Reliance Divine

Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 06:42

 

Guido_Reni_031.jpg La force libre de la Vie

 

Le christianisme est la vie des forts !

 

Pour le chrétien, il ne s'agit donc pas de fuir sa vie mais de la vivre pleinement. Car en vivant sa vie, on s'inscrit pleinement dans le grand plan de Dieu qui fait peu à peu remonter la Création vers Lui. La Vie, le Monde, la Création toute entière est dans une dynamique ascendante. Vivre pleinement sa vie, c'est-à-dire en immerger chaque aspect en Christ, c'est prendre une part active à ce mouvement ascendant.

Dans cette perspective chaque Homme qui le décide (car notre liberté est souveraine) peut communier avec Dieu, entrer en relation de tutoiement avec Lui et Ses énergies.

Ce faisant, l'Homme devient réellement Libre car sa volonté ne fait plus qu'une avec Celle de Dieu. Or la volonté de Dieu n'est pas caprices divins ou volonté de soumettre sa créature à un ensemble de règles confinant à l'absurde. La volonté de Dieu est de faire de sa créature un parfait agent de Son œuvre dans le monde, la volonté de Dieu est de pouvoir offrir la déification à Sa créature.

Soit dit en passant chaque particule de la Création marche ainsi vers son propre accomplissement. Autrement dit, chaque particule est sacrée car elle est une brique unique ayant un rôle à jouer dans le Grand Oeuvre de Dieu. Et à plus forte raison, chaque être vivant et la Nature dans son ensemble sont éminemment vivants.

 

Ainsi chaque homme, loin d'être obligé de subir une vie d'absurdités a la possibilité de suivre le Christ et de prendre une part active au grand drame cosmique. Chacun peut participer à Dieu qui est non seulement le moteur premier et le but mais aussi le sens ultime du créé. Comme le dit Saint Maxime le confesseur : « Dieu est le principe, le centre et la fin, dans la mesure où il agit sans être passif... Il est le principe, le Créateur ; il est le centre en tant que Providence et il est la fin en tant que conclusion car de lui, par lui et pour lui sont toutes choses (Rm 11,36) »

 

Imagine-t-on plus grande force ?

 

Vaincre le Démon

 

Si cette force, qui est ontologiquement celle de l'Homme, n'est pas quelque chose allant de soi en ce bas monde, c'est parce qu'alors que nous devions gérer la Nature et la mener à son accomplissement, nous avons accepté d'être contrôlé par elle.

La mort est entrée dans le monde et elle devint l'arme principale de Satan qui n'a de cesse de l'utiliser afin d'éloigner l'Homme de son accomplissement personnel et collectif.

La mort ? Elle est malheureusement partout présente. Dans la matière, mais aussi dans la psyché. Pulsions de mort, dépressions, addictions qui ne parviennent pas à combler notre vide existentiel. Quelle ironie ! L'homme soumis à une mort apparente se coupe de Dieu et du coup creuse encore le gouffre béant qu'il sent en lui. Pour le combler, il fuit dans la mondanité, dans la drogue, dans l'alcool, dans la déprime, dans l'auto apitoiement, dans l'adoration de Mammon le dieu argent ou de Lilith la sexualité pervertie... Ce faisant, il se sépare encore plus de son Dieu qui pourtant n'attend qu'un signe de sa part pour combler le vide, pour voler à se rescousse, pour l'abreuver de son eau de Vie.

 

Le chrétien est précisément celui qui parvient à combler peu à peu ce vide. Il sent. Mieux, il vit l'appel du Christ et il choisit d'y répondre ! Son âme inondée de Lumière se reconstitue dans son entièreté, les blessures qui sont les siennes guérissent et les griffes du malin n'ont plus de prises sur lui.

Au fur et à mesure qu'il guérit, il voit les poisons pour ce qu'ils sont et réussit à s'en débarrasser. Ce qu'il prenait autrefois pour un remède était en fait ce qui le plongeait dans plus de détresse.

A présent, il se renforce, il se reconstruit et élève son temple intérieur par le pouvoir des vertus. Puis son sanctuaire prêt, il peut accueillir l'Esprit Saint qui va le révéler à lui-même et lui donner la sérénité et la Paix de l'âme.

