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La Vérité (avec un grand V) n'est pas un concept, ni un système intellectuel, philosophique ou religieux. La Vérité est une personne. La Vérité est le
Christ.
Seul quelqu'un en pleine communion avec Lui pourrait embrasser toute la Vérité. Encore que même si on avait deux
saints en communion totale avec le Christ, l'expression qu'ils donneraient de la Vérité serait différentes puisque la Vérité n'uniformise pas.
Mais comme aucun individu ne peut se targuer d'être en pleine communion avec Lui, nul ne possède toute la Vérité, excepté
peut-être l'Eglise en tant que réceptacle théandrique de l'Esprit Saint. Ce qui ne veut bien sûr pas dire que tous les gens dans l'Eglise ont la Vérité ou que ceux situés en dehors sont
dans l'erreur car où s'arrête les frontières de l'Eglise ? Comme le disait saint Augustin et tous les Pères : certains paraissent en dehors de l'Eglise et sont au contraire dedans, d'autres sont
apparemment dedans et sont au contraire bien en dehors.
Et ça se complique encore car à côté de cela, nous sommes tous d'ascendance divine, ce qui fait que tout système, toute
religion quoique construit par l'homme, peut contenir des éclats de vérité. Comme des reflets imparfaits ou incomplets de la Vérité Une. D'autant que l'Esprit souffle où Il veut,
certains poètes, certains écrivains tous genres confondus, peuvent être plus proches de la Vérité, plus en dialogue avec elle que certains théologiens. Rien n'est simple, il faut faire
preuve de discernement.
Or, nous vivons dans une société relativiste.
Être relativiste, c'est croire qu'il n'y a pas de Vérité, c'est croire que tout se vaut. C'est croire que l'homme, c'est à dire l'individu dans sa petitesse, l'ego, est la mesure de toute chose.
Être relativiste c'est se baigner dans l'impermanent, dans le périssable sans se tendre vers l’Éternel. Être
relativiste, c'est confondre le chien dent avec les roses, c'est comprendre l'univers par le prisme de sa vision égotique, c'est mettre son nombril au centre de son univers. Une société
relativiste est une société désorientée au sens premier du terme, c'est à dire qu'elle à perdu son Orient, le sens de la route qui la mènera vers la Lumière.
Mais l'humain est créé pour la Vérité, pour la chercher et pour l'épouser au final. Dans la société relativiste,
coupés de leur but, de leur chemin, les individus constituant cette société, remplissent l'immense vide qu'ils ressentent par le désespoir, la superficialité, l'alcool, la drogue, le sexe
dépravé, la course effrénée à l'argent, le football ou l'abus de jeux vidéo... Ils remplissent leur vide existentiel par de l'artificiel, leur recherche inconsciente de communion (vers, par et
avec les Cieux) par des simulacres de communion idolâtrique (star academy, télé realité, foot,...).
Non tirés vers le haut, non nourris par l'Esprit et le Verbe, ils ne construisent pas leur temple intérieur fait de
matériaux fins et raffinés, d'harmonie, d'intelligence, de culture et de vertus. Dans une culture relativiste, les individus ne sont plus que des lofts préfabriqués vivant pour consommer de
la junk food, de la junk music, du junk sex, du junk art, du junk game...
Dans une société relativiste, les valeurs s'inversent : les vertus sont moquées et le rendement privilégié, la quantité
remplace la qualité, le mensonge prend la place de la Vérité.
Dans une société relativiste, sans Vérité, sans soleil vers lequel tendre, les frontières s'estompent entre l'ombre et la
lumi ère, tout devient
uniformément gris, le Bien et le Mal deviennent des notions subjectives couramment admises comme "dépendant des époques et des civilisations". C'est alors la porte ouverte à la barbarie, au
cynisme et à une violence extrême qui se retrouvent à tous les niveaux de la société, de la rue à l'entreprise. Sous couvert d'égalitarisme, on en vient à la dictature
des plus forts, sous couvert d'ouverture d'esprit, on
en vient à admettre le pire, sous couvert de rationalisation, on en vient à perdre notre humanité...