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Art et Culture

Lundi 11 mars 2013 1 11 /03 /Mars /2013 13:45

 

En 1236, le jeune prince du Novgorod, Alexandre Iaroslavitch monte sur le trône. Peu populaire chez les seigneurs locaux (les boyars), le prince doit faire face aux complots et aux trahisons, seul un petit cercle de fidèles le soutiendra dans la lutte qui s'annonce. Car la Suède, appuyée par le puissant Ordre des Teutoniques, se verrait bien de mettre la main sur le petit royaume slave et de le convertir à la foi catholique. C'est le long du fleuve Neva que le jeune prince affrontera l'armée scandinave et gagnera son surnom de « Nevski ».

 

Présenté comme une super production, le film d'Igor Kalyonov a remporté de nombreux prix. Pourtant, il n'arrive pas, en terme de réalisation ou de dynamisme, au niveau des productions historiques occidentales contemporaines. Il n'égale pas non plus le légendaire « Alexandre Nevski » d'Eisenstein qui raconte la célèbre bataille du même prince, deux ans plus tard, contre les troupes teutoniques.

Néanmoins, « Alexandre, la bataille de la Neva » est un bon film. Le genre dans lequel l'amateur de fresques historiques entre sans problème. Tout d'abord parce que les costumes et la reconstitution de décors sont impeccables. Historiquement juste, avec un soucis du détail et de l'authenticité rarement atteinte. Ensuite parce que les acteurs sont bons, plus vrais que nature avec cette touche sympathique, authentique et un peu théâtrale, comme pouvait avoir les héros des films historiques de notre enfance. Oui, il y a, trente ans plus tard, un petit air de « Quentin Durward », d' « Ivanhoë » ou de la «La flèche et le flambeau » dans cet « Alexandre ». Et qu'importe, les plus nostalgiques apprécieront, les plus jeunes aussi car on ne peut que s'immerger dans cette reconstitution et dans l'aventure de ce prince au demeurant très attachant.

 

 

 

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Art et Culture - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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Jeudi 7 mars 2013 4 07 /03 /Mars /2013 20:54

 

damelalicorne.jpg«  La licorne voudra-t-elle te servir, passer la nuit chez toi devant la crèche ?
Attacheras-tu une corde à son cou, hersera-t-elle les sillons derrière toi ? »
(Job 39, 9-10)

 

« Les licornes dans la Bible ? me dit un jour un ami théologien, certainement une autre manière de nommer les rhinocéros, les buffles ou les cétacés que l'on appelle nerval. »

 

Dans le même ordre d'idée, pour cet ami, les licornes innombrables peuplant nos forêts séculaires sont reléguées au rang de fantasme, d'imaginaire infantile.

 

Certes, d'un point de vue de l'histoire naturelle, les cornes trônant au sommet des cheminées médiévales sont celles de cétacés. Soit pour les cétacés. Pour ce qui est des voyageurs confondant rhinocéros, buffles et licornes, je suis moins convaincu, mais soit. D'un certain point de vue, l'approche naturaliste est légitime et permet de sortir de certaines superstitions. Mais l'adopter à l'exclusif, n'est-ce pas perdre l'essentiel ? Cette vision « réaliste » à l'extrême des choses, toute nourrie de positivisme et de matérialisme ne passe-t-elle pas à côté de la richesse symbolique, poétique voire mystique de l'âme populaire ?

Dans certains textes médiévaux, le Christ est appelé le Fils des licornes, n'est-on pas là en pleine richesse symbolique, archétypale et poétique ? Et cela ne nous permet-il pas de pénétrer en profondeur le mystère de l'Envoyé ?

 

L'imaginaire ne fut-il pas trop souvent bafoué, dénigré, rejeté, relégué dans les bas-fond de la conscience car symptomatique de l'esprit à la dérive et des superstitions obscurantistes ? Je le pense. Et on pourrait croire que le balisage de la pensée est l'apanage de la raison scientifique et de l’extrémisme rationaliste, il n'en est rien.