 

Imagine-t-on plus grande force ?Orthodox_Bulgarian_icon_of_St._George_fighting_the_dragon.jpg

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 19:43

nativite-copie-1.jpgUn Joyeux Noël à tous les lecteurs de ce blog, assidus ou de passage. Que ce rappel de la naissance de Dieu dans le monde soit pour tous une source de bonheur, de joie et de lumière pour l'année à venir.  Puissiez-vous, ainsi que vos proches, connaître la vraie joie, celle qui vient d'en haut, qui illumine le coeur et réchauffe l'âme !

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Chrétiens - et fiers de l'être
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 09:34

 

hands_of_god_and_adam-400.jpg Le christianisme est la vie des forts !

 

«Mais concrètement ? Cette royauté céleste, cette création glorieuse ? N'est-ce pas abstrait tout cela ? » me demandera-t-on.

Pas pour celui qui le vit. Le christianisme n'est pas une religion abstraite, le christianisme n'est d'ailleurs pas une religion. Le christianisme est une ouverture de l'âme, une rencontre, un accueil. Accueil de soi, accueil du Monde, accueil de l'autre qui est prochain, accueil de l'Autre qui est Tout Autre.

Il n'y a pas de séparation entre le sacré et le profane car c'est la Vie tout entière qui est sacrée. Il n'y a pas de distinction entre le spirituel et le temporel car c'est l'Univers tout entier qui est sacralisé en étant offert à Dieu au quotidien.

Car tout le christianisme peut se résumer en une seule chose : la transformation du vécu quotidien. En permanence, le chrétien meurt et renaît à lui-même. En permanence il fait évoluer son regard. S'acclimatant peu à peu à la Lumière qui vient d'en Haut, le chrétien peut en percevoir les prémices dans la vie quotidienne, dans les relations humaines qui sont des trésors pour qui sait les percevoir, dans les synchronicités merveilleuses, dans les circonstances qui se mettent en place pour nous permettre d'exprimer le meilleur de nous-mêmes, dans ces êtres humains qui sont comme autant de parcelles de la Lumière ultime sans le savoir.

Certes Dieu est incommensurablement transcendant car infiniment (au sens propre du terme) au-delà de tout. Mais Dieu est aussi vivant et présent en permanence à nos côtés.

Non seulement, il a foulé la Terre comme un humain, partageant nos plus intimes souffrances mais surtout il est toujours présent et ce, jusqu'à la fin des temps.

Par ses énergies divines, Dieu est là. Et le chrétien va vivre cette réalité de plus en plus profondément, de plus en plus consciemment, de plus en plus intimement.

Non seulement dans le temps de la liturgie mais aussi à chaque instant, dans ses relations à autrui, dans son travail, dans la réalisation de sa vocation. Pour le véritable chrétien, la vie entière est liturgique car la vie entière est révélation du Royaume.

Saint Nikolai Velimirovic a pu ainsi écrire «  Notre religion est fondée sur l'expérience spirituelle, vue et entendue avec autant d'assurance que n'importe tout autre fait physique dans ce monde. Ce n'est ni une théorie, ni une philosophie, ni une émotion humaine, mais une expérience. »

Et le Patriarche Bartholomée de Constantinople de poursuivre « Le christianisme est une manière de vivre selon laquelle il existe un rapport direct et profond entre les dogmes et la pratique, la foi et la vie. Cette unité de la foi et de la vie implique que la réalité des vérités éternelles repose dans leur puissance expérientielle plutôt que le 455px-StGeorgeDragonPforr.jpg ur codification en une série de constructions idéologiques. La vérité est aperçue ; elle n'est pas comprise intellectuellement. Dieu est vu, Il n'est pas examiné théoriquement. La beauté est perçue, on ne spécule pas sur elle de manière abstraite. »  

Le christianisme n'est pas une religion où l'on voudrait accomplir des rites pour satisfaire ou apaiser un Dieu lointain. Le christianisme est une manière de vivre où l'on prend conscience de la présence éternelle de Dieu hic et nunc et de notre rôle à jouer dans la Création.

Le christianisme n'est pas une fuite de la vie quotidienne dans un spiritualisme abstrait mais une sublimation du quotidien dans l'accomplissement de notre vraie nature divine.

 

Imagine-t-on une plus grande force ?

