Poésie Symbolique

Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 16:07

lettres_hebraiques.jpg Le cœur de la galaxie bat et respire

Inspiration, expiration, les mondes se créent et s’entrechoquent

Et des confins de la toile, souffle une brise de feu

Et au cœur de la toile, se cristallise la glace éternelle

 

Lumières et ombres se conjuguent et s’affrontent

Glace et feu se marient et se déchirent

La Lumière jaillit au cœur de la réalité, là où réside le Mystère

Là où prend naissance la potentialité, au cœur du rêve

 

 

 


Traversant l’espace comme une flèche

Imprégnant le visible et l’invisible

Comme la pluie pénètre le sable

Comme l’air s’infiltre entre les lèvres

 

Du centre du Verbe, un chant terrible retentit,

Il est comme un son regroupant tous les sons,

Comme une symphonie englobant toutes les symphonies

Chant de vie, chant de transformation, chant d’amour, chant de puissance

 

Il raconte comment l’univers fut créé car Il est l’univers

Il est indissociable du réel car Il est le réel

A la fois matière grossière et énergie subtile

Il fait briller les étoiles, flamber les soleils, souffler le vent et pleurer le ciel

 

Porté par ce chant, les anges tissent le Monde en de fins fils d’argent, précieux comme une vie

L’Arbre de Vie y plonge ses racines et en tire sa subsistance

La Lumière du Royaume tresse et imprègne ces notes divines qui deviennent les lettres sacrées  

Les mages du Multivers apprennent à écouter ce chant et se mettre en résonance avec lui

Portés à leur tour, ils reçoivent la Grâce et peuvent modeler le réel

 

Ce chant, cette musique ineffable, est le plus grand des secrets

Car il contient tous les secrets.

Sons mystiques chuchotés dans l’équilibre précaire et éphémère du crépuscule

Signes chantant les couleurs oubliées.

 

Lettres aimées et sacrées

Lettres vibrantes et éternelles

Lettres étoilées et intemporelles      

Lettres dévoilées par les Messagers

 

Le chant des lettres peut se faire entendre à celui qui sait écouter

A qui sait prendre le calice contenant le breuvage de Sagesse

A qui sait poser les questions, à qui n’a pas peur de la peur, à qui est transparent

Qui éclaire l’âme, entrouvre le voile du temps et conduit le chant du Verbe aux mots

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:08

cover-clip-wicca-sacred-flame-lg.jpg Corbeau noir, ailes de suie, yeux de nuit, bec d’acier

Déesse rouge, entrelacs, serres de feu, lame de sang

Vent de Vie, Vent de Mort, à nos âmes attachée

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Fureur noire, transe blanche, verbe et secrets voilés

Reine Fantôme, Reine sauvage, tu prends, tu donnes, tu prends

Frisson d’amour, ivresse des sens, corps et âme, volupté

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Déesse Noire, Déesse Rage, Déesse Rouge, Coupe d’Argent

Cheveux de feu et de jais, tu inspires les amants

Eternelle, jeune et vieille, tisseuse aux fils d’Argent

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Déesse Inspire, Déesse Expire, Déesse Blanche

Etoile du matin aux feux d’acier chatoyants

Eternelle, des milliers de noms et d’apparences

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Gouttes de Savoir, chair et sang, belle Sophia

Etoile du soir aux pures gerbes de feux mourants

Chaudron de naissance appelé Shekinah

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Lumière d’Ombre, Mère du Tout, Arbre du Monde

Eclat lumineux dans le cœur de tes enfants

Toi qui rends nos vies spirituelles fécondes

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Divine Inspiratrice, compagne des mages véritables

Le poète fou aux mille noms est ton amant

Lumière éclairant les pas des infréquantables

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Air fugace et bâton du Feu-vivacité

Tu règnes sur le monde et les quatre éléments

Eau, Terre, Coupe des sentiments et prospérité

Danse de Vie, Danse de Mort, dans les cercles du temps

 

Humain, je suis Dieu et Dieu est en moi

A toi la Mère, l'amante, la Belle, je te suis dévoué

En Terre d’Emeraude, sur la montagne des crânes de la foi

Tu m’as donné l’Epée et adoubé chevalier !

