globale, déification de la Création par le Créateur sans confusion de l'un et l'autre ? La première proposition est celle des religions orientale et de l'ésotérisme s'étant calqué sur celles-ci. Le second paradigme est celui de l'Occident et de l'ésotérisme resté fidèle au judéo-christianisme. C'est que le christianisme, et son aïeul le judaïsme, pose clairement que la Création façonnée par Dieu, défigurée par la Chute des anges rebelles d'abord puis par la Chute de l'homme ensuite, se purifie progressivement au cours des âges, redevenant peu à peu transparente aux énergies divines et participative à l’œuvre divine.
Pour autant, la spiritualité chrétienne admet l'existence de cycles intrinsèques au temps linéaire qui court vers son accomplissement. Ainsi, la venue du Christ inaugure un cycle cosmique nouveau puisque l'Humanité et la Création sont à nouveau réunie à leur Source par l'Incarnation. Cycles existant également dans la Nature et dans toute vie rythmée par des périodes successives de maturation et de déclin. Le grand théosophe Paracelse insiste sur la notion de cycles présents en chacun et dans la Création. En effet, il faudrait être aveugle pour ne pas voir la présence de ces cycles partout autour de nous et la corrélation qu'il existe entre le passage des saisons et la vie humaine, entre les périodes de floraison et nos rythmes biologiques. Pour autant, contrairement aux philosophies païennes, il ne s'agit pas de voir ici une roue répétant sans fin son mouvement, il s'agit plutôt d'y voir une évolution en spirale. Comme le souligne J.-P. Fussler dans son ouvrage sur Paracelse : « L'assimilation de l'existence humaine au cycle naturel des choses veut nous faire voir le processus de maturation et de fructification. Elle ne vise pas à offrir la perspective consolante d'un éternel retour de ces cycles. Ce n'est pas la répétition qui est soulignée mais la différence. Chaque chose doit mûrir selon son temps propre. »
La science qui tend de plus en plus à prouver que l'Univers n'est pas éternel mais qu'il existe un moment « 0 » de création remet également en cause la notion stricte de temps linéaire. On découvre qu'il existe plusieurs niveaux de réalité temporelle, qu'il existe même un temps « imaginaire » fait d'information et non de particules temporelles comme le temps quotidien.
Mais avant les scientifiques, les spiritualistes se sont toujours interrogés sur le mystère du temps. Car il y a quelque chose de profondément mystérieux à cette force de vieillissement dans laquelle chacun est plongé dès sa création sans jamais pouvoir en sortir de son vivant. D'où vient ce fleuve mortel qui engloutit tout ? Comment en sortir, comment étancher cette soif d’Éternité qui crie en chaque être ?
Car malgré son état déchu, l'Homme garde en lui le brumeux souvenir de sa condition immortelle et
éternelle. Pour autant, il ne faut pas croire que l'Homme vivait en dehors du temps avant la Chute puisque la création de la succession de la lumière et de l'ombre marqué par le Soleil précède la
Chute :Dieu dit : Qu'il y ait de la lumière ! Et il y eut de la lumière. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les
ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », et il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir e
t il y eut un matin : premier jour.
(Gn 1 ; 3-5). Mais il s'agissait alors d'un temps différent, un temps éternel, un temps éternellement présent.
Avant la Chute, l'Homme était en contact direct avec Dieu, Son souffle murmurait à son oreille comme un vent doux et chaud « Alors ils entendirent le Seigneur Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir » (Gn 3, 8) . L'Homme était immergé dans l’Éternité céleste sans fusion aucune avec son Créateur mais en contact direct avec Lui. (à suivre...)
Il y a quelque temps de cela, A Valle Sancta avait lui aussi abordé le sujet du temps sous la rubrique "le temps a deux fins possibles".
J'ignore encore ce que nous apporteront vos deux prochains articles sur le sujet (sûrement de très belles méditations, à n'en pas douter) mais, si je puis me permettre, je voudrais retranscrire ici le commentaire, que j'avais laissé à l'époque sur le blog d'A Valle Sancta, relatif justement au temps linéaire et à cette faculté propre à l'homme de le transcender :
Lorsqu’on aborde la notion du temps (et, par suite, la mesure de celui-ci), il faut alors garder en tête que nous mesurons forcément une période comprise entre un début et une fin. Nous sommes sur un mode de perception de type « linéaire ». Ceci revient à dire que la mesure du temps, pour l’homme incarné, sera la période comprise entre sa naissance et surtout sa mort.