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 13:37

 

King-Arthur-Butler-L.jpg Un rôle cosmique

 

Le christianisme est la vie des forts ! Comment pourrait-il en être autrement ? L'homme fut créé par Dieu tout puissant. Par cet Être personnel qui fut avant le commencement des temps, avant le Big Bang. Mais Dieu n'a pas créé l'homme comme un animal décervelé, pauvre petite amibe perdu dans l'immensité du Cosmos infini. Dieu a créé l'homme comme une extension de lui-même, lui donnant l'être, l'éternité, la puissance, la bonté et la sagesse.

L'Homme, chaque homme dans son identité et son individualité propre est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, crée pour vivre en Dieu. Imagine-t-on plus grande force que celle-là ? Plus grande dignité ? Chaque humain résidant sur cette Terre, qu'il soit président, roi, chef d'entreprise, petit employé, paysan ou mendiant dans la rue, porte en lui ce lien inaltérable qui le relie à Dieu !

Certes l'Homme n'est pas un être autonome, dans le sens où pour être pleinement lui-même, il doit se relier à sa Source Éternelle. Mais cela n'en fait pas un être faible, au contraire. Si on le veut, nous avons tous la capacité de nous relier réellement, j'allais dire presque tangiblement, à l’Être Suprême et conscient qui est la Réalité même. Si nous le voulons, nous pouvons devenir pleinement nous-mêmes en vivant en pleine conscience proche de Celui qui attise le feu des étoiles et qui donne à la réalité sa vie et sa cohérence.

 

Imagine-t-on plus grande force ?

 

 

Les Rois Libres

 

Le christianisme est la vie des forts !

 

« Mais vous, vous êtes la race élue, la communauté sacerdotale du roi, la nation sainte, le peuple que Dieu s'est acquis, pour que vous proclamiez les hauts faits de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière,  » (1 P 2, 5.9)

Le christianisme est la religion des Rois. Chaque homme est, par son baptême, roi, prêtre et prophète. Lors d'une vision mystique, l'un des plus grands saints chrétiens, Syméon le Nouveau Théologien, voit le Christ en gloire qui lui dit : « Je suis le Dieu qui s'est fait homme par amour de toi. Comme tu m'as désiré et cherché de toute ton âme, désormais tu seras mon frère, mon ami, le cohéritier de ma gloire »

A celui qui cherche réellement Dieu. A celui qui possède réellement la volonté d'ouvrir son cœur, Jésus ne refuse pas son secours. Au contraire, Il s'empresse de lui venir en aide, il s'empresse de se révéler à lui.

Chaque homme est un roi au service du Grand Roi, Celui qui règne sur l'Univers. Mieux, Dieu l'appelle Son frère, Son ami, le cohéritier de Sa gloire. Et si l'homme sait se faire le vassal de Dieu, c'est à dire se mettre corps et âme au service de son Créateur, non seulement celui-ci accourt pour l'aider mais en plus, il l'élève petit à petit à son niveau pour le faire co-régent du monde.

L'homme devient alors l'égal de Dieu, non dans une ivresse insensée de pouvoir, non dans un orgueil égoïste mais dans l'accomplissement de sa nature profonde. L'homme devient l'égal de Dieu dans un partage total avec Celui qui est, avec l’Étern ité, avec l'Infini. L'homme devient l'égal de Dieu dans une relation d'amour indissoluble, dans une force de partage et dans une union qui offre à l'homme de vivre et d'exprimer pleinement ses potentialités.  399px-Stgeorge-dragon.jpg

 

 

Imagine-t-on une plus grande force ? (à suivre...)

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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 21:08

 

800px-Cathedrale_alexandrie_8-copie-1.JPGLe christianisme est la vie des forts !

 

Voilà une assertion qui devrait en choquer plus d'un, tant nous sommes habitués à ce que, toutes tendances chrétiennes confondues, l'on nous serve le couplet sur « la nécessité d'être faible, sur la vertu de l'humiliation, etc... ».

Bien que je ne suis absolument pas Nietzschéen, il faut reconnaître qu'une partie de la critique du philosophe allemand envers un certain christianisme est fondée. Le christianisme fut et est encore parfois le prétexte à l'apologie d'un sentiment misérabiliste couplé de pessimisme saupoudré de dolorisme. On a tellement mis l'accent sur la « faiblesse et l'indignité de l'homme », on s'est tellement lamenté sur « l'iniquité de l'homme », sur « l'homme pêcheur » qu'à bien des endroits le christianisme est devenu est champ de ruine. A force de rabaisser l'être humain, à force de le culpabiliser, à force de gémir sur son sort, on a créé des générations d'impuissants, d'hommes et de femmes bouffies de complexes, s'auto-mutilant et n'osant plus exprimer les forces divines qui sont en eux. Pendant des siècles des pauvres ères ont augmenté la puissance de leurs « pêchés », c'est à dire ont élargi le gouffre qui les sépare de Dieu à force de creuser le sillon de la culpabilité...