 

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Autres Mondes...
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 14:35

yechoua.jpg Pour commencer cette année nouvelle, j'avais envie d'écrire un petit conte spirituel et léger :


« Il était une fois un pauvre ère qui errait sur une Terre inhospitalière.  Dans cette contrée, il y avait peu de repos. Sans cesse, il fallait se battre afin de subsister.  Chasser dans une nature habitée par des grands fauves aux crocs d’acier ou cultiver une terre infertile, trouver sa subsistance n’était pas aisé dans ce pays à la terre rouge et sablonneuse.

Seul les plus forts parvenaient à survivre assez longtemps que pour perpétuer l’espèce.  La faim, la maladie, le froid faisaient des coupes sombres dans une population famélique.  Les loups, les tigres et les serpents étaient autant d’adversaires que les lances et les couteaux de fortune parvenaient à peine à chasser.  Et puis, le pire adversaire de tous, cette impitoyable compétition pour survivre, ces autres hommes pareils aux autres malheureux mais qui  guettaient leurs congénères afin de les occire et de leur arracher des mains un malheureux quignon de pain ou un trognon de pomme…

Un jour, alors qu’il traînait sa frêle silhouette sur un chemin de campagne, le malheureux vit venir un homme à lui.  Craignant d’abord pour sa vie, il agrippa le manche de son couteau rouillé afin de vendre chèrement sa peau.  Mais l’homme qui venait à lui, venait en paix.  Vêtu d’une riche tunique d’un blanc éclatant, il lui proposa une bonne tranche de pain frais accompagnée d’un peu de vin.  L’homme n’en revenait pas, c’était la première fois qu’on lui donnait quelque chose gratuitement.  Un instant, il pensa à égorger l’étranger afin de lui voler ses biens mais avant qu’il puisse mettre son plan à exécution, l’homme lui proposa de l’emmener dans un autre endroit. 

La curiosité piquée au vif, l’homme en haillon suivit le mystérieux inconnu.  Celui-ci lui fit emprunter des chemins tortueux, l’emmena dans des forêts sombres qui s’ouvraient sur des clairières giboyeuses inondées de lumière émeraude.  Finalement, ils gravirent une montagne et au sommet de cette montagne, se trouvait un lac cristallin et au bord de celui-ci un palais majestueux de marbre blanc incrusté d’or. 

« Voilà », dit l’étranger. 

« Voilà quoi ? » murmura l’homme édenté.

« Te voila revenu… »

« Revenu où ? »

Le pauvre malheureux était de plus en plus intrigué.

« Revenu chez toi… »

« Qu… !?! »

Ce fut comme si un coup de tonnerre avait frappé la silhouette famélique.  Car à cet instant, il sut que son mystérieux guide disait la vérité.  Ce n’était pas une ruse ou un effet de style. Comme la côte apparaissant au travers de la brume matinale après une longue traversée, les souvenirs de sa splendeur passée ressurgirent.  Il se rappela qu’il était roi, il se rappela que ce guide était son frère, il se remémora tous les pouvoirs et toute la sagesse qui étaient les siens, il eut la certitude de l’illusion de la mort et de la nature éphémère de toute souffrance et il en pleura de joie.

« Voilà ce qui t’attends au final, voilà ta destinée », lui dit encore le guide.

L’homme tomba à genoux de reconnaissance, car enfin il voyait un terme à sa vie misérable.

« Mais en attendant que ton heure vienne, tu dois retourner là d’où tu viens et afin de terminer ton existence et en apprendre le maximum ».

