Non catégorisé

Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 09:40

Voici le trailer d'un curieux DVD intitulé "The Mindscape of Alan Moore".  Il s'agit de l'interview d'Alan Moore, l'un des scénariste de BD les plus talentueux de notre époque et dont les oeuvres ont donné lieu à des adaptations cinématographiques non moins géniales (Watchman, V for Vendetta, From Hell...).  On peut être ou non d'accord avec les idées politiques ou spirituelles fort affirmées d'Alan Moore, il n'empêche que l'on ne peut que reconnaître en lui un grand artiste doublé d'un ésotériste de qualité qui relie consciemment son art à sa pratique ésotérique.  Ses réflexions sur la société et sur la science valent également le détour.  

Sur la version DVD, il y a la possibilité d'avoir les sous-titres en français.

 

 

Par Galahad - Communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 11:56

 

orthphoto.jpg Je reproduis ici en intégralité un très interressant sondage réalisé par l'Ifop pour le journal "La Croix" et portant sur le ressentit chrétien en Europe.  En illustration, je ne résiste pas à partager la splendide photo du russe Pavel Bogdanov qui a remporté le prix du mois de janvier d'Orthphoto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Europe, une mosaïque de christianisme

 

Pour les deux tiers des habitants de cinq grands pays d’Europe occidentale, le message du christianisme est toujours d'actualité. Mais la manière de vivre cette religion est encore très dépendante de la culture de chacun

Racines chrétiennes ou non, les Européens reconnaissent une place privilégiée à cette religion, sous sa forme catholique, protestante ou même orthodoxe. Dans les cinq grands pays concernés par le sondage Ifop réalisé pour La Croix (France, Allemagne, Italie, Espagne, Grande-Bretagne), deux tiers des personnes interrogées estiment en effet que le message et les valeurs du christianisme sont toujours d’actualité. Mais ce n’est pas le cas pour un tiers d’entre eux. Le christianisme reste donc un élément marquant de la culture religieuse du vieux continent, mais il n’en a plus l’exclusivité.

 

Alors que le recueil de ces données s’est déroulé au moment où se déployait la polémique autour de la gestion par l’Église des cas de pédophilie, cela ne semble pas avoir influencé les réponses. Preuve que l’ancrage chrétien des Européens est profond, au-delà des vagues provoquées par l’actualité.

 

Pour autant, et c’est la seconde surprise, il n’y a pas d’uniformisation d’un mode de croire européen, les spécificités nationales persistent. Notamment pour la France, dont la culture laïque transparaît assez nettement dans ce sondage. « Sur toutes les questions posées, les Français répondent de manière plus radicale, tirant la moyenne vers le haut ou le bas », note ainsi Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion de l’Ifop.

 

L'Italie baigne dans un climat culturel profondément religieux

Les Français sont ainsi les plus critiques à l’encontre de la communication de l’Église, ils sont beaucoup plus nombreux à estimer que toutes les religions se valent, (62%, soit le même pourcentage que lors du sondage Ifop-La Croix de 2007 sur la France). Et la moitié d’entre eux jugent qu’il n’y a plus rien à attendre du message chrétien.

 

À l’extrême opposé, l’Italie se démarque elle aussi de l’ensemble européen. Dans la péninsule, la plupart des habitants estiment que l’Église communique bien. Cette satisfaction est même plus importante chez les plus jeunes (70% des moins de 35 ans) : de l’autre côté des Alpes, les canaux de transmission entre les jeunes générations et l’Église ne sont pas rompus. C’est aussi en Italie que l’on conserve, à 70%, leur crédit au message et aux valeurs chrétiens.

 

Dans la cartographie européenne des religions, l’Italie est très loin de la France. Sans doute peut-on voir là l’une des explications des incompréhensions persistantes entre le Vatican – qui baigne en Italie dans ce climat culturel profondément religieux – et l’Église de France, terre sécularisée à l’extrême.

 

L'Espagne : critique, surtout chez les jeunes

En revanche, si les Français dans leur majorité sont fortement détachés du religieux, les catholiques français, eux, affichent un comportement religieux plus marqué que les catholiques italiens ou espagnols : ils sont proportionnellement plus nombreux à se dire attachés aux valeurs chrétiennes, à estimer que l’Église n’est pas assez visible, et que les religions ne se valent pas. Même si, exigeants, ils se montrent encore plus critiques que les non catholiques sur la communication de l’Église (86%).