En Occident, au sortir du Moyen Age, la théologie cesse d'être une prière et une contemplation de l'autre monde pour devenir une science presque mécanique. Elle rejette alors les miracles qui foisonnaient dans l'imaginaire collectif, les forêts enchantées qui étaient l'image du jardin d'Eden et la symbolique si riche des cathédrales. Les dragons qui ne sont plus occis par des chevaliers étincelants se retirent dans les cavernes d'un inconscient inavoué et inexprimé. Exit les contes populaires, les épopées héroïques, les serpents de mer, les fées et tout le petit monde invisible intermédiaire entre le plan matériel et Dieu.

 

En Orient, le manque d'imaginaire est encore plus pattant. Incapable d'imaginer, Byzance s'inscrivit dans une stagnation tant artistique que scientifique, tant spirituelle que politique, provoquant un déclin inexorable et sa chute inéluctable.

En Russie nul auteur de romans d'aventure, de fantastique ou de science-fiction. Point d'Alan Poe, de H.G.Wells, de Walter Scott ou de Shakespeare sur les Terres du Tsar ! Incapable de rêver, de relever la tête au-dessus de la contingence quotidienne, la Russie tomba naturellement sous la coupe des doctrines matérialistes les plus extrêmes avec les conséquences désastreuses que l'on connaît.

 

Pourtant, l'imaginaire est la clé d'une spiritualité saine et foisonnante, la condition d'une vie orientée.

 

C'est par l'imaginaire que l'homme s'ouvre à la créativité (artistique, poétique, spirituelle,...) et c'est cette créativité qui le rend pareil à la Source créatrice dont il est issu.

C'est par l'imaginaire qu'il nourrit sa soif de découvertes et qu'il sort sans cesse des limites de ses connaissances, explorant le monde créé. Or comme quand l'Download-Tar-Ky-Pace--1536x2048.jpgon étudie l’œuvre d'un artiste, on peut appréhender quelque chose de la personnalité de celui-ci, Dieu peut-être approché en étudiant sa Création.

C'est par l'imaginaire que s'exprime l'Esprit inspirant l'homme dans son évolution infinie.

C'est par l'imaginaire que l'homme transforme son monde ou invente des sous mondes, utilisant l'extraordinaire pouvoir créateur que Dieu a placé en lui.


C'est en écoutant le chant des licornes que l'homme accomplit une grande partie de sa nature profonde : celle de créature fait à l'image et à la ressemblance du Grand Rêveur de Mondes. 

Par Sébastien Morgan - Publié dans : Art et Culture - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 09:30

Petite ballade traditionnelle et belles images pour bien commencer la journée !

 

 


 
Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 28 décembre 2012 5 28 /12 /Déc /2012 08:30

Voici un chant adapté à cette période de l'année.  Tout de sensibilité anglo-saxconne, "In the bleak Midwinter" fut écrit par la poète anglaise Christina Rosetti en 1872. 

 

Voici les paroles :

 

In the bleak mid-winter.

Frosty wind made moan

Earth stood hard as iron,

Water like a stone;

Snow had fallen, snow on snow,

Snow on snow,

 

In the bleak mid-winter

Long ago.Our God, Heaven cannot hold Him

Nor earth sustain;

Heaven and earth shall flee away. When He comes to reign:

 

In the bleak mid-winter

A stable-place suffice

The Lord God Almighty, Jesus Christ.

Enough for Him, whom cherubim worship night and day,

 

A breastful of milk

And a mangerful of hay;

Enough for Him, whom angels

Fall down before,

The ox and ass and camel which adore.

 

Angels and archangels

May have gathered there,

Cherubim and seraphim

Thronged the air,

But only His mother

In her maiden bliss,

Worshipped the Beloved with a kiss.

 

What can I give Him, Poor as I am?/

If I were a shepherd I would bring a lamb,

If I were a wise man I would do my part,

Yet what I can I give Him, Give my heart.

 

Et en voici la traduction maison :

 

A la moitié de l'hiver pâle

Le vent glacé gémit

La terre est dure comme le fer

L'eau comme la pierre

La neige est tombée, neige sur neige

Neige sur neige

 

A la moitié de l'hiver pâle,

Il y a longtemps, les Cieux ne peuvaient plus retenir notre Dieu

Et la Terre ne pouvaient plus souffrir

Les Cieux et la terre peuvent passer, Il viendra régner

 

A la moitié de l'hiver pâle

Une étable a suffit,

Le Seigneur Dieu Tout Puissant, Jesus Christ

Suffisant pour lui que les Chérubins célèbrent nuit et jour

 

Un sein empli de lait,

Une mangeoire d'avoine

Assez pour Lui devant qui

Les anges se prostèrnent

Le boeuf, l'âne et le chameau l'adore

 

Les anges et les archanges

Peuvent avoir été là

Les Chérubins et les Séraphins saturaient l'air

Mais seul sa mère, dans la bénédiction d'une vierge

Célébrait le Bien Aimé d'un baisé

 

Que puis-je Lui donner

Moi qui suis si pauvre ?