Toutes ces conceptions sont aussi fausses que... maléfiques. Oui, oui, le terme n'est pas trop fort. Le diable se réjouit de ces hommes qui font son travail en se tordant eux-mêmes l'âme.

Par contre toute l'histoire des Évangiles peut se résumer à Dieu marchant sur Terre pour guérir les hommes. Les aveugles, les impotents, les hémorragiques, les paralytiques, les égarés, les possédés, les fiévreux et même les morts sont relevés par une seule force : celle d'un Dieu d'amour et de force utilisant sa toute puissance à une seule et unique fin : relever l'humanité. Car tous les malades qui peuplent l’Évangile, au-delà de l'anecdote, sont l'ensemble de l'humanité souffrant de ses manques et de ses faiblesses, l'humanité soumise à la mort.

Face à cette mort, face à cet adversaire aux multiples visages qui inéluctablement semblera gagner à un moment, face à cette marée d'entropie qui menace à chaque instant de l'engloutir, l'homme n'a que peu de chose à opposer : sa joie, sa foi, sa confiance en Dieu, sa confiance en lui-même, sa liberté, son bonheur, sa force intérieure, sa capacité d'aimer, sa soif de Vérité, son désir de Dieu, l'ouverture de son cœur, ses prières, sa curiosité, sa compassion, sa créativité artistique, sa volonté de pérennité et sa dignité. Ce ne sont que quelques briques de sable qui semblent rapidement balayées par le vent du temps mais c'est immense car chacune d'elle bâtit l'Univers. En dénigrer une, menace l'ensemble de l'édifice.

 

Malheureusement, dans le désir inconscient de parer leur dépression atavique d'une aura sacrée, certains ont confondu (ou fait semblant de confondre) : joie et superficialité, dignité et orgueil, confiance en la vie et présomption et de condamner ses premiers sous prétexte de lutter contre les seconds... Le résultat ne s'est pas fait attendre : par retour de balancier, on vit maintenant dans une société qui a voulu se déchristianiser et qui, si elle est loin d'être aussi négative qu'on le dit, a rejeté momentanément le nom du Christ. Je suis intimement convaincu que la tâche du chrétien est de puiser dans la force dans l’Évangile, de se faire écho de la Parole, afin d'infuser la Lumière au cœur du monde où nous vivons.

 

Malgré la crise, malgré les voix discordantes, malgré le mal, malgré les tristes sires qui se plaisent à plomber l'âme, malgré la mort qui ricane au bout du chemin, le chrétien sait que le Christ a vaincu la mort, que la joie et la confiance transmute l'âme, que le Bien est le seul à exister ontologiquement et que l'harmonie céleste chante la Vie de l'Esprit pour qui sait écouter.

 

Le chrétien sait que Dieu lui a donner d'être le vainqueur de l'ombre, d'être le relais de la Vie Eternelle, d'être le champion de la Lumière. SaintGeorges-blog.jpg

 

Imagine-t-on plus grande force ? (à suivre...)

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 09:10

 

colonnebrisee.jpg C'est parce que la conscience de l'homme est fragmentée et ne peut plus saisir la Réalité dans son intégralité mais aussi parce que la Création elle-même a perdu de sa qualité originelle que l'Esprit utilise souvent le conte et le mythe pour véhiculer son souffle et que Dieu incarné s'exprima en paraboles à ses disciples ébahis.

Nous vivons dans un monde brisé en de multiples endroits, un monde blessé. Brisures-blessures dans la psyché qui peine à s'équilibrer et à déployer ses ailes, brisures-blessures dans la Nature soumise à la violence, à la mort et à la prédation, brisures-blessures de le vertige du vide qui saisi l'âme au bord du gouffre... Sans faire de bruit mais avec une force invincible, le symbole est l'un des moyens utilisés par la Providence pour guérir l'Univers, pour « recoller les morceaux » et rebâtir des ponts entre les différents plans de réalité.