« Tout ce que vous voudrez. »

L’homme cligna des yeux et se trouva au milieu d’une plaine grise et poisseuse.  Il pleuvait et la boue lui monta immédiatement jusqu’aux chevilles.  Plus loin, une bataille venait d’avoir lieu, une ferme brûlait et des sanglots montaient vers le ciel.  L’homme laissa apparaître quelques chicots dans un sourire qui ressemblait à une blessure.  Aussi fou et aussi naïf que cela puisse paraître, désormais, il savait que tout cela se terminerait bien, qu’il n’avait plus qu’à attendre l’heure de la délivrance, qu’il n’avait plus qu’à maintenir son esprit dans cet enfer et à ne plus désespérer... »

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Religions en toute liberté
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 17:44

Toi, petit homme, tu es un enfant

Prisonnier des cycles du temps

Les chaînes qui t’enferment sont au-dedans

Tu attends ton épanouissement

 

Tes ennemis seront nombreux

Guerriers d’ombre, cruels et obséquieux

Il te faudra être courageux

Dans ta longue quête vers les cieux

 

Car les tristes anges noirs sont en toi

Vois leurs visages, pâles et narquois

Ils rient, chuchotent et se moquent de toi

Leurs noms sonnent et résonnent comme le glas :

 

Dague, sang et fanatisme

Esclave, pouvoir et fatalisme

Poison, mort et despotisme

Mensonge, venin et égoïsme

 

Les secondes et les heures passent

Le Temps et sa faux terrassent

La vie et le souffle fugace,

Le sang et les larmes se glacent

 

C’est pourquoi, part sans tarder

L’amour des autres sera ton épée

La tolérance, ton destrier

La sincérité, ton bouclier

 

Les dragons en toi, tu les vaincras

Ta quête finie, le Graal tu trouveras

Prisonnier des cycles du temps

Tu attends ton épanouissement

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Le Monde Spirituel
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 14:36

Ce matin, un homme est mort en vain

Il s'est tué, saigné, explosé

Maintenant, il marche sur le chemin,

Sur la terre des âmes désincarnées

 

Peut-être sait-il à présent ?

Que personne n'a le droit de tuer

Avec lâcheté de répandre le sang

Au nom d'une sainte vérité


Dans la barque de Charon, le passeur

Il prie et récite, il tremble, il a peur

Pourtant, ils lui avaient dit, promis:

"En héros tu seras accueillis"

 

 

 


Peut-être sait-il à présent ?

Que personne n'a le droit de tuer

Avec lâcheté de répandre le sang

Au nom d'une sainte vérité

 

Il arrive devant un blanc miroir

Une voix s'élève, cristal de pureté

"Je suis l'espoir, le désespoir

Je suis le miroir de vérité"

 

"Miroir, ô beau, ô sublime miroir

Qui de nous, enfin, avait raison?

Après la mort nous allons savoir

Qui mérite la belle oraison"


"Miroir, ô beau, ô sublime miroir

Où est la récompense du martyr ?

Où sont les vierges, les fruits, l'espoir?

Où est la coupe pleine d'élixir ?"


Dans le miroir seul se reflète

L'image triste d'un pauvre malheureux

Qu'on a manipulé, frêle silhouette

A l'esprit brumeux, haineux, lépreux

 

"Pourquoi? Pourquoi m'a t'on menti?

Pourquoi, pourquoi, y ai-je cru?

Pourquoi, pourquoi n'ai-je pas compris

Que l'essentiel, nous l'avions perdu?

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 16:02

J’aurais voulu m’élever vers les étoiles infinies, quitter cette Terre et sa mesquinerie et me baigner dans les espaces sans fin de la voie lactée.

Mais je ne suis qu’un petit terrien vivant entre deux siècles, je n’ai pas l’intelligence d’un astronome, d’un physicien quantique.

Mais je ne peux me résoudre à « maintenir mon esprit en enfer et à espérer ».

Alors je tourne mon regard vers l’intérieur cherchant à y observer les constellations qui s’y trouvent afin de trouver le sens et le chemin sacré qui me mènera au Graal. 

 

J’aurais voulu échapper à la morne société consumériste et partir loin, très loin, là où la vie ne s’achète pas, là où chaque battement de cœur résonne comme un coup de gong dans le silence blanc.

Mais je ne suis qu’un petit terrien vivant entre deux siècles, je n’ai pas de vaisseau interstellaire pour me porter vers l’au-delà du platement économique.

Mais je ne peux me résoudre à « maintenir mon esprit en enfer et à espérer ».