Prendre conscience de notre mortalité, c’est prendre aussi conscience de l'impartialité du "Temps" face à notre échéance terrestre. Le temps n'est en effet ni compatissant, ni rancunier, ni bénéfique, ni maléfique. Il s'écoule seulement inexorablement.
Si, à un certain moment de leur existence, certaines personnes semblent "bonifiées" ou "aigries" par le temps, ce n'est pas parce que ce dernier a eu une action particulière sur elles mais bien parce que ces personnes en acceptant (ou en refusant) leur mort terrestre ont librement décidé de s'épanouir (ou, au contraire, de s'étioler) pendant la période de leur incarnation. A cet égard, reconnaître ses erreurs, accepter les épreuves, c'est avoir la volonté de ne pas se laisser bercer dans l'illusion d'une immortalité matérielle qui n'existe pour aucune créature incarnée. A l'inverse, ne pas accepter ses erreurs et au-delà sa mort physique (l'épreuve ultime), c'est nier l'évidence de ce monde et mourir en réalité à toute vie spirituelle.
Aujourd’hui effectivement, grâce à l’activité intellectuelle et inventive de l’homme, aux avancées technologiques, nous « gagnons du temps » : les travaux mécanisés se réalisent plus vite, les distances peuvent être parcourues plus rapidement, la lumière ou la chaleur peuvent jaillir à volonté en appuyant sur un interrupteur. Nous parvenons même à prolonger significativement l’espérance de vie.
Néanmoins, nous demeurons toujours mortels…
Pour autant, faut-il renier l’extraordinaire travail effectué par toute l’humanité sur le plan matériel ? Faut-il regretter le temps passé où « l’on savait donner du temps au temps » ? Ou bien ne faudrait-il pas tout simplement redonner au temps sa vraie nature (à savoir une invention purement intellectuelle destinée à gérer la matière) et ne pas forcément attendre de lui qu’il fasse pour nous ce que nous devons faire par nous-mêmes sur un autre plan, savoir nous occuper de notre âme et trouver la force spirituelle de transcender ce temps linéaire pour accéder au « temps sacré » ; c’est-à-dire l’éternité divine ?
Pour ma part, je pense que dès qu'on aborde la notion du temps, on touche ici à « la Sainte Initiation » dont St Martin parlait à son ami Kirckberger et à cette aptitude spirituelle particulière des sages qui ne sont plus du tout effrayés par la mort. Dès lors, le temps n’a plus aucune prise sur eux et la voie sacrée leur est alors ouverte.
Mais il est vrai que le travail intérieur requis est immense avant de pouvoir espérer en arriver là.
Voilà. A Tribus Liliis l'avait d'ailleurs complété en évoquant le temps d'avant la Chute, le temps des Anges en quelque sorte. Ses lignes m'avaient portée longtemps. Du coup, il me tarde de lire la suite de votre réflexion pour voir comment, vous, vous ressentez la chose.
Bien fraternellement.
Bonjour Smaragdus,
J'aime beaucoup ce commentaire. Effectivement, malgré la capacité de l'homme à repousser la longévité (et c'est tant mieux), l'impitoyable Chronos nous met tous sur un pied d'égalité. L'homme parviendra-t-il à gagner une immortalité physique comme certains savants ont de moins en moins peur de l'annoncer ? J'ai déjà longuement réfléchi à cette idée et je dois reconnaître comme malgré la certitude que j'ai d'une vie au-delà de la mort, si l'on me proposait l'immortalité sur un plateau, je ne suis pas sûr de la refuser... Idée intéressante aussi de constater que certains saints furent enlevés vivants au ciel, sans mourir dont le premier est bien sûr le Christ qui vainquit la mort au passage. Mais comme vous dites, le travail est long pour en arriver là ;-)
Tout cela pour dire qu'on pourrait se demander si un jour, avec les moyens scientifiques de masse qui sont les siens, l'humanité ne va-t-elle pas vaincre la mort ? Ce qui m'amène à votre réflexion : je suis sûr qu'il ne faut pas regretter le travail effectué sur le plan matériel. Après tout n'était-ce pas notre tâche à l'origine que de travailler et régner sur ce monde...? Certes, nous avons perdu l'essentiel de nos facultés et devont passer par la mort, mais notre tâche reste la même... C'est pourquoi je crois que tout ce que nous faisons ici bas a de l'importance, la vie et nos réalisations matérielles toutes condamnées à disparaître qu'elles sont ne sont pas des illusions sans importance.
Merci pour ce partage...
Bien fraternellement,
Je me délecte d'avance, le hors d'oeuvre m'ayant mis en appétit pour le plat de résistance !