 

Pour évoluer, l'homme doit s'extraire non de la matière mais de la fange des préjugés, des erreurs, de l'ignorance, des illusions, de l'aveuglement, de la pulsion de mort. La pureté du symbole peut l'y aider comme autant de cordes tendues à celui qui s'enfonce dans le marécage.

Lors de son initiation, la conscience du candidat est mise en présence de symboles qui seront comme autant de torches guidant la psyché hors du labyrinthe de l'illusion. Peu à peu les yeux s'ouvrent sur l'illumination et la Création transfigurée par le Christ.

 

Pour Johan Valentin Andrea, le rédacteur principal des Manifestes Rosicruciens au XVIIe siècle, ce processus sotériologique suit trois étapes.

 

1) Dans la première phase, le candidat à l'éveil doit prendre conscience des défauts du monde dans lequel il vit. Pour chasser les ténèbres, il faut réaliser leur existence afin de ne plus prendre l'illusion pour le vrai. Cette prise de conscience provoque le sentiment soudain et salvateur de se trouver en exil. Une certaine nostalgie s'empare de l'âme qui mesure soudain l'abîme qui la sépare de sa plénitude. Le voile se déchire : la prise de conscience des vanités et des ténèbres dans lesquelles nous sommes empêtrés provoque la recherche impérieuse de la Lumière et de l'essentiel. Le regard se porte alors du sol vers le ciel où il cherche à contempler le soleil. Commence alors la longue route pour retrouver la patrie d'origine où l'on sera délivré de ce sentiment d'errance qui semble chevillé à notre âme et que nous tentons souvent de combler par de creuses mondanités.

Dans sa satyre Peregrini in Patria errores (1618), Valentin Andrea dépeint ces gens qui tournent en rond dans un cirque immense, aspirant toute leur vie à un but qui n'existe pas jusqu'à ce que la vie les abandonne.

Et l'auteur d'insister sur les innombrables ruses que le Malin utilise pour faire tourner ces hommes comme des toupies sans tête : discussions stériles, opinions creuses, passions entravant l'âme, idolâtries, vanités, mensonges, cupidité, confusion, relativisme, naïveté... la liste des chaînes est sans fin.

La vie spirituelle commence par un réveil provoqué par un grand sentiment d'inanité de la vie présente.

 

Le symbole et l'initiation ne sauvent pas, ils ne déifient pas non plus. Par contre, par les questions qu'ils posent, par les structures qu'ils suggèrent, par les voyages et les vertus qu'ils induisent, ils aménagent le temple intérieur afin qu'un jour l'individu débarrassé de ses scories puisse être conscient de la présence en lui de Dieu. Mais pour celui qui veut réellement aller plus loin, le travail purement symbolique et initiatique ne saurait plus suffire.

 

2) Car la seconde étape est le commencement de la régénération. En ouvrant les yeux, l'homme qui commence à se réveiller découvre que sa propre personne qu'il prenait pour un palais n'est en réalité qu'un temple détruit aux murs lézardés. L’œuvre de reconstruction est trop grande pour être entreprise seul. Il nous faut l'aide du seul et unique Grand Architecte des Mondes, le Christ. Celui-ci va venir dès que nous ferons appel à son aide avec un cœur sincère. Dans la Lumière éblouissante qui est la sienne, la Vérité va commencé à se faire jour en nous, nous libérant du mensonge comme la lumière d'un foyer fait reculer les ténèbres : « Ainsi, nous ne serons plus des enfants, ballottés, menés à la dérive à tout vent de doctrine, joués par les hommes et leur astuce à fourvoyer dans l'erreur. » (Eph 4, 14).

Cette seconde étape est celle de la prière et du vide intérieur. L'esprit devient comme les eaux calmes et sereines d'un lac dans lesquelles la lumière du Soleil de Justice et de Vérité vient se refléter.

 

3) La troisième étape est celle de la régénération plénière, la transfiguration, la déification qui est accomplie en Église par l’œuvre de l'Esprit Saint. La conscience ouverte par la fréquentation des symboles est devenue un temple aux proportions parfaites. Mieux encore, le travail symbolique et initiatique a participé à la construction du temple intérieur que la présence du Christ est venue vivifier. L'homme est donc devenu un creuset où Dieu vient se loger, il est devenu un christophore.