 

C’est donc en France que l’opinion des catholiques pratiquants se distingue le plus des autres habitants. « Rien d’étonnant », explique Denis Pelletier, directeur à l’École pratique des hautes études. « Car, minoritaires face à une société indifférente ou hostile, ils se définissent par leur opposition ». Pour ce sociologue, c’est aussi l’un des ressorts du relatif dynamisme des communautés chrétiennes en France : peu importantes mais de ce fait beaucoup plus impliquées qu’ailleurs dans leur Église.

 

À mi-chemin entre l’Italie et la France, l’Espagne : encore attachée aux valeurs chrétiennes (58%), mais critique, surtout en ce qui concerne les jeunes générations. Plus de la moitié (56%) des moins de 35 ans estime que le christianisme n’a plus rien à dire à la société. La movida est passée par là, et l’Église espagnole vit, de manière accélérée, ce que la France a connu dans les années 1960.

 

Grande-Bretagne : liberté sans confusion

De leur côté, la Grande-Bretagne et l’Allemagne présentent une configuration religieuse diverse. Dans l’un comme l’autre pays, le pluralisme est une réalité historiquement bien ancrée, avec la coexistence d’anglicans, protestants et catholiques.

 

Pour autant, la seconde série de questions, autour du rôle des valeurs chrétiennes et des priorités attendues des Églises, trace une assez nette démarcation dans la manière dont chacun de ces deux pays vit le religieux. En Grande-Bretagne, où il a pris un accent très communautariste, domine la conviction que toutes les religions ne se valent pas : chacun pratique différemment, en toute liberté, mais sans confusion.

 

C’est aussi là que l’on regrette le manque de visibilité des Églises : sans doute la gestion communautariste a-t-elle mis en avant de nouvelles minorités religieuses de manière jugée excessive par les religions plus « traditionnelles ».

 

Les Européens attendent les Églises «ici et maintenant»

Surtout, pour les Anglais, la religion est une affaire privée : l’Église doit être là pour les moments importants de la vie, et non pour favoriser la paix dans le monde. En Allemagne en revanche, les Églises ont un rôle social reconnu, important et admis, comme une sorte d’institution étatique.

 

D’une manière générale, remarque d’ailleurs, Jérôme Fourquet, les Européens attendent les Églises « ici et maintenant ». Et ne demandent pas aux religions d’être… seulement religieuses, mais présentes aux failles de la société. Faire connaître le message du Christ vient bien loin après la contribution à la paix ou à la lutte contre la pauvreté.


Source : La Croix

Par Galahad - Communauté : Communauté spirituelle
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 14:59

priere.jpg Alors que l'islam vindicatif n'a de cesse de faire parler de lui en orient comme en occident, alors que l'obscurantisme gagne du terrain.  Alors que les chrétiens du Proche-orient et d'Asie sont de plus en plus victimes de brimades et que la masse silencieuse musulmane donne l'impression de pencher dangereusement vers les partisans du jyhad, l'éminent docteur soufi Muhammad Tahir-ul-Qadri vient de promulguer une fatwa contre le terrorisme. 

Venant d'un soufi, cette fatwa montre s'il le fallait encore, que l'avenir de la spiritualité et de la civilisation (en orient comme en occident) se trouve dans la compréhension intérieure et ésotérique des traditions.  Compréhension qui ouvre la voie du coeur et qui embrasse le monde et l'altérité plutôt que d'emprisonner la conscience dans des dogmes stériles et mortifères. 


 

Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné aujourd'hui les terroristes comme des ennemis de l'islam, dans une fatwa rendue publique à Londres.
Il a souligné que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al Qaïda, dans cette fatwa de quelque 600 pages, présentée au cours d'une conférence de presse à Londres en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.
Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de la Oumma (la communauté musulmane), non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri.
Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman.
Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence.

Muhammad Tahir-ul-Qadri est à la tête du mouvement Minhaj-ul-Quran, une organisation de tradition soufie, qui combat l'extrémisme religieux dans des centres situés dans des dizaines de pays.

 

Source : Le Monde

 

Par Galahad - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 16:10

33-.jpgJe découvre à l’instant la lettre que Dan Brown envoya à la juridiction Sud du suprême conseil du REAA, au mois d’octobre de cette année.  En quelques lignes, l’auteur défini à merveille la maçonnerie :


Messieurs de la Juridiction Sud,

C’est un grand honneur pour moi d’avoir été invité à m’adresser à vous par cette lettre.

J’avais espéré pouvoir vous rencontrer personnellement ce soir, mais le lancement de mon roman The Lost Symbol m’éloigne de Washington.