Haha merci mon cher Tribus Liliis, nous verrons bien où cela nous mène... ;-)
Je pense que cet enseignement peut s'incorporer dans une réflexion sur "le temps à venir".
Oui, voilà une idée qui est vraiment très puissante parce que non seulement les réalisations présentes à la fin des temps seront jugées (ou plutôt triées pour séparer le bon grain de l'ivraie) mais toutes les réalisations depuis le commencement des temps. Comme si toute la réalité se retrouvait en une fois condensée non seulement au niveau matériel mais aussi au niveau des idées... Comme un retour d'à la condensation d'avant le big bang mais enrichie de l'Histoire....
Pour ma part, voyez-vous, je crois que si l'on me proposait l'immortalité sur un plateau, et bien contrairement à vous, je pense que je la refuserais car ce serait condamner mon âme à rester perpétuellement prisonnière de la matière, de l'espace et du temps terrestres. Elle serait un peu comme ces dauphins de Marineland : bien élevés, bien portants, admirés... mais ils ne rejoindront plus jamais l'océan.
Par ailleurs, je ne pense pas non plus que l'Adam primordial ait été envoyé sur terre pour "travailler" sur ce monde. Etymologiquement, le mot "travail" vient du latin "tripalium" qui était un instrument de torture composé de trois pieux. Par la suite, il a été utilisé comme carcan pour immobiliser les grandes bêtes domestiques le temps de les soigner ou de les ferrer. Le travail, dans cette acception, suppose donc une souffrance, une privation de liberté. Or l'Adam primordial n'était ni en état de privation, ni en état de souffrance.
Ramené au plan de l'homme incarné, la nécessité du "travail sur terre" est en réalité la conséquence directe de notre chute, tout comme notre mortalité et notre soumission au Temps.
Or en y réfléchissant bien, quand intérieurement nous ressentons une hésitation à accepter ou pas "l'offrande" éventuelle de l'immortalité, la vraie question sous-jacente consiste moins à trouver le moyen de vaincre la mort qu'à trouver le moyen de dépasser la souffrance inhérente à notre condition d'incarnés. Ce qui n'est pas la même chose.
Du coup, je pense qu'il ne faut pas tant souhaiter à l'Humanité de parvenir à vaincre la mort (clef indispensable à sa réintégration) que de parvenir à vaincre la souffrance. Même si l'on reste toujours sur le seul plan terrestre, ce serait déjà une étape extraordinaire.
D'ailleurs, regardez bien, dans tous les rituels liturgiques, les conclusions de prières etc.. ce qui nous est annoncé, c'est la Vie éternelle.
Pas l'immortalité à perpétuité.
;-)
Bien fraternellement.
Bonsoir ma soeur,
Ha ! Mais je sais que je devrais dire non à l'alchimiste m'apportant son elixir d'immortalité... Je le sais pertinement bien, mais sur ce coup là, je sais que la tentation serait vraiment très très forte et que j'entendrais la grosse voix de la "sagesse" populaire me hurler : "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras !" ;-)
En disant qu'il ne fallait pas regretter le travail accompli sur cette Terre, je n'entendais pas "travail" dans l'acceptation douloureuse du terme mais plutôt précisément celle qui correspond à la vocation première de l'homme : expression d'une saine créativité, tissage des liens d'amour entre les êtres, organisation du réel,... Si l'homme fut créé Roi, c'est donc qu'il avait à régner.
Bien d'accord sur la nécéssité de vaincre la souffrance physique (et morale) qui sclérose l'humanité. La souffrance n'a jamais été souhaitée par Dieu mais est une conséquence "mécanique" de la Chute.
Je crois que l'Immortalité à perpétuité sera à moyen terme.... l'enfer. Après des siècles d'existence, la seule chose qui guetterait l'immortel sera le cynisme, l'angoisse, la froideur et un coeur désabusé. La conscience coupée de Dieu pendant ces siècles deviendrait aussi roide et rigide que celle des démons. Ce thème est superbement illustré par certains bons auteurs fantastiques sous le symbole du vampire. Dans ces histoires, la seule chose qui peut "sauver" le vampire est l'amour car il s'éprend souvent d'une humaine. Mais son amour est perverti car son coeur mort est devenu incapable de ressentir autre chose qu'une jalousie glauque pour la Vie éternelle qu'il sent battre dans les veines de son amour/proie.
D'ailleurs, est-ce un hasard que le thème du vampire est tellement à la mode aujourd'hui alors qu'on parle de plus en plus de l'immortalité possible grâce aux cellules souches ? N'y aurait-il pas plutôt une expression insconsciente et symbolique de ce que tout le monde sait être vrai ?