Si j'étais un berger, je lui apporterais un agneau

Si j'étais un homme sage, j'accomplirais mon rôle

Que puis-je Lui donner ? Je lui donnerai mon coeur

 

Et voici trois interprétations.  La première de Celtic Sojourn, la seconde de l'ensemble Chanticleer et enfin celle de Funka, un groupe norvégien !

 

Encore Joyeux Noël et Merveilleuse année nouvelle à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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Mercredi 26 septembre 2012 3 26 /09 /Sep /2012 23:27

JohnNewtonColour.jpg Amazing Grace est l'un des chants chrétiens les plus populaires dans le monde anglophone.  Les paroles furent écrites aux environs de 1760 par le pasteur John Newman, ancien trafiquant d'esclave reconverti et devenu champion de la cause abolitionniste.

 

D'abord chanté sur des airs populaires de l'époque, Amazing Grace est, depuis 1835, portée par un air traditionnel celtico-anglais dont l'origine se perd dans les brumes de l'histoire.

 

Ci-dessous les paroles originales suivies d'une traduction maison.  Trois interprétations terminent ce post :

 

- La première est l'interprétation du Royal Scots Dragoon Guards qui fait vibrer mon âme celtique !

 

- La seconde est par la chanteuse Leann Rimes, vibrante de sincérité et d'authenticité.

 

- La troisième est celle du Soweto Gospel Choir pleine de chaleur et de ferveur, comme un beaume au coeur.

 

Trois interpétations différentes pour un morceau aux paroles et à la musique devenues universelles.

 

 

Amazing Grace, how sweet the sound,
That saved a wretch like me.
I once was lost but now am found,
Was blind, but now I see.

 

T'was Grace that taught my heart to fear.
And Grace, my fears relieved.
How precious did that Grace appear
The hour I first believed.

 

Through many dangers, toils and snares
I have already come;
'Tis Grace that brought me safe thus far
and Grace will lead me home.

 

The Lord has promised good to me.
His word my hope secures.
He will my shield and portion be,
As long as life endures.

 

Yea, when this flesh and heart shall fail,
And mortal life shall cease,
I shall possess within the veil,
A life of joy and peace.

 

The earth shall soon dissolve like snow,
The sun forbear to shine;
But God, who call'd me here below,
Will be forever mine.

 

When we've been here ten thousand years
Bright shining as the sun.
We've no less days to sing God's praise
Than when we've first begun.

 

Grâce extraordinaire, combien est doux le son

Qui sauva un pêcheur comme moi

Autrefois, j'étais perdu mais à présent je suis retrouvé

J'étais aveugle mais à présent je vois

 

Ce fut la Grâce qui apprit à mon cœur à craindre

Et la Grâce qui me délivra de mes peurs

Combien précieuse fut cette Grâce

A l'heure où je commençai à croire

 

De nombreux dangers, filets et pièges

J'ai déjà traversé

La Grâce m'a toujours protégé

Et la Grâce me conduira à la maison

 

Le Seigneur m'a promis du bien

Sa parole affermit mon espoir

Il sera mon bouclier et une partie de moi

Tant que me vie durera

 

Oui, quand cette chair et ce cœur failliront

Et que la vie mortelle cessera

J'aurai, par delà le voile,

Une vie de joie et de paix.

 

La Terre fondera comme la neige

Le soleil cessera de briller

Mais Dieu qui m'a appelé ici-bas

Sera toujours avec moi

 

Quand nous serons là depuis dix mille ans

Brillant comme des soleils

Nous n'aurons pas moins de jours pour louer Dieu

Que lorsque nous avons commencé.