Comme vous pouvez l’imaginer, au cours de ces dernières semaines, j’ai été interpellé à maintes reprises afin de découvrir ce qui m’attirait si irrésistiblement à la Maçonnerie, au point d’en faire le point central de mon livre. Ma réponse est constante : "Dans un monde où les hommes se battent pour déterminer quelle définition de Dieu est la plus véridique, il est naturel que j’exprime le profond respect et l’admiration que je ressens à l’égard d’une organisation au sein de laquelle des hommes de croyances différentes sont capables de ‘partager le pain’ ensemble dans une alliance fraternelle, amicale et de franche camaraderie. "

Je vous prie d’accepter mes humbles remerciements pour l’exemple noble que vous représentez pour l’humanité. J’espère sincèrement que la communauté maçonnique considérera The Lost Symbol à sa juste valeur, à savoir une tentative sincère d’explorer avec respect l’histoire et la beauté de la Philosophie Maçonnique.
Par Galahad
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 16:37
Une petite intervention fort pertinente de Bertrand Vergely sur la vie intérieure


Par Galahad - Communauté : Autres Mondes...
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 13:48

temple.jpgA l’aube de 2010, en tant qu’observateur des affaires du monde, je me pose les questions suivantes : Quel avenir pour la Tradition ? Pour l’ésotérisme judéo-chrétien qui se nourrit à la source de l’hermétisme, de la kabbale et de la patristique ?  Pour l’Europe chrétienne ?  Existe-t-il un avenir possible à la spiritualité qui soutint toute la culture occidentale durant des siècles ?  

Aujourd’hui, en nos contrées, plusieurs phénomènes coexistent, se mêlent et s’entremêlent rendant le paysage culturelo-spirituel très complexe :

 

D’un point de vue collectif, la sécularisation et son corollaire, l’athéisme règne en maître et imprègne l’ensemble de la société.  Le cynisme et une société de consommation effrénée en découlent, plongeant le tout venant dans une course sordide à l’argent. Il faut se faire une place dans ce monde d’apparence et seul ceux qui pratiquent l’égoïsme des forts y parviennent.  Il y a comme un parfum de darwinisme social dans l’air, laissant peu de place à l’intériorité.

La crise n’arrange rien car les moyens diminuant, le fameux pouvoir d’achat tombant au fond des abysses, l’homme qui n’a d’autres horizons que la possession ressent un vide intense que rien ne vient combler.  Je suis convaincu que ce schéma de société auto-destructeur n’aura qu’un temps.  L’homme a été fait pour Dieu, il possède en lui une soif insatiable que seul la Lumière peut abreuver.  Il lui faudra bien sortir, au niveau collectif et individuel, de la platitude d’une vie absurde.

 

Nombre d’athées, ne le sont d’ailleurs pas vraiment.  Mais se cristallisent dans cette attitude en réaction aux abus dogmatiques commis, estiment-ils, par l’Eglise Catholique.  C’est le mouvement bien connu de rejet du bébé avec l’eau du bain.  On peut espérer, là aussi, que de plus en plus de personnes puissent faire la distinction entre l’institution et la spiritualité, entre le divin qui est Vérité et le dogme qui est par essence humain et imparfait dans sa formulation et sa conceptualisation.

 

Par rejet de cet athéisme, beaucoup se tourne vers le fondamentalisme et la vision légaliste de Dieu, agitant le divin comme un épouvantail de cauchemar, cédant aux chants des sirènes décharnées du rigorisme, se donnant une contenance dans la haine et la violence… Croyant faire œuvre de Dieu, ils ouvrent un boulevard à la cavalerie apocalyptique de l’Ennemi…

 

Par réaction, par un rejet du dogme religieux assimilé au fondamentalisme, beaucoup de personnes se disent spirituelles mais sombrent dans une spiritualité de supermarchés. Fast-food new age qu’on assaisonne de sauce conspirationiste, de drogues « shamaniques », de syncrétisme indigeste, et d’approximations confusionnistes se perdant dans les méandres labyrinthiques et abyssaux d’une religion « à la carte »  menant vers toutes les dérives psychotiques possibles.

Là aussi, je pense qu’il faudra un jour sortir de cela.  La spiritualité est la quête de la Vérité et contrairement à l’idée toute moderne, il n’y a pas « autant de vérités que d’individus », il n’y qu’une Vérité.  Par contre, il y a, et c’est heureux, énormément d’approches de la Vérité. Beaucoup de chemins, de concepts et de vocables mènent à la transfiguration et chacun a un vécu différent sur son chemin, l’expérience humaine est donc riche de sa diversité. 

