Mercredi 27 janvier 2010
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Dans un monde balloté entre athéisme et fondamentalisme, entre désacralisation consumériste et identitarisme crispé, il est bon de redire des
vérités toutes simples :
Le 25 janvier, dans un discours à l'Alliance française à Paris, le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, a, entre autres, insisté sur les racines
chrétiennes de l'Europe. Ainsi il a observé: "Les deux premiers moment d’unification européenne ont été, d'abord, la chrétienté latine du Moyen-Age, puis la république des lettres du 18e siècle".
Concernant la chrétienté, il a remarqué: "Du 12e au 15e siècle, la chrétienté latine était unie religieusement et donc culturellement. Partout en Europe, la foi chrétienne structurait la vie
quotidienne. Pensez aux prêtres qui célébraient la même liturgie dans la même langue, aux évêques et évêchés, au pape comme chef de tous les croyants. Partout, les gens de culture utilisaient le
latin et disposaient des mêmes références intellectuelles : la Vulgate, les Pères de l’Eglise, Aristote, ses commentateurs arabes, la jurisprudence romaine. Partout, du 12e au 15e siècle, les
écoles et les universités avaient le même programme. Partout, dans les arts plastiques, la tapisserie et la peinture, l’inspiration venait des mêmes modèles ; l’architecture gothique était
pratiquée sur tout le territoire de la chrétienté latine". Le deuxième temps d'unification est, à partir de la fin du 17e siècle et au siècle suivant, celui des Lumières, temps préparé par la
Renaissance qui, souligne-t-il, est né dans un cadre chrétien. En conclusion, il note que "La perte de références historiques, religieuses ou philosophiques dans l'industrie culturelle que nous
vivons aujourd'hui est véritablement une menace pour la culture européenne et la culture tout court."
L'intégralité du discours.
Par Galahad
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Publié dans : Reliance et Société
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