Alors je me détache intérieurement du système mécaniste délétère et observe mes contemporains s’agiter comme une fourmilière en ébullition.  Je voudrais leur dire de ralentir, de s’arrêter un instant et de regarder le soleil, mais ils ne m’écoutent pas, ils ne m’entendent pas, entre eux et moi, il y a comme une vitre, un verre qui ne cesse de s’épaissir.

 

J’aurais voulu fuir la grisaille de l’abrutissement, de la vulgarité, du manque d’imagination et du désenchantement.  Je voulais respirer la magie de l’Univers, me ressourcer dans les courants chromatiques stellaires et être bercé par la musique des sphères.

Mais je ne suis qu’un petit terrien vivant entre deux siècles, au cœur d’une société schizophrène qui n’en finit pas de se débattre avec ses modes de pensées rationalistes, matérialistes et scholastiques.

Mais je ne peux me résoudre à « maintenir mon esprit en enfer et à espérer ».

Alors je m’ouvre à des mondes autres, des mondes à la lumière apaisante, des mondes d’harmonies et de couleurs, de Nature et d’enchantement, au cœur des forêts là où les rayons du soleil sont d’émeraude, sur le bord des rivages marins là où le Grand Océan me chuchote des secrets non encore connus des mortels, dans les brumes des rêves éveillés là où l’air tinte comme du cristal et les lunes jumelles sont pareilles à des globes d’or et d’argent liquide.

 

J’aurais voulu m’extraire des ténèbres obscurantistes qui coulent des esprits bornés et giclent des cœurs intégristes.  J’aurais voulu baigner dans la Lumière d’une spiritualité qui n’a pas peur d’elle-même et des autres, une vraie spiritualité d’Amour, de quête de sens et de connaissance, une spiritualité qui motive la science, qui explore l’infiniment petit et l’infiniment grand.

Mais je ne suis qu’un petit terrien vivant entre deux siècles, je ne suis pas un Prophète, un Pape ou un prêtre.

Mais je ne peux me résoudre à « maintenir mon esprit en enfer et à espérer ».

Alors je me plonge dans les écrits des maîtres éclairés, des grands explorateurs de l’invisible, de ceux qui savent car ils ont vu et entendu la Parole.  Je déchiffre leurs mots et décortique leur pensée et je tente de me hisser vers leur niveau de vision pour enfin, à ma petite mesure, faire rejaillir ces fontaines de lumière qui ne désirent qu’une seule chose : abreuver l’humanité. 

 

J’aurais voulu respirer le frisson exaltant de l’aventure, connaître l’ivresse de l’adrénaline coulant à flots dans les veines, connaître la sensation qui accompagne la découverte d’un nouveau monde.

Mais je n’ai pas l’endurance et la volonté des explorateurs de l’enfer vert – jaune ou blanc.

Mais je ne peux me résoudre à « maintenir mon esprit en enfer et à espérer ».

Alors je crie vers toutes les directions et mes mots portés par le vent invisible montent jusqu’au Cœur des cœurs.  J’espère qu’ils y trouvent un écho et qu’ils reviendront me frapper bientôt tels les chants d’un barde angélique, m'apportant les nouvelles d’un monde vivant.

 

J’aurais voulu connaître la fierté d’être une partie individualisée d’un tout oeuvrant pour la gloire de l’ensemble, retrouver l’esprit des cathédrales mais à l’échelle d’une humanité unie dans sa diversité et son désir de construire un royaume de paix et de bien commun.

 

Mais je ne suis qu’un petit terrien vivant entre deux siècles dans un monde ultra individualiste et superficiel qui ne vit plus son élan épique qu’au cinéma.  Je n’ai pas le pouvoir politique ou économique pour changer quoique ce soit. 

Mais je ne peux me résoudre à « maintenir mon esprit en enfer et à espérer ».

Alors j’enfourche la monture ailée de la méditation et de la prière et tente d’aller cueillir les roses d’or immortelles du Paradis afin, par magie peut-être, d’ensemencer la Terre de leurs pétales.