 

Néanmoins, tous les chemins ne se valent pas, tous ne mènent pas à la Vérité, beaucoup finissent en cul-de-sac, d’autres mènent droit dans le gouffre…  Aussi faudra-t-il que l’homme puisse faire preuve de discernement, qu’il apprenne à œuvrer avec une rigueur spirituelle à toute épreuve sans pour autant tomber dans la sécheresse d’une pensée légaliste qui se bornerait à suivre une règle sans en vivre l’Esprit.

 

La tradition ésotérique occidentale offre cette perspective d’une spiritualité vraie se basant sur la Vérité de la Révélation et sur des outils ontologiques et discursifs millénaires (comme la kabbale ou la rigueur des Pères de l’Eglise), sans rejeter toutefois les acquis d’une antiquité riche d’une pensée symbolique puissante.  De même, la pensée ésotérique s'éloigne de la notion même de dogme, favorisant la liberté totale de penser.  En effet, comment évoluer si l'on ne pense pas par soi-même ?  Si l'on ne découvre pas soi-même le trésor, on ne l'assimilera pas, où est alors l'intérêt ? 

 

Et il est, ô combien enthousiasmant de voir de plus en plus de loges ou de cercles ésotériques quitter les chimères du syncrétisme qui prévalaient dans l’ésotérisme du début 20e Siècle, pour retrouver les trésors traditionnels dont ils sont les héritiers. 

De même, il est tout aussi enthousiasmant de voir des hommes d’Eglise, toutes tendances confondues, faire éclater les carcans néo-thomistes qui ont fait la religion juridique de nos grand-mères afin de privilégier la voie du cœur et le contact personnel du fidèle avec le Réparateur.


En ce début de cette deuxième décennie du IIIe millénaire, on peut souhaiter que l’Esprit guide les chercheurs assoiffés de Vérité vers la tradition authentique, cœur de spiritualité palpitant ,abreuvant ceux qui s’en approche avec respect et sens du sacré depuis des siècles et des siècles. 

On peut aussi souhaiter que l’Eglise (au sens large de communauté des croyants, toutes tendances confondues), évolue et redécouvre cette richesse et cette liberté qu’elle conserva longtemps en son sein avant de l’exproprier bien improprement.  Le Monde pourrait beaucoup y gagner, mais vu les reculs réactionnaires actuels, je crains que cette dernière observation ne soit, pour le moment, qu'un voeu pieu.  

      
Par Galahad
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 10:49

marianne.jpeg Petite réflexion sur la notion de fraternité inspiré par le livre de Régis Debray, « Le moment fraternité » :

 

La république française lie, dans sa devise, la notion de « Liberté » et d’ « Egalité » à celle de « Fraternité ».  Si on prend les trois termes séparément, on se rend compte qu’il n’implique pas forcément l’utopie qu’on leur prêterait au premier abord. 

En effet, imaginons une société basée uniquement sur la liberté.  La liberté pure, sans frein est le règne absolu de l’ego, chacun fait ce qui lui plait sans aucune restriction.  Dans ce modèle, comme la liberté ne s’arrête pas où commence celle du voisin, les gens les plus expansifs, les plus égoïstes seraient sur le devant de la scène.  Si la liberté est totale, c'est-à-dire qu’il n’y a pas ou peu de lois répressives, on arrive rapidement à un monde « à la Mad Max », où règne l’anarchie totale.  Dans ce modèle, seul régnerait ce que Régis Debray appelle « l’égoïsme des forts ».  C'est-à-dire une société, pas très éloignée de celle que l’on connaît, régie par un libéralisme total et ultime, où plus rien ne protège les faibles (que la faiblesse soit physique, psychique ou économique) car ceux-ci sont condamnés à être détruits par les forts.  

 

Si l’on imagine une société basée sur l’égalité la plus totale, on arrive rapidement à la dystopie communiste poussée à son extrême.  L’égalité nivelle par le bas car il est plus facile de rabaisser un discours que de faire l’effort de se hisser vers des strates supérieures.  Si l’on vivait dans un monde d’égalité pure, on porterait tous les mêmes vêtements, on aurait des goûts formatés pour la grande distribution, on ne penserait plus qu’à l’aulne du plus petit commun dénominateur.  Plus aucune personne ne pourrait faire montre de sa supériorité créative ou intellectuelle, on en arrive au totalitarisme, chacun devant se fondre dans la masse et disparaître parmi la foule indifférenciée de ses voisins. 

