En 1236, le jeune prince du Novgorod, Alexandre Iaroslavitch monte sur le trône. Peu populaire chez les seigneurs locaux (les boyars), le prince doit faire face aux complots et aux trahisons, seul un petit cercle de fidèles le soutiendra dans la lutte qui s'annonce. Car la Suède, appuyée par le puissant Ordre des Teutoniques, se verrait bien de mettre la main sur le petit royaume slave et de le convertir à la foi catholique. C'est le long du fleuve Neva que le jeune prince affrontera l'armée scandinave et gagnera son surnom de « Nevski ».
Présenté comme une super production, le film d'Igor Kalyonov a remporté de nombreux prix. Pourtant, il n'arrive pas, en terme de réalisation ou de dynamisme, au niveau des productions historiques occidentales contemporaines. Il n'égale pas non plus le légendaire « Alexandre Nevski » d'Eisenstein qui raconte la célèbre bataille du même prince, deux ans plus tard, contre les troupes teutoniques.
Néanmoins, « Alexandre, la bataille de la Neva » est un bon film. Le genre dans lequel l'amateur de fresques historiques entre sans problème. Tout d'abord parce que les costumes et la reconstitution de décors sont impeccables. Historiquement juste, avec un soucis du détail et de l'authenticité rarement atteinte. Ensuite parce que les acteurs sont bons, plus vrais que nature avec cette touche sympathique, authentique et un peu théâtrale, comme pouvait avoir les héros des films historiques de notre enfance. Oui, il y a, trente ans plus tard, un petit air de « Quentin Durward », d' « Ivanhoë » ou de la «La flèche et le flambeau » dans cet « Alexandre ». Et qu'importe, les plus nostalgiques apprécieront, les plus jeunes aussi car on ne peut que s'immerger dans cette reconstitution et dans l'aventure de ce prince au demeurant très attachant.
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