L'homme dans ce dernier stade d'évolution est un Renati, un chevalier à la pierre d'or qui assume désormais pleinement son état d'être « dans le m onde mais en dehors du monde ». A ce stade sans doute est-il au-delà du symbole, au-delà de la forme, son esprit est en union sans confusion avec Dieu, il va immatériel à l'immatériel, il connaît la Vérité et accomplit la véritable destinée du genre humain. 0-Transfiguration   

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 13:38

 

EchelleJacobMaconnerie.jpg Dans les milieux maçonnique, on entend souvent parler de la « Méthode Symbolique ». De quoi s'agit-il au juste ?  Et comment replacer cette méthode dans une perspective théosophique chrétienne, perspective de laquelle est très proche une certaine tendance maçonnique ?

Dans une démarche spirituelle chrétienne, on ne peut aborder la problématique du symbole sans en évoquer la source divine. Dieu à l'origine de Tout, s'exprime perpétuellement. En effet Dieu est Logos, Parole, comment imaginer un seul instant qu'il puisse rester muet ?

 

« Que celui qui a des oreilles entendent ! »Encore faut-il savoir où écouter, car la conscience humaine en Chute n'entend plus la voix de son Créateur. Afin de respecter la liberté d'une humanité s'étant momentanément séparé de lui, Dieu s'exprime de manière voilée et indirecte. Dans cet ordre d'idée les symboles sont les révélateurs de l'invisible, les lettres, les sons et la grammaire que Dieu utilise pour s'adresser aux hommes pour la plupart sourds à ses chants.

Or le monde est plein de symboles, la réalité est une forêt de symbole. « Toute réalité sensible est l'épiphanie de l'invisible » s'exclamera l'évêque luthérien Johann Arndt. Et de poursuivre « Dieu n'a rien créé qui ne soit le témoin de l’Éternel, qui ne nous conduise à Dieu et qui ne nous révèle le Royaume des Cieux. »

Dans cette perspective, le symbole est comme une porte ouvrant sur une autre réalité, sur un autre monde plus proche du Royaume que ne l'est la dimension terrestre quotidienne.

C'est évidemment tout le propos de l'initiation maçonnique : bousculer le rapport au monde ordinaire empêtrée dans la monotonie du quotidien pour faire surgir dans le champ de la conscience un état autre, un état au-delà des mots mais plus proche de la Parole qui avait cours lors de l'état édénique.

L'ébranlement des structures spatio-temporelles habituelles permettent une distanciation avec le monde qui elle même provoque un réarrangement de la conscience qui va percevoir le monde d'une autre manière.

 

La mise en présence de symbole permet donc l'accès à une métaréalité invisible aux sens communs. Pour reprendre les mots de Jung : « Le symbole est l'image d'un contenu qui, pour la plus grande part, transcende le conscient. »

Le symbole rend donc sensible ce qui ne l'est pas, il rend visible l'invisible, il rend l'infini accessible, il rend présent le numineux, raison pour laquelle on ne peut jamais complètement expliciter un symbole. Plongeant ses racines dans l'infini et l'incréé, il reste à jamais insaisissable pour la raison finie.

En réalité le symbole est le lien entre le transcendant et l'immanent, ce que signifie d'ailleurs l'étymologie du mot « symbole » : réunir, rassembler. Le mot vient du grec « symballein » et désignait au départ un tesson de poterie cassé en deux entre deux contractants. Pour faire valoir sa qualité de contractant, il fallait faire s'emboîter parfaitement les deux morceaux de poterie. Spirituellement, le symbole est donc la partie visible de la Réalité mise côte à côte avec sa partie invisible.

 

Notons au passage que l'antonyme du mot « symbole » est le mot « diable » qui signifie diviser, séparer, rendre confus. Un « diable » est donc un facteur de confusion14264 1252733113706 1090880866 795265 1990196 n, de division, une illusion qui sépare de la Réalité une de la Création. Autrement dit, la conséquence de la Chute pour l'homme est que les sens, l'esprit et l'âme sont si souvent le jouet de la confusion et de l'illusion. Le symbole est alors le remède qui rassemble ce qui est épart .    C'est dire, pour utiliser une analogie informatique, que le symbole défragmente la consci ence de l'homme qui réalise alors que le monde physique et spirituel sont une seule et même réalité 

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 23:37

 

tresor.jpg En comparant les âmes à la vigne, le Christ nous demande de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d'elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos cœurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l'amour de ce monde et l'attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde. (Saint Basile IVe siècle)

 

Tout passe. Nous venons au monde, nous vivons, puis nous quittons momentanément ce monde sans rien prendre de nos richesses et de nos médailles. Tout passe. Bien sûr il faut vivre, bien sûr tout le monde n'a pas la vocation d'être moine, bien sûr il faut mettre sa famille à l'abri du besoin, bien sûr chacun a droit à jouir des biens matériels et des plaisirs de ce monde.