 

Ces deux modèles sont, on s’en rend compte, cauchemardesques et bien des aspects de notre société actuelle emprunte aux côtés négatifs de la liberté et de l’égalité.  Bien sûr, il n’y a pas que du négatif aujourd’hui en Occident l’égalité de droit est respecté (du moins en principe) et la liberté d’expression également.

Mais en réalité, seule la fraternité peut amener une synthèse entre les deux.  Car la fraternité est précisément d’accepter la différence de l’autre, voir par delà les apparences pour y trouver ce qui nous unit : notre nature humaine commune.  La fraternité, c’est aussi jouir de sa liberté tout en faisant preuve d’empathie en respectant l’espace vital de l’autre. 

 

Mais le respect ne va pas de soi et la nature humaine n’est apparemment pas suffisante pour cimenter le sentiment de fraternité.  C’est qu’il faut avoir conscience que pour se dire frères (et sœurs), il faut un père.  Or pour éviter des systèmes dictatoriaux à la Staline petit père du peuple, il faut un Père qui transcende les limitations humaines par son Amour absolu, modèle total de Lumière et d’Altruisme.  Dans un monde matérialiste, sans idéaux ni spiritualité, il n’est sans doute pas possible d’instaurer un sentiment fraternel à grande échelle. 

 

Par ailleurs on remarque également que la fraternité existe toujours par une opposition à un ennemi commun.  Celui-ci peut-être de chair et de sang ou spirituel, comme l’ennemi qui cimente les fraternités monastiques.

Bien que beaucoup rêvent d’un monde « peace and love » comme les utopies hippies le proposaient, je pense qu’il est vain de l’espérer sur Terre, ne fut-ce que parce qu’il faudra toujours se battre pour sa survie personnelle ou celle de l’espèce (ne fut-ce que contre la faim, les maladies, etc…).  A moins de faire corps face à une menace extérieure de type extraterrestre ou à moins de subir la contrainte de l’égalité pure, l’humanité sera toujours dans les oppositions d’identités ou dans les conflits d’intérêts.  La guerre est inévitable, ne fut-ce que parce que certains rêvent d’expansion au détriment des autres ou d’uniformisation du monde à leur image comme les tenants du jihad.

 

Je pense qu’il est réaliste et vrai de dire que ce monde en Exil est celui de la guerre, tant individuelle que géostratégique ou spirituelle.

Je ne crois donc pas à une fraternité universelle sauf « forcée » comme dans le cas d’une dictature totale, ce qui est sans doute pire que tout. 

 

Néanmoins, tout doit être mis en œuvre pour étendre la synergie des notions d’égalité, de liberté et de fraternité car si l’idéal ne saurait être atteint, on peut du moins s’en rapprocher.

On peut espérer qu’une certaine idée de fraternité finisse par transcender les identités illusoires (comme cette stupide notion de race) et les identités égocentrées (nationalisme) pour atteindre la conscientisation d’une identité terrienne riche de sa diversité et acceptant pleinement celle-ci. 

Par Galahad
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 00:36

fraternite.jpgJ’avais commencé cet article comme un simple article devant prendre une page tout au plus.  Puis, en faisant des recherches et emmené par ma réflexion, j’ai remarqué que je m’embarquais sur des terres beaucoup plus vaste que celles auxquelles je m’attendais.  Initier une réflexion sur la Fraternité et sur l’établissement idéal d’une fraternité sur Terre implique énormément de paramètres et d’études sur les différentes prises de positions au cours des âges et sur les différentes approches contemporaines qui ne sauraient être traités en une page.  J’enrichirai donc de temps en temps ce blog de réflexion sur les différents systèmes proposés dans notre société actuelle.  Quel rapport avec l’ésotérisme judéo-chrétien me direz-vous ? Il est double.  D’abord parce que c’est le christianisme qui invente ou du moins qui popularise la notion de fraternité mêlée d’égalité ;  lorsque Saint Paul dit « Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3 :28), c’est une véritable révolution.  Toutes les distinctions si fortement affirmées pendant l’Antiquité s’effondrent devant l’égalité d’êtres humains unis par leur origine divine commune.  Ce concept fait encore œuvre de précepte révolutionnaire aujourd’hui face à la concurrence et à la loi du marché qui par essence est génératrice d’inégalités profondes.

Et puis l’ésotérisme a toujours cherché à matérialiser sur Terre un certain idéal fraternel, que cela soit dans les loges maçonniques ou rosicruciennes, ou au travers d’écrits humanistes comme ceux de Comenius popularisant la notion de citoyen du monde.