Je fait œuvre de volonté et cherche à briser en moi toutes les digues des préjugés et à construire des ponts plutôt que des murs.  Je cultive ce sentiment chevaleresque qui me vient d’un temps oublié et cette bienfaisance désuète tout en me riant des embûches de la vie car tout cela est sans doute trop important que pour être pris au sérieux.      

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Communauté spirituelle
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 16:43

Le Christ rebelle, mourut un jour sur la Croix, pour avoir apporté la Lumière dans un monde de ténèbres.
Dans un ultime geste d'Amour, le sang divin coula et lava le monde de l'obscurité, un cri de rage déchira l'Univers.
Le Prince des Ténèbres ne s'avoua pas vaincu, ses griffes gigantesques et corruptrices s'étendirent à l'infini.
Inspirant les âmes faibles, les tyrans, les oppresseurs, les inquisiteurs et les légions noires qui déferlèrent à travers l'espace et le temps.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


L'Epée Lumière fut maintes et maintes fois forgée, comme elle fut maintes et maintes fois portée.
Sur son pommeau, sur sa lame, on peut lire qu'elle ne peut être portée que par ceux à qui elle est destinée.
Les champions de Lumière luttent toujours pour ceux qui les dénigrent car l'aveuglement et la stupidité,
Sont les poisons dont Satan use le mieux, ceux qui imprègnent le plus facilement l'esprit humain.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


L'étoile du berger n'est pas qu'un signe pour les mages des civilisations disparues recherchant le Messie.
Elle est un fanal pour la Chevalerie et pour ceux qui se laissent imprégner par l'Esprit illuminateur.
Mais des nasaux du Prince, sort un brouillard nauséabond, cachant la Lumière éternelle comme un linceul opaque.
Voile à la trame malsaine, tissé par les araignées infernales aux noms bien connus : peur, médiocrité, injustice, préjugés et ignorance.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


A chaque instant, à chaque endroit, la mer de l'évolution vient frapper les digues de la stagnation.
A chaque instant, à chaque endroit, la Source chante et les notes s'envolent comme des perles de cristal.
A chaque instant, à chaque endroit, la Fleur de l'âme tente de percer la neige des illusions afin de s'épanouir à la chaleur du Soleil Invaincu.
A chaque instant, à chaque endroit, on tente de repousser la gangue de boue informe et chaotique et de se vêtir de l'armure de Lumière.
Le glas résonne ! L'acier grince contre les os et les portes de l'enfer vomissent !


Et nous, nous galopons avec panache, portés par le vent de l'Infini...

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /2008 13:43
Seigneur Yechoua, Fils de Dieu sois ma Force et mon Inspiration.
Sois à mes côtés dans mon combat saint contre l'ombre involutive et pétrifiante,
Soutiens-moi lorsque les lames ennemies entaillent ma chair, mets le rire sur mes lèvres lorsque le ressac de la vie manque de me déstabiliser, fais moi pousser des ailes lorsque je me retrouve face à des murs infranchissables.

Seigneur Yechoua, Fils de Dieu, que Ta grâce soit mon armure, Ta présence mon bouclier et Ton amour mon épée.
Avec Toi, je ne crains rien, ni les bêtes sauvages qui se calment en ma présence, ni les hommes fous qui s'éloignent de moi, ni les démons impies qui rampent à mes pieds, ni la mort qui m'ouvrira les portes du Royaume, ni la vie parfois effrayante d'absurdité apparente.

 

Seigneur Yechoua, Fils de Dieu, éclaire la nuit sur mon passage, dissipe les ténèbres autour de moi.
Que je puisse trouver les mots qui ouvrent le cœur des hommes, qu'en toute humilité je puisse apporter ma petite étincelle et participer à Ton océan de Lumière. Qu'en toute simplicité, je puisse donner un peu de réconfort, me faire le porteur de Ta compassion et de Ton amour sans fin.

 

Seigneur Yechoua, Fils de Dieu, allume en moi le feu du désir et les flammes sacrées de l'amour de Toi.
Afin que ma vérité se confonde avec la Vérité, afin que je puisse mériter la grâce ultime de Te connaître. Que le vide de Toi que tu as placé en moi, cherche éternellement Ta présence sublime et sainte car elle est le baume seul capable de guérir la blessure de la rupture.