 

 

 


 

 


 

 


 

 


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Mardi 18 septembre 2012 2 18 /09 /Sep /2012 08:46

Petite cantiga médiévale joliement illustrée, un parfum d'âme européenne :

 

 


 
Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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Vendredi 7 septembre 2012 5 07 /09 /Sep /2012 09:16

 

grey.jpg John Ottway travaille pour une compagnie pétrolière basée en Alaska.  Son job ? Protéger les équipes de l'attaque des loups et des bêtes sauvages.  A la fin de la mission, John et le reste de l'équipe embarquent pour être rapatriés.  Malheureusement, l'avion est pris dans une tempête et se crashe au milieu de nulle part.  Seuls six travailleurs réchappent à l'accident.  Commence alors pour eux un périple dans la neige et la tempête afin de rejoindre une zone civilisée.  Mais les éléments déchaînés ne seront pas la seule embûche, car les terribles loups du Grand Nord sont sur leur trace.

Dans ce film d'une réalisation sans faille et bénéficiant d'une photo impressionante (la majorité des scènes furent tournées en conditions réelles), Liam Neeson réalise sans doute ici son meilleur rôle de composition.  Car si "The Grey" est un film d'action-aventure, les relations entre les personnages tiennent dans ce film une place prépondérante.  Les personnages placés en situation extrême devront se dépasser et donner le meilleur d'eux-mêmes pour espérer survivre. Confrontés à l'omniprésence de la mort, ils seront poussés à se poser les bonnes questions sur le sens de la vie, la mort, l'existence de Dieu...  Les loups ont ici toute leur valeur archétypale incarnant la bestialité, la férocité à l'état pur et l'absurdité de la violence aveugle.  Les amis des loups (dont je fais partie activement) auraient pu être choqué par le mauvais rôle tenu une fois de plus par ce noble animal.  Il n'en est rien.  On comprend rapidement que les loups de « The Grey » ne sont pas des mammifères réalistes, ils sont l'incarnation de nos démons intérieurs qu'il nous appartient de regarder en face et d'affronter.

 

 


 

 

 

 


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Mardi 14 août 2012 2 14 /08 /Août /2012 23:19

dormition.jpg Un hommage à Marie, Mère de Dieu, premier être humain à réaliser pleinement la déification à laquelle est appelé chaque être humain.  Ainsi le disait le fameux théologien Vladimir Lossky dans son excellent Essai sur la théologie mystique de l'Église d'Orient : "Si Elle resta encore dans le monde, si Elle se soumit aux conditions de la vie humaine jusqu'à accepter la mort, c'est en vertu de sa volonté parfaite, dans laquelle elle reproduisit la kénose volontaire de son Fils. Mais la mort n'avait plus d'emprise sur Elle : comme son Fils, elle est ressuscitée et montée au Ciel, première hypostase humaine qui réalisa en Elle la fin dernière pour laquelle fut créé le monde."

 

Ci-dessous, un hymne byzantin à la Vierge, composé au VIIe siècle.  En 626, Constantinople fut miraculeusement sauvée des invasions Avars et cette victoire inespérée fut dès l'époque attribuée à l'intercession de la Mère de Dieu, Reine des Cieux, toujours prompte à sauver ses enfants de la barbarie.

 

Que la Vierge Marie, mère de Dieu, vous bénisse !

 

 


 

Icône ci-dessus peinte par Philip Zimmerman, tous droits réservés.

 

 

 

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Samedi 30 juin 2012 6 30 /06 /Juin /2012 22:56

Ci-dessous le somptueux grand oratorio écrit par Hilarion Alfayev, numéro deux de l'Eglise de Russie.  Musicien et écrivain accompli, l'auteur est également un théologien de renom et un diplomate hors pair chargé des relations extérieurs entre le monde et la puissante Eglise de Russie.

 

Cette composition se déguste plus qu'elle ne s'écoute.

 

 


 
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Vendredi 29 juin 2012 5 29 /06 /Juin /2012 08:07

 

mammon-euro-dollar1.jpg La technologie est neutre par elle-même et elle permet souvent d'améliorer notre vie quotidienne. Toutefois, je ne peux m'empêcher de devenir de plus en plus méfiant face à l'avènement d'une technologie au service de la société de consommation de masse et amplifiant celle-ci.