 

Lorsqu’on regarde autour de soi dans ce monde en crise, on remarque qu’aujourd’hui, nous nous trouvons dans un bouillonnement d’idées, certaines sont bonnes et d’autres carrément effrayantes.  L’horreur communiste ayant été éradiquée, le monstre capitaliste s’en donne à cœur joie et certaines sectes font ouvertement l’apologie d’un monde où les plus forts réduiraient les plus faibles en esclavage, où l’égoïsme règnerait en maître absolu, où une race de seigneurs domineraient l’humanité gémissante.  Ces visions cauchemardesques, qui ne sont pas sans rappeler celles des théoriciens nazi, sont aujourd’hui défendues par une myriade de groupements satanistes, d’ordre lucifériens ou vampiriques, adeptes de la magie noire, des rites de sang et de la goétie.

Notre société rationaliste pourrait sourire de pareils groupes « granguignolesques », ceux, ésotéristes, mystiques ou religieux qui ont un tant soit peu approchés la réalité spirituelle du mal riront moins.

 

On rira d’autant moins, que le modèle hiérarchique satanique néo-nazi est fort semblable à celui défendu par les tenants du jihad islamique qui ne rêvent que d’un monde plongé dans l’obscurantisme et dirigé d’une main de fer par un calife tout puissant.

On rira encore moins lorsqu’on prendra conscience, qu’en réalité, notre société néo-capitaliste post-moderne fonctionne en grande partie sur les préceptes du « tout individualiste » et du « tout égoïste » défendu par des gens comme Ayn Rand, philosophe qui inspira autant Alain Greenspan que le fondateur de la « Church of Satan », Anton LaVey. 

 

Dans le même ordre d’idée, les promoteurs du courant de pensée Neo-Tech dont le but avoué est la destruction de toute trace de spiritualité de l’esprit humain et de l’établissement d’une société basée sur la compétitivité individuelle et la recherche de l’immortalité biologique commercialisable me semble bien prêt d’enfanter un cauchemar digne des plus grandes dystopies de science-fiction…

Par Galahad
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 19:52
Si le christianisme doit un jour regagner le coeur des masses, ce sera d'une part pour son message d'amour évangélique, d'autre part pour la profondeur de sa spiritualité.  Or, cette profondeur trouve ses racines dans les écrits des pères de l'Eglise.  C'est dans ces écrits que se trouve les fondements de notre spiritualité, nous avons donc tout intérêt à les voir édités et accessibles.  C'est dans cet ordre d'idée que, selon l'agence Zenit :

"Benoît XVI a remis ce dimanche le « Prix international Paul VI », appelé le « Nobel catholique » par L'Osservatore Romano, aux éditions françaises « Sources chrétiennes ». 

Au cours de la cérémonie de la remise du prix, le pape a expliqué que ce « Prix pour l'éducation » veut être « une reconnaissance de l'engagement de cette collection historique, fondée en 1942, entre autres, par Henri de Lubac et Jean Daniélou, dans la redécouverte des sources chrétiennes et médiévales » .  

Les jésuites Henri de Lubac (1896-1991) et Jean Daniélou (1905-1974) ont été créés cardinaux le premier par Jean-Paul II et le second par Paul VI, en hommage à l'extraordinaire contribution qu'ils ont apportée à la théologie du XXème siècle. Tous deux ont participé comme experts au Concile Vatican II. 

Le prix, conféré tous les cinq ans, a été remis au directeur de la collection, Bernard Meunier, à l'Auditorium « Vittorio Montini » au cours de l'inauguration du nouveau siège de l'institut Paul VI, une des raisons de la visite du Pape à Brescia, la ville d'origine du pape défunt.

« Sources chrétiennes » s'occupe surtout d'éditer les principaux textes des fondateurs du christianisme, les pères de l'Eglise (textes grecs, latins et orientaux de l'Antiquité, avec quelque prolongement médiéval), dans leur langue d'origine, qu'ils accompagnent d'une traduction française. 

C'est la première fois que ce prix récompense un travail collectif. Les personnes récompensées par le passé sont : le théologien, devenu cardinal, Hans Urs von Balthasar, le compositeur et organiste Olivier Messiaen, le théologien luthérien Oscar Cullmann, le fondateur de la communauté de l'Arche Jean Vanier et le philosophe Paul Ricœur."
Par Galahad - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 21:17
Par Galahad - Communauté : Le Monde Spirituel
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