Bien sûr... Mais le problème, c'est l'addiction. Addiction qui perverti notre recherche légitime de force intérieure en soif de pouvoir à jamais inassouvie. Addiction qui perverti notre aspiration légitime à la propriété privée en cupidité à jamais insatisfaite. Addiction qui entraîne l'accoutumance, plus on est cupide, plus on devient cupide... plus on a du pouvoir sur l'autre, plus on veut du pouvoir sur l'autre...

Comme un drogué prêt à tout pour sa dose, l'âme plonge dans le tourbillon du monde, dans les soucis du monde pour grappiller plus de richesses, plus de glorioles, plus de pouvoirs d'opérette... Si l'on avait conscience de ce qu'est réellement la vraie Richesse, le vrai Pouvoir et la vraie Gloire, cette course absurde nous semblerait tellement dérisoire et creuse... juste un peu de vent et un peu de bruit dans l'espace infini.

En réalité, tout vient du vide béant qui est en chaque être là où devrait se trouver le cordon qui le relie à Sa Source. Le problème c'est notre insécurité, le sens que l'on ne perçoit plus, le plein qui nous échappe. Alors pour combler le vide, on prend ce qu'on a sous la main alors qu'on devrait puiser dans le cœur. On se bat pour des bouts de métal ou de papier alors qu'on devrait se hisser mutuellement vers la Lumière.

Puissions-nous nous tourner un jour vers Celui qui est et non plus vers ce vide qui n'est pas et qui nous aspire dans des abîmes d'absurdité !

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 08:35

 

volcan.jpgAussi impétueuse que les aquilons déchaînés, aussi ardente que les feux d'Etna, aussi persévérante que le mouvement des astres: Telle doit être la prière de l'homme; elle ne doit pas plus connaître le repos et l'interruption, que l'éternité ne connait le temps et les intervalles.

(Louis-Claude de Saint-Martin, L'Homme de Désir 19)

 

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon un mouvement de l'âme, un élan de notre part sacrée pour rejoindre sa Source éternelle.

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon une charge pour dissiper la nuée ténébreuse qui nous cache la vision du Sanctuaire saint où se trouve notre véritable demeure.

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon une larme d'or posée dans le calice de la Jérusalem Céleste, là où se trouve le Trône de Dieu, là où converge les pensées et les œuvres bonnes des hommes.

Qu'est ce qu'une prière ? Sinon l'acte le plus pur, le meilleur, le plus élevé et le plus efficace que l'homme puisse poser.

 

On s'en doute, il n'est point ici question de mots énoncés du bout des lèvres. Point non plus de litanies bigotes pleines de craintes superstitieuses, encore moins d'invocations creusent aux faux dieux.

La prière, la vraie est un alignement parfait entre l'esprit, la volonté et le cœur de l'orant.

Esprit animé par un désir sans limite, une soif inextinguible pour Dieu, pour la Vérité, pour la Lumière... seules aspirations capables de déployer les ailes.

Volonté tendue, focalisation parfaite de la conscience vers son but qui est l'appel de Dieu, tension de tout l'être qui bande l'arc et fait voler la flèche jusqu'à l'autre côté de l'arc-en-ciel, dans la Sainte demeure.

Cœur chauffé à blanc, portant à ébullition les émotions purifiées afin qu'elles puissent se fondre dans l'espace et le temps et sacraliser toute la Création.

Esprit, volonté et cœur de l'homme qui prie et qui se fait obombrer par l'Esprit, la Volonté et le cœur de Dieu.

 

C'est par ce type de prière que l'homme anticipe et hâte l'accomplissement des temps. Car il y aura à nouveau un jour où le temps sera hors du temps et où la Création regagnera son cocon d'Eternité et sa véritable nature où il fera à jamais bon vivre.

Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 22:45

Pour ceux qui comprennent l'anglais, voici une petite vidéo sur le sacrement de la confession.  Le commentaire du prêtre copte, ma foi fort sympathique, est très intéressant.

 

 


 
Par Galahad - Publié dans : Reliance Divine - Communauté : Religions en toute liberté
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