Donc, bien sûr qu'il faut préférer la Vie éternelle à l'immortalité à perpétuité. Mais bien sûr pour refuser la coupe d'immortalité et saisir le calice de la Vie Eternelle, il faut parler d'un élément supplémentaire : la foi ! La foi qui permet de vaincre nos peurs et de franchir d'un bond l'abîme de l'inconnu pour embrasser la lumière éternelle... Peut-être que si nous avions dès à présent une foi absolue et je dis bien absolue, sans la moindre once de doute inconscient, bref autre chose que le pari de Pascal... Et bien sans doute, avec la foi absolue gouterions-nous dès à présent, en conscience, à la Vie Eternelle.
Bien fraternellement,
Smaragdus a raison : Adam premier n'était pas fait pour "travailler". Le travail - ou le labeur, pour échapper à l'étymologie funeste rappelée par Smaragdus - était chose inconnue au paradis. Pourquoi ? Le travail suppose un effort pour surmonter la résistance de la matière travaillée. Au paradis, nulle résistance, nul effort, nulle peine. D'ailleurs, la traduction d'après laquelle Adam a été mis au paradis pour "cultiver" la terre, cette traduction est un faux sens. Le verbe hébreu - qui m'échappe présentement - traduit par "cultiver" signifie en réalité "rendre un culte" : c'est un pasteur luthérien spécialiste de l'hébreu qui me l'a enseigné. Il s'agit donc de tout autre chose : de rien de moins que le "culte primitif" !
Je reviens sur ce que j'ai dit précédemment sur les créations de l'homme glorifiées dans la Jérusalem nouvelle. Dieu respecte infiniment l'homme et il respecte en particulier en lui les qualités dont Lui-même l'a doté, en particulier la capacité de créer. Il a fait l'homme créateur, et il lui a confié la tâche de compléter sa création, à lui, Dieu (je peux développer ce thème, si besoin). Ses dons, Dieu ne les a jamais retirés, même si, du fait de la liberté dont il l'a doté, l'homme peut en faire - et en fait souvent - un mauvais usage. Affirmer le contraire (comme font les jansénistes) est un blasphème, c'est réduire Dieu à la mesure humaine. "Même si l'homme est infidèle, Dieu est fidèle", enseigne l'apôtre Paul. (Il est trop tard pour chercher la référence, je vous en laisse le soin :-))
Merci mon cher Tribus Liliis, je vous retourne le compliment ! Nous nous demandions l'autre jour ce que pourrait être une société réellement chrétienne, et bien sans doute pour commencer, elle serait une société où l'homme dans sa globalité aurait conscience de sa grandeur et de sa puissance royale. Une grandeur et une puissance au service de Dieu qui va de pair avec une saine humilité...
Ah, la, la, vous êtes vraiment extraordinaires tous les deux !! C'est un vrai régal !
Mais tout d'abord, mille pardons à Galahad si je l'ai un peu agacé en le poussant dans ses retranchements; je le reconnais volontiers, ma plume s'emballe parfois... ;-)
Toujours est-il que là où je vous rejoins tous les deux, c'est sur la notion de foi et de fidélité (qui ont d'ailleurs la même racine latine "fides").
A Tribus Liliis a raison : Etre et demeurer fidèle à Dieu, patiemment, humblement, chaque jour, sans faiblir... comme Lui sait le faire à notre égard; et bien il est là notre vrai travail, dans cette constance en plein milieu du mouvement et de l'éphémère.
Jeanne Guesdon avait une astuce incroyable pour "tenir bon" dans ce domaine : elle soutenait que lorsque nous nous attachions à toujours chercher le lien qui unit ce que nous faisons au quotidien avec l'Oeuvre de Dieu, alors même la tâche la plus humble ou la plus ingrate devenait utile et importante".
Pour ma part, je n'ai pas encore trouvé à ce jour de meilleure définition de la foi.
Bien fraternellement.
Ma soeur, tu m'as certes poussé gentiment dans mes derniers retranchements mais sans agacement aucun, je t'assure ;-). Ce n'est que du pur plaisir intellectuel mais surtout spirituel que de devoir réfléchir et répondre à vos commentaires aussi passionants que sensibles et intelligents ;-).
J'aime beaucoup ce conseil de Jeanne Guesdon ( j'avais d'ailleurs bien aimé son livre paru aux diffusions rosicruciennes). Cela demande une discipline et une focalisation de l'esprit de chaque instant qui se rapproche de la prière perpétuelle évoquée par Saint Paul.
Bien fraternellement,