 

Seigneur Yechoua, Fils de Dieu, rend-moi aussi ferme et aussi transparent que le diamant.
Afin que je puisse refléter Ta lumière dans ce monde à la dérive, afin que je puisse être un pâle éclat de Ta magnificence et trancher le mensonge, la fausseté, l'hypocrisie et l'égoïsme.
Que ma pierre soit stable, enchâssée dans la façade du Temple de l'humanité et que la lame de mon esprit en chasse les démons qui le souillent afin qu'il puisse rayonner sur le chemin de la Réintégration.

 

Seigneur Yechoua, Fils de Dieu, guide moi et met mes pas dans les tiens, afin que je sois digne de Toi.
Que jamais, je ne hurle avec les loups, ni ne cède à la pression de l'obscurantisme qui menace d'ensevelir l'Esprit. Donne-moi l'honneur d'être le rempart de Tes œuvres et donne-moi la force de toujours me dresser contre l'injustice et les seigneurs de l'ombre qui la perpétuent. Donne moi la force de toujours me révolter contre la bêtise et les démons qui la répandent.

 

Seigneur, donne moi la force de me battre jusqu'à mon dernier souffle afin que ma vie ait sens et se confonde avec ton inspire et ton expire.
Pour des siècles et des siècles ! Amen !

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /2008 13:09
Il existe un lieu où je me rends régulièrement, tous les jours, toutes les heures, tous les instants.
Un lieu hors du temps, hors de l'espace, hors des limitations matérielles.
Un lieu fait de marbre blanc, d'herbe grasse, d'embrun vivifiant et de lumière éclatante.
Un lieu qui est le reflet spirituel de l'Incréé, un écho de Son chant, une syllabe de Sa pensée.


Lorsque je m'y rends, je me sens serein, en paix comme un exilé sur le chemin du retour,
Car ici, ma pensée est libre des soucis mesquins, ici tout est clair, limpide, droit et juste.
Lorsque je m'y rends, une gerbe de couleurs étincelantes illumine mon esprit et mon cœur,
Car ici, tout est Force, Sagesse et Beauté à l'image du Créateur qui fait toute chose.


Il existe un lieu où je peux trouver toutes réponses à toutes mes questions, à toutes mes interrogations, à tous mes doutes.
Un lieu où il me suffit d'écouter pour entendre Sa voix, comme le murmure du vent dans les arbres.
Un lieu où il me suffit d'ouvrir les yeux pour voir Sa présence, comme la lumière donnant vie à un vitrail de feu.
Un lieu où je suis vêtu du manteau blanc d'Elie, au cœur du silence intérieur, au cœur du Cœur, au centre du Soleil.

 

Lorsque je m'y rends, c'est par un battement d'aile de l'Esprit qui me fait traverser les espaces infinis.
Car ici, Il est partout présent, dans le centre de la Rose, dans les motifs des tapis brodés d'or et d'argent.
Lorsque je m'y rends, c'est porté par le vent, par l'écume de la Mer Insondable, par l'étincelle brillante et les galets de granit blanc.
Car ici, je Le bois dans le Saint Calice serti d'émeraudes pures, je Le vis dans l'air d'un matin frais.

 

Il existe un lieu infusé de liberté, qui donne l'ivresse sacrée, celle qui ravit le cœur et l'âme comme le vent la flamme de la bougie.
Un lieu d'éternité, là où la vie et la mort ne signifie plus rien, là où mon âme déploie ses ailes aux plumes écarlates.
Un lieu où tombe parfois des cascades de perles de lumière, un lieu entre Rigueur et Miséricorde.
Un lieu d'échange avec l'Autre, Celui qui est le Je suis pour des siècles et des siècles.

 

C'est ici que la couronne sera ceinte,
Que le chevalier recevra son épée,
Que l'étincelle embrasera l'Univers.

 

C'est ici que tout finira.
C'est ici que tout a commencé.
C'est ici que tout Est.

Par Galahad - Publié dans : Poésie Symbolique - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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