 

Ainsi, selon le site d'info Atlantico, un groupe de chercheurs britanniques a mis au point « une invention qui devrait réjouir les maisons de disques : des chercheurs britanniques ont mis au point une équation qui permet de savoir si une chanson va cartonner dans les charts ou faire un flop.

Pour décrypter les secrets des tubes, des chercheurs de l’université de Bristol ont écouté et décortiqué les chansons classées au top 40 anglais ces cinquante dernières années. Le but : trouver des caractéristiques communes aux chansons le plus écoutées (top 5) et à celles qui ne remportent pas l'adhésion du public (de la 30ème à la 40ème place). Parmi les critères étudiés : le tempo, la durée de la chanson, ou encore son intensité. Au final, l'équipe a compilé 23 données, et on ainsi établit une équation qui permet de calculer le potentiel de succès d’une chanson. L'équation permet d'affirmer avec un taux d’exactitude de 60% si un titre va se retrouver dans le top 5 ou s’il ne dépassera jamais la trentième position. »

Dans le même temps et dans le même ordre d'idée : « Un groupe de physiciens japonais prétend avoir découvert une formule permettant de prédire si un film aura du succès, à l'image du Da Vinci code ou de Transformers, ou s'il fera un flop. L'étude, parue dans l'édition de juin du New Journal of Physics, indique que plusieurs facteurs doivent être pris en compte : le budget publicitaire du film, la durée de sa campagne de marketing, et enfin le buzz généré sur les médias sociaux.

Autant de données permettant d'estimer l'accueil que devrait recevoir le film en question. Quoique l'étude ait été réalisée à partir du box office japonais, ses auteurs assurent que la formule peut être transposée à n'importe quel marché, quoique elle ne puisse prédire les "succès endormis" tels que Little Miss Sunshine, phénomènes qui arrivent très peu au Japon.

Akira Ishii, qui a conduit l'étude, a indiqué à l'AFP qu'il espérait rendre la formule disponible dans le commerce. L'équipe projette également de l'appliquer à d'autres secteurs comme la musique ou la nourriture. »

 

On se rend compte qu'avec la mentalité actuelle, les sociétés de production auront tôt fait de favoriser les produits rentrant dans l'équation au détriment des autres. Autrement dit, par un processus de sélection pervers, exit toute créativité artistique, exit toute inspiration de l'Esprit, exit toute tension vers le haut. Seule s'imposera l'impitoyable et froide logique commerciale doublée d'une technologie uniformisante.

Veut-on vraiment aller jusqu'à concrétiser les plus horribles modèles de dystopies ? Va-t-on vers un monde où la musique censée être l'âme des peuples, sera justement le reflet d'une société sans âme ?

Allons-nous un jour allumer notre radio et avoir des plages musicales composées d'une seule et unique note ou bien les sempiternelles rythmes stéréotypés auront terminé de nous lobotomiser et de nous déshumaniser ? Car l'ultra commercial, par le simplisme qu'il implique, finira inévitablement par rejoindre l'ultra minimal à l'image des expériences décadentes de bruitisme.

Qu'on se rappelle les paroles du Christ : Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon (Mt 6 ; 24). Mammon qu'on a improprement traduit par « argent » est en réalité le démon de la cupidité. Or ce démon bien réel, comme beaucoup de ses pairs, n'œuvre jamais aussi bien que dans l'abrutissement généralisé.

Il y a longtemps que la recherche du Beau n'est plus la norme en art, mais ici la société prend un virage plus inquiétant encore : celui du cynisme mercantile sonnant l'avènement de l'idiocratie. C'est à dire d'un monde qui n'a plus que pour seul horizon la consommation effrénée de biens de consommation de plus en plus vulgaires et de plus en plus superficiels. S'ensuit alors une spirale infernale (au sens propre du terme) entraî viola.jpg nant les masses dans un abrutissement de plus en plus abyssal.

Dans cette perspective, les chrétiens se doivent de lutter afin de contrer ce mouvement sociétal. Et ils doivent le faire non en affichant une attitude réactionnaire outrée et stérile mais en cultivant un discernement et une recherche de l'excellence qui ne cède rien à la mentalité commerciale facile. 

Par Galahad - Publié dans : Art et Culture - Communauté : DES CHRETIENS SUR OVER-